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Arbre · Araucariacées

Kauri de Nouvelle-Zélande Agathis australis

Aussi appelé : Kauri, Kauri pine

Le kauri est un conifère géant de Nouvelle-Zélande, qui atteint 50 m dans ses forêts d’origine et compte parmi les arbres les plus longévifs au monde, 600 à 1 000 ans. Sa croissance est si lente qu’en bac, il ne dépasse guère 2 à 3 m au bout d’une quinzaine d’années. Il ne supporte pas plus de -3 °C et passe donc l’hiver hors gel, dans un substrat acide et drainant arrosé régulièrement, sans sécheresse prolongée ni eau stagnante. C’est une plante de collectionneur patient, qui craint aussi le soleil brûlant derrière une vitre.

Kauri de Nouvelle-Zélande (Agathis australis)
Photo : Tickle, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbre
Famille
Araucariacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-3 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Moyenne

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 9, il ne supporte guère plus de -3 °C et se cultive en bac hivernée hors gel sous nos climats.

Dimensions : jusqu'à 50 mètres dans son aire d'origine néo-zélandaise, mais 2 à 3 mètres en pot après une quinzaine d'années tant sa croissance est lente.

Floraison : Aucune décorative : conifère, il porte des cônes, et n’en forme qu’à l’âge adulte, jamais en bac.

Substrat : sol profond, acide et drainant, à base de terre de bruyère et de sable, pH de 4,5 à 6.

Exposition : plein soleil à mi-ombre légère, en évitant le soleil brûlant derrière une vitre.

Arrosage : régulier et modéré toute l'année, le kauri ne supportant ni la sécheresse prolongée ni l'eau stagnante.

Durée de vie : Arbre parmi les plus longévifs au monde : 600 à 1 000 ans dans son aire néo-zélandaise, quelques sujets dépassant 1 500 ans.

Multiplication : Semis au printemps, à l’intérieur, de graines très fraîches : c’est la seule méthode à la portée d’un amateur.

Arrosage & entretien

Arrosage : garder le substrat frais sans le détremper, environ tous les 5 à 7 jours en été et tous les 15 jours en hiver. Utiliser une eau douce, ce conifère supportant mal le calcaire.

Fertilisation : engrais pour conifères ou plantes de terre de bruyère, à demi-dose, une fois par mois d'avril à août seulement.

Rempotage : tous les 3 à 4 ans au printemps, la croissance étant très lente. Manipuler la motte avec précaution, les racines cassent facilement.

Taille : aucune taille de formation, l'arbre construit lui-même sa silhouette conique. Se contenter de retirer les rameaux secs à la base.

Exposition & substrat

Exposition : lumière vive, 4 à 6 heures de soleil doux, l'ardeur du plein midi derrière une vitre pouvant marquer le feuillage.

Emplacement : dehors de mai à octobre à mi-ombre, hiverné en véranda ou serre froide lumineuse entre 5 et 12 °C. Il ne se plaît pas dans une pièce chauffée à sec.

Substrat : deux tiers de terre de bruyère pour un tiers de sable grossier ou de pouzzolane, additionnés d'un peu d'écorce compostée.

pH : franchement acide, entre 4,5 et 6, le calcaire provoquant une chlorose durable.

Drainage : impératif, avec un pot percé et une couche drainante au fond. Les racines charnues pourrissent vite dans un substrat gorgé d'eau.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : au printemps, à l’intérieur, graines posées à plat et couvertes de 2 à 3 mm d’un mélange de terre de bruyère et de sable, à 20 °C en lumière vive sans soleil : la levée prend 3 à 6 semaines. Les graines reproduisent fidèlement l’espèce, mais elles sont rares hors de Nouvelle-Zélande et doivent être semées dès réception.

Récolter les grainesPas de graines en culture : en France, un kauri ne forme jamais de cônes en bac et très rarement en pleine terre, si bien que les graines viennent de Nouvelle-Zélande, par des grainetiers spécialisés. Elles naissent de cônes femelles ronds, pollinisés par le vent à partir des cônes mâles du même arbre, et tombent quand ces cônes se désagrègent, en fin d’été austral. Elles ne se gardent pas, quelques semaines au réfrigérateur au plus, d’où un semis dès réception.

Les autres méthodes

Bouturage : Très difficile : les boutures s’enracinent rarement et poussent ensuite de travers, si bien qu’un amateur n’essaie pas.

Division et autres méthodes : Aucune : c’est un arbre à tronc unique, sans rejets ni drageons.

Maladies & parasites

Maladies courantes : en culture le principal risque est la pourriture racinaire liée à un excès d'eau, qui se manifeste par un jaunissement général et une chute des aiguilles. Rempoter dans un substrat neuf et drainant est le seul recours. Le dépérissement du kauri qui ravage les forêts néo-zélandaises, dû à un pseudo-champignon du sol, ne concerne pas les sujets cultivés en Europe.

Parasites fréquents : cochenilles à bouclier le long des rameaux, à retirer à la main puis traiter à l'huile de colza. L'araignée rouge apparaît dans l'air sec d'un hivernage trop chaud.

Prévention : ne jamais laisser d'eau dans la soucoupe et préférer un hivernage frais et lumineux. Une brumisation occasionnelle en hiver décourage l'araignée rouge.

Toxicité

Toxicité humaine : aucune toxicité notable n'est documentée pour cette espèce, dont la résine a longtemps été récoltée et travaillée à la main.

Toxicité animaux : aucune toxicité reconnue pour le chien, le chat ou les animaux de basse-cour, mais les données restent rares.

Symptômes : une ingestion importante de feuillage peut provoquer des troubles digestifs passagers, comme avec tout végétal fibreux et résineux.

Précautions : la résine est très collante et difficile à retirer des mains et des vêtements ; porter des gants pour tailler ou manipuler une branche blessée.

Associations de plantes

Bonnes associations : les fougères arborescentes comme Dicksonia antarctica partagent son goût du sol acide et frais et composent une scène cohérente. Les azalées et rhododendrons demandent exactement le même pH. Un tapis de mousse ou de Soleirolia au pied conserve la fraîcheur du substrat.

Associations à éviter : toute plante de sol calcaire, lavande ou sauge, dont les besoins sont contradictoires. Les végétaux gourmands en eau comme les Colocasia détremperaient un substrat qui doit rester drainant. Les plantes couvrantes vigoureuses concurrenceraient un système racinaire lent à s'installer.

Conseil : en bac, réserver le pot au seul kauri et poser les compagnes dans des contenants voisins. Sa croissance lente le rend perdant dans toute concurrence racinaire directe.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en grand pot d'un jeune sujet, dehors à la lumière vive de mai à octobre et hivernage dans une véranda ou une pièce fraîche et très lumineuse hors gel. Conifère néo-zélandais à croissance lente, tolérant tout au plus de courtes gelées légères, et qui ne se plante en pleine terre que sur le littoral atlantique le plus doux.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 4 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 15 jours Le substrat doit rester frais sans jamais être détrempé, cette plante des forêts humides supportant très mal un dessèchement complet. L'eau calcaire finit par bloquer sa croissance déjà très lente et jaunit le feuillage.eau de pluie, à température ambiante
Engrais liquideOptionnel De mi-avril à fin août : toutes les 4 à 6 semaines Trois ou quatre apports légers par saison suffisent à cette plante peu gourmande et lente. Un excès de sels brûle les racines fines et brunit l'extrémité des rameaux.engrais plantes de terre de bruyère très dilué
Inspection parasitaireUtile De mi-octobre à mi-avril : toutes les 1 à 2 semaines ; de mi-avril à mi-octobre : toutes les 3 à 5 semaines Les cochenilles à bouclier se collent le long des rameaux et poissent le feuillage de miellat qui noircit ensuite. Surveiller aussi les araignées rouges pendant un hivernage en air sec.revers des feuilles coriaces et aisselles des rameaux
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu'il reste de l'eau dans la soucoupe après un arrosage ou une pluie Les racines fines de ce conifère pourrissent si elles baignent, et le brunissement du feuillage n'apparaît que bien trop tard. Le risque est maximal en hiver, quand le substrat sèche très lentement.vider entièrement, sans laisser de fond
RempotageUtile D’avril à mai, tous les 3 ans Rempoter dans un contenant profond et à peine plus large, en dérangeant le moins possible la motte. Cette plante pousse très lentement et se remet mal d'une taille de racines.mélange acide d'écorces, terreau de feuilles et sable
Correction du pHUtile De début avril à mi-septembreDès que : quand le jeune feuillage jaunit et que la croissance s'arrête Ce conifère réclame un substrat franchement acide et montre vite une chlorose en eau du robinet dure. Privilégier l'eau de pluie plutôt que des corrections répétées.chélate de fer, ou terreau de feuilles en surfaçage
Taille de structureUtile D’avril à juinDès que : seulement si une branche est cassée ou si deux flèches concurrentes apparaissent Cet arbre construit une flèche unique et ne repart pas correctement après un étêtage, qui le défigure définitivement. Se contenter de supprimer une branche abîmée ou la plus faible de deux flèches rivales.ne jamais étêter, sécateur désinfecté
Sortie au printempsUtile De début mai à mi-juinDès que : quand les nuits ne descendent plus sous 5 °C Un été passé dehors densifie nettement le feuillage et raffermit la jeune tige. Choisir un coin protégé, le vent chaud et sec de l'été brunissant les jeunes pousses.emplacement lumineux, abrité du vent sec
Acclimatation à la lumièreEssentiel De mai à juinDès que : pendant les 2 à 3 semaines qui suivent la sortie Augmenter la part de soleil direct par paliers, sur une quinzaine de jours. Les jeunes sujets poussent naturellement à l'ombre de la forêt et brûlent au plein soleil, avec des marques qui restent plusieurs années.d'abord à l'ombre claire
Rentrée à l'automneEssentiel De début octobre à mi-novembreDès que : dès que les nuits repassent sous 3 °C Un jeune sujet ne supporte pas les gelées, alors qu'un arbre âgé les tolère dans son pays d'origine. Éviter absolument une pièce chauffée et sèche, qui dessèche le feuillage en quelques semaines.pièce très lumineuse entre 17 °C