Plante grimpante · Lardizabalacées
Akébie à cinq feuilles Akebia quinata
Aussi appelé : Akébie, Akébia, Liane chocolat, Chocolate vine
L’akébie à cinq feuilles est une liane volubile de Chine, de Corée et du Japon, aux feuilles composées de cinq folioles et aux grappes pendantes de fleurs pourpre chocolat, parfumées de vanille, au printemps. Elle atteint 6 à 10 m et habille en quelques années une pergola ou plusieurs mètres de clôture. Peu difficile sur la terre, même calcaire, elle demande surtout un support solide et un abri contre les vents froids. Sa floraison précoce reste exposée aux gelées tardives, et ses fruits comestibles n’apparaissent qu’avec deux pieds de clones différents, après un été chaud.
- Type
- Plante grimpante
- Famille
- Lardizabalacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- De mars à mai
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 5 à 9 : le bois supporte -20 à -25 °C, mais le feuillage, persistant sous climat doux, tombe par froid vif, et une gelée tardive grille les fleurs précoces.
Dimensions : Liane volubile de 6 à 10 m, davantage si elle grimpe dans un arbre, qui couvre en quelques années une pergola ou plusieurs mètres de clôture.
Floraison : De mars à mai selon les régions, en grappes pendantes de fleurs pourpre chocolat au parfum vanillé. Ses fruits violacés en forme de saucisse, comestibles, n’apparaissent qu’avec deux pieds de clones différents et après un été chaud.
Substrat : Toute bonne terre de jardin, fertile, fraîche et bien drainée, même calcaire ; pH de 5,5 à 7,5.
Exposition : Soleil ou mi-ombre, à l’abri des vents froids ; elle pousse aussi à l’ombre, mais y fleurit peu.
Arrosage : Les deux premières années, 10 à 20 litres au pied tous les 7 à 10 jours de mai à début septembre quand la terre est sèche ; ensuite, seulement par sécheresse prolongée.
Durée de vie : Liane vivace ligneuse et semi-persistante, qui vit plusieurs décennies.
Multiplication : Marcottage d’une tige au printemps, sevrée l’année suivante, ou bouturage de tiges semi-aoûtées en été sous abri.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les deux premières années, verser 10 à 20 litres au pied tous les 7 à 10 jours de mai à début septembre, quand la terre est sèche sur quelques centimètres. Une liane installée ne réclame plus qu’un arrosage pendant les longues sécheresses, aidée par un paillis entretenu au pied.
Fertilisation : En mars, 3 à 5 cm de compost mûr étalés au pied suffisent, sans autre engrais. Un excès d’azote donne des mètres de tiges au détriment des fleurs.
Rempotage : Aucun en pleine terre, où elle reste en place des décennies : bien choisir son emplacement dès la plantation. En grand bac de 50 litres au moins, renouveler chaque printemps les premiers centimètres de terreau, et la mettre en pleine terre dès qu’elle s’y essouffle.
Taille : Juste après la floraison, en mai et juin, raccourcir les tiges qui débordent du support et supprimer à la base quelques vieilles tiges, après avoir vérifié qu’aucun oiseau n’y niche. Ne pas tailler en hiver, ce qui couperait les boutons du printemps suivant.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil ou mi-ombre, idéalement 4 à 6 heures de soleil par jour pour bien fleurir ; à l’ombre, elle pousse mais fleurit peu. Dans le Midi, une ombre légère l’après-midi lui évite de griller.
Emplacement : Extérieur, en pleine terre, sur une pergola, une tonnelle, une clôture ou un treillage solide, à l’abri des vents froids qui abîment ses fleurs précoces. Orientation est, ouest ou sud, en préférant l’est dans le Midi, et loin d’une haie champêtre ou d’un bois qu’elle pourrait gagner.
Substrat : Terre de jardin ordinaire à riche, meuble et fraîche, enrichie de compost à la plantation. Elle accepte les sols calcaires, argileux ou sableux, pourvu qu’ils ne restent pas détrempés.
pH : De 5,5 à 7,5 : elle s’accommode d’une terre légèrement acide comme d’une terre calcaire.
Drainage : Nécessaire : une eau qui stagne en hiver fait pourrir les racines. En terre lourde, planter sur une petite butte et ajouter du gravier au fond du trou.
Multiplication
Marcottage par couchage : marcottage de fin mars à début mai, dehors : choisir une tige souple près du sol, l’entailler légèrement, l’enterrer de 10 cm en laissant dépasser son extrémité et la maintenir d’un crochet. Sevrer la marcotte au printemps suivant et la mettre en place. Le marcottage d’une tige, de fin mars à début mai : il réussit presque toujours, s’enracine dans l’année et se sèvre au printemps suivant.
Les autres méthodes
Bouturage : Boutures semi-aoûtées de 10 à 15 cm, prélevées en juillet ou août et piquées dans un mélange de terreau et de sable, à l’étouffée et à l’ombre sous abri. L’enracinement prend 6 à 8 semaines, l’hormone de bouturage restant facultative.
Semis :
SemerGraines extraites d’un fruit mûr en automne, semées aussitôt en terrine dehors ou sous châssis froid, couvertes de 5 mm de terreau, sans les laisser sécher : l’hiver lève leur dormance et la levée a lieu au printemps. Les fruits étant rares, les graines le sont aussi ; elles reproduisent l’espèce.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : l’akébie est autostérile et demande le pollen d’un autre clone. Sa floraison précoce étant peu visitée, porter au pinceau le pollen des petites fleurs mâles de l’un sur les grandes fleurs femelles de l’autre aide beaucoup. Les fruits mûrissent en septembre ou octobre et sont prêts quand ils se fendent en long, montrant une pulpe blanche gorgée de graines noires. Lavées de leur pulpe, celles-ci ne supportent ni le séchage ni la conservation.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’akébie est l’une des lianes les plus saines, et aucune maladie n’y est fréquente en France. En sol détrempé, ses racines peuvent pourrir, et l’armillaire, champignon des racines, s’y installe rarement, sans remède : seul un bon drainage l’en protège. Un feuillage qui tombe après un froid vif n’est pas malade, il repousse au printemps.
Parasites fréquents : Quelques pucerons colonisent parfois les jeunes pousses au printemps, sans grand dommage : un jet d’eau et les coccinelles en viennent à bout. Si une colonie persiste, un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » s’applique le soir, hors floraison, pour épargner les pollinisateurs. Aucun traitement préventif n’est utile.
Prévention : Planter en sol drainé et sans excès d’azote, qui donne des pousses tendres recherchées par les pucerons. Aérer la liane chaque année par la taille d’après floraison, et pailler le pied des jeunes plants pour qu’ils ne souffrent pas de la soif.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité n’est connue : la pulpe blanche et sucrée des fruits se mange, au Japon surtout, où l’on cuisine aussi leur écorce. Les graines, très amères, ne se croquent pas : mâchées, elles irritent la gorge.
Toxicité animaux : Aucune intoxication n’est décrite chez le chien, le chat ou le cheval, et la liane n’est pas réputée toxique pour eux. Comme pour toute plante, une grosse quantité de feuilles avalée peut irriter le tube digestif.
Symptômes : Aucun symptôme n’est décrit au contact de la liane. Un excès de fruits ou de graines mâchées peut au plus provoquer une irritation de la gorge, des nausées ou des selles molles.
Précautions : Apprendre aux enfants qui goûtent les fruits à recracher les graines. Aucune autre précaution n’est nécessaire au jardin.
Associations de plantes
Bonnes associations : Un second pied d’akébie d’un clone différent, comme ‘Shirobana’ à fleurs blanches, est son meilleur compagnon : sans lui, pas de fruits. Au pied, les hellébores et le géranium à grosses racines (Geranium macrorrhizum) couvrent la terre et gardent ses racines au frais. Des narcisses ou des muscaris fleurissent dessous en même temps que ses grappes.
Associations à éviter : Un jeune arbre ou un arbuste comme support : la liane le recouvre et l’étouffe en quelques années. Une glycine ou une autre liane vigoureuse sur le même support, avec laquelle elle s’emmêle au point de rendre toute taille impossible. Les haies champêtres et les lisières de bois, où ses tiges s’échappent et s’enracinent hors du jardin.
Conseil : Si les fruits ne nouent pas malgré deux pieds, passer un pinceau d’une grappe à l’autre par une journée douce d’avril, quand les insectes pollinisateurs sont encore rares. Porter les déchets de taille à la déchetterie, jamais en bordure de bois, où ils pourraient s’enraciner.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Liane en pleine terre sur une pergola, une clôture ou un treillage solide, dans une terre fraîche et bien drainée, au soleil ou à mi-ombre, à l’abri des vents froids.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début mai à mi-septembre : tous les 7 à 10 jours | Arroser copieusement au pied quand la terre est sèche sur quelques centimètres. Une fois installée, la liane va chercher l’eau en profondeur avec ses racines. |
| Compost, amendement | En mars | Étaler l’apport sur tout le cercle des racines au départ de la végétation. Un excès d’azote donne des mètres de tiges et peu de fleurs. |
| Floraison | De mi-mars à mi-mai | Les grandes fleurs femelles s’ouvrent à la base de chaque grappe, les petites fleurs mâles, plus claires, à son extrémité. Une gelée tardive peut les griller sans dommage pour la liane. |
| Marcottage | De mi-mars à mi-mai | Enterrer une portion de tige légèrement entaillée en laissant dépasser son extrémité, et la maintenir d’un crochet. Elle s’enracine dans l’année et se sèvre du pied mère au printemps suivant. |
| Palissage, tuteurage | D’avril à juillet | Répartir les jeunes tiges en éventail sur le support et les guider autour des fils. La liane s’enroule seule, mais laissée libre elle se tord sur elle-même en un paquet impossible à tailler. |
| Paillage | De mi-avril à fin mai | Pailler une fois la terre réchauffée, et recharger quand le paillis s’amincit. Il garde la fraîcheur que réclament ses racines et épargne une bonne part des arrosages d’été. |
| Taille après floraison | De mai à juin | Raccourcir les tiges qui débordent du support et supprimer à la base quelques vieilles tiges pour aérer la liane. Tailler en hiver couperait les boutons du printemps suivant. |
| Gourmands et rejets | De juin à septembre | Couper les tiges qui rampent et s’enracinent là où elles touchent la terre, et arracher les rejets. C’est ainsi qu’elle s’échappe des jardins : le Conservatoire botanique national Sud-Atlantique la suit déjà comme exotique envahissante émergente. |
| Fructification, récolte | De septembre à octobre | Les fruits ne se forment qu’avec deux pieds de clones différents fleurissant ensemble, et après un été chaud. La pulpe blanche et sucrée se mange à la cuillère, en recrachant les graines, très amères. |