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Vivace · Solanacées

Amour en cage Alkekengi officinarum

Aussi appelé : Coqueret alkékenge, Alkékenge, Physalis, Lanterne chinoise, Lanterne japonaise, Cerise d’hiver, Chinese lantern

L’amour en cage est une vivace à rhizomes, présente du sud de l’Europe jusqu’au Japon, que l’on cultive pour ses calices orange gonflés en lanternes autour du fruit à l’automne, bien plus que pour ses petites fleurs blanc crème. Elle monte à 40 à 70 cm et s’étend sans limite par ses rhizomes, au point de devenir envahissante dans une plate-bande. Très rustique, elle se contente d’un sol ordinaire et drainé, au soleil ou à mi-ombre légère, et supporte la sécheresse une fois installée. Feuilles, calices et fruits non mûrs sont toxiques.

Amour en cage (Alkekengi officinarum)
Photo : Shu Suehiro, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Solanacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-25 °C
Floraison
De juin à juillet
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 4 à 9, très rustique, la souche repartant après moins 25 degrés.

Dimensions : 40 à 70 centimètres de hauteur, l’étalement étant théoriquement illimité par ses rhizomes.

Floraison : en juin et juillet, de petites fleurs blanc crème discrètes, suivies à l’automne des calices orange en lanterne qui font son intérêt. Feuilles, calices et fruits non mûrs sont toxiques.

Substrat : sol ordinaire, drainé, pH de 6 à 7,5.

Exposition : plein soleil ou mi-ombre légère.

Arrosage : modéré, elle supporte la sécheresse une fois installée.

Durée de vie : Vivace rhizomateuse, la souche persistant de nombreuses années et s’étendant seule, parfois au-delà de ce qu’on souhaitait.

Multiplication : Division des rhizomes en mars ou avril, avant le départ de la végétation, ou semis sous abri à 18 °C en fin d’hiver.

Arrosage & entretien

Arrosage : arroser tous les 8 à 10 jours en été seulement, surtout pendant la formation des lanternes.

Fertilisation : aucun engrais nécessaire, un sol trop riche donnant du feuillage et peu de fruits.

Rempotage : la culture en pot est même recommandée, et se renouvelle tous les 2 ans : c’est le moyen le plus sûr de contenir ses rhizomes.

Taille : rabattre les tiges sèches au ras du sol en fin d’hiver ; les lanternes se récoltent en septembre, avant les pluies qui les déchirent.

Exposition & substrat

Exposition : plein soleil de préférence, 5 à 6 heures directes, la mi-ombre légère restant acceptable.

Emplacement : extérieur en massif, en bordure ou en pot, toutes orientations sauf ombre franche.

Substrat : sol ordinaire de jardin, sans amendement particulier.

pH : de 6 à 7,5, indifférente.

Drainage : bon drainage nécessaire, l’humidité hivernale stagnante faisant pourrir les rhizomes.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : en mars ou avril, dehors : sortir une partie de la souche à la bêche, séparer les rhizomes en morceaux munis de bourgeons et les replanter à 5 cm de profondeur. Mieux vaut les installer dans un coin où leur extension ne gêne pas. La division des rhizomes en mars ou avril, avant le départ de la végétation : sûre, elle rajeunit la touffe et limite son extension.

Les autres méthodes

Bouturage : Les tiges ne se bouturent pas ; un tronçon de rhizome de 5 à 8 cm, muni d’un bourgeon et planté à 5 cm de profondeur, repart en revanche sans difficulté.

Semis :

SemerDe fin février à début avril, sous abri à 18 °C, graines couvertes de 2 à 3 mm de terreau : la levée est lente, souvent 3 à 4 semaines. Repiquer les jeunes plants en place en mai ; les graines reproduisent fidèlement l’espèce.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent seules ou avec l’aide des abeilles. Les graines se trouvent dans la baie orange enfermée par chaque lanterne, mûre en septembre ou octobre quand la lanterne a pris sa couleur : écraser la baie, laver les graines, puis les sécher sur un papier. Sèches, les graines se gardent 3 à 4 ans au sec et au frais, et les lanternes mises en bouquet en fournissent aussi.

Maladies & parasites

Maladies courantes : l’oïdium blanchit le feuillage en fin d’été sur les plants serrés, et la verticilliose peut faire flétrir un pied entier en sol lourd, sans remède : il faut alors l’arracher et ne pas replanter de solanacée au même endroit.

Parasites fréquents : les doryphores et les altises s’attaquent au feuillage, comme sur toutes les solanacées, et les pucerons colonisent les jeunes pousses. Un ramassage à la main suffit pour les premiers.

Prévention : espacer les plants, ne pas la cultiver là où ont poussé pommes de terre ou tomates les années précédentes, et arroser au pied.

Toxicité

Toxicité humaine : ⚠ le fruit mûr, orange, est comestible, mais toutes les autres parties sont toxiques : feuilles, tiges, calice et fruits verts contiennent des alcaloïdes de solanacée.

Toxicité animaux : toxique pour le chien et le chat, le feuillage et les fruits verts provoquant des troubles digestifs et nerveux.

Symptômes : vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, et somnolence ou agitation en cas d’ingestion importante de parties vertes.

Précautions : ne laisser consommer que les baies bien orangées et fermes, jamais la lanterne qui les enveloppe, et écarter les enfants des plants en fruit vert, très tentants.

Associations de plantes

Bonnes associations : les graminées et les asters d’automne accompagnent ses lanternes à la saison où elles comptent. En pot, elle se suffit à elle-même et n’en déborde pas.

Associations à éviter : ⚠ toutes les vivaces délicates ou lentes, qu’elle étouffe : ses rhizomes traçants la rendent franchement envahissante en pleine terre. Éviter aussi le voisinage des autres solanacées du potager, qui partagent ses maladies.

Conseil : la planter en pot, ou en pleine terre dans une barrière anti-rhizome enterrée sur 30 cm. C’est la seule précaution qui compte, et elle se prend à la plantation ou jamais.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Vivace rustique cultivée en pleine terre, au soleil ou à mi-ombre, dans un sol ordinaire restant frais, à un emplacement où son extension par rhizomes est tolérée ou contenue par une barrière.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mi-avril à fin mai : tous les 10 à 14 jours ; de début juin à mi-septembre : tous les 5 à 7 jours Arroser surtout la première année et pendant les sécheresses estivales, au moment où les calices se forment. Une touffe installée repart de souche même après un été sec.arroser au pied, le matin
Inspection parasitaireUtile D’avril à mai : tous les 3 à 4 jours ; de juin à août : tous les 7 à 10 jours Surveiller de près les jeunes pousses, très appréciées des limaces à leur sortie de terre. Comme les autres solanacées, la plante attire le doryphore, qu'il faut ramasser à la main dès les premières feuilles trouées.limaces au printemps, doryphores et pucerons en été
SemisOptionnel De mi-février à mi-avril Semer sous abri à 18 °C, en sachant que la levée est lente et demande souvent 3 à 4 semaines. Repiquer les jeunes plants en place au mois de mai.graines à peine recouvertes, substrat maintenu humide
Division de touffeEssentiel De début mars à mi-avril, tous les 3 ans Sortir une partie de la souche à la bêche avant le départ de la végétation et séparer les rhizomes. L'opération rajeunit la touffe et limite en même temps son extension.éclats munis de deux ou trois bourgeons
Compost, amendementUtile En mars Un apport de compost mûr au départ de la végétation suffit pour toute l'année. Un sol trop riche donne beaucoup de feuillage et peu de lanternes.2 à 3 cm griffés en surface
Gourmands et rejetsEssentiel De mai à septembreDès que : dès qu'une pousse sort du sol en dehors de la zone tolérée Les rhizomes traçants colonisent rapidement les massifs voisins et le moindre fragment laissé en terre redonne un plant. Un passage régulier pendant la belle saison suffit à contenir la touffe.arracher avec le morceau de rhizome, pas seulement la tige
PaillageUtile De mi-mai à mi-juin Pailler à l'entrée de l'été pour garder le sol frais et espacer les arrosages. La plante résiste à -20 °C et ne demande aucune protection hivernale.5 cm de tontes séchées ou de broyat
Palissage, tuteurageOptionnel De mi-juillet à fin septembreDès que : quand les tiges chargées de lanternes se couchent après une pluie Les tiges montent à 60 ou 80 cm et fléchissent sous le poids des fruits. Un support posé au début de l'été évite d'abîmer les calices au contact du sol.tuteur discret ou cercle de branchages
Fructification, récolteEssentiel De mi-août à mi-octobre Couper les tiges entières et les suspendre tête en bas dans un local sec et aéré pour obtenir des bouquets qui se conservent plusieurs mois. Les feuilles et les calices sont toxiques, seule la baie parfaitement mûre se consomme.récolter quand les calices sont bien orangés
RabattageUtile De novembre à février Rabattre les tiges noircies après la récolte ou à la fin de l'hiver, la souche repartant seule au printemps. Ramasser au passage les fruits tombés pour éviter des semis spontanés dans tout le massif.couper au ras du sol