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Annuelle · Plantaginacées

Muflier Antirrhinum majus

Aussi appelé : Gueule-de-loup, Gueule-de-lion, Mufle-de-veau, Snapdragon

Le muflier, ou gueule-de-loup, est une vivace de courte durée originaire du bassin méditerranéen, presque toujours cultivée chez nous en annuelle. Selon les variétés, il mesure de 20 à 30 cm pour les naines jusqu’à 1 m pour les hautes, et porte de juin à octobre des épis de fleurs en gueule dans toutes les couleurs sauf le bleu. Il demande du soleil et une terre légère, bien drainée, sans excès d’azote. Facile, il convient aux massifs, aux jardinières et aux bouquets ; seules les fortes chaleurs ralentissent sa floraison.

Muflier (Antirrhinum majus)
Photo : Kurt Stüber [1], CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Annuelle
Famille
Plantaginacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-5 °C
Floraison
De juin à octobre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 7 à 10 : vivace de courte durée, il supporte de courtes gelées jusque vers -5 °C, davantage dans un sol sec et très drainé, mais se cultive le plus souvent en annuelle.

Dimensions : 20 à 30 cm pour les variétés naines, 40 à 60 cm pour les intermédiaires et jusqu’à 1 m pour les hautes, sur 25 à 40 cm d’étalement.

Floraison : De juin à la fin octobre, avec un ralentissement par forte chaleur, des épis de fleurs en gueule dans toutes les couleurs sauf le bleu : blanc, jaune, orange, rose, rouge, pourpre, souvent bicolores. Certaines variétés ont un léger parfum.

Substrat : Terre légère, bien drainée et moyennement riche, sans excès d’azote, pH de 6,5 à 7,5.

Exposition : Plein soleil, ou mi-ombre légère dans le Midi, où l’ombre de l’après-midi prolonge la floraison.

Arrosage : Tous les 3 à 5 jours par temps sec en été, tous les 5 à 7 jours au printemps et en automne, toujours au pied ; en jardinière, vérifier chaque jour au plus chaud.

Durée de vie : Vivace de courte durée cultivée en annuelle : il fleurit dès la première année et survit parfois 2 ou 3 ans en climat doux, en fleurissant moins bien.

Multiplication : Semis en surface sous abri en février-mars, vers 18 °C, puis mise en place après les fortes gelées.

Arrosage & entretien

Arrosage : Arroser au pied tous les 5 à 7 jours au printemps et en automne, tous les 3 à 5 jours par temps sec en été, en laissant sécher la surface entre deux apports. Ne jamais mouiller le feuillage, qui favorise la rouille, et vérifier chaque jour les jardinières en plein été.

Fertilisation : En pleine terre, un sol de jardin ordinaire suffit, l’excès d’azote rendant les tiges molles et sensibles à la rouille. En jardinière, un engrais liquide pour plantes fleuries toutes les 2 à 3 semaines de juin à septembre entretient la floraison.

Rempotage : Repiquer les semis en godets au stade de deux vraies feuilles, puis planter en place de mi-avril à fin mai, à 25 ou 30 cm d’intervalle. En jardinière, les plants se renouvellent chaque année et ne se rempotent pas.

Taille : Pincer les jeunes plants au-dessus de la troisième paire de feuilles quand ils mesurent 10 à 15 cm, sauf les variétés à bouquets menées sur une tige. Couper chaque épi défleuri au-dessus d’une paire de feuilles pour faire partir de nouvelles hampes jusqu’aux gelées.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, soit au moins 6 heures de soleil direct par jour, pour des tiges solides et une floraison abondante. À l’ombre, les tiges s’étiolent et fleurissent peu.

Emplacement : Extérieur, en massif, en bordure, en jardinière ou en potée, exposé au sud ou à l’ouest. Un emplacement aéré limite la rouille, et les variétés hautes gagnent à être abritées du vent.

Substrat : Terre de jardin légère et bien drainée, allégée de sable si elle est lourde. En jardinière, un terreau pour plantes fleuries mêlé d’un peu de sable ou de perlite convient.

pH : De 6,5 à 7,5, neutre à légèrement calcaire. Le muflier pousse d’ailleurs spontanément sur les vieux murs calcaires.

Drainage : Un bon drainage est indispensable : l’eau stagnante fait pourrir le collet et favorise les maladies du feuillage. En jardinière, choisir un bac percé et ne jamais laisser d’eau dans la soucoupe.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : de février à fin mars, à l’intérieur ou sous abri, graines laissées en surface d’un terreau fin et humide, car elles germent à la lumière, vers 18 °C : la levée prend 10 à 15 jours. Repiquer en godets au stade de deux vraies feuilles en arrosant par le fond, puis mettre en place de mi-avril à fin mai. Les variétés fixées se reproduisent fidèlement, pas les hybrides F1. Simple, il fleurit dès le premier été.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs closes sont fécondées par les bourdons. Couper les épis en septembre-octobre, quand les capsules brunes et sèches s’ouvrent sur de minuscules graines noires, puis les secouer dans un sac de papier. Les bourdons croisent volontiers les variétés voisines : les graines d’un mélange redonnent toutes les couleurs, et celles d’un hybride F1 ne le reproduisent pas, d’où l’intérêt des sachets du commerce. Au sec et au frais, elles restent bonnes 3 ans.

Les autres méthodes

Bouturage : Possible pour conserver une variété : en fin d’été, couper des tiges non fleuries de 8 cm et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri à l’ombre, où elles s’enracinent en 2 à 3 semaines. Hiverner les jeunes plants hors gel et à la lumière.

Division et autres méthodes : Aucune : la touffe ne se divise pas, mais elle se ressème souvent seule.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La rouille du muflier est la plus grave : pustules brun foncé au revers des feuilles, taches jaunes au-dessus, puis dessèchement du plant entier. Arracher et détruire les pieds atteints, sans les composter, et préférer les variétés résistantes à la rouille. Par temps humide ou en plantation serrée, l’oïdium, le mildiou et la pourriture grise touchent aussi feuilles et fleurs, et la fonte des semis menace les jeunes plants.

Parasites fréquents : Les pucerons se groupent sur les pointes et les boutons au printemps ; un jet d’eau les déloge le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Limaces et escargots dévorent les jeunes plants juste après la plantation. Les araignées rouges jaunissent et piquettent le feuillage par temps chaud et sec.

Prévention : Espacer les plants de 25 à 30 cm, arroser au pied le matin et inspecter le revers des feuilles chaque semaine de juin à septembre. Arracher tous les pieds en fin de saison, car la rouille hiverne sur les débris et sur les mufliers restés en place.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : aucune partie du muflier n’est considérée comme dangereuse.

Toxicité animaux : Non toxique pour le chien et le chat selon l’ASPCA, et sans danger connu pour les autres animaux domestiques.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit ; une grande quantité de feuilles avalée peut tout au plus causer un trouble digestif passager chez l’animal. Le contact avec la plante n’irrite pas la peau.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire. Seuls d’éventuels traitements contre la rouille ou les pucerons justifient de tenir enfants et animaux à l’écart pendant le délai indiqué sur l’emballage.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les cosmos et les zinnias partagent son goût pour le soleil et les sols légers, et prennent le relais quand sa floraison ralentit au cœur de l’été. Les sauges bleues comme Salvia farinacea réclament la même terre drainée et font ressortir ses couleurs chaudes. Au potager, quelques mufliers attirent les bourdons, assez lourds pour ouvrir la gueule de la fleur, qui pollinisent ensuite tomates et courgettes.

Associations à éviter : Les impatiens et les bégonias tubéreux, qui aiment l’ombre et une terre toujours humide, imposent des arrosages qui feraient pourrir son collet. Les couvre-sols denses comme les capucines, plantés à son pied, entretiennent autour des tiges une humidité qui favorise la rouille. Les grands tournesols ou dahlias placés au sud lui volent la lumière dont dépend sa floraison.

Conseil : Placer les variétés hautes en fond de massif et les naines en bordure, et changer l’emplacement des mufliers chaque année pour ne pas les replanter là où la rouille a sévi.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Cultivé en annuelle, semé sous abri en fin d’hiver puis planté en massif ou en jardinière, en plein soleil, dans une terre légère et bien drainée.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De début mai à mi-juin : tous les 5 à 7 jours ; de mi-juin à fin août : tous les 3 à 5 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 5 à 7 jours Laisser sécher la surface entre deux arrosages, le muflier craignant plus l’excès d’eau qu’une sécheresse passagère. En jardinière, vérifier chaque jour en plein été, la terre s’y desséchant bien plus vite.Au pied, jamais sur le feuillage
Engrais liquideOptionnel De début juin à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines Diluer l’engrais dans l’eau d’arrosage toutes les 2 à 3 semaines. En pleine terre, il est inutile, et l’excès d’azote rend les tiges molles et sensibles à la rouille.En jardinière seulement, engrais pour plantes fleuries
SemisUtile De février à mars Semer sur un terreau fin et humide, la graine ayant besoin de lumière pour germer, et garder la terrine vers 18 °C jusqu’à la levée, en 10 à 15 jours. Repiquer en godets au stade de deux vraies feuilles, en arrosant par le fond pour éviter la fonte des semis.En surface, sans recouvrir, vers 18 °C
PincementUtile De début avril à mi-mai Pincer les plants de 10 à 15 cm pour qu’ils se ramifient et portent plusieurs épis. Les variétés à bouquets, menées sur une seule tige, ne se pincent pas.Au-dessus de la troisième paire de feuilles
Mise en place des plantsEssentiel De mi-avril à fin mai Mettre en place après les fortes gelées, en habituant d’abord les plants au plein air pendant une semaine. Le muflier tolère une petite gelée blanche, ce qui permet de le planter plus tôt que la plupart des annuelles.À 25 ou 30 cm d’intervalle, en plein soleil
Palissage, tuteurageOptionnel De mi-mai à fin juin Poser un tuteur fin ou un filet horizontal avant que les épis ne s’alourdissent. Une averse ou un coup de vent couche facilement les grandes tiges chargées de fleurs.Variétés hautes, de 60 cm et plus
FloraisonUtile De juin à octobre La floraison ralentit souvent au cœur de l’été par forte chaleur, puis repart en septembre. Ce sont surtout les bourdons, assez lourds pour ouvrir la gueule de la fleur, qui la pollinisent.Du début de l’été aux gelées
Inspection parasitaireUtile De juin à septembre Retourner quelques feuilles chaque semaine : des pustules brun foncé entourées d’un halo jaune signalent la rouille. Arracher aussitôt le pied atteint et le jeter hors du compost, car la maladie gagne vite tout le massif.Rouille du muflier, au revers des feuilles
Fleurs fanéesUtile De mi-juin à mi-octobre Couper chaque épi dès que la plupart de ses fleurs sont fanées : de nouvelles hampes partent alors de l’aisselle des feuilles. Laissé en place, l’épi forme des graines et la plante s’épuise.L’épi entier, au-dessus d’une paire de feuilles