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Plante d’intérieur · Acanthacées

Aphélandra Aphelandra squarrosa

Aussi appelé : Aphélandre, Plante zèbre, Zebra plant

L’aphélandra est un petit arbuste de la forêt atlantique du Brésil, cultivé en pot pour ses feuilles vert sombre striées de blanc et ses épis de bractées jaune d’or, décoratifs plusieurs semaines entre septembre et novembre. En appartement, il mesure 30 à 60 cm de haut. Il demande une lumière vive sans soleil de midi, un substrat toujours frais et une eau douce à température ambiante. Le froid sous 15 °C, les courants d’air et un substrat qui sèche lui font perdre ses feuilles.

Aphélandra (Aphelandra squarrosa)
Photo : Mokkie, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Acanthacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
15 °C
Floraison
De septembre à novembre
Difficulté
Exigeante

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 11 à 12 : originaire de la forêt atlantique du Brésil, elle souffre dès que la température reste longtemps sous 15 °C et perd ses feuilles au moindre coup de froid, bien avant tout gel. En France, elle se cultive uniquement à l’intérieur, entre 18 et 24 °C en croissance et vers 16 à 18 °C pendant le repos d’hiver.

Dimensions : 30 à 60 cm de haut pour 30 à 50 cm d’étalement en pot, parfois près d’1 m pour un vieux sujet. Dans son milieu naturel, elle forme un arbuste de 1 à 2 m.

Floraison : De septembre à fin novembre : épis dressés de bractées jaune d’or d’où sortent de petites fleurs tubulaires jaunes, décoratifs plusieurs semaines, sans parfum.

Substrat : Terreau riche en humus, léger et drainant, par exemple deux tiers de terreau pour plantes vertes et un tiers de perlite ou d’écorce fine. pH légèrement acide, de 5,5 à 6,5.

Exposition : Lumière vive et tamisée, sans soleil de midi, qui brûle ses feuilles à travers la vitre. Trop d’ombre ne la tue pas, mais l’empêche de fleurir.

Arrosage : Tous les 3 à 4 jours de mi-mars à septembre, tous les 5 à 7 jours en octobre et novembre, puis tous les 7 à 10 jours pendant le repos d’hiver, jusqu’à début mars. Le substrat doit rester frais sans jamais sécher, avec une eau douce à température ambiante.

Durée de vie : Vivace arbustive persistante, qui peut vivre une dizaine d’années mais devient haute et dégarnie au bout de 3 ou 4 ans en appartement. Une bouture de tête, prise au printemps et tenue au chaud, permet alors de la renouveler.

Multiplication : Bouturage de têtes de tiges d’avril à juin, à l’intérieur en mini-serre vers 22 à 25 °C.

Arrosage & entretien

Arrosage : De mi-mars à septembre, arroser tous les 3 à 4 jours dès que la surface commence à sécher, avec une eau douce à température ambiante, puis vider la soucoupe un quart d’heure après. Espacer à 5 à 7 jours en octobre et novembre, puis à 7 à 10 jours de décembre à début mars, la motte restant à peine humide mais jamais sèche.

Fertilisation : Un engrais liquide pour plantes fleuries toutes les 2 semaines, de mi-mars à début septembre, toujours sur substrat humide. Rien pendant le repos d’hiver, quand les racines n’absorbent presque plus.

Rempotage : Chaque année en mars ou avril, dans un pot de 2 à 3 cm plus large garni au fond de billes d’argile, avec un terreau riche et léger. Un pot trop grand garderait une masse de terre détrempée sous les racines.

Taille : Dès que l’épi de bractées ternit, le couper avec le haut de la tige, juste au-dessus d’une ou deux paires de feuilles saines. Les pousses latérales qui en partent garderont la plante compacte et porteront la floraison suivante.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive et indirecte, l’équivalent de 4 à 6 heures de clarté intense par jour, avec au plus un soleil doux du matin ou d’hiver. Le soleil de midi à travers une vitre brûle les feuilles, et un emplacement trop sombre supprime la floraison.

Emplacement : À l’intérieur toute l’année, près d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest, ou en retrait d’une baie au sud, dans une pièce chaude qui peut fraîchir un peu pendant le repos d’hiver sans passer sous 15 °C. Loin des radiateurs et des portes donnant sur l’extérieur, car l’air sec et les courants d’air froid font tomber ses feuilles.

Substrat : Deux tiers de terreau pour plantes vertes riche en humus et un tiers de perlite ou d’écorce fine, sur une couche de billes d’argile au fond du pot. Le mélange doit garder la fraîcheur sans se tasser.

pH : Légèrement acide, de 5,5 à 6,5. Une eau très calcaire remonte peu à peu le pH et jaunit le feuillage : l’eau de pluie ou une eau filtrée lui conviennent mieux.

Drainage : Indispensable, car ses racines fines pourrissent dans un substrat détrempé ou une soucoupe pleine. Elle craint pourtant tout autant la sécheresse : il lui faut un mélange qui reste frais tout en laissant filer l’excédent.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : d’avril à fin juin, couper une tête de tige de 10 à 15 cm sous un nœud, garder deux ou trois paires de feuilles et la piquer dans un mélange humide de terreau et de perlite, à l’intérieur. La tenir à l’étouffée en mini-serre ou sous un sac transparent, vers 22 à 25 °C et à la lumière filtrée : l’enracinement prend 4 à 6 semaines. L’hormone de bouturage, facultative, aide une tige déjà dure. Elle reprend bien tant que la chaleur est là, et remplace une vieille plante dégarnie.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne donne pas de graines en appartement, et on n’en trouve pas dans le commerce.

Récolter les grainesPas de graines en culture : ses fleurs ne sont pas fécondées en appartement, et le commerce n’en propose pas. La bouture de tête est la seule voie pour la renouveler.

Division et autres méthodes : Aucune : la plante pousse sur quelques tiges, sans rejets, et seule la bouture la renouvelle.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture des racines et du collet, due à un substrat détrempé ou froid, fait faner la plante pourtant arrosée et noircir la base des tiges ; dépoter, couper les racines brunes et rempoter dans un mélange neuf. Le botrytis couvre d’un feutrage gris l’épi mouillé par la brumisation ou laissé en place après la floraison. La chute brutale des feuilles du bas, la plainte la plus fréquente, n’est pas une maladie : elle trahit une motte qui a séché, un courant d’air froid ou un air trop sec.

Parasites fréquents : Les cochenilles, farineuses ou à bouclier, forment des amas blancs ou de petites carapaces brunes le long des nervures et au revers des feuilles. Les pucerons se groupent sur les jeunes pousses et sur l’épi, et les araignées rouges piquettent le feuillage de jaune en air sec. Retirer les cochenilles au coton imbibé d’alcool, doucher le feuillage en protégeant l’épi contre pucerons et araignées, puis recourir à un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » si l’attaque persiste.

Prévention : Arroser avec régularité, brumiser le feuillage tous les 2 à 3 jours pendant la saison de chauffage et poser le pot sur des billes d’argile humides. Ne jamais mouiller l’épi, et le couper dès qu’il ternit. Inspecter le revers des feuilles toutes les 2 à 3 semaines.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité rapportée chez l’humain, pour aucune partie de la plante. Elle ne figure pas parmi les plantes d’intérieur reconnues comme dangereuses.

Toxicité animaux : L’ASPCA, centre antipoison animal américain, la classe non toxique pour le chien, le chat et le cheval.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit. Un animal qui mâchonne beaucoup de feuilles peut tout au plus vomir, comme avec n’importe quelle plante.

Précautions : Aucune précaution particulière pour la santé : mieux vaut surtout éloigner les animaux, qui abîment ses grandes feuilles. Ranger hors d’atteinte l’engrais et les produits contre les parasites, bien plus dangereux que la plante.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les Calathea et les Fittonia, qui partagent son goût pour la chaleur, l’air humide et un substrat toujours frais : regroupés, leurs pots entretiennent ensemble une petite atmosphère humide. La fougère de Boston, autre amatrice d’air humide, met en valeur par son feuillage fin les grandes feuilles zébrées de l’Aphelandra.

Associations à éviter : Les cactées, les plantes grasses et la sansevière, qui veulent un air sec et des arrosages espacés, à l’opposé de ses besoins. Le cyclamen et l’azalée d’intérieur, qui fleurissent longtemps dans une pièce fraîche, vers 12 à 15 °C, où l’Aphelandra perdrait ses feuilles.

Conseil : Regrouper ses pots avec ceux des autres plantes tropicales sur un grand plateau garni de billes d’argile humides : l’évaporation profite à tout le groupe, mieux qu’une brumisation quotidienne. Laisser assez d’espace entre les feuillages pour que l’air circule.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot à l’intérieur, dans une pièce chaude et lumineuse sans soleil de midi, entre 18 et 24 °C en croissance et vers 16 à 18 °C pendant le repos d’hiver.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mi-mars à fin septembre : tous les 3 à 4 jours ; d’octobre à novembre : tous les 5 à 7 jours ; de début décembre à mi-mars : tous les 7 à 10 jours Il suffit que la motte sèche une seule fois pour que les feuilles du bas tombent, et la tige reste ensuite dénudée. Garder le substrat frais en croissance, puis à peine humide pendant le repos d’hiver.eau douce à température ambiante, motte jamais sèche
BrumisationUtile De mi-octobre à mi-avril : tous les 2 à 3 jours L’air sec du chauffage brunit le bord des feuilles et précipite leur chute. Poser aussi le pot sur un lit de billes d’argile humides, plus efficace qu’une brume qui s’évapore en une heure.sur le feuillage, jamais sur l’épi de bractées
Engrais liquideUtile De mi-mars à mi-septembre : toutes les 2 semaines Gourmande pendant sa croissance, elle ne forme son épi qu’avec une nourriture régulière. Rien pendant le repos d’hiver, quand ses racines n’absorbent presque plus.engrais pour plantes fleuries, sur substrat humide
Inspection parasitaireUtile De janvier à décembre : toutes les 2 à 3 semaines Cochenilles et pucerons se cachent sous les feuilles et entre les bractées, et l’air sec de l’hiver fait pulluler les araignées rouges. Retirer les premières cochenilles une à une au coton imbibé d’alcool.revers des feuilles, nervures et creux de l’épi
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : eau restée dans la soucoupe un quart d’heure après l’arrosage Assoiffée en croissance, elle n’en craint pas moins l’eau stagnante, qui asphyxie ses racines fines en quelques jours. Le risque est le plus grand pendant le repos d’hiver, quand la plante boit peu.
RempotageUtile De mars à avril Ses racines remplissent vite le pot, et une motte trop serrée sèche en une journée, ce qui suffit à faire tomber des feuilles. Un pot à peine plus grand suffit, car un grand volume de terre resterait détrempé.pot de 2 à 3 cm plus large, terreau riche et drainant
BouturageOptionnel D’avril à juin Elle ne s’enracine qu’au chaud, vers 22 à 25 °C, en mini-serre ou sous un sac transparent dans une pièce très chaude. C’est le moyen de remplacer une vieille plante dégarnie par le bas.bouture de tête de 10 à 15 cm, à l’étouffée
FloraisonUtile De septembre à novembre Les épis naissent au bout des pousses de l’année, à condition que la plante ait reçu beaucoup de lumière tout l’été. Tenue dans un coin sombre, elle garde son feuillage zébré mais ne refleurit pas.épi de bractées jaune d’or, décoratif plusieurs semaines
Taille après floraisonUtile De mi-octobre à mi-janvierDès que : épi de bractées qui ternit et commence à brunir Couper l’épi fané avec le haut de la tige : de nouvelles pousses partiront des aisselles du dessous et porteront la prochaine floraison. Sans cette taille, la plante s’allonge et se dégarnit par le bas.au-dessus d’une ou deux paires de feuilles saines