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Arbre fruitier · Rosacées

Aronie noire Aronia melanocarpa

Aussi appelé : Aronia, Aronia noir, Aronie à fruits noirs, Black chokeberry

L’aronie noire est un arbuste caduc de l’est de l’Amérique du Nord, cultivé pour ses baies noires en grappes et pour son feuillage rouge vif à l’automne. Elle forme une touffe de 1,5 à 2 m de haut et autant de large, qui s’élargit peu à peu par ses drageons. Elle demande surtout du soleil pour bien fructifier, et des arrosages réguliers ses deux premiers étés, puis seulement lors des sécheresses prolongées. Très rustique et peu difficile sur la terre, elle convient aux jardins froids comme aux sols lourds ou humides.

Aronie noire (Aronia melanocarpa)
Photo : 4028mdk09, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbre fruitier
Famille
Rosacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-35 °C
Floraison
D’avril à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 3 à 8 : très rustique, l’aronia supporte des froids de -35 °C.

Dimensions : 1,5 à 2 m de haut et autant d’étalement, la touffe s’élargissant peu à peu par ses drageons.

Floraison : De fin avril à fin mai : bouquets aplatis de petites fleurs blanches à étamines roses, sans parfum notable.

Substrat : Terre ordinaire, fraîche et riche en humus, idéalement légèrement acide à neutre (pH 5,5 à 7) ; l’arbuste supporte aussi un sol lourd ou humide.

Exposition : Plein soleil pour les meilleures récoltes et un feuillage rouge vif à l’automne ; il accepte la mi-ombre légère.

Arrosage : Copieux, tous les 7 à 10 jours en été les deux premières années, puis seulement lors des sécheresses prolongées.

Durée de vie : Arbuste vivace caduc et de longue vie : sa touffe, renouvelée par les jeunes tiges parties du pied, produit pendant plus de 20 ans.

Multiplication : Prélèvement des drageons enracinés de novembre à mars, ou bouturage de rameaux semi-aoûtés en juin et juillet, sous châssis.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les deux premières années, arrosez copieusement au pied tous les 7 à 10 jours de juin à août pour installer les racines. Ensuite, l’aronia se contente de la pluie, sauf lors des sécheresses prolongées de juillet et août, quand les baies grossissent.

Fertilisation : Une pelletée de compost mûr au pied en fin d’hiver suffit, complétée au printemps par un paillis organique qui garde le sol frais. Évitez les engrais azotés, qui font du bois et des feuilles aux dépens des baies.

Rempotage : En pleine terre, il n’y en a pas. En grand bac, renouvelez la surface du substrat chaque printemps et rempotez tous les 3 ans, en fin d’hiver, dans un contenant plus grand.

Taille : Inutile les premières années. Ensuite, en février ou mars, coupez au ras du sol une ou deux des plus vieilles tiges, de 5 ans et plus, qui fructifient moins.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 heures par jour au moins, pour une fructification abondante et un feuillage rouge vif à l’automne. À mi-ombre, il pousse bien mais donne moins de baies.

Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, en haie libre, en massif ou au potager ; une orientation sud ou ouest lui convient le mieux, et le froid ne le gêne pas.

Substrat : Une terre de jardin ordinaire, fraîche et riche en humus, lui suffit ; il s’accommode aussi d’un sol argileux, sableux ou pauvre.

pH : De 5,5 à 7, légèrement acide à neutre ; en sol franchement calcaire, son feuillage risque de jaunir.

Drainage : Peu exigeant, il tolère un sol lourd et même gorgé d’eau une partie de l’année, comme dans les marais dont il est originaire. C’est plutôt un sol qui se dessèche en été qui le pénalise.

Multiplication

Méthode conseillée

Drageons : de novembre à mars, dégager au pied une jeune tige munie de racines, la trancher à la bêche du pied mère et la replanter aussitôt, rabattue d’un tiers. Le prélèvement d’un drageon enraciné, hors gel : sûr et rapide, il donne des fruits dès la deuxième ou troisième année.

Les autres méthodes

Bouturage : En juin et juillet, prélever des boutures semi-aoûtées de 10 à 15 cm et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, dehors à l’ombre sous châssis ou sous cloche, à l’étouffée ; elles racinent en 4 à 6 semaines. Les hiverner sous abri froid et les planter au printemps suivant. Des boutures ligneuses de 20 cm piquées en pleine terre en novembre reprennent aussi, plus lentement.

Semis :

SemerEn automne, dehors, semer les graines tirées des baies mûres, couvertes de 5 mm de terre : l’hiver fait le passage au froid nécessaire et la levée a lieu au printemps. L’aronie formant ses graines sans fécondation, les semis reproduisent assez fidèlement la plante, mais ne fructifient qu’au bout de 3 à 4 ans.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : l’aronie forme ses graines sans avoir besoin de fécondation. Cueillir les baies quand elles sont noires et légèrement molles, en août et septembre, les écraser dans l’eau et garder les graines qui tombent au fond. Séchées, elles se gardent un an au sec et au frais, mais il faut alors les passer 3 mois au réfrigérateur dans du sable humide avant de les semer au printemps.

Division et autres méthodes : Une vieille touffe se divise à la bêche en fin d’hiver, en éclats portant chacun plusieurs tiges et racines.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’aronia est très peu malade. Par été humide, des taches brunes marquent parfois ses feuilles, sans gravité : il suffit de ramasser les feuilles atteintes à l’automne. Plus rarement, le feu bactérien noircit l’extrémité des rameaux, recourbée en crosse : coupez au moins 30 cm sous la partie atteinte en désinfectant le sécateur entre chaque coupe.

Parasites fréquents : Des pucerons colonisent parfois les jeunes pousses au printemps, dont les feuilles se recroquevillent ; un jet d’eau suffit, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins », et les coccinelles font souvent le reste. Les oiseaux, merles en tête, se servent dans les baies mûres : un filet posé quand elles noircissent protège la récolte.

Prévention : Une plantation au soleil et aérée, sans excès d’azote, garde l’arbuste sain. Désinfecter les outils de taille et retirer le bois mort limite l’installation des maladies.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité : les baies sont comestibles et se consomment surtout en jus, en sirop ou en confiture, car elles sont très astringentes crues. Comme les pépins de pomme, leurs graines renferment un peu d’amygdaline, sans danger aux quantités consommées.

Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les autres animaux domestiques ; les oiseaux en mangent les baies.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit. Une grande quantité de baies crues, riches en tanins, peut tout au plus provoquer nausées ou maux d’estomac.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le sureau noir aime comme lui les sols frais et forme avec lui une haie fruitière dont les baies mûrissent à la même saison. Le cassissier, qui apprécie la même fraîcheur, complète le coin des petits fruits dès juillet. Au pied, les géraniums vivaces couvrent le sol et le gardent frais en été.

Associations à éviter : La lavande et le romarin réclament un sol sec et maigre, tout l’inverse de l’aronia. Le bouleau, aux racines superficielles et avides, assèche le sol à son pied en été.

Conseil : Mêlez-le au sureau et au cassissier dans une haie libre : leurs floraisons se succèdent d’avril à juin pour les pollinisateurs, et leurs baies de juillet à septembre pour vous comme pour les oiseaux.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pleine terre, au soleil ou à mi-ombre légère, en sol frais, légèrement acide à neutre.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De juin à août : tous les 7 à 10 jours Un arrosage copieux au pied vaut mieux que des apports légers, qui gardent les racines en surface ; c’est en juillet et août, quand les baies grossissent, que le manque d’eau se paie.les deux premières années, puis en sécheresse prolongée
Taille de structureUtile De février à mars Couper au ras du sol une ou deux des plus vieilles tiges, de 5 ans et plus, qui fructifient moins, laisse la place aux jeunes pousses parties du pied.à partir de la cinquième année
Compost, amendementOptionnel De mi-février à fin mars Cet apport suffit à l’aronia ; un engrais azoté le pousserait à faire du bois et des feuilles aux dépens des baies.une pelletée de compost mûr au pied
Gourmands et rejetsOptionnel D’avril à octobreDès que : quand des drageons sortent hors de la place prévue L’aronia drageonne et sa touffe s’élargit d’année en année ; un drageon bien raciné, détaché à l’automne, se replante pour multiplier l’arbuste.les arracher avec leur morceau de racine
FloraisonOptionnel De mi-avril à fin mai Un seul pied suffit pour obtenir des baies : l’aronia est autofertile, et les abeilles qui le butinent assurent la pollinisation.bouquets de fleurs blanches, mellifères
PaillageUtile De mi-avril à fin mai L’aronia aime les sols frais : un paillis épais, posé sur une terre réchauffée et encore humide, garde la fraîcheur tout l’été et limite les arrosages.paillis organique de 5 à 7 cm
Fructification, récolteUtile De mi-août à mi-octobre Les baies tiennent longtemps sur les rameaux, ce qui permet d’étaler la cueillette ; très astringentes crues, elles se consomment surtout en jus, en sirop ou en confiture.baies bien noires, légèrement souples sous le doigt