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Arbre · Bétulacées

Bouleau verruqueux Betula pendula

Aussi appelé : Bouleau pendant, Bouleau blanc, Bouleau d’Europe, Silver birch

Le bouleau verruqueux est l’arbre à écorce blanche des forêts claires d’Europe, spontané en France, reconnaissable à ses rameaux fins et retombants. Il atteint 15 à 25 m de haut pour 4 à 8 m d’étalement, pousse vite et dépasse rarement 80 à 100 ans. Il demande avant tout le plein soleil et une terre légère, fraîche en profondeur, même pauvre. Il supporte -40 °C mais souffre des étés chauds et secs du Midi, et son pollen, l’un des plus allergisants de France, est à peser avant de le planter près d’une maison.

Bouleau verruqueux (Betula pendula)
Photo : Jordgubbe, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbre
Famille
Bétulacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-40 °C
Floraison
De mars à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 2 à 7 : extrêmement rustique, il supporte des froids de −40 °C, et ce sont plutôt les étés chauds et secs du Midi qui le font souffrir.

Dimensions : 15 à 25 m de haut pour 4 à 8 m d’étalement à maturité, en port élancé aux rameaux fins et retombants.

Floraison : De mi-mars à début mai, des chatons mâles pendants jaunâtres, peu décoratifs, qui libèrent leur pollen avec l’ouverture des feuilles ; ce pollen compte parmi les plus allergisants de France.

Substrat : Terre légère, sableuse ou limoneuse, fraîche en profondeur et bien drainée, au pH de 4,5 à 7 ; il s’accommode des sols pauvres et légèrement calcaires.

Exposition : Plein soleil impérativement : arbre de lumière, il s’étiole et se dégarnit à l’ombre d’autres arbres.

Arrosage : Les trois premières années, 20 à 30 litres au pied tous les 7 à 10 jours en été et tous les 10 à 15 jours au printemps et en septembre, quand il ne pleut pas ; ensuite, seulement lors des sécheresses prolongées.

Durée de vie : Arbre caduc à croissance rapide et à vie assez courte, qui dépasse rarement 80 à 100 ans.

Multiplication : Semis de graines fraîches à l’automne, dehors, laissées en surface, ou transplantation d’un jeune semis spontané à l’automne.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les trois premières années, verser 20 à 30 litres au pied tous les 7 à 10 jours en été, et tous les 10 à 15 jours au printemps et en septembre, quand il ne pleut pas. Adulte, il se contente des pluies, mais un arrosage copieux pendant une sécheresse prolongée lui évite de jaunir et de perdre ses feuilles dès août.

Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : essence pionnière des sols pauvres, le bouleau se nourrit de ses propres feuilles tombées. Un paillis de broyat ou de feuilles mortes renouvelé chaque printemps suffit à entretenir la vie du sol.

Rempotage : Aucun rempotage pour cet arbre de pleine terre : il se plante de novembre à mars, hors gel, de préférence jeune, car un sujet déjà grand reprend mal. Tuteurer les deux premières années et pailler le pied chaque printemps.

Taille : Il se passe de taille : tous les 2 ans environ, d’août à novembre, ôter seulement le bois mort et les branches basses qui gênent. Ne jamais couper de la fin de l’hiver au printemps, quand les plaies laissent couler la sève en abondance.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, avec au moins 6 heures de soleil direct par jour. Arbre de lumière, il s’étiole et se dégarnit à l’ombre de plus grands que lui.

Emplacement : En extérieur et en pleine terre, isolé sur une pelouse ou en bosquet de trois à cinq sujets. Le tenir à l’écart des terrasses et des voitures, que ses pucerons couvrent de miellat, et des fenêtres des personnes allergiques à son pollen.

Substrat : Terre légère, sableuse ou limoneuse, fraîche en profondeur, même pauvre ou caillouteuse. Il pousse moins bien dans les terres argileuses lourdes et compactes.

pH : De 4,5 à 7 idéalement, en sol acide à neutre. Il tolère un sol légèrement calcaire, jusqu’à un pH de 7,5 environ.

Drainage : Un sol bien drainé lui convient, même s’il supporte une terre humide en hiver. C’est la sécheresse estivale, bien plus que l’excès d’eau, qui le fait dépérir.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : semer dehors en terrine ou en caissette à l’automne, ou en mars après 4 à 6 semaines de froid humide au réfrigérateur, les graines laissées en surface à la lumière et simplement plombées. Elles lèvent en 3 à 6 semaines vers 15 à 20 °C, sous un voile qui empêche le dessèchement, et reproduisent fidèlement l’espèce. Repiquer les plants en godets à l’automne suivant. Le semis de graines fraîches, récoltées en août quand les chatons femelles brunissent et s’effritent entre les doigts : il lève bien et donne des plants de 30 à 50 cm dès la deuxième année. Plus simple encore, déterrer à l’automne un jeune semis spontané de moins de 50 cm, très fréquent au pied des bouleaux, en gardant une bonne motte.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : un bouleau isolé se féconde mal et donne surtout des graines vides. Les chatons mâles et femelles naissent sur le même arbre et le vent porte le pollen. La récolte est bien meilleure là où d’autres bouleaux poussent à proximité. Les minuscules graines ailées perdent vite leur faculté de germer à l’air libre ; si on ne les sème pas à l’automne, les garder au réfrigérateur dans un bocal fermé jusqu’en mars, pas davantage.

Les autres méthodes

Bouturage : Il se bouture très mal : des boutures herbacées de 10 cm prélevées en juin, piquées dans un mélange de terreau et de perlite, à l’étouffée sous abri vers 20 °C, ne s’enracinent qu’en petit nombre, en 6 à 8 semaines, même avec une hormone de bouturage, facultative. Ce n’est pas la voie d’un amateur.

Division et autres méthodes : Aucune : c’est un arbre à tronc unique, qui ne se divise ni ne drageonne ; les formes pleureuses ou à feuilles découpées se greffent en fin d’hiver sur de jeunes bouleaux semés, un travail de pépiniériste.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La rouille du bouleau couvre en fin d’été le revers des feuilles de pustules orangées, puis les fait jaunir et tomber avant l’heure ; elle affaiblit peu un arbre adulte. Le polypore du bouleau, un champignon en forme de console blanchâtre sur le tronc, signale une pourriture du bois qui condamne l’arbre à terme : faire vérifier sa solidité par un élagueur s’il surplombe un passage. Des balais de sorcière, touffes serrées de rameaux dans la ramure, sont dus à un champignon sans gravité et se coupent s’ils déplaisent.

Parasites fréquents : Les pucerons du bouleau pullulent au printemps sous les feuilles et font pleuvoir un miellat collant, sur lequel se développe une fumagine noire ; l’arbre n’en souffre pas, et coccinelles et syrphes les régulent. Des larves mineuses creusent en été des plages brunes dans les feuilles, sans conséquence notable. Sur un arbre affaibli par la sécheresse, des scolytes peuvent s’installer sous l’écorce et précipiter son dépérissement.

Prévention : Planter le bouleau en plein soleil, dans une terre qui lui convient, et l’arroser pendant ses premiers étés : un arbre sans stress résiste à la plupart de ces attaques. Éviter les tailles importantes, dont les plaies ouvrent la porte aux champignons du bois. Ramasser les feuilles tombées à l’automne si la rouille a sévi.

Toxicité

Toxicité humaine : Le bouleau n’est pas toxique : sa sève se boit et ses feuilles s’emploient en tisane diurétique. Le vrai risque est son pollen, classé parmi les plus allergisants de France, qui provoque au printemps rhinite, conjonctivite et parfois asthme chez les personnes sensibles.

Toxicité animaux : Aucune intoxication n’est connue chez le chien ou le chat, et ses rameaux sont même donnés à ronger aux lapins et aux petits rongeurs. Mâchonner beaucoup de feuilles ou d’écorce peut tout au plus causer un trouble digestif passager.

Symptômes : Chez les allergiques, éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent et parfois gêne respiratoire, de mars à mai. Beaucoup réagissent aussi en mangeant crues la pomme, la noisette, la pêche ou la cerise, par des démangeaisons de la bouche et de la gorge.

Précautions : Si une personne du foyer est allergique au pollen de bouleau, choisir une autre essence ou planter l’arbre loin des fenêtres. Les tisanes de feuilles sont déconseillées aux allergiques à son pollen et en cas de maladie cardiaque ou rénale sévère.

Associations de plantes

Bonnes associations : Sous sa ramure légère, les crocus, les scilles et les narcisses fleurissent avant que ses feuilles ne fassent de l’ombre. Le géranium à grosses racines couvre le sol à son pied sans souffrir de la concurrence de ses racines. À ses abords ensoleillés, les bruyères et les callunes, qui aiment la même terre acide et légère, composent avec lui un décor de lande.

Associations à éviter : Le mélèze, planté à proximité, sert d’hôte au champignon de la rouille du bouleau, qui passe de l’un à l’autre au fil des saisons. Les rhododendrons et les hortensias, aux racines superficielles, manquent d’eau à son pied, où ses propres racines assèchent la terre. Un potager voisin souffre lui aussi de cette concurrence et de son ombre.

Conseil : Planter les bouleaux en bosquet de trois ou cinq sujets, espacés de 2 à 3 m, pour que leurs troncs blancs se mettent en valeur les uns les autres. Réserver le dessous aux bulbes de printemps et aux vivaces de sous-bois sec, qui se contentent de peu d’eau.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbre installé en pleine terre, isolé ou en bosquet, en plein soleil, dans une terre légère, fraîche en profondeur et plutôt acide.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mi-avril à fin mai : tous les 10 à 15 jours ; de juin à août : tous les 7 à 10 jours ; en septembre : tous les 10 à 15 jours Verser 20 à 30 litres au pied en une fois, quand il n’a pas plu, pour mouiller la terre en profondeur. Avec ses racines superficielles, le bouleau est l’un des arbres qui souffrent le plus de la sécheresse : un été sec fait jaunir et tomber ses feuilles dès le mois d’août.les trois premières années, puis lors des sécheresses prolongées
FloraisonUtile De mi-mars à mi-mai Les longs chatons jaunâtres libèrent leur pollen au moment où les feuilles s’ouvrent, avec un pic en avril. C’est l’un des pollens d’arbre les plus allergisants de France : mieux vaut ne pas planter le bouleau sous les fenêtres d’une personne allergique.chatons mâles pendants, pollen très allergisant
PaillageUtile De début avril à mi-mai Étaler 5 à 10 cm de paillis sur une terre encore humide pour garder la fraîcheur autour des racines, qui courent juste sous la surface. Laisser quelques centimètres dégagés contre le tronc.broyat, feuilles mortes ou écorces, sur 1 m autour du tronc
Inspection parasitaireUtile De début mai à mi-septembre Les pucerons du bouleau couvrent de miellat collant tout ce qui se trouve dessous sans nuire à l’arbre, et la rouille jaunit les feuilles en fin d’été. Un champignon en forme de console blanchâtre sur le tronc signale en revanche une pourriture du bois qui condamne l’arbre à terme.pucerons et miellat au printemps, rouille orangée en fin d’été
Fructification, récolteOptionnel D’août à octobre Les chatons femelles se désagrègent et dispersent des milliers de graines, qui lèvent dans les allées gravillonnées, les massifs et les gouttières. Arracher les jeunes semis dès qu’on les repère, avant que leur racine ne s’ancre.minuscules graines ailées emportées par le vent
Bois mort et feuilles abîméesUtile D’août à novembre, tous les 2 ans Supprimer le bois mort et, au besoin, les branches basses qui gênent le passage, en coupant net juste à l’extérieur du bourrelet qui entoure la base de la branche. Le bouleau supporte mal les tailles importantes, et son port naturel n’en demande aucune autre.jamais de la fin de l’hiver au printemps, quand les coupes pleurent