Connexion / Inscription →

Aromatique · Boraginacées

Bourrache Borago officinalis

Aussi appelé : Bourrache officinale, Borage

La bourrache est une annuelle velue du bassin méditerranéen, qui porte de juin à septembre des fleurs étoilées bleu vif à cône d’étamines noir, comestibles et très mellifères. Elle forme une touffe de 40 à 80 cm, parfois 1 m en sol riche, et se contente d’une terre ordinaire, même pauvre ou calcaire, au soleil. Elle convient à qui veut une plante de peu de soins : semée une fois en place, elle meurt après avoir grainé mais se ressème d’elle-même chaque année. Sa racine pivotante l’aide à passer les courtes sécheresses.

Bourrache (Borago officinalis)
Photo : Amédée Masclef, Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Aromatique
Famille
Boraginacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-5 °C
Floraison
De juin à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Annuelle rustique, cultivable partout en France quelle que soit la zone USDA, puisqu’elle accomplit tout son cycle entre le printemps et l’automne. Ses jeunes plants supportent des gelées légères, jusqu’à -5 °C environ, mais les fortes gelées la détruisent.

Dimensions : 40 à 80 cm de hauteur, parfois 1 m en sol riche, pour 30 à 50 cm d’étalement.

Floraison : De juin à septembre, des fleurs étoilées bleu vif, parfois roses ou blanches, à cône d’étamines noir, comestibles et très mellifères.

Substrat : Terre ordinaire, profonde et bien drainée, même pauvre ou calcaire, au pH idéal de 6 à 7,5.

Exposition : Plein soleil de préférence, mi-ombre légère tolérée.

Arrosage : Tous les 7 à 10 jours par temps sec, copieusement au pied ; sa racine pivotante lui fait supporter les courtes sécheresses.

Durée de vie : Annuelle, qui meurt après avoir grainé mais se ressème d’elle-même et revient chaque année au même endroit.

Multiplication : Semis en place d’avril à juin, en poquets de deux ou trois graines ; elle se ressème ensuite d’elle-même chaque année.

Arrosage & entretien

Arrosage : Garder la terre fraîche jusqu’à la levée, puis arroser copieusement au pied tous les 7 à 10 jours quand la pluie manque, de mai à septembre. Une plante qui souffre longtemps de la soif durcit et cesse de fleurir.

Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : un sol trop riche donne des tiges molles qui se couchent, et moins de fleurs. En terre très pauvre, une poignée de compost incorporée avant le semis suffit.

Rempotage : La bourrache ne se rempote pas, car sa racine pivotante supporte mal d’être dérangée : on la sème en place d’avril à juin, ou dans un pot d’au moins 30 cm de profondeur. Un plant acheté en godet se met en terre jeune, sans briser la motte.

Taille : Aucune taille n’est nécessaire, mais couper les tiges défleuries prolonge la floraison et limite les semis spontanés. En fin de saison, arracher les pieds secs et les mettre au compost, qu’ils enrichissent en potasse.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, pour une floraison abondante. Elle tolère une mi-ombre légère, où elle fleurit moins.

Emplacement : Extérieur, au potager, en massif ou en bordure, idéalement exposée au sud ou à l’ouest. Sur un balcon ensoleillé, elle pousse aussi dans un grand pot profond.

Substrat : Terre de jardin meuble et profonde, qui laisse descendre la racine pivotante, même pauvre, caillouteuse ou calcaire. En pot, un terreau pour potager allégé d’un tiers de sable.

pH : De 6 à 7,5 idéalement, mais elle pousse aussi en sol franchement calcaire.

Drainage : Indispensable : dans une terre qui reste gorgée d’eau, le collet pourrit et la plante s’effondre. En sol lourd, ameublir profondément et mêler du sable avant de semer.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : d’avril à juin, dehors, en poquets de deux ou trois graines espacés de 40 cm, couvertes de 2 cm de terre car elles germent à l’obscurité ; elles lèvent en 1 à 2 semaines vers 15 à 20 °C. Ne garder que le plant le plus vigoureux, la racine pivotante supportant mal le repiquage ; un semis de septembre passe l’hiver dans les régions douces et fleurit dès mai. Les graines reproduisent fidèlement la plante. Le semis en place : il lève sans difficulté, fleurit en 8 à 10 semaines, et la bourrache se ressème ensuite d’elle-même chaque année.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des abeilles. De juillet à septembre, les graines mûrissent une à une au fond du calice et tombent dès qu’elles sont noires : secouer les tiges au-dessus d’un sac ou cueillir les calices qui brunissent, puis laisser sécher. Les graines restent bonnes 3 ans au sec et au frais, et un pied laissé en place fournit de toute façon ses propres semis.

Les autres méthodes

Bouturage : Elle ne se bouture pas : c’est une annuelle à tiges creuses et charnues, qui se renouvelle par ses graines.

Division et autres méthodes : Aucune : annuelle à racine pivotante ; tout au plus déplace-t-on un semis spontané très jeune, à deux ou trois feuilles, avec sa motte.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium couvre les feuilles d’un feutrage blanc en fin d’été, surtout par temps sec et chaud sur des pieds trop serrés. Retirer les feuilles atteintes, ou arracher la plante si elle est envahie : en fin de cycle, elle ne justifie aucun traitement. Dans une terre détrempée, la pourriture du collet fait flétrir le pied d’un coup.

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots dévorent les jeunes plants à la levée, surtout par temps humide. Les pucerons noirs forment des manchons sur les tiges florales et sous les boutons, et un jet d’eau suffit à les déloger. Leurs colonies attirent coccinelles et syrphes, qui les régulent souvent sans autre intervention.

Prévention : Espacer les pieds de 30 à 40 cm pour que l’air circule, et éclaircir les semis spontanés trop serrés. Arroser au pied par temps sec plutôt que de laisser la plante s’épuiser. Protéger les semis par des pièges à bière ou des granulés au phosphate ferrique, utilisables en agriculture biologique.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible pour une consommation occasionnelle, mais les feuilles et, en moindre quantité, les fleurs contiennent des alcaloïdes pyrrolizidiniques, toxiques pour le foie quand on en consomme régulièrement. Les poils raides des tiges et des feuilles irritent aussi les peaux sensibles.

Toxicité animaux : L’ASPCA la classe toxique pour le chien, le chat et le cheval, chez qui elle provoque vomissements, diarrhée et irritations cutanées. Ses alcaloïdes ajoutent un risque pour le foie si l’animal en consomme régulièrement.

Symptômes : Une consommation répétée expose à une atteinte du foie qui s’installe sans signe précoce, puis se manifeste par des douleurs abdominales et un ventre gonflé. Au contact, les poils raides provoquent rougeurs et démangeaisons chez les personnes sensibles.

Précautions : Réserver fleurs et jeunes feuilles à un usage occasionnel, et s’en abstenir pendant la grossesse, l’allaitement et chez le jeune enfant. Ne cueillir que des pieds identifiés avec certitude : avant la floraison, la digitale, très toxique, a déjà été confondue avec la bourrache.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les fraisiers, ses voisins traditionnels, profitent des abeilles et des bourdons qu’elle attire, ce qui améliore leur pollinisation. Les courgettes, les courges et les concombres, dont les fleurs femelles doivent être visitées pour donner des fruits, en bénéficient de la même façon. Les tomates, que les bourdons pollinisent en faisant vibrer leurs fleurs, gagnent aussi à l’avoir en bout de rang.

Associations à éviter : Les carottes, les panais et la mâche, semés serrés et lents à s’installer, disparaissent sous ses larges feuilles et ses semis spontanés. Le thym, la sarriette et les autres aromatiques de garrigue dépérissent à l’ombre de ses tiges étalées. Aucune incompatibilité chimique n’est connue : seuls l’ombre et l’encombrement posent problème.

Conseil : Semer quelques pieds en bordure ou en bout de rang plutôt qu’au milieu des cultures : ils attirent les pollinisateurs sans faire d’ombre. Au printemps suivant, arracher les jeunes plants nés au mauvais endroit et ne garder que ceux qui ne gênent rien.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Annuelle semée en place au potager ou en massif, au soleil ou à mi-ombre légère, dans une terre ordinaire, profonde et bien drainée.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De mai à septembre : tous les 7 à 10 jours Tenir la terre fraîche jusqu’à la levée, puis n’arroser que lorsque la pluie manque : la racine pivotante va chercher l’eau en profondeur. Un pied qui souffre longtemps de la soif durcit et cesse de fleurir.Par temps sec seulement, copieusement au pied
SemisEssentiel D’avril à juin Semer en poquets de deux ou trois graines et ne garder que le plant le plus vigoureux, car la racine pivotante supporte mal le repiquage. Un semis de septembre passe l’hiver dans les régions douces et fleurit dès le mois de mai.En place, à 2 cm de profondeur, 30 à 40 cm entre les pieds
Inspection parasitaireUtile De mi-avril à fin juillet Protéger les jeunes plants des limaces par temps humide, puis surveiller les manchons de pucerons noirs qui se forment sous les boutons. Un jet d’eau suffit le plus souvent, les coccinelles et les syrphes faisant le reste.Limaces à la levée, pucerons noirs sur les tiges florales
FloraisonUtile De juin à septembre Très riches en nectar, les fleurs se succèdent tout l’été et comptent parmi les plus visitées du potager par les abeilles et les bourdons. Pour en décorer un plat, les cueillir le matin en pinçant le cône noir des étamines : la corolle se détache seule du calice velu.Étoiles bleues, parfois rosées, comestibles
Fructification, récolteOptionnel De mi-juillet à fin septembre Secouer les tiges défleuries au-dessus d’un sac pour récolter les graines, ou laisser faire : la bourrache se ressème seule et revient chaque année au même endroit. Arracher très jeunes les plantules en trop, avant que leur pivot ne s’enfonce.Graines noires qui tombent dès leur maturité