Arbre · Araliacées
Brassaiopsis Brassaiopsis mitis
Le brassaiopsis est un petit arbre des forêts de montagne d’Asie, de l’Himalaya au sud-ouest de la Chine, cultivé pour ses grandes feuilles palmées ; ses fleurs crème verdâtre passent presque inaperçues. Il forme un sujet de 3 à 6 m au port souple et peu ramifié, pour 2 à 3 m d’étalement. Il demande la mi-ombre, un sol forestier riche en humus qui ne sèche jamais complètement, et un coin abrité du vent, qui déchire son feuillage. Installé, il supporte environ -8 °C, mais les jeunes plants sont bien plus sensibles et, sous climat frais, il reste une plante de véranda.
- Type
- Arbre
- Famille
- Araliacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -8 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Exigeante
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 8b à 9, environ -8 °C sur un sujet installé et abrité, les jeunes plants étant nettement plus sensibles.
Dimensions : petit arbre de 3 à 6 mètres, à port souple et peu ramifié, pour 2 à 3 mètres d'étalement.
Floraison : De la fin de l’été à l’automne, de grandes panicules d’ombelles de petites fleurs crème verdâtre, peu décoratives et rarement vues sous nos climats : c’est une plante de feuillage.
Substrat : sol forestier profond, riche en humus, frais et bien drainé, pH légèrement acide.
Exposition : mi-ombre à ombre claire, à l'abri du vent qui déchire ses grandes feuilles palmées.
Arrosage : régulier toute la belle saison, le sol ne devant jamais sécher complètement.
Durée de vie : Vivace ligneuse, 20 à 30 ans. Sous climat frais elle reste une plante de serre ou de véranda, ce qui abrège sa vie.
Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées en juillet et août, à l’étouffée et sur chaleur de fond, ou marcottage aérien au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : deux fois par semaine en été sur un jeune sujet, en mouillant largement toute la surface racinaire. Espacer en hiver sans laisser la motte se dessécher, cette araliacée n'ayant pas de réserve.
Fertilisation : compost mûr en surface au printemps, complété d'un engrais plantes vertes mensuel en pot d'avril à août.
Rempotage : tous les 2 à 3 ans au printemps pour un sujet en bac, dans un contenant plus large qu'un profond.
Taille : aucune taille de formation, l'architecture naturelle faisant tout l'intérêt de la plante. Rabattre seulement une tige abîmée par le gel, au printemps, quand on voit repartir le bois sain.
Exposition & substrat
Exposition : mi-ombre ou ombre lumineuse, 2 à 3 heures de soleil doux au maximum. Le plein soleil brûle et racornit le limbe.
Emplacement : extérieur en climat doux et abrité, sous le couvert léger de plus grands arbres. Ailleurs, bac hiverné en serre froide lumineuse hors gel.
Substrat : terreau de feuilles, terre franche et écorce compostée à parts égales, pour une texture aérée et retentrice à la fois.
pH : légèrement acide à neutre, entre 5,5 et 7.
Drainage : nécessaire malgré son goût de la fraîcheur : l'eau doit traverser et non stagner. Un sol lourd et froid en hiver est la principale cause de perte.
Multiplication
Bouturage : en juillet et août, prélever des tronçons de tige semi-aoûtée de 15 cm, ne garder qu’une feuille coupée de moitié et piquer dans un mélange de terreau et de perlite. Placer à l’étouffée sous mini-serre, à l’ombre claire et sur chaleur de fond de 20 à 25 °C, sous abri ou à l’intérieur ; l’enracinement prend 6 à 10 semaines, avec une hormone de bouturage facultative. Hiverner les jeunes plants hors gel. Le bouturage ou le marcottage aérien au printemps, plus lent mais plus sûr ; les deux restent d’une réussite moyenne.
Les autres méthodes
Semis :
SemerLes graines sont introuvables dans le commerce courant et la plante fructifie rarement chez nous. Si l’on en obtient, les semer fraîches à l’intérieur, à peine couvertes de 5 mm de terreau, vers 20 à 25 °C : la levée, lente, prend 4 à 8 semaines, et les plants reproduisent l’espèce.
Récolter les grainesPas de graines en culture : sous nos climats, elle fleurit trop tard et trop rarement pour que les insectes fécondent ses fleurs, et les petites baies noires ne mûrissent presque jamais avant l’hiver. Si un pied fructifie en véranda, extraire les graines de baies bien noires et les semer aussitôt, car elles ne supportent pas d’être séchées ni gardées. Faute de graines, la bouture ou la marcotte prennent le relais.
Division et autres méthodes : Marcottage aérien d’avril à juin : inciser l’écorce d’une tige sur 2 cm, l’envelopper de sphaigne humide tenue par un film plastique noué aux deux bouts, et sevrer quand les racines apparaissent, 2 à 3 mois plus tard. Un rejet né au pied se détache aussi au printemps avec ses racines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : peu de maladies signalées en culture, le principal trouble étant la brûlure du feuillage par le soleil ou le vent, qui dessèche les pointes et les bords du limbe. La pourriture racinaire menace en sol lourd et détrempé l'hiver. Une chute partielle des feuilles après un coup de froid n'est pas grave si le bois reste vert.
Parasites fréquents : araignée rouge sous les feuilles dans une atmosphère sèche, reconnaissable au piquetage clair du limbe. Cochenilles farineuses à l'aisselle des pétioles. Limaces et escargots sur les jeunes pousses au printemps.
Prévention : planter à l'abri du vent et pailler pour garder la fraîcheur. Brumiser le feuillage en période sèche décourage l'araignée rouge.
Toxicité
Toxicité humaine : la toxicité de cette espèce est mal documentée. Comme beaucoup d'Araliacées, la famille du lierre et des Schefflera, elle est susceptible de contenir des saponines et des cristaux d'oxalate irritants pour la peau et les muqueuses.
Toxicité animaux : aucune donnée spécifique pour le chien et le chat, mais la prudence s'impose par analogie avec les autres Araliacées, dont plusieurs sont classées toxiques.
Symptômes : en cas d'ingestion, on peut attendre une irritation buccale, une salivation et des troubles digestifs ; au contact, de possibles rougeurs.
Précautions : considérer la plante comme non comestible et la tenir hors de portée des jeunes enfants et des animaux qui mordillent. Porter des gants pour la tailler, faute de données rassurantes.
Associations de plantes
Bonnes associations : les fougères rustiques et les hostas partagent son ombre fraîche et forment un étage bas qui met en valeur ses feuilles palmées. Les hydrangeas de sous-bois demandent le même sol humifère. Un tapis d'épimédiums couvre le pied sans concurrencer les racines.
Associations à éviter : les plantes de plein soleil et de sol sec, lavandes ou cistes, dont les besoins sont opposés. Les bambous traçants envahiraient rapidement son espace racinaire. Éviter les grands conifères qui assèchent le sol en profondeur.
Conseil : placer la plante là où le soleil rasant du matin ou du soir traverse le limbe. Ces grandes feuilles palmées prennent alors un relief que l'ombre franche ne montre jamais.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en grand bac, dehors à mi-ombre abritée de mai à octobre et hivernage en véranda ou serre froide lumineuse, ou pleine terre en jardin d'ombre sur le littoral atlantique doux. Arbuste himalayen à très grandes feuilles palmées, tolérant de courtes gelées jusqu'à environ -8 °C une fois installé.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début mai à mi-septembre : tous les 2 à 4 jours ; de mi-septembre à fin avril : tous les 8 à 14 jours | Les immenses feuilles transpirent énormément et s'affaissent dès que le substrat sèche, en marquant définitivement leur bord de brun. Réduire nettement en hiver, quand la plante ne pousse plus. |
| Brumisation | De juin à août : tous les 1 à 2 jours ; de mi-octobre à mi-avril : tous les 2 à 3 jours | L'air sec des canicules comme celui d'un local d'hivernage brunit rapidement le bord du limbe. Doucher le feuillage en fin de journée pendant les fortes chaleurs limite aussi les araignées rouges. |
| Engrais liquide | De mai à août : toutes les 2 à 3 semaines | Soutenir la production de ces très grandes feuilles, coûteuse pour la plante. Cesser début septembre pour que les tissus durcissent avant les froids. |
| Inspection parasitaire | De mi-octobre à mi-avril : toutes les 1 à 2 semaines ; de mi-avril à mi-octobre : toutes les 2 à 4 semaines | Les araignées rouges décolorent le feuillage de fines piqûres dans l'air sec de l'hivernage, comme chez tous les aralias. Chercher aussi les cochenilles farineuses au départ des pétioles et les limaces sur les jeunes pousses au printemps. |
| Paillage | D’avril à mai | Un paillis épais d'écorces ou de feuilles broyées maintient la fraîcheur des racines pendant tout l'été. Il enrichit doucement le sol en se décomposant, ce qui convient à cette plante gourmande. |
| Rempotage | D’avril à mai, tous les 2 ans | Rempoter avant la reprise dans un contenant stable, le feuillage énorme offrant une grande prise au vent. Un terreau de feuilles additionné d'écorces fines et de sable convient parfaitement. |
| Bois mort et feuilles abîmées | D’avril à octobre | Retirer les feuilles fanées au fur et à mesure garde la silhouette nette et dégage le tronc. Se méfier des aiguillons présents sur les pétioles et les jeunes tiges de cette plante. |
| Ombrage estival | De début mai à mi-septembre | Le soleil direct brûle les grandes feuilles en larges plages sèches, définitives sur un feuillage renouvelé lentement. La lumière filtrée sous des arbres caducs convient idéalement à cette plante de forêt. |
| Sortie au printemps | En mai | Les très grandes feuilles palmées brûlent au premier soleil direct après un hivernage sous verre, et le vent les déchire. Un emplacement à l’ombre légère, adossé à un mur, est ce qui lui convient tout l’été. |
| Rentrée à l'automne | De début octobre à mi-novembre | Une plante en bac gèle bien plus facilement qu'un sujet installé en pleine terre, sa motte étant exposée de tous côtés. Réduire les arrosages pendant l'hivernage sans jamais laisser la motte sécher complètement. |
| Voile d'hivernage | De début novembre à mi-mars | Protéger surtout le bourgeon terminal, dont la perte défigure durablement la silhouette. Un paillis épais au pied complète utilement l'abri, les racines restant superficielles. |