Annuelle · Astéracées
Souci Calendula officinalis
Aussi appelé : Souci officinal, Souci des jardins, Calendule, Fleur de tous les mois, Pot marigold
Le souci est une annuelle du bassin méditerranéen, cultivée depuis des siècles au potager comme au jardin pour ses capitules orange vif ou jaune d’or aux pétales comestibles. Il forme une touffe de 30 à 60 cm de haut, 25 cm pour les formes naines de balcon, et fleurit de juin aux premières fortes gelées. Il lui faut surtout du plein soleil : à mi-ombre, ses tiges s’étirent et ses fleurs restent fermées. Peu exigeant sur la terre, il convient aux débutants et se ressème seul d’une année sur l’autre.
- Type
- Annuelle
- Famille
- Astéracées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -5 °C
- Floraison
- De juin à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Annuelle rustique, cultivée de la zone USDA 2 à la zone 11 selon les étés. Le plant adulte encaisse -5 °C et fleurit souvent jusqu’en novembre, mais une gelée de -8 °C le détruit en une nuit.
Dimensions : 30 à 60 cm de haut selon la variété, pour 30 à 40 cm d’étalement. Les formes naines de balcon plafonnent à 25 cm.
Floraison : De juin à fin octobre, souvent jusqu’à la première forte gelée : capitules orange vif ou jaune d’or, simples ou doubles, à l’odeur résineuse ; les pétales sont comestibles.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, même pauvre, allégée de sable si elle est lourde. pH idéal de 6 à 7,5 ; le calcaire ne le gêne pas.
Exposition : Plein soleil, 6 heures directes au minimum. À mi-ombre les tiges s’étirent et les capitules restent obstinément fermés.
Arrosage : Tous les 6 à 8 jours au printemps, tous les 3 à 4 jours en juillet et août, à raison de 5 litres par mètre carré. En jardinière, compter le double de passages.
Durée de vie : Annuelle, parfois bisannuelle en climat doux. Le pied meurt à la première forte gelée mais se ressème seul et tient la même place des années durant.
Multiplication : Semis en place de fin mars à début mai, à 1 cm de profondeur, ou fin août au sud de la Loire ; il se ressème seul.
Arrosage & entretien
Arrosage : Au goulot et le matin, tous les 6 à 8 jours d’avril à juin, tous les 3 à 4 jours en plein été, sans mouiller le feuillage. En jardinière, 20 cm de terreau sèchent en 2 jours au soleil : il faut doubler la cadence.
Fertilisation : Aucun apport en pleine terre, où un sol trop riche donne des feuilles et peu de fleurs. En pot seulement, un engrais pour plantes fleuries pauvre en azote toutes les 3 semaines, de juin à août.
Rempotage : Sans objet pour une annuelle, que l’on ressème plutôt que l’on rempote. En jardinière, renouveler le terreau à chaque saison au lieu de garder celui de l’année passée, épuisé et souvent porteur d’oïdium.
Taille : Pincer la tige principale à 10 ou 15 cm pour obtenir une touffe ramifiée, puis couper les fleurs fanées tous les 8 à 10 jours. Laisser deux ou trois capitules monter en graine en septembre suffit à assurer le ressemis.
Exposition & substrat
Exposition : 6 heures de soleil direct au minimum, et davantage vaut mieux. Les capitules suivent la lumière et ne s’ouvrent pas par temps couvert, ce qui se voit cruellement à l’ombre d’un mur.
Emplacement : Extérieur toute l’année, en bordure de potager, en massif ou en jardinière, exposition sud ou sud-ouest. Le souci ne se cultive pas en intérieur : il y file et n’y fleurit pas.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, sans amendement, simplement ameublie sur 20 cm. En pot, deux tiers de terreau pour un tiers de terre franche et une poignée de sable grossier.
pH : De 6 à 7,5, l’optimum tournant autour de la neutralité. Il tolère sans broncher un sol calcaire jusqu’à pH 8.
Drainage : Bon drainage indispensable : la racine pivotante pourrit dans une terre gorgée d’eau, surtout au stade jeune plant. En jardinière, percer largement le fond et vider la soucoupe après chaque pluie.
Multiplication
Semis : de fin mars à début mai, dehors en place dès que le sol se réchauffe, graines couvertes de 1 cm de terre : elles lèvent en 1 à 2 semaines vers 15 °C. Éclaircir à 25 cm pour que l’air circule ; un second semis fin août donne, au sud de la Loire, une floraison dès avril. Les variétés anciennes se reproduisent à peu près fidèlement, les formes doubles redonnant une part de fleurs simples. Le semis en place : il lève sans difficulté et fleurit 8 à 10 semaines plus tard, puis le souci se ressème seul.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes. De juillet à octobre, cueillir les capitules fanés quand ils brunissent et que les graines arquées, hérissées de petites épines, se détachent sans effort, puis les faire sécher quelques jours à l’ombre. Les graines restent bonnes 3 ans au sec et au frais. Pour une variété aux fleurs bien doubles ou d’une couleur précise, le sachet du commerce est plus sûr.
Les autres méthodes
Bouturage : Il ne se bouture pas : c’est une annuelle qui se renouvelle par ses graines.
Division et autres méthodes : Aucune : annuelle à racine unique ; un semis spontané se déplace jeune avec sa motte.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium couvre les feuilles basses d’un feutrage blanc à partir d’août, surtout sur les touffes serrées et arrosées par-dessus. La tache foliaire du souci (Entyloma calendulae) pose des cercles jaunes puis bruns sur le feuillage, sans tuer la plante. Dans les deux cas, ôter les feuilles atteintes, ne pas les composter, et traiter au soufre ou à la décoction de prêle si la floraison s’en ressent.
Parasites fréquents : Les pucerons noirs colonisent les boutons encore fermés et le haut des tiges, en amas denses très reconnaissables. Les limaces dévorent les jeunes semis en une nuit, et les aleurodes s’installent sur les plants élevés sous abri. Un jet d’eau règle l’essentiel, puis un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » si la colonie persiste.
Prévention : Espacer les pieds de 25 à 30 cm pour que l’air passe entre les touffes. Arroser au pied et le matin, jamais le soir sur le feuillage. Ne pas ressemer des soucis 2 années de suite exactement au même endroit, et ramasser les tiges mortes à l’automne.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune. Les pétales sont comestibles, colorent riz et potages et servent depuis longtemps en macérat huileux pour la peau.
Toxicité animaux : Le Calendula officinalis figure sur la liste des plantes non toxiques de l’ASPCA pour le chien, le chat et le cheval, sans principe toxique identifié. À ne pas confondre avec le tagète (Tagetes), l’autre plante appelée souci ou œillet d’Inde, lui classé irritant.
Symptômes : Rien n’est décrit, hors le trouble digestif passager que provoque l’ingestion massive de n’importe quel végétal. Quelques personnes allergiques aux astéracées (armoise, camomille, ambroisie) réagissent au contact répété des fleurs.
Précautions : Aucune précaution particulière au jardin, y compris avec de jeunes enfants. Rincer les pétales destinés à la cuisine et s’abstenir d’usage interne pendant la grossesse, faute de données.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les tomates et les courgettes, dont il attire les pollinisateurs et les syrphes qui dévorent les pucerons. Les choux, qu’il aide en fixant sur lui une partie des ravageurs. Les fèves, pour la même raison : les pucerons noirs préfèrent nettement ses boutons tendres.
Associations à éviter : Les courges et les rosiers en situation confinée, car le souci héberge l’oïdium dès la fin de l’été et le leur passe. Les vivaces lentes de rocaille, que ses semis spontanés étouffent en deux saisons. Les jeunes salades, qu’il recouvre entièrement de son feuillage en juillet.
Conseil : Le semer en ligne en bout de planche plutôt qu’entre les rangs. On le voit, on le récolte et on coupe ses fleurs fanées sans piétiner le potager, et il garde son rôle de plante relais à deux pas des cultures.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Semis et culture en pleine terre au potager ou en massif, en plein soleil, dans un sol ordinaire bien drainé ; les gestes de pot valent pour une jardinière d’au moins 20 cm de profondeur.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mi-avril à fin juin : tous les 6 à 8 jours ; de juillet à août : tous les 3 à 4 jours ; de septembre à octobre : tous les 8 à 12 jours | Arroser au goulot le matin, au pied, sans mouiller un feuillage sur lequel l’oïdium s’installe. Le souci encaisse un coup de sec mais cesse net de fleurir dès que la touffe fane. |
| Inspection parasitaire | De mai à juin : tous les 5 à 7 jours ; de début juillet à mi-septembre : tous les 10 à 14 jours | Retourner les jeunes pousses et les boutons encore verts, là où la colonie de pucerons noirs se forme avant d’être visible de loin. Une douche au jet suffit tant qu’elle est jeune, et le souci sert alors de plante relais pour les fèves voisines. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider la soucoupe des jardinières de soucis, dont la racine pivotante pourrit vite dans une eau qui ne part pas. Les pluies d’automne remplissent une soucoupe aussi sûrement qu’un arrosage d’été. |
| Semis | De mi-mars à mi-mai | Semer en place à 1 cm de profondeur dès que le sol se réchauffe, puis éclaircir à 25 cm pour que l’air circule. Un second semis de fin août donne, au sud de la Loire, une floraison dès le mois d’avril suivant. |
| Mise en place des plants | De mi-avril à fin mai | Mettre en place les jeunes plants quand les gelées blanches ne sont plus à craindre, à 25 ou 30 cm les uns des autres. La première forte gelée d’automne détruira la touffe : le souci se replante chaque année et ne se rentre pas. |
| Pincement | En mai | Couper l’extrémité de la tige principale au-dessus de la troisième paire de feuilles. On obtient une touffe ramifiée et couverte de fleurs plutôt qu’une hampe unique qui verse à la première pluie d’orage. |
| Paillage | En juin | Étaler une paille courte ou une tonte séchée tant que le sol est encore frais, pour traverser juillet sans arrosage quotidien. Le paillis évite aussi les éclaboussures de terre qui salissent les fleurs basses. |
| Fleurs fanées | De juin à octobre | Supprimer les capitules fanés tous les 8 à 10 jours : le souci s’arrête de fleurir dès qu’il monte en graine, et ce seul geste tient la floraison jusqu’aux gelées. En septembre, laisser deux ou trois têtes grainer suffit au ressemis spontané. |
| Engrais liquide | De juin à août | Apporter un engrais pour plantes fleuries toutes les 3 semaines aux sujets en pot, dont le terreau s’épuise en 2 mois. En pleine terre, l’azote donne des feuilles et très peu de fleurs. |
| Floraison | De juin à octobre | La floraison s’ouvre environ 10 semaines après le semis et se prolonge jusqu’à la première forte gelée. C’est la période où l’on récolte les pétales à sécher, cueillis le matin après l’évaporation de la rosée. |