Arbuste · Lamiacées
Arbuste aux bonbons Callicarpa bodinieri
Aussi appelé : Callicarpe, Callicarpe de Bodinier, Arbre aux bonbons, Beautyberry
L’arbuste aux bonbons est un arbuste caduc originaire de Chine, cultivé moins pour ses discrètes fleurs rose lilas de juillet que pour ses grappes de baies violet brillant, qui tiennent d’octobre à décembre. Il forme une touffe dressée de 1,5 à 3 m de haut, aux rameaux légèrement arqués. Pour se couvrir de baies, il lui faut au moins 4 à 6 heures de soleil par jour et une terre fraîche, riche en humus ; en sol sec et pauvre, il fructifie moins. Rustique jusqu’à -20 °C, il convient à tous les jardins qui manquent de couleur en automne.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Lamiacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- En juillet
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 6 à 8 : il supporte -20 °C ; un hiver très rude peut geler l’extrémité des rameaux, qui repartent du bois sain au printemps.
Dimensions : 1,5 à 3 m de haut et 1,5 à 2,5 m d’étalement, en touffe dressée aux rameaux légèrement arqués.
Floraison : En juillet, parfois dès la fin juin : petits bouquets de fleurs rose lilas à l’aisselle des feuilles, discrets, suivis en octobre de grappes de baies violet brillant qui tiennent souvent jusqu’en décembre.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, fraîche, riche en humus et bien drainée, de pH 6 à 7,5 ; il tolère un peu de calcaire mais fructifie moins en sol sec et pauvre.
Exposition : Soleil ou mi-ombre légère : il lui faut au moins 4 à 6 heures de soleil par jour pour se couvrir de baies.
Arrosage : 10 à 15 litres au pied tous les 7 à 10 jours par temps sec, de juin à août, les deux premiers étés, puis seulement en cas de sécheresse prolongée.
Durée de vie : Arbuste vivace caduc de longue vie, qui se garde plusieurs dizaines d’années en se renouvelant par la base.
Multiplication : Bouturage de pousses semi-aoûtées en juillet et début août, en terreau et sable sous abri, plantées au printemps suivant.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les deux premiers étés, apportez 10 à 15 litres au pied tous les 7 à 10 jours sans pluie, de juin à août. Ensuite, la pluie lui suffit, sauf en sécheresse prolongée, où un arrosage copieux préserve les baies en formation.
Fertilisation : Il se passe d’engrais en terre ordinaire : un paillis de feuilles mortes ou de compost renouvelé au printemps nourrit le sol. Un excès d’azote donnerait du feuillage au détriment des fleurs et des baies.
Rempotage : Arbuste de pleine terre, il se plante d’octobre à mars hors gel et ne se rempote pas. Plantez-en de préférence deux ou trois, à 1,5 m les uns des autres : groupés, ils se couvrent de davantage de baies.
Taille : De la mi-février à la mi-mars, raccourcissez d’un tiers les rameaux de l’an passé et coupez au ras du sol une ou deux des plus vieilles tiges : fleurs et baies naissent sur les pousses de l’année. Un sujet dégarni se rabat à 30 ou 40 cm du sol à la même période, et il refleurit dès l’été qui suit, avec moins de baies la première année.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil ou mi-ombre légère, avec au moins 4 à 6 heures de soleil par jour pour une fructification abondante. À l’ombre, il pousse bien mais porte peu de baies.
Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, en massif, en haie libre ou en isolé, à l’abri des vents violents. Placez-le en vue de la maison, où ses baies éclaireront les rameaux nus de l’automne au début de l’hiver.
Substrat : Une bonne terre de jardin, fraîche et riche en humus, argileuse, limoneuse ou sableuse, enrichie de compost à la plantation. Il pousse aussi en sol pauvre, mais y fructifie moins.
pH : De 6 à 7,5 : il préfère un sol neutre à légèrement acide et tolère un peu de calcaire.
Drainage : Il aime un sol frais mais redoute l’eau stagnante en hiver, qui asphyxie ses racines. En terre lourde, ameublissez largement le trou de plantation et plantez légèrement surélevé.
Multiplication
Bouturage : en juillet et début août, prélever des pousses de l’année de 10 à 12 cm dont la base commence à durcir, ne garder que deux feuilles réduites de moitié et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Placer sous abri, à l’ombre et à l’étouffée ; elles s’enracinent en 4 à 6 semaines. Hiverner sous châssis froid et planter au printemps ; les variétés se multiplient de cette façon. Le bouturage de pousses semi-aoûtées : il réussit bien.
Les autres méthodes
Semis :
SemerRécolter les baies en novembre, en extraire les graines, les semer dehors en terrine à l’automne, couvertes de 5 mm : elles lèvent au printemps après le froid de l’hiver. Les plants obtenus varient et fructifient de façon moins sûre que le pied mère.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : il fructifie seul, mais plusieurs pieds de l’espèce donnent des grappes bien plus fournies. Cueillir les baies avant que les oiseaux ne les vident, écraser la pulpe dans l’eau et sécher les graines quelques heures seulement : elles se sèment dans la foulée et ne gagnent rien à être conservées. Les variétés ne se reproduisent pas fidèlement par graines.
Division et autres méthodes : Marcottage simple en mars et avril : coucher une branche basse, l’entailler sous un nœud, l’enterrer de 10 cm et la maintenir par un crochet. La sevrer à l’automne suivant, quand elle a ses racines ; un rejet de la base se détache aussi en fin d’hiver avec ses racines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Il est remarquablement sain, et aucune maladie notable ne le touche en culture. Seul l’armillaire peut, rarement, faire dépérir un vieux sujet en sol trop humide : il faut alors l’arracher avec sa souche et le porter à la déchetterie.
Parasites fréquents : Aucun ravageur ne lui cause de dégâts sérieux. Quelques pucerons s’installent parfois sur les jeunes pousses au printemps : un jet d’eau les déloge, et les coccinelles et les syrphes les régulent vite.
Prévention : Un sol drainé, un paillis et la taille d’éclaircie de fin d’hiver, qui aère la touffe, suffisent à le garder vigoureux. Évitez les engrais azotés, qui donnent des pousses tendres appréciées des pucerons.
Toxicité
Toxicité humaine : Faible toxicité : ses baies, très astringentes, sont décoratives et ne se mangent pas, malgré son nom d’arbuste aux bonbons. En avaler une grande quantité peut tout au plus provoquer des troubles digestifs légers.
Toxicité animaux : Aucune toxicité notable n’est décrite pour le chien, le chat ou le cheval. Les oiseaux mangent ses baies en hiver sans dommage.
Symptômes : Aucune intoxication sérieuse n’est décrite ; une ingestion importante de baies peut causer nausées, vomissements ou diarrhée passagers. Aucune réaction cutanée n’est décrite au contact.
Précautions : Apprenez aux jeunes enfants que ces baies, qui ressemblent à des bonbons, ne se mangent pas. Aucune autre précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le cornouiller de Sibérie (Cornus alba), aux tiges rouges, et la viorne de Bodnant (Viburnum x bodnantense), aux fleurs roses parfumées en hiver, prolongent le spectacle quand ses baies s’effacent. Les sédums d’automne (Hylotelephium spectabile) et les anémones du Japon fleurissent à ses pieds au moment où ses baies se colorent. Un fond de feuillage persistant sombre, comme l’osmanthe ou le houx, fait ressortir leur violet.
Associations à éviter : Le laurier-cerise, trop vigoureux, l’étouffe et lui vole la lumière dont il a besoin pour fructifier. Les haies de thuyas ou de cyprès assèchent le sol à son pied et le plongent dans l’ombre.
Conseil : Plantez-en deux ou trois ensemble, en vue de la maison, pour multiplier les baies. Coupez quelques rameaux chargés de baies en automne : ils tiennent longtemps en vase et en bouquet sec.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste caduc planté en pleine terre, en massif, en isolé ou en haie libre, au soleil ou à mi-ombre légère, dans une terre de jardin fraîche et bien drainée.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 7 à 10 jours | Verser 10 à 15 litres au pied en une fois, pour que l’eau descende jusqu’aux racines. Un été sec réduit nettement la fructification. |
| Taille de structure | De mi-février à mi-mars | Fleurs et baies naissent sur les pousses qui partiront après cette taille, qui ne fait donc rien perdre. Les extrémités gelées se coupent au même moment, au-dessus d’un bourgeon sain. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Le paillis garde la fraîcheur en été et nourrit le sol en se décomposant, ce qui dispense d’engrais. Trop d’azote ferait pousser des feuilles au détriment des baies. |
| Floraison | De mi-juin à mi-août | Discrète, elle s’ouvre surtout en juillet sur les pousses de l’année. Chaque bouquet deviendra une grappe de baies. |
| Bouturage | De début juillet à mi-août | Prélever des pousses de l’année dont la base commence à durcir, ne garder que deux feuilles réduites de moitié et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Elles s’enracinent en quelques semaines et se plantent au jardin le printemps suivant. |
| Fructification, récolte | D’octobre à décembre | Elles restent sur les rameaux nus après la chute des feuilles, souvent jusqu’en décembre, parfois au-delà. Deux ou trois pieds plantés ensemble en portent davantage qu’un sujet isolé. |