Arbuste · Calycanthacées
Arbre aux anémones Calycanthus floridus
Aussi appelé : Calycanthe de Floride, Pompadour, Carolina allspice, Sweetshrub
L’arbre aux anémones est un arbuste caduc du sud-est des États-Unis, cultivé pour ses fleurs brun pourpré à rouge acajou aux pétales charnus, dont le parfum fruité rappelle la fraise et la pomme. Il forme une touffe arrondie de 2 à 3 m de haut et d’autant de large, qui drageonne peu à peu. Il demande une terre profonde, fraîche et riche en humus, plutôt acide à neutre, et redoute le calcaire actif. Rustique partout en France, il préfère la mi-ombre dans le Midi, où le soleil brûlant le fatigue.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Calycanthacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- De mai à juillet
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 5, jusqu'à -25 °C, parfaitement rustique partout en France.
Dimensions : arbuste de 2 à 3 mètres de haut pour autant d'étalement, à port arrondi et drageonnant.
Floraison : De mai à juillet, des fleurs brun pourpré à rouge acajou aux pétales charnus, au parfum fruité de fraise et de pomme, plus marqué quand on froisse l’écorce. Les graines sont toxiques.
Substrat : sol profond, frais et riche en humus, plutôt acide à neutre, il tolère mal le calcaire actif.
Exposition : soleil non brûlant ou mi-ombre, la mi-ombre lui convenant mieux dans le Midi.
Arrosage : régulier les premières années puis en période sèche, l'arbuste appréciant un sol qui reste frais.
Durée de vie : Arbuste vivace, 40 à 60 ans. Il vieillit lentement et ne demande qu’un éclaircissage occasionnel des vieilles branches.
Multiplication : Marcottage simple d’une branche basse de fin mars à début mai, sevrée l’automne suivant, ou prélèvement d’un drageon en mars.
Arrosage & entretien
Arrosage : une fois par semaine et copieusement pendant les deux premiers étés. Ensuite seulement en cas de sécheresse, un paillage remplaçant la moitié des apports.
Fertilisation : compost mûr en surface à l'automne, engrais organique pour arbustes à fleurs au débourrement. Il fleurit mal en sol pauvre.
Rempotage : peu adapté à la culture en bac ; en pot, rempoter tous les 2 ans au printemps dans un grand contenant.
Taille : juste après la floraison, jamais en fin d'hiver, les fleurs se formant sur le bois de l'année précédente. Supprimer un vieux tronc sur trois à la base pour renouveler la touffe.
Exposition & substrat
Exposition : 4 à 6 heures de soleil doux, ou une ombre légère de l'après-midi. Une exposition trop chaude fane rapidement les fleurs et écourte la période de parfum.
Emplacement : extérieur, en pleine terre de préférence, près d'un passage ou d'une fenêtre pour profiter du parfum fruité des fleurs.
Substrat : terre de jardin profonde enrichie de terreau de feuilles et de compost. Il apprécie les sols un peu lourds pourvu qu'ils restent frais.
pH : acide à neutre, de 5,5 à 7, le calcaire actif provoquant une chlorose.
Drainage : correct, sans excès d'exigence : cet arbuste supporte un sol frais mais pas une eau stagnante hivernale prolongée.
Multiplication
Marcottage simple : marcottage de fin mars à début mai : incliner une branche basse, l’entailler sous un nœud, l’enterrer de 10 cm en terre légère, la fixer par un crochet et redresser l’extrémité sur un tuteur. Sevrer à l’automne suivant, quand elle a ses racines Le marcottage simple est le moyen le plus sûr ; le prélèvement d’un drageon en mars est encore plus rapide sur un sujet qui drageonne.
Les autres méthodes
Bouturage : Il se bouture mal : en juin et juillet, des boutures semi-aoûtées de 10 à 15 cm, piquées dans un mélange de terreau et de perlite, à l’étouffée sous abri et à l’ombre, ne racinent qu’en partie, en 8 à 10 semaines. Une hormone de bouturage, facultative, améliore un peu le résultat.
Semis :
SemerSemer les graines fraîches à l’automne, dehors en terrine, couvertes de 1 cm : elles lèvent au printemps après le froid de l’hiver. Les graines étant toxiques, les manipuler avec des gants ; les plants varient, surtout par le parfum, et fleurissent après 4 à 5 ans.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : il noue peu de fruits seul, et un second pied améliore nettement la récolte. Les fleurs, visitées surtout par de petits coléoptères, nouent peu de fruits. Les fruits en forme de petite urne brunissent et durcissent en octobre ; les ouvrir avec des gants pour en extraire les graines, toxiques, et les semer fraîches, ou les garder l’hiver dans du sable humide au réfrigérateur faute de pouvoir semer aussitôt.
Division et autres méthodes : Un drageon se détache à la bêche en mars avec ses racines et se replante aussitôt.
Maladies & parasites
Maladies courantes : arbuste remarquablement sain, il ne connaît guère que la chlorose en sol calcaire, corrigée par un apport de terre de bruyère et de fer chélaté. Un oïdium léger peut apparaître en fin d'été dans un emplacement confiné, sans conséquence réelle. Le dépérissement de rameaux isolés vient presque toujours d'une sécheresse au pied.
Parasites fréquents : très peu attaqué. Des pucerons peuvent coloniser les jeunes pousses au printemps, sans gravité et régulés par les auxiliaires. Les limaces s'attaquent aux drageons naissants.
Prévention : un paillage épais et un sol maintenu frais suffisent à écarter la plupart des ennuis. Aérer le centre de la touffe à la taille limite l'oïdium.
Toxicité
Toxicité humaine : les graines contiennent de la calycanthine, un alcaloïde convulsivant, et ne doivent en aucun cas être ingérées. Le feuillage et l'écorce, très aromatiques, ne se consomment pas davantage.
Toxicité animaux : toxique pour le bétail, des cas d'intoxication de bovins par les graines étant documentés aux États-Unis. Le risque existe aussi pour le chien qui mâchonnerait les fruits secs.
Symptômes : l'intoxication se manifeste par une hyperexcitabilité, des tremblements, des convulsions et, aux fortes doses, un collapsus.
Précautions : ramasser les capsules sèches en fin d'hiver si des enfants ou des animaux fréquentent le jardin. Ne jamais utiliser ce végétal en tisane ou en aromate, malgré son odeur agréable.
Associations de plantes
Bonnes associations : les hydrangeas partagent son besoin de fraîcheur et prennent le relais quand sa floraison s'achève. Les fougères et les hostas couvrent le pied et gardent le sol humide. Un cornouiller à bois coloré assure l'intérêt hivernal quand l'arbuste est nu.
Associations à éviter : les plantes de terrain sec et calcaire, lavandes, cistes ou santolines, incompatibles avec ses besoins. Les couvre-sols très envahissants comme le lierre étouffent les drageons. Éviter les grands arbres à racines superficielles qui lui prendraient l'eau.
Conseil : l'installer au vent dominant d'une terrasse ou d'une fenêtre d'été. Le parfum, fruité et discret, ne se perçoit qu'à courte distance et se perd complètement au fond du jardin.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste caduc planté en pleine terre toute l’année, au soleil doux ou à mi-ombre, dans un sol profond, frais et riche, plutôt neutre à acide, abrité des vents secs pour que le parfum des fleurs se tienne.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 5 à 10 jours ; d’octobre à avril : tous les 1 à 2 mois | Cet arbuste de sous-bois humide déteste la sécheresse et boude sa floraison l’année suivant un été de soif. Les sujets plantés depuis moins de 3 ans réclament de l’eau dès que la terre est sèche sur 5 cm. |
| Gourmands et rejets | De mai à septembre : toutes les 4 à 6 semaines | Cette espèce drageonne de la souche et s’étale peu à peu en un large buisson. Conserver quelques rejets bien placés permet au contraire d’étoffer la base d’un sujet dégarni. |
| Compost, amendement | De début mars à mi-avril | Cet arbuste apprécie une terre riche en humus, à l’image des sous-bois dont il vient. Éviter les engrais coup de fouet, qui allongent les pousses au détriment des fleurs. |
| Paillage | De mi-mars à mi-mai | Poser le paillis sur un sol déjà réhumidifié par les pluies de printemps, en couronne large qui déborde la ramure. C’est le geste qui remplace le mieux les arrosages d’été sur cette espèce. |
| Marcottage | De mi-mars à mi-mai | C’est le moyen le plus sûr de multiplier cet arbuste, dont les boutures s’enracinent mal. Sevrer la marcotte l’automne suivant, quand elle a émis ses propres racines. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De mi-mai à mi-juillet | Le calycanthe débourre tardivement au printemps et paraît mort plus longtemps que ses voisins. Attendre la sortie complète des feuilles avant de juger quoi que ce soit. |
| Taille après floraison | De juillet à août | Tailler après la vague de fleurs, cet arbuste fleurissant sur le bois de l’année précédente. Une taille de fin d’hiver supprimerait la quasi-totalité des boutons parfumés. |
| Taille de structure | De début juillet à mi-août, tous les 4 ans | Ce renouvellement échelonné éclaircit une touffe devenue trop dense et fait repartir du bois jeune depuis la base. Étalé sur plusieurs années, il préserve la floraison au lieu de la sacrifier. |
| Protection des racines | De début novembre à mi-mars | Un pied installé est parfaitement rustique sous nos climats et n’a besoin de rien. Seule la jeune plantation, dont les racines sont encore superficielles, mérite cette attention. |