Vivace · Caryophyllacées
Corbeille d'argent Cerastium tomentosum
Aussi appelé : Céraiste tomenteux, Céraiste cotonneux, Oreille de souris, Neige d’été, Snow-in-summer
La corbeille d’argent est une vivace couvre-sol des montagnes d’Italie, cultivée pour son tapis de feuilles argentées qui reste en place toute l’année. Basse de 15 cm, 20 à 25 cm en fleurs, elle s’étale sur 60 cm à plus d’1 m et disparaît en mai et juin sous une nuée de petites étoiles blanches. Elle convient aux rocailles, aux murets et aux talus secs en plein soleil, en sol pauvre et parfaitement drainé ; une terre détrempée l’hiver fait pourrir ses racines. Son centre s’épuise vers 3 ans, et une division la renouvelle.
- Type
- Vivace
- Famille
- Caryophyllacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -30 °C
- Floraison
- De mai à juin
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 3 : elle traverse sans dommage des hivers à -30 °C. Sa seule faiblesse est une terre détrempée en hiver, où ses racines pourrissent.
Dimensions : 15 cm de feuillage, 20 à 25 cm en fleurs, pour un étalement de 60 cm à plus d’1 m.
Floraison : En mai et juin, parfois jusqu’à la mi-juillet, une nuée de petites fleurs blanches en étoile qui cachent presque le tapis argenté.
Substrat : Sol pauvre, sableux ou caillouteux, parfaitement drainé ; pH de 6 à 8, le calcaire lui convient très bien.
Exposition : Plein soleil ; à l’ombre, le tapis verdit, s’étire et fleurit peu.
Arrosage : Aucun une fois installée ; la première année, une fois par semaine par temps sec seulement.
Durée de vie : Vivace à feuillage persistant, dont le centre s’épuise au bout de 3 ans environ ; la division des touffes la renouvelle indéfiniment.
Multiplication : Division des touffes en septembre, ou bouturage de tiges non fleuries de fin juin à début août, à l’ombre légère.
Arrosage & entretien
Arrosage : La première année seulement, une fois par semaine par temps sec, au pied et le matin. Ensuite, aucun arrosage : le céraiste souffre bien davantage d’un sol humide que de la sécheresse.
Fertilisation : Aucune : cette plante de rocaille reste compacte et fleurit bien dans les sols les plus maigres, alors qu’une terre enrichie la fait s’étaler mollement et pourrir plus vite. Pas de compost ni de paillis organique à son pied.
Rempotage : En pleine terre, la division tous les 3 ans environ, en septembre ou en mars, remplace le rempotage. En pot ou en jardinière, rempoter au printemps dans un mélange à parts égales de terreau et de sable grossier.
Taille : Cisailler toutes les tiges défleuries au ras du feuillage de fin juin à fin juillet, pour garder un tapis dense et éviter les semis spontanés. Couper en même temps à la bêche les pousses qui débordent sur les voisines.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour ; à l’ombre, le tapis perd sa densité et fleurit à peine. Dans les régions aux étés chauds et humides, un emplacement bien aéré compte autant que le soleil, car le centre des touffes y fond par plaques.
Emplacement : Extérieur, en rocaille, au sommet d’un muret d’où le céraiste retombe, entre des dalles ou en bordure d’allée, orienté au sud ou à l’ouest. Éviter les creux où l’eau s’accumule en hiver.
Substrat : Terre pauvre allégée de sable grossier ou de gravier, même caillouteuse, sans terreau ni amendement. Le céraiste réussit aussi dans les sols secs et calcaires où peu d’autres couvre-sols tiennent.
pH : De 6 à 8, neutre à calcaire ; un sol légèrement acide convient aussi s’il est bien drainé.
Drainage : Décisif : l’eau doit s’évacuer vite, surtout de novembre à mars. En sol argileux, le tapis pourrit par plaques dès le premier hiver pluvieux ; planter alors sur un talus ou en haut d’un muret.
Multiplication
Division : en septembre ou début octobre (en mars en sol lourd), soulever la touffe tous les 3 ans environ, jeter le centre épuisé et replanter les éclats vigoureux du pourtour à 20 à 25 cm d’intervalle. La division, dehors, réussit presque à coup sûr.
Les autres méthodes
Bouturage : De fin juin à début août, prélever des extrémités de tiges non fleuries de 5 à 8 cm et les piquer dehors, en godets d’un mélange moitié terreau, moitié sable, à l’ombre légère. Garder le substrat tout juste frais, sans étouffée qui ferait pourrir le feuillage duveteux : les racines se forment en 3 à 4 semaines et les plants se mettent en place dès septembre.
Semis :
SemerEn mars ou avril, sous abri à 15 à 20 °C, en couvrant à peine les graines fines ; la levée demande 2 à 3 semaines. Les graines reproduisent fidèlement l’espèce, mais le semis est bien plus lent que la division pour obtenir un tapis.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes qui les visitent. Les petites capsules mûrissent en juillet et août : on les cueille quand elles jaunissent et s’entrouvrent au sommet, puis on les secoue au-dessus d’un papier. Gardées au sec et au frais dans une enveloppe, les graines restent bonnes 2 à 3 ans.
Division et autres méthodes : Les tiges couchées qui ont pris racine au contact du sol se détachent d’un coup de sécateur, avec leur motte, comme des marcottes toutes faites.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture du collet et des racines est le vrai danger : en sol lourd ou détrempé, des plaques du tapis noircissent, s’affaissent et meurent. Par été chaud et orageux, le centre des touffes peut aussi fondre, faute d’air. Aucun traitement n’y remédie : couper les parties mortes, puis corriger le drainage avec du sable ou du gravier.
Parasites fréquents : Aucun ravageur connu ne s’attaque sérieusement au céraiste. Il n’y a donc rien à traiter de ce côté, et toute l’attention se porte sur le drainage.
Prévention : Plein soleil, sol drainé et aucun arrosage superflu. Cisailler après la floraison pour aérer le tapis, et retirer en automne les feuilles mortes tombées dessus. Diviser les vieilles touffes tous les 3 ans environ, avant que leur centre ne meure.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue. Ce n’est pas pour autant une plante alimentaire.
Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour le chien, le chat, le lapin ou le cheval. Le céraiste peut être planté sans crainte dans un jardin fréquenté par des animaux.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit. Une grande quantité de feuilles avalée par un animal peut tout au plus provoquer un vomissement ou une diarrhée passagers.
Précautions : Aucune précaution particulière. En cas d’ingestion, s’assurer simplement qu’il s’agit bien du céraiste, car d’autres plantes grises de bordure, comme la cinéraire maritime, sont toxiques.
Associations de plantes
Bonnes associations : L’aubriète et la corbeille d’or (Aurinia saxatilis) partagent son muret et son sol sec, et leurs fleurs mauves et jaunes d’avril précèdent son blanc de mai. Les tulipes botaniques et les muscaris percent le tapis au printemps sans en souffrir. En arrière, les iris des jardins et les lavandes apprécient le même plein soleil et le même sol drainé.
Associations à éviter : Les joubarbes, les saxifrages et les autres petites plantes de rocaille, que le céraiste recouvre en une seule saison. Les annuelles de massif et les potées qu’on arrose chaque jour à côté de lui : l’eau qui déborde sur son tapis le fait pourrir par plaques.
Conseil : Le planter en haut d’un muret ou au bord d’une allée dallée, où il retombe librement et se limite d’un coup de bêche. Dans une rocaille, lui réserver une zone à part, séparée des petites alpines par une pierre ou une bordure enterrée.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Tapis en pleine terre, en plein soleil, dans un sol pauvre et bien drainé, en rocaille, en haut d’un muret ou en bordure d’allée.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Floraison | De mai à juin | Le tapis gris se couvre de fleurs blanches en mai et juin, parfois jusqu’à la mi-juillet. Au plus fort de la floraison, les fleurs cachent presque entièrement le feuillage. |
| Arrosage | De mai à août | Une jeune plantation a besoin d’eau le temps de s’enraciner, puis le céraiste se passe d’arrosage et souffre bien davantage d’un sol humide que de la sécheresse. Le feuillage laineux qui reste mouillé la nuit pourrit par plaques, d’où l’arrosage au pied. |
| Taille après floraison | De mi-juin à fin juillet | Cisailler toutes les tiges défleuries dès la fin de la floraison : le tapis repart dense et argenté au lieu de se dégarnir, et la plante ne se ressème pas partout. C’est aussi le moment de couper à la bêche les pousses qui débordent sur les voisines ou sur l’allée. |
| Bouturage | De mi-juin à mi-août | Piquer des extrémités de tiges non fleuries dans un mélange de sable et de terreau, à l’ombre légère, en le gardant tout juste frais. Elles s’enracinent en quelques semaines et se plantent en place dès septembre. |
| Division de touffe | De début septembre à mi-octobre, tous les 3 ans | Soulever la touffe tous les 3 ans environ, jeter le centre épuisé et replanter les éclats vigoureux du pourtour à 20 ou 25 cm d’intervalle. En sol lourd, attendre plutôt mars, pour que les éclats ne passent pas leur premier hiver dans une terre froide et mouillée. |
| Ramassage des feuilles mortes | De mi-octobre à fin décembre | Retirer à la main ou au balai à feuilles les feuilles mortes qui se posent sur le céraiste. Sous une couche humide, son feuillage laineux pourrit et le tapis se troue au printemps. |