Plante d’intérieur · Apocynacées
Chaîne des cœurs Ceropegia woodii
Aussi appelé : Collier de cœurs, Cœurs enlacés, Céropégia, String of hearts
La chaîne des cœurs est une succulente retombante d’Afrique australe, aux petites feuilles en cœur marbrées d’argent, enfilées sur des tiges fines comme des fils. Basse de 10 à 15 cm, elle laisse pendre des tiges de 1 à 2 m, jusqu’à 3 m sur un vieux sujet, ce qui la destine aux suspensions et aux hauts d’étagère. Elle demande beaucoup de lumière, avec un peu de soleil doux du matin, et un substrat sec à cœur entre deux arrosages. L’excès d’eau et le froid, qui arrête sa croissance sous 10 °C, sont ce qui la fait souffrir.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Apocynacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 5 °C
- Floraison
- De juillet à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 11, aucune résistance au gel. En dessous de 10 °C la croissance s’arrête, sous 5 °C les tiges noircissent.
Dimensions : 10 à 15 cm de haut seulement, mais des tiges retombantes de 1 à 2 m, jusqu’à 3 m sur un sujet âgé.
Floraison : De juillet à début octobre, de petites fleurs en lanterne velue, rose pourpré à brun violacé, apparaissent le long des tiges les mieux éclairées. Elles n’ont pas de parfum notable.
Substrat : moitié terreau, moitié sable grossier ou pouzzolane, ou un terreau cactées tel quel. pH idéal de 6 à 7,5.
Exposition : très lumineuse, avec 3 à 5 heures de soleil doux du matin. Le marbrage argenté pâlit à l’ombre et le revers pourpre s’accentue à la lumière.
Arrosage : tous les 15 à 20 jours d’avril à septembre, toutes les 5 à 8 semaines d’octobre à mars. Toujours sur substrat sec à cœur.
Durée de vie : vivace succulente. Grâce à son tubercule elle vit facilement 15 à 20 ans, et se renouvelle indéfiniment par bouturage.
Multiplication : Bouturage de tronçons de tige portant une bulbille, posés sur un substrat humide, de mai à août, au chaud.
Arrosage & entretien
Arrosage : d’avril à septembre, arrosez franchement tous les 15 à 20 jours puis laissez sécher entièrement. D’octobre à mars, espacez à 5 ou 8 semaines : le tubercule vit sur ses réserves et pourrit en quelques jours s’il reste humide.
Fertilisation : un engrais cactées dilué de moitié, une fois par mois d’avril à septembre, sur substrat déjà humide. Rien du tout le reste de l’année.
Rempotage : tous les 3 ans au printemps, dans un pot large et peu profond. Gardez les tubercules affleurants, les racines sont fines et superficielles.
Taille : facultative. Raccourcissez en mars les tiges dégarnies à la base pour densifier la retombée, et bouturez les morceaux coupés.
Exposition & substrat
Exposition : lumière vive toute l’année, avec 3 à 5 heures de soleil direct doux. Sans cela les feuilles s’espacent sur la tige et le dessin argenté s’efface.
Emplacement : intérieur toute l’année, en suspension devant une fenêtre est ou ouest. Évitez le plein sud derrière une vitre en été, qui grille le feuillage.
Substrat : très drainant, moitié terreau et moitié sable grossier, pouzzolane ou perlite. Un terreau de rempotage ordinaire retient beaucoup trop d’eau.
pH : de 6,0 à 7,5, l’optimum étant proche de la neutralité.
Drainage : un trou de drainage est indispensable et la soucoupe se vide après chaque arrosage. L’excès d’eau est la seule vraie cause de mort de cette plante.
Multiplication
Bouturage : de mai à fin août, à l’intérieur, poser à plat sur un terreau cactées humide un tronçon de tige de 10 cm portant une bulbille, sans la recouvrir, en le maintenant d’une épingle ; des tronçons de 5 à 10 cm s’enracinent aussi dans un verre d’eau. Tenir à 20 à 25 °C, en lumière vive sans soleil direct : les racines se forment en 3 à 4 semaines. Le bouturage réussit presque toujours.
Les autres méthodes
Semis :
SemerRarement pratiqué : les gousses ne se forment qu’après pollinisation et les graines sont rares dans le commerce. Si l’on en a, semer au printemps à l’intérieur, en surface ou à peine couvertes, à 20 à 25 °C, pour une levée en 1 à 3 semaines.
Récolter les grainesPas de graines en culture : ses fleurs en piège attendent de minuscules mouches, absentes en appartement : les longues gousses en paires y sont rares. Quand il s’en forme, en automne, les cueillir au moment où elles brunissent et commencent à se fendre, avant que les graines à aigrette s’envolent. Débarrassées de leur aigrette, elles se gardent au sec et au frais jusqu’au semis de printemps, mais perdent vite leur faculté germinative au-delà ; sinon, le bouturage reste la voie normale.
Division et autres méthodes : Marcottage en pot de mai à août : poser une tige encore reliée à la mère sur un godet voisin, nœuds et bulbilles contre le terreau, l’épingler, puis la couper au bout de 4 semaines, quand elle a raciné. Au rempotage de printemps, une potée de plusieurs tubercules se sépare aussi en deux, chaque tubercule gardant ses tiges.
Maladies & parasites
Maladies courantes : la pourriture du tubercule et du collet est presque la seule, et elle vient toujours de l’arrosage. Les tiges deviennent molles et translucides à la base, les feuilles jaunissent puis tombent. Coupez les parties saines, laissez-les sécher 2 jours et rebouturez, le pied d’origine est perdu.
Parasites fréquents : les cochenilles farineuses, en amas blancs cotonneux aux aisselles des feuilles, sont le parasite numéro un. Viennent ensuite les cochenilles à bouclier sur les tiges âgées et quelques pucerons sur les jeunes pousses. Tamponnez à l’alcool à 70° au coton-tige, puis, si besoin, traitez avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : isolez toute nouvelle plante 3 semaines avant de la rapprocher des autres. Inspectez les aisselles tous les 15 jours, car le rideau de tiges cache très bien les colonies. Ne surarrosez pas : une plante détrempée attire tout.
Toxicité
Toxicité humaine : aucune toxicité documentée. La plante n’est pas comestible pour autant, et rien ne justifie d’y goûter.
Toxicité animaux : l’ASPCA la classe non toxique pour le chien, le chat et le cheval. C’est une des rares plantes retombantes que l’on peut avoir avec un chat.
Symptômes : aucune intoxication rapportée. Une ingestion importante de feuilles peut au pire provoquer un vomissement ou une diarrhée passagère, comme n’importe quel végétal avalé en quantité.
Précautions : suspendez-la hors de portée, moins pour le danger que pour épargner les tiges aux chats joueurs. Lavez-vous les mains après une taille ou un bouturage, par simple habitude.
Associations de plantes
Bonnes associations : le collier de perles (Senecio rowleyanus) et la queue d’âne (Sedum morganianum) partagent exactement la même lumière et les mêmes arrosages espacés, en suspensions voisines. Un Hoya carnosa sur le même rebord fonctionne aussi, avec un arrosage un peu plus fréquent. Un Rhipsalis complète le groupe si la pièce n’est pas trop sèche.
Associations à éviter : fougères, calathéas et fittonias demandent une humidité permanente qui noie le tubercule, ne les mettez pas dans la même jardinière. Évitez également toute plante à arrosage hebdomadaire dans le même contenant. Dans un pot partagé, une plante vigoureuse étouffe les tubercules de surface.
Conseil : groupez vos plantes par besoin en eau plutôt que par allure, c’est la règle qui sauve le plus de succulentes d’intérieur. Faites tourner le pot d’un quart de tour chaque mois pour que la retombée reste régulière de tous les côtés.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Plante en suspension, pot percé de 12 à 15 cm et substrat drainant, cultivée à l’intérieur toute l’année devant une fenêtre est ou ouest très lumineuse.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : toutes les 2 à 3 semaines ; d’octobre à mars : toutes les 5 à 8 semaines | Arrosez franchement puis laissez le substrat sécher entièrement avant de recommencer. D’octobre à mars la plante est au repos et un arrosage de trop suffit à faire pourrir le tubercule. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : toutes les 2 à 3 semaines | Écartez les tiges pendantes et regardez les aisselles : les cochenilles farineuses s’y installent en petits amas blancs cotonneux. Cachées sous le rideau de feuillage, elles passent des mois inaperçues, y compris pendant le repos d’hiver où l’on ne touche plus à la plante. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Videz la soucoupe dès que l’arrosage a fini de s’écouler, hiver compris. En saison froide l’eau s’évapore encore moins vite et c’est de là que part la pourriture. |
| Taille de structure | De mars à avril | Coupez au printemps les tiges devenues nues près du pot pour forcer de nouvelles ramifications. Les morceaux prélevés se bouturent aussitôt. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre | Apportez un engrais pauvre en azote une fois par mois pendant la croissance, sur substrat déjà humide. Passé septembre la plante ne consomme plus rien et les sels s’accumulent. |
| Rempotage | D’avril à mai, tous les 3 ans | Rempotez au printemps dans un mélange très drainant en gardant les tubercules à demi découverts. Les racines sont fines et superficielles : un pot profond ne retient que de l’eau inutile. |
| Bouturage | De mai à août | Posez à plat contre un substrat humide un tronçon de tige portant une bulbille, sans la recouvrir. L’enracinement demande 3 à 4 semaines à la chaleur. |
| Floraison | De début juillet à mi-octobre | Les fleurs en forme de lanterne velue apparaissent au cœur de l’été sur les tiges les mieux éclairées. Elles ne demandent rien : laissez-les faner sur place. |
| Repos sec | De novembre à février | Installez la plante au frais et au sec de novembre à février, sans rien changer à sa lumière. Ce repos déclenche la floraison de l’été suivant et évite les tiges étirées aux feuilles espacées. |