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Arbuste · Rosacées

Cognassier du Japon Chaenomeles japonica

Aussi appelé : Cognassier de Maule, Cognassier nain du Japon, Japanese quince

Ce cognassier du Japon, le plus petit du genre, est un arbuste caduc originaire du Japon, au port bas et drageonnant. Il ne dépasse pas 0,60 à 1 m de haut mais s’étale sur 1,50 à 2 m, et se couvre de mars à fin avril de fleurs rouge orangé sur le bois presque nu, suivies de petits coings jaunes parfumés. Très rustique, il pousse dans tout sol drainé, même pauvre, au soleil ou à mi-ombre, et se passe d’arrosage une fois installé ; seul un sol très calcaire jaunit ses jeunes pousses. Il ne faut pas le confondre avec Chaenomeles speciosa, qui monte à 2 ou 3 m.

Cognassier du Japon (Chaenomeles japonica)
Photo : H. Zell, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Rosacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-25 °C
Floraison
De mars à avril
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 5 à 9, soit -25 °C sans la moindre protection. C’est l’un des arbustes de printemps les plus rustiques du jardin français, y compris en altitude et dans l’Est.

Dimensions : 0,60 à 1 m de haut seulement, pour 1,50 à 2 m d’étalement, avec un port bas et drageonnant. Il ne faut pas le confondre avec Chaenomeles speciosa, qui monte à 2 ou 3 m.

Floraison : De mars à fin avril, sur le bois nu ou à peine feuillé, des fleurs en coupe rouge orangé à rouge brique, sans parfum notable. Elles laissent de petits coings jaunes et parfumés à l’automne.

Substrat : Tout sol ordinaire, même pauvre ou caillouteux, pourvu qu’il soit drainé ; pH idéal de 6,0 à 7,0. Un sol très calcaire provoque une chlorose des jeunes pousses.

Exposition : Plein soleil de préférence, mi-ombre acceptée au prix d’une floraison plus clairsemée. Contre un mur exposé au sud, la floraison démarre dès la fin février.

Arrosage : Aucun arrosage une fois l’arbuste installé, même en été sec. Les deux premiers étés, une dizaine de litres tous les 10 jours pendant les sécheresses.

Durée de vie : Arbuste caduc vivace, qui vit 30 à 50 ans et se régénère tout seul par ses drageons.

Multiplication : Prélèvement des drageons enracinés en novembre ou en fin d’hiver, ou marcottage d’un rameau bas au printemps.

Arrosage & entretien

Arrosage : Rien en routine pour un sujet établi en pleine terre, ses racines traçantes allant chercher l’eau seules. Les deux premières années, un arrosage copieux tous les 10 jours de juin à début septembre, en une seule fois plutôt qu’en petites doses.

Fertilisation : 2 ou 3 L de compost mûr griffés au pied en mars suffisent pour l’année. Un sol trop riche ou un engrais azoté donnent des rameaux vigoureux et peu de fleurs.

Rempotage : Sans objet en pleine terre. Cultivé en grand bac, il se surface chaque printemps et se dépote tous les 3 ou 4 ans, en mars, en rabattant les racines au pourtour.

Taille : En mai, juste après la floraison, en raccourcissant les rameaux défleuris de moitié et en supprimant une ou deux vieilles branches au ras du sol. Une taille hivernale supprimerait les boutons, déjà formés sur le bois de l’année précédente.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil pour une floraison dense, soit 6 heures de soleil direct ou davantage. À mi-ombre il pousse très bien mais fleurit et fructifie deux fois moins.

Emplacement : Extérieur toute l’année, en massif, en haie libre défensive ou palissé contre un mur, y compris au nord où il fleurit encore. Le tenir à l’écart des allées et des jeux d’enfants, car les rameaux sont épineux.

Substrat : Sol ordinaire de jardin, même argileux ou caillouteux, allégé de compost à la plantation. Il se contente de terres que d’autres arbustes de printemps refusent.

pH : De 6,0 à 7,0 en optimum, avec une tolérance jusqu’à 7,5. Au-delà, le calcaire actif fait jaunir les jeunes feuilles entre les nervures.

Drainage : Bon drainage indispensable, un sol gorgé l’hiver faisant pourrir les racines superficielles. En terre lourde, planter sur une légère butte règle la question une fois pour toutes.

Multiplication

Méthode conseillée

Drageons : en novembre ou en février et mars : dégager la terre au pied d’un drageon, le trancher à la bêche avec ses racines, le replanter et le rabattre de moitié. L’arbuste en produit sans cesse et la reprise est presque assurée.

Les autres méthodes

Bouturage : Possible mais irrégulier : en juillet, prélever des rameaux semi-aoûtés de 10 à 15 cm avec un talon, les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis à l’étouffée et à l’ombre. Les racines se forment en 6 à 8 semaines, l’hormone de bouturage étant facultative.

Semis :

SemerRécolter les graines des petits coings à l’automne et les semer aussitôt dehors en terrine, couvertes de 1 cm, pour que l’hiver les passe au froid ; la levée a lieu au printemps. Elles reproduisent l’espèce, avec une part de variation quand d’autres cognassiers du Japon poussent à côté, et la floraison attend 3 à 4 ans.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : il se féconde mal seul. Les petits coings sont mûrs en octobre, quand ils jaunissent et embaument ; on les ouvre pour en tirer les graines brunes. Les fleurs, fécondées par les abeilles et les bourdons du début de printemps, nouent bien mieux leurs fruits quand un second cognassier du Japon fleurit à proximité. Les graines se dessèchent vite : les semer à la récolte, ou les garder dans du sable humide au réfrigérateur jusqu’en février.

Division et autres méthodes : Le marcottage simple d’un rameau bas, couché en mars dans une rigole, s’enracine dans l’année.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’entomosporiose marque les feuilles de petites taches brunes cerclées dès juillet, surtout par été humide, et se contient en ramassant et en éliminant les feuilles tombées. Le feu bactérien reste rare mais possible sur cette Rosacée : rameaux qui noircissent et se courbent en crosse, sans traitement curatif, à couper largement en désinfectant l’outil entre chaque coupe. En sol très calcaire, la chlorose jaunit les jeunes pousses et se corrige par un apport de fer et un paillage acidifiant.

Parasites fréquents : Pucerons en colonies serrées à l’extrémité des pousses tendres d’avril à juin, éliminés au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Cochenilles en boucliers bruns sur les vieux rameaux, à brosser en hiver et à traiter à l’huile de colza au débourrement. Acariens par été chaud et sec, qui donnent un feuillage terne et gris avant sa chute anticipée.

Prévention : Aérer la touffe à la taille de mai pour que l’air circule entre les branches, ce qui limite à lui seul l’essentiel des maladies du feuillage. Ramasser les feuilles au pied en novembre pour casser le cycle de l’entomosporiose. Désinfecter le sécateur avant de passer d’un arbre fruitier à cet arbuste, qui partage leurs maladies.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : la pulpe des fruits est comestible cuite et sert traditionnellement à faire gelées et pâtes de coing. Comme chez toutes les Rosacées à pépins, les pépins contiennent des hétérosides cyanogènes et ne se croquent pas.

Toxicité animaux : L’espèce n’est pas répertoriée comme toxique pour le chien, le chat ou les animaux de la ferme. Le risque est mécanique : un fruit entier avalé par un chien, ou une piqûre d’épine.

Symptômes : Aucun symptôme attendu après contact ou ingestion de feuilles ou de fruits. Une grande quantité de pépins broyés pourrait provoquer nausées et maux de tête, situation qui ne se rencontre pas en pratique.

Précautions : Retirer les pépins avant de cuisiner les fruits, ce que la préparation en gelée fait naturellement. Porter des gants pour la taille et éviter de planter l’arbuste le long d’un passage étroit, les épines étant à hauteur de jambes.

Associations de plantes

Bonnes associations : Groseillier à fleurs et forsythia, qui fleurissent au même moment et prolongent la scène de mars à mai. Des narcisses, crocus et muscaris plantés au pied occupent le sol pendant que l’arbuste est encore nu. Contre un mur, une clématite d’été grimpe dans sa ramure et prend le relais une fois la floraison passée.

Associations à éviter : Éviter le voisinage immédiat des poiriers, pommiers et aubépines, qui partagent avec lui le feu bactérien et se contaminent mutuellement. Les couvre-sols vigoureux comme le lierre ou la renouée étouffent ses drageons et rendent le désherbage impossible entre les épines. Ne pas l’associer à des vivaces exigeant un sol constamment humide, comme les astilbes, qu’il assèche par ses racines traçantes.

Conseil : Planter deux sujets d’origines différentes à quelques mètres l’un de l’autre : l’espèce n’est qu’en partie autofertile, et la fructification en coings double avec un second pollinisateur. Laisser le port s’étaler naturellement plutôt que de le tailler en boule, car c’est sur les rameaux latéraux que naissent les fleurs.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste installé en pleine terre au jardin, en massif ou palissé contre un mur, au soleil ou à mi-ombre, dans un sol ordinaire bien drainé.

GesteQuandComment
Inspection parasitaireUtile D’avril à juin : toutes les 1 à 2 semaines ; de juillet à septembre : toutes les 3 à 4 semaines Regarder l’extrémité des pousses tendres au printemps, là où les colonies de pucerons démarrent. En été, un feuillage criblé de petites taches brunes signale l’entomosporiose, qui se gère par le ramassage plutôt que par un traitement.Pucerons sur les jeunes pousses au printemps, taches brunes des feuilles en été humide
FloraisonOptionnel De mars à avril Les fleurs s’ouvrent sur le bois nu de l’année précédente, avant ou pendant le débourrement des feuilles. C’est ce repère qui commande tout le reste du calendrier : rien ne se taille avant qu’elles soient passées.Fleurs orangé à rouge brique, plus tardives et plus basses que chez Chaenomeles speciosa
Compost, amendementUtile En mars Griffer 2 ou 3 L de compost mûr en surface, au pied, en sortie d’hiver. C’est le seul apport nécessaire de l’année : un sol trop riche donne des rameaux au détriment des fleurs.
Gourmands et rejetsUtile D’avril à octobreDès que : Rejets sortis de terre à distance de la touffe Arracher les drageons à la main plutôt que de les couper, en suivant la racine porteuse. Laissés en place, ils transforment l’arbuste en fourré épineux de plusieurs mètres carrés en quelques années.Espèce nettement drageonnante, à la différence des cognassiers du Japon de grand développement
PaillageUtile En avril Pailler une fois le sol réchauffé, pour garder la fraîcheur de l’été et limiter la concurrence des herbes. Le système racinaire est traçant et superficiel, donc sensible aux sols nus qui cuisent.5 à 7 cm, sans toucher le collet
Taille après floraisonEssentiel En mai Raccourcir les rameaux défleuris de moitié et supprimer une ou deux vieilles branches au ras du sol pour aérer la touffe. Tailler en hiver reviendrait à couper la floraison, qui se forme sur le bois de l’année précédente.Gants épais et sécateur désinfecté : la ramure est garnie d’épines courtes et dures
ArrosageUtile De début juin à mi-septembreDès que : Deux premiers étés après la plantation, ou sécheresse de plus de 3 semaines Un sujet installé se passe d’arrosage en pleine terre, y compris en été sec. Les deux premières années, en revanche, un arrosage copieux tous les 10 jours décide de l’enracinement.Une dizaine de litres d’un coup plutôt que de petites quantités répétées
Fructification, récolteUtile De septembre à octobre Récolter quand les fruits jaunissent complètement et embaument, avant les premières fortes gelées. Ils sont durs et âpres crus, et ne se consomment qu’en gelée, en pâte ou en compote.Petits coings de 3 à 5 cm, jaune vif et très parfumés
Ramassage des feuilles mortesUtile De début novembre à mi-décembre Ramasser les feuilles tombées au pied après la chute, surtout si l’été a été humide. C’est sur elles que l’entomosporiose passe l’hiver avant de recontaminer les pousses au printemps.Ne pas composter les feuilles tachées

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