Plante d’intérieur · Arécacées
Palmier de salon Chamaedorea elegans
Aussi appelé : Chamédorée élégante, Palmier d’appartement, Palmier nain, Parlour palm
Le palmier de salon est un petit palmier des sous-bois du Mexique et du Guatemala, cultivé chez nous uniquement en intérieur pour ses palmes fines et arquées. En pot, il atteint 1 à 1,50 m de haut pour 60 à 80 cm d’envergure, en ne gagnant que quelques centimètres par an. Il demande surtout une mi-ombre lumineuse et un substrat frais sans excès : il redoute le soleil direct et souffre sous 12 °C. Il convient bien à un salon peu ensoleillé, où il peut vivre 10 à 20 ans.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Arécacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- 12 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 10 à 11, non rustique. Il souffre en dessous de 12 °C et se cultive exclusivement en intérieur sous nos climats.
Dimensions : De 1 à 1,50 m de haut en pot, pour 60 à 80 cm d’envergure, avec une croissance lente de quelques centimètres par an.
Floraison : Possible en intérieur dès quelques années, de petites grappes ramifiées de fleurs jaune vif en boules, sans parfum notable et sans grand intérêt décoratif.
Substrat : Terreau riche et léger, additionné d’un tiers de perlite, pH 6 à 6,5.
Exposition : Mi-ombre lumineuse, c’est un palmier de sous-bois qui redoute le soleil direct.
Arrosage : Modéré et régulier, en gardant le substrat frais sans excès, réduit en hiver.
Durée de vie : Palmier vivace, 10 à 20 ans en intérieur. Sa croissance très lente en fait une plante d’appartement durable.
Multiplication : Division de la potée au rempotage d’avril à mai, à l’intérieur, en séparant les groupes de tiges avec leurs racines.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arrosez dès que la surface est sèche, à l’eau douce et à température ambiante, et videz la soucoupe. Réduisez d’un tiers de novembre à février sans laisser la motte se dessécher complètement.
Fertilisation : Un engrais plantes vertes dilué de moitié, une fois par mois d’avril à septembre. Sa croissance lente ne demande pas davantage.
Rempotage : Tous les 2 à 3 ans seulement, au printemps, dans un pot à peine plus large. Il fleurit et se tient mieux légèrement à l’étroit.
Taille : Aucune taille de forme, un palmier ne se ramifie pas. Coupez à la base les palmes entièrement sèches, sans jamais entamer le cœur d’où part la croissance.
Exposition & substrat
Exposition : 2 à 4 heures de lumière indirecte suffisent, ce qui en fait l’un des rares palmiers acceptant une pièce peu éclairée. Le soleil direct brûle les palmes en taches brunes irréversibles.
Emplacement : Intérieur toute l’année, devant une fenêtre nord ou en retrait d’une fenêtre est. Une salle de bain lumineuse lui convient très bien.
Substrat : Terreau de rempotage allégé de perlite, retenant l’eau sans se gorger. Il n’apprécie pas les substrats sableux.
pH : De 6 à 6,5.
Drainage : Nécessaire malgré son goût pour la fraîcheur : l’eau stagnante dans la soucoupe fait brunir les racines en quelques semaines.
Multiplication
Division : en avril ou mai, à l’intérieur, dépoter, démêler à la main ou trancher la motte au couteau en 2 ou 3 groupes de tiges gardant chacun ses racines, puis rempoter. Garder 2 à 3 semaines à l’ombre claire, dans une atmosphère humide, le temps de la reprise. Les pots du commerce réunissent plusieurs plants semés ensemble, qui se séparent sans difficulté.
Les autres méthodes
Bouturage : Ne se bouture pas : c’est un palmier à stipe unique, sans rameau à prélever.
Semis :
SemerPossible à l’intérieur au printemps, avec des graines fraîches couvertes de 1 cm de terreau léger, à 25 à 30 °C constants et sous couvercle. La levée est lente, 2 à 6 mois, et les graines perdent vite leur faculté germinative ; elles reproduisent fidèlement l’espèce.
Récolter les grainesIl faut un pied mâle et un pied femelle : sexes séparés, fleuris en même temps. En appartement, passer le pollen au pinceau, faute d’insectes. Les petits fruits sont mûrs quand ils deviennent noirs, environ 6 mois après la floraison ; les graines se débarrassent de leur pulpe et se sèment dans les semaines qui suivent. Les graines du commerce ne valent que si elles sont fraîches : les acheter chez un spécialiste qui en indique la date.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Les pointes brunes des palmes traduisent un air trop sec ou une eau trop calcaire, non une maladie : bassinez le feuillage et utilisez de l’eau non calcaire. La pourriture racinaire suit un arrosage excessif et se reconnaît à un jaunissement général accompagné d’une odeur de terre aigre. Aucune maladie cryptogamique du feuillage n’est fréquente en intérieur.
Parasites fréquents : Les araignées rouges sont son ennemi principal en air chauffé, révélées par un feuillage piqueté et des toiles fines entre les folioles. Les cochenilles farineuses et à bouclier s’installent sur les nervures et le long des pétioles. Douchez le feuillage régulièrement et traitez les cochenilles au coton alcoolisé.
Prévention : Une hygrométrie relevée par un bassinage hebdomadaire écarte l’essentiel. Nettoyez les palmes au chiffon humide tous les mois, ce qui déloge les premiers acariens avant qu’ils ne s’installent.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique. C’est l’un des rares palmiers d’intérieur réputés sans danger.
Toxicité animaux : Sans danger pour les chiens et les chats, il figure sur les listes de plantes non toxiques de référence.
Symptômes : Aucun. Une ingestion importante de feuillage pourrait tout au plus causer un inconfort digestif mécanique.
Précautions : Aucune particulière, ce qui en fait un choix commode dans un foyer avec animaux ou jeunes enfants.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les plantes d’ombre et d’ambiance humide partagent ses besoins : fittonia, calathea, spathiphyllum, ou une fougère de Boston. Réunies, elles entretiennent une hygrométrie dont toutes profitent. Son port léger laisse passer la lumière sur ce qui pousse à son pied.
Associations à éviter : Les succulentes et cactées, dont le rythme d’arrosage espacé et l’exigence de plein soleil sont incompatibles. Évitez aussi les plantes très vigoureuses qui prendraient la lumière d’un palmier à croissance lente.
Conseil : Groupez-le avec deux ou trois plantes d’ambiance humide sur un lit de billes d’argile maintenues humides. L’air ambiant remonte de dix points d’hygrométrie, et les araignées rouges disparaissent d’elles-mêmes.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot, en intérieur, à la lumière tamisée et sans soleil direct, dans un substrat léger restant frais.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 5 à 8 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 15 jours | Ce petit palmier de sous-bois veut un substrat frais sans être détrempé : la sécheresse brunit la pointe des palmes, l’excès fait jaunir les plus anciennes et pourrir les racines. Laisser sécher le premier centimètre avant d’arroser de nouveau. |
| Brumisation | De mi-octobre à mi-avril : tous les 2 à 3 jours ; de mi-avril à mi-octobre : tous les 4 à 6 jours | L’air sec du chauffage est la cause directe des attaques d’araignées rouges, qui décolorent puis dessèchent les folioles. Brumiser le matin et poser le pot sur des billes d’argile humides tient l’atmosphère autour de la plante. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : tous les 10 à 14 jours | Les araignées rouges sont l’ennemi principal de ce palmier et tissent leurs toiles entre les folioles bien avant que le feuillage ne grisonne. Les cochenilles, elles, s’alignent le long des nervures, où elles ressemblent à de petites écailles brunes. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre : toutes les 4 à 6 semaines | La croissance est très lente et les besoins modestes, un excès de sels brunissant la pointe des folioles. Deux ou trois apports dans la saison suffisent. |
| Dépoussiérage du feuillage | De janvier à décembre : toutes les 4 à 6 semaines | Le feuillage fin se nettoie mal au chiffon et supporte très bien une douche tiède, qui déloge en outre les araignées rouges. Laisser égoutter complètement avant de remettre le pot en place. |
| Rotation du pot | De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines | Les tiges se penchent vers la source de lumière et la touffe se déséquilibre à la longue. Un quart de tour régulier garde un port bien rond. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Les racines fines asphyxient rapidement dans une eau qui stagne, et la plante jaunit alors comme si elle manquait d’eau. Vider un quart d’heure après l’arrosage. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De janvier à décembre | Chaque tige a un unique point de croissance à son extrémité : l’étêter la condamne définitivement, et elle ne repartira pas. Retirer seulement les palmes complètement sèches, en coupant leur pétiole au ras. |
| Rempotage | De mi-mars à fin mai, tous les 3 ans | Le palmier n’aime pas être dérangé et fleurit mieux à l’étroit, ses racines cassantes supportant mal la manipulation. Se contenter de transvaser la motte entière dans un contenant légèrement plus large. |
| Ombrage estival | De début mai à mi-septembre | L’espèce pousse naturellement sous le couvert de la forêt et se contente d’une lumière faible, ce qui en fait une des rares plantes pour pièce sombre. Le soleil direct décolore les palmes puis les brûle en plages sèches définitives. |