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Vivace · Astéracées

Chrysanthème des fleuristes Chrysanthemum × morifolium

Aussi appelé : Chrysanthème d’automne, Chrysanthème de la Toussaint, Chrysanthème des jardins, Florist’s chrysanthemum

Le chrysanthème des fleuristes est une vivace hybride d’origine chinoise, cultivée pour ses capitules simples ou doubles qui fleurissent de septembre aux premières gelées. Selon le cultivar, il mesure 30 à 90 cm de haut, et les formes à grosses fleurs réclament un tuteur. Il demande surtout du plein soleil et une terre drainante : chez nous, c’est l’eau qui stagne au collet qui le tue, rarement le froid. Il s’épuise en 3 à 5 ans si l’on ne divise pas la touffe, et il est toxique pour les chats et les chiens.

Chrysanthème des fleuristes (Chrysanthemum × morifolium)
Photo : Aruna at Malayalam Wikipedia, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Astéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-20 °C
Floraison
De septembre à novembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 5 à 9, soit une souche installée qui passe des hivers à -20 °C en sol drainé. En France, ce n’est presque jamais le froid qui la tue, mais l’eau qui stagne au collet.

Dimensions : De 30 à 90 cm de haut selon le cultivar, pour 40 à 70 cm d’étalement à maturité. Les formes à gros capitules montent le plus haut et réclament un tuteur.

Floraison : De septembre aux premières gelées, en capitules simples ou doubles blancs, jaunes, roses, rouges, bronze ou pourpres selon le cultivar, au parfum discret et un peu amer. La plante est toxique pour les chats et les chiens.

Substrat : Terre de jardin meuble et riche, enrichie de compost, impérativement drainante, allégée de gravier en sol argileux. pH idéal de 6,0 à 7,0.

Exposition : Plein soleil, 6 heures par jour au minimum. À l’ombre, les tiges s’étirent, se couchent et les fleurs restent petites.

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours au printemps, tous les 2 à 4 jours en plein été, puis on espace dès octobre et on ne donne plus rien l’hiver.

Durée de vie : Vivace herbacée, mais qui s’épuise vite : 3 à 5 ans en place, à diviser tous les 2 à 3 ans pour la maintenir.

Multiplication : Division de la touffe en mars et avril, ou bouturage des jeunes pousses de la souche au printemps, sous abri.

Arrosage & entretien

Arrosage : Au pied et le matin, tous les 5 à 7 jours au printemps, tous les 2 à 4 jours pendant les fortes chaleurs, plus rien en hiver. Surveillez surtout le mois d’août : la sécheresse fait alors avorter des boutons encore invisibles.

Fertilisation : Du compost griffé au pied en mars, puis un engrais liquide tous les 15 jours de mai à début août. Passez à une formule riche en potasse en juillet et arrêtez tout dès que les boutons se forment.

Rempotage : En pleine terre il n’y en a pas : la division de la touffe au printemps, tous les 2 à 3 ans, en tient lieu. Une potée, elle, se rempote chaque mars dans un terreau neuf, faute de quoi elle fleurit deux fois moins.

Taille : Pincer l’extrémité des pousses toutes les 2 à 3 semaines de mai à la mi-juillet, jamais au-delà. Rabattre à 10 ou 15 cm après les dernières fleurs, en novembre ou décembre.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 heures directes par jour au minimum. La floraison est déclenchée par le raccourcissement des jours, d’où l’intérêt d’un emplacement à l’écart d’un éclairage nocturne, qui peut la retarder.

Emplacement : Extérieur toute l’année, en massif ou en grande potée. Un endroit aéré, à l’abri des vents dominants, évite que les tiges chargées de fleurs ne versent en octobre.

Substrat : Terre riche, profonde et meuble, améliorée au compost, avec du gravier ou du sable grossier si le sol est lourd. En pot, un terreau plantes fleuries additionné d’un quart de perlite.

pH : De 6,0 à 7,0, donc légèrement acide à neutre. Les sols très calcaires provoquent une chlorose que l’apport de compost corrige en partie.

Drainage : C’est le point critique. Le chrysanthème encaisse le gel mais pourrit au collet dans une terre détrempée tout l’hiver, aussi vaut-il mieux le planter sur une légère butte en sol argileux.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : de mars à fin avril, tous les 2 à 3 ans, soulever la touffe à la fourche-bêche, jeter le centre épuisé et replanter seulement les fragments extérieurs bien enracinés, à 40 cm d’intervalle. Arroser à la plantation pour tasser la terre autour des racines. La division ou le bouturage des jeunes pousses au printemps : les deux réussissent presque toujours.

Les autres méthodes

Bouturage : De mars à mai, couper les pousses de 5 à 8 cm qui partent de la souche, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri ou à l’intérieur vers 15 à 18 °C, sous une légère étouffée. Les racines se forment en 2 à 3 semaines.

Semis :

SemerUn amateur ne le sème pas : hybride, il donne par semis des fleurs imprévisibles, et aucun cultivar ne se reproduit ainsi.

Récolter les grainesPas de graines en culture : ses fleurs, souvent doubles, sont en grande partie stériles, et la floraison tardive laisse rarement le temps aux graines de mûrir avant les gelées. On passe par la division ou le bouturage.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium couvre le feuillage d’un feutrage blanc en fin d’été et se traite au soufre mouillable. La rouille blanche, reconnaissable à des pustules blanchâtres sous les feuilles et des taches jaunes dessus, est un organisme réglementé en Europe : les pieds atteints se détruisent, ils ne se soignent pas. Le botrytis brunit les capitules par temps humide, et la verticilliose fait flétrir des tiges entières sans que le pied manque d’eau.

Parasites fréquents : Les pucerons noirs colonisent les pointes de tiges dès mai. Les acariens, par temps chaud et sec, donnent un feuillage gris et poussiéreux, tandis que les thrips déforment et brunissent les boutons. La mineuse du chrysanthème creuse des galeries sinueuses claires dans les feuilles.

Prévention : Espacer les pieds de 40 cm au moins pour que l’air circule entre les touffes. Arroser au pied et le matin, jamais sur le feuillage le soir. Évacuer toutes les tiges rabattues en fin d’automne plutôt que de les composter, car elles conservent les spores jusqu’au printemps suivant.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible mais réelle : la plante contient des lactones sesquiterpéniques et des pyréthrines, présentes dans toutes ses parties. Le risque courant n’est pas l’empoisonnement mais la dermatite de contact chez les personnes sensibles, après une longue manipulation du feuillage.

Toxicité animaux : Le chrysanthème est classé toxique pour le chien, le chat et le cheval. Les mêmes substances agissent comme un irritant digestif et nerveux, et l’intoxication reste le plus souvent bénigne parce que le goût amer décourage l’animal.

Symptômes : Par ingestion, salivation, vomissements, diarrhée et parfois incoordination chez l’animal ; troubles digestifs passagers chez l’humain. Par contact, rougeurs et démangeaisons sur les avant-bras, qui cèdent au lavage.

Précautions : Portez des gants pour le rabattage et les grosses tailles, surtout si vous avez la peau réactive. Tenez les potées hors de portée des chats qui mâchonnent les plantes, et appelez un vétérinaire en cas d’ingestion importante.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les asters d’automne fleurissent en même temps et demandent exactement le même sol drainé et le même plein soleil. Les sedums d’automne, à floraison rose, tiennent la sécheresse d’août sans arrosage supplémentaire et gardent une belle silhouette en hiver. Derrière, une graminée légère comme le pennisetum porte la lumière rasante d’octobre et masque les tiges dénudées du bas.

Associations à éviter : Les hostas, fougères et astilbes veulent l’ombre et un sol frais toute la saison, soit l’inverse exact des besoins du chrysanthème. Les couvre-sol envahissants comme le lamier ou l’égopode étouffent la souche en deux saisons. Enfin, évitez les vivaces basses à feuillage dense plaqué au sol contre le pied, qui gardent l’humidité au collet pendant l’hiver.

Conseil : Laissez 40 cm entre deux pieds et ne massez pas les touffes contre un mur : l’oïdium et le botrytis s’installent d’abord là où l’air ne passe pas. Plantez au printemps plutôt qu’à la Toussaint, pour que la souche s’enracine avant son premier hiver.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Touffe installée en pleine terre dans un massif de plein soleil, sol ordinaire enrichi de compost et surtout bien drainé, en France métropolitaine.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à juin : tous les 5 à 7 jours ; de juillet à août : tous les 2 à 4 jours ; de septembre à octobre : tous les 5 à 8 jours Arroser copieusement au pied en laissant sécher la surface entre deux apports. Le mois d’août décide de la floraison d’automne : un coup de sec à ce moment fait avorter les boutons encore invisibles.au pied, le matin, sans mouiller le feuillage
Inspection parasitaireUtile De mai à septembre : toutes les 1 à 2 semaines Regarder le dessous des feuilles et les jeunes pousses : pucerons noirs en mai, puis acariens et thrips par temps chaud et sec, qui déforment les boutons bien avant qu’on remarque les insectes.revers des feuilles et pointes des tiges
Compost, amendementUtile De début mars à mi-avril Apporter du compost mûr autour de la souche à la reprise, sans l’enfouir. Le chrysanthème est gourmand et sa floraison se joue sur la vigueur des pousses de printemps.2 à 3 L par pied, griffés en surface
Division de touffeEssentiel De mars à avril, tous les 3 ans Tous les 2 à 3 ans, soulever la touffe au printemps et remettre en terre seulement les fragments extérieurs, bien enracinés. Le centre s’épuise, se dégarnit et fleurit de moins en moins.ne replanter que les éclats de la périphérie
PincementEssentiel De début mai à mi-juillet Pincer l’extrémité des jeunes pousses toutes les 2 à 3 semaines pour obtenir une touffe basse et ramifiée plutôt que trois tiges qui versent. Passé la mi-juillet, chaque pincement retarde ou supprime des boutons.dernier pincement vers le 10 juillet
Engrais liquideUtile De début mai à mi-août Un apport liquide bimensuel soutient la montée des tiges. Passer à une formule pauvre en azote dès juillet, quand la plante quitte le feuillage pour préparer ses boutons.tous les 15 jours, riche en potasse à partir de juillet
Arrêt de l'engraisUtile De mi-août à mi-septembre Cesser tout engrais à l’apparition des boutons. L’azote tardif donne des tiges molles qui se couchent à la première pluie d’automne, juste avant la floraison.dès que les boutons se forment
Fleurs fanéesUtile De septembre à novembre Retirer les capitules passés au fil de la floraison. Un pétale mouillé qui pourrit sur place est la porte d’entrée du botrytis, qui gagne ensuite les boutons voisins.couper juste au-dessus d’une feuille saine
RabattageEssentiel De mi-novembre à fin décembre Rabattre les tiges une fois les dernières fleurs passées et sortir les déchets du massif plutôt que de les composter. Feuilles et tiges portent les spores de rouille et de botrytis jusqu’au printemps.à 10 ou 15 cm du sol
PaillageEssentiel De mi-novembre à fin décembre Couvrir la souche juste après le rabattage, en laissant le collet respirer. Le chrysanthème supporte le gel mais meurt de l’humidité stagnante des hivers doux et pluvieux.5 cm de feuilles mortes ou de compost, jamais de bâche