Arbuste · Cistacées
Ciste pourpre Cistus × purpureus
Aussi appelé : Ciste à fleurs pourpres, Purple rock rose
Le ciste pourpre est un arbuste persistant né du croisement de deux cistes méditerranéens, le ciste ladanifère et le ciste de Crète. En boule dense de 1 à 1,5 m, il se couvre de fin mai à début juillet de grandes fleurs rose pourpre aux pétales froissés, tachées de sombre à la base, et son feuillage sent la résine au soleil. Il lui faut le plein soleil et un sol pauvre, très drainant, calcaire ou non. Il convient aux jardins secs et aux talus qu’on n’arrose pas ; une terre détrempée l’hiver le fait dépérir, et il se dégarnit en vieillissant.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Cistacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -10 °C
- Floraison
- De mai à juillet
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 8 à 10 : il supporte environ -10 °C en sol sec et drainé, nettement moins dans une terre détrempée l’hiver.
Dimensions : 1 à 1,5 m de haut et autant d’étalement, en boule dense.
Floraison : De fin mai à début juillet : grandes fleurs rose pourpre vif aux pétales froissés, marqués d’une tache pourpre sombre à la base autour d’un cœur jaune ; le feuillage dégage une odeur résineuse au soleil.
Substrat : Sol pauvre, caillouteux ou sableux, très drainant, au pH de 6 à 8 : il tolère le calcaire.
Exposition : Plein soleil, au plus chaud du jardin ; à l’ombre, il s’étiole et fleurit peu.
Arrosage : Copieux, une dizaine de litres tous les 10 à 15 jours, le premier été seulement ; installé, il se passe de tout arrosage.
Durée de vie : Arbuste vivace persistant de vie assez courte, 10 à 15 ans, qui se dégarnit en vieillissant.
Multiplication : Bouturage de pousses non fleuries semi-aoûtées, de fin août à fin septembre, sous abri froid.
Arrosage & entretien
Arrosage : Le premier été, arrosez copieusement au pied, une dizaine de litres tous les 10 à 15 jours de juin à août, pour que les racines descendent en profondeur. Ensuite, ne l’arrosez plus : l’eau en été favorise la pourriture de ses racines.
Fertilisation : Aucun engrais : il fleurit mieux et vit plus longtemps dans un sol pauvre. Un sol trop riche donne des pousses molles, moins florifères et plus sensibles au froid.
Rempotage : Il supporte mal d’être déplacé : plantez-le jeune, à partir d’un godet, directement à sa place définitive, au printemps dans la moitié nord ou au début de l’automne dans le Midi. En grand bac, un mélange de terre et de gravier, rafraîchi en surface chaque printemps, lui suffit plusieurs années.
Taille : Juste après la floraison, en juillet, raccourcissez d’un tiers les pousses de l’année pour garder l’arbuste dense. Ne coupez jamais dans le vieux bois sans feuilles, qui ne repart pas, et attendez avril pour retirer les rameaux gelés.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, 6 heures par jour au moins, condition d’une floraison abondante et d’un port compact. À mi-ombre, ses tiges s’allongent et les fleurs se font rares.
Emplacement : Dehors, en pleine terre, en massif sec, en talus ou en jardin de graviers, contre un mur exposé au sud dans la moitié nord de la France. Il résiste bien au vent et aux embruns, ce qui en fait un bon arbuste de bord de mer.
Substrat : Un sol pauvre, caillouteux ou sableux, même sec et calcaire. Une terre riche ou argileuse qui reste humide l’hiver lui est souvent fatale.
pH : De 6 à 8 : il pousse aussi bien en sol neutre qu’en sol calcaire, et accepte une terre légèrement acide.
Drainage : Indispensable : l’eau stagnante en hiver fait pourrir ses racines et le tue plus sûrement que le froid. En terre lourde, plantez-le sur une butte, en mêlant du gravier à la terre du trou de plantation.
Multiplication
Bouturage : de fin août à fin septembre, prélever des pousses non fleuries de l’année de 8 à 10 cm, si possible avec un talon, et les piquer dans un mélange moitié terreau, moitié sable, sous châssis ou abri froid, à l’ombre. Aérer chaque jour plutôt que tenir à l’étouffée, car le feuillage pourrit dans l’humidité ; les racines se forment en 4 à 6 semaines, et les jeunes plants passent l’hiver sous abri avant d’être plantés au printemps. Bonne réussite, et le seul moyen sûr de garder cet hybride.
Les autres méthodes
Semis :
SemerUn amateur ne le sème pas : ses graines ne reproduisent pas fidèlement cet hybride.
Récolter les grainesPas de graines en culture : hybride, il forme peu de capsules, et leurs graines donnent des plants qui ne ressemblent pas à la mère. Pour garder ce ciste, on passe par la bouture.
Division et autres méthodes : Aucune : l’arbuste a une souche unique, sans drageon, et ses rameaux cassants se prêtent mal au marcottage.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Le ciste pourpre est rarement malade. En sol lourd ou trop arrosé, la pourriture des racines fait flétrir brutalement des branches entières, puis tout l’arbuste, sans remède une fois installée. Des rameaux qui sèchent après un hiver rigoureux sont le plus souvent gelés, non malades : on les coupe en avril au ras d’une ramification vivante.
Parasites fréquents : Son feuillage aromatique décourage la plupart des ravageurs. Des pucerons s’installent parfois sur les jeunes pousses au printemps ; un jet d’eau en vient le plus souvent à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Un sol drainant, le plein soleil et l’absence d’arrosage une fois installé suffisent à le garder sain. Évitez les paillis organiques contre le collet, qui y entretiennent l’humidité, et préférez-leur les graviers.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue, pour aucune partie de l’arbuste.
Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les chevaux.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : La lavande et le perovskia aiment comme lui le soleil et les sols secs, et prolongent les floraisons jusqu’en septembre. L’euphorbe characias et le romarin forment avec lui un massif persistant qui se passe d’arrosage. Les graminées légères comme la stipe géante adoucissent sa silhouette arrondie.
Associations à éviter : Les hortensias, les hostas ou les astilbes réclament un sol frais et des arrosages qui feraient pourrir ses racines. Une pelouse arrosée par aspersion jusqu’à son pied lui apporte en été la même eau fatale. Les arbustes vigoureux qui le dominent, comme le laurier-tin, lui volent la lumière et le dégarnissent.
Conseil : Plantez-le par trois dans un massif paillé de graviers, entre plantes de jardin sec : sa floraison de mai à juillet y fait le lien entre les euphorbes du printemps et les lavandes de l’été.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste planté en pleine terre, en plein soleil, dans un sol pauvre, sec et très drainant, même calcaire.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 10 à 15 jours | Des arrosages copieux et espacés poussent les racines en profondeur ; installé, le ciste n’a plus besoin d’eau, et l’arroser en été l’expose à la pourriture des racines. |
| Paillage | De mi-mars à fin avril | Un paillis minéral garde le pied au sec, limite les herbes indésirables et renvoie la chaleur qu’aime cet arbuste méditerranéen. |
| Bois mort et feuilles abîmées | En avril | Attendre la reprise de la végétation permet de voir ce que l’hiver a tué ; un ciste gelé jusqu’au pied ne repart pas de la souche. |
| Floraison | De mi-mai à mi-juillet | Chaque fleur ne dure qu’un jour, mais d’autres s’ouvrent chaque matin pendant plusieurs semaines. |
| Taille après floraison | En juillet | Cette taille légère garde l’arbuste dense et retarde le moment où il se dégarnit. Le bois nu ne repart pas : une coupe sévère dans les vieilles branches le laisse dégarni pour de bon. |
| Bouturage | De mi-août à fin septembre | Ce ciste ne vit que 10 à 15 ans : quelques boutures assurent sa relève, car ses graines ne reproduisent pas fidèlement cet hybride. |
| Voile d'hivernage | De décembre à février | Les jeunes sujets et ceux de la moitié nord de la France sont les plus exposés. Un sol bien sec l’aide à traverser les gelées, qu’il supporte mal dans une terre détrempée. |