Plante grimpante · Renonculacées
Clématite des montagnes Clematis montana
Aussi appelé : Clématite montana, Anemone clematis
La clématite des montagnes est une liane vigoureuse à feuillage caduc, originaire des montagnes de l’Himalaya et de Chine, qui disparaît en avril et mai sous des milliers de fleurs blanches ou rose tendre, souvent au parfum vanillé. Elle atteint 6 à 10 m de haut, jusqu’à 12 m lancée dans un arbre, et couvre sans peine une pergola, un grand mur ou une clôture. Elle veut une terre profonde et fraîche, la tête dans la lumière et le pied à l’ombre. Rustique jusqu’à -15 °C au moins, elle ne craint guère que les gelées tardives d’avril sur ses boutons.
- Type
- Plante grimpante
- Famille
- Renonculacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -15 °C
- Floraison
- D’avril à mai
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 6 à 9 : la liane supporte -15 à -20 °C, et seuls ses boutons, formés sur le bois de l’année précédente, craignent les gelées tardives d’avril.
Dimensions : 6 à 10 m de haut, jusqu’à 12 m lancée dans un arbre, sur 2 à 4 m de large.
Floraison : D’avril à mai, pendant 3 à 4 semaines, des milliers de fleurs à quatre pétales blanches ou rose tendre selon les variétés, souvent au parfum vanillé.
Substrat : Terre profonde, riche en humus, fraîche mais bien drainée ; pH 6,5 à 8, le calcaire lui convient.
Exposition : Soleil ou mi-ombre, la tête dans la lumière et le pied à l’ombre.
Arrosage : Tous les 7 à 10 jours de mai à septembre les deux premières années, 10 à 15 litres au pied ; ensuite seulement par sécheresse prolongée.
Durée de vie : Vivace ligneuse à feuillage caduc, elle vit plusieurs décennies dans un sol qui lui convient.
Multiplication : Marcottage d’une tige souple dans un godet enterré, de fin avril à début juin, sevré le printemps suivant.
Arrosage & entretien
Arrosage : Tous les 7 à 10 jours de mai à septembre les deux premières années, en donnant 10 à 15 litres au pied en une fois. Une liane installée ne réclame plus d’eau qu’en été sec, et un paillis épais au pied espace les arrosages.
Fertilisation : Une pelletée de compost mûr ou un engrais organique riche en potasse en fin d’hiver, une fois par an. Un engrais trop azoté donne des mètres de tiges au détriment des fleurs.
Rempotage : En pleine terre, elle ne se déplace plus : la planter en automne ou au début du printemps, le collet enterré de 5 cm, dans un trou large enrichi de compost. En bac d’au moins 60 litres, surfacer chaque printemps et rempoter tous les 3 ans en mars.
Taille : Aucune taille obligatoire : si elle déborde, raccourcir les tiges et retirer le bois mort juste après la floraison, de fin mai à juin. Toute taille d’hiver ou de début de printemps supprime les fleurs de l’année, qui naissent sur le bois de l’an passé.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil ou mi-ombre, avec au moins 4 à 6 heures de lumière directe pour une floraison abondante. Elle fleurit même contre un mur au nord, un peu moins généreusement.
Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, au pied d’un mur, d’une pergola, d’un grillage solide ou d’un grand arbre. Une exposition à l’est ou à l’ouest, à l’abri des vents violents, lui garde le pied au frais et la tête au soleil.
Substrat : Terre de jardin profonde et riche en humus, enrichie de compost à la plantation. Elle s’accommode de l’argile comme du calcaire tant que l’eau ne stagne pas.
pH : De 6,5 à 8, neutre à calcaire. Elle tolère une terre légèrement acide, mais pas une terre de bruyère.
Drainage : Bon drainage indispensable, car l’eau stagnante en hiver asphyxie les racines. Dans une terre lourde, planter sur une légère butte et mêler compost et sable grossier à la terre du trou.
Multiplication
Marcottage par couchage : marcottage, de fin avril à début juin : coucher une tige souple dans un godet enterré, entailler légèrement l’écorce sous un nœud, fixer d’un crochet et couvrir ce nœud de terre tenue humide. La marcotte s’enracine en un an et se sèvre au printemps suivant. Simple et sûr. Sa sève est irritante : des gants pour tous les gestes.
Les autres méthodes
Bouturage : En juin et juillet, couper des boutures de tige semi-aoûtée entre deux nœuds, 3 cm sous un nœud et juste au-dessus, avec une paire de feuilles réduite de moitié, et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri à l’étouffée et à l’ombre, vers 18 à 20 °C. Les racines se forment en 4 à 6 semaines, l’hormone de bouturage étant facultative.
Semis :
SemerÀ l’automne, dehors en terrine, graines plumeuses couvertes de 3 à 5 mm, que l’hiver passe au froid ; la levée est irrégulière, de quelques mois à plus d’un an. Les graines reproduisent l’espèce, pas les variétés à fleurs roses, qui se marcottent ou se bouturent.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes. Les akènes sont mûrs en août ou septembre, quand leurs plumets virent au gris argenté et se détachent d’une simple pression. Les fleurs se croisent avec les clématites voisines. Les graines se gardent mal : les semer dans l’année, à l’automne.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Le flétrissement de la clématite fait faner une tige entière en quelques jours : couper jusqu’au bois sain, voire sous le niveau du sol, et la souche repart généralement. Cette espèce y est bien moins sensible que les clématites à grandes fleurs. L’oïdium peut blanchir le feuillage en fin d’été, sans gravité.
Parasites fréquents : Limaces et escargots rongent les jeunes pousses au ras du sol au printemps, et une tige coupée à la base est perdue pour l’année. Les pucerons se groupent sur les extrémités tendres et partent au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les perce-oreilles grignotent parfois les pétales sans nuire à la plante.
Prévention : Planter le collet enterré de 5 cm, pour que la souche puisse repartir de sous terre après un accident. Protéger le pied des chocs de tondeuse et de débroussailleuse, qui ouvrent la porte aux maladies. Pailler le pied et éclaircir après la floraison une ramure trop emmêlée limitent la soif et l’oïdium.
Toxicité
Toxicité humaine : Toxicité faible à modérée : toutes les parties contiennent de la ranunculine, qui libère au froissement une substance irritante, la protoanémonine. Son goût âcre et brûlant limite en pratique les quantités avalées.
Toxicité animaux : Toxique pour les chiens, les chats et les chevaux, ainsi que pour les lapins. Son amertume les en détourne le plus souvent.
Symptômes : À l’ingestion, brûlure de la bouche, salivation, vomissements et diarrhée. Au contact, la sève peut rougir la peau et provoquer démangeaisons ou petites cloques chez les personnes sensibles.
Précautions : Porter des gants pour la tailler et se laver les mains ensuite. Ne pas laisser un animal mâchonner les tiges fraîchement coupées, la plante séchée étant beaucoup moins irritante.
Associations de plantes
Bonnes associations : Un grand arbre caduc comme un vieux pommier, qu’elle habille de fleurs au printemps sans lui nuire s’il est vigoureux. Au pied, des vivaces basses comme le géranium vivace (Geranium macrorrhizum) ou l’heuchère, qui ombragent ses racines sans les concurrencer.
Associations à éviter : Une glycine ou une bignone sur le même support : deux lianes aussi vigoureuses se disputent la place et finissent par écraser la structure. Les rosiers grimpants délicats et les jeunes arbres, qu’elle étouffe sous sa masse. Le lierre au pied, qui lui dispute l’eau et la lumière.
Conseil : Choisir avant la plantation un support à la mesure de sa vigueur : grillage solide, treillis de fils fins ou grand arbre. Elle s’accroche en enroulant ses pétioles autour de supports fins et ne grimpe pas seule sur un poteau lisse ou un mur nu.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Liane installée en pleine terre au pied d’un mur, d’une pergola ou d’un arbre, la tête au soleil et le pied à l’ombre, dans une terre riche en humus, fraîche et bien drainée.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 7 à 10 jours | Donner 10 à 15 litres au pied en une fois, plutôt qu’un filet d’eau chaque jour. Une liane installée va chercher l’eau en profondeur et ne réclame plus d’arrosage qu’en été sec. |
| Compost, amendement | De mi-février à fin mars | Épandre en fin d’hiver sur un cercle de 50 cm autour du pied et griffer en surface, sans blesser les racines. Un engrais trop azoté donne des mètres de tiges au détriment des fleurs. |
| Inspection parasitaire | De mi-mars à mi-mai | Regarder le pied après les soirées humides : une pousse rongée au ras du sol, c’est une tige de moins pour toute l’année. Les pucerons massés sur les extrémités tendres partent au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». |
| Palissage, tuteurage | De mi-mars à fin juin | Guider les jeunes tiges vers le support et les répartir en éventail avant qu’elles ne s’emmêlent en paquet. Elle s’accroche en enroulant ses pétioles, qui ne saisissent rien de plus gros qu’un crayon. |
| Floraison | D’avril à mai | Des milliers de fleurs blanches ou roses, parfois parfumées, couvrent la liane pendant 3 à 4 semaines. Une gelée tardive sur les boutons peut griller la floraison d’une année sans nuire à la plante. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Couvrir le pied sur une terre humide pour garder les racines au frais, comme l’aime toute clématite. Une tuile ou une grosse pierre posée au sud du pied joue le même rôle. |
| Marcottage | De mi-avril à mi-juin | Coucher une tige souple dans un godet enterré, entailler légèrement l’écorce sous un nœud et couvrir ce nœud de terre maintenue humide. La marcotte s’enracine en un an et se sèvre le printemps suivant. |
| Taille après floraison | De mi-mai à fin juin | Raccourcir les tiges qui dépassent et retirer le bois mort juste après la floraison, sans toucher au reste. Une taille d’hiver ou de début de printemps supprime les fleurs de l’année, qui naissent sur le bois de l’an passé. |