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Arbuste · Rosacées

Cotonéaster Cotoneaster horizontalis

Aussi appelé : Cotonéaster horizontal, Cotonéaster en arête de poisson, Wall cotoneaster

Le cotonéaster horizontal est un petit arbuste caduc de l’ouest de la Chine, dont les rameaux s’étalent en arête de poisson très régulière. Ses petites fleurs blanc rosé de mai, très mellifères, laissent des baies rouge vif légèrement toxiques. En couvre-sol, il ne dépasse pas 50 à 80 cm de haut pour 1,50 à 2 m d’étalement, et monte jusqu’à 2,50 m palissé contre un mur. Peu exigeant, il se contente de tout sol drainé, même pauvre, caillouteux ou calcaire, et ne demande plus d’arrosage après ses deux premières années.

Cotonéaster (Cotoneaster horizontalis)
Photo : Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Rosacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-25 °C
Floraison
De mai à juin
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Très rustique, zones USDA 5 à 7, soit environ -25 °C sans dégât. Il encaisse aussi bien le gel prolongé des plateaux que la sécheresse d’une rocaille exposée.

Dimensions : 50 à 80 cm de haut en couvre-sol, pour 1,50 à 2 m d’étalement, et jusqu’à 2,50 m s’il est palissé contre un mur. Ses rameaux s’étalent en arête de poisson très régulière, signature qui le distingue au premier coup d’œil des autres cotonéasters.

Floraison : De mai à début juin, de petites fleurs blanc rosé discrètes, sans parfum notable mais très mellifères. Elles laissent des baies rouge vif, légèrement toxiques.

Substrat : Tout sol ordinaire, pauvre, caillouteux ou calcaire, à la seule condition qu’il soit drainé. pH de 6,0 à 8,0, sans préférence marquée.

Exposition : Plein soleil pour une belle fructification, mi-ombre acceptée au prix de moins de baies. Il tient même palissé au nord d’un mur, où il fleurit peu.

Arrosage : Tous les 10 à 15 jours en mai et juin, tous les 7 à 10 jours en juillet et août, mais seulement les deux premières années. Une fois installé, il ne demande plus rien.

Durée de vie : Arbuste caduc, semi-persistant sous climat doux, de 20 à 30 ans en place. Les vieux sujets se dégarnissent du centre et se renouvellent d’eux-mêmes par marcottage des rameaux posés au sol.

Multiplication : Marcottage d’un rameau posé au sol au printemps, ou bouturage de rameaux semi-aoûtés en juillet et août, sous abri.

Arrosage & entretien

Arrosage : Une dizaine de litres en cuvette tous les 10 à 15 jours en mai et juin, tous les 7 à 10 jours en juillet et août, pendant les deux premières années seulement. En bac il reste dépendant et réclame un apport tous les 3 à 4 jours en plein été.

Fertilisation : Une poignée de compost mûr griffée au pied en mars, une année sur trois au plus. Un sol trop riche allonge les rameaux au détriment des ramilles courtes qui portent fleurs et baies.

Rempotage : En pot, tous les 3 ans en mars, dans un mélange drainant de terre de jardin et de gravier posé sur un lit de billes d’argile. En pleine terre la question ne se pose pas : il s’enracine profondément et se transplante mal passé 3 ans.

Taille : Fin février ou début mars, avant le départ de végétation, en se limitant aux rameaux mal placés, jamais à ras. Désinfecter le sécateur avant et après, le cotonéaster étant une plante hôte du feu bactérien.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil de préférence, 4 à 6 heures suffisant déjà à une fructification abondante. À l’ombre dense il survit, mais s’étiole et ne porte presque plus de baies.

Emplacement : Extérieur toute l’année sans aucune protection : talus, rocaille, haut de muret, pied de mur où il se plaque naturellement. Toutes les orientations lui conviennent, y compris le nord en ville.

Substrat : Terre ordinaire, même pauvre et caillouteuse, sans amendement particulier. Un sol trop travaillé et trop riche lui fait perdre sa silhouette plate si caractéristique.

pH : De 6,0 à 8,0. Il pousse sans broncher en plein calcaire, là où beaucoup d’arbustes de rocaille jaunissent.

Drainage : Impératif. En terre lourde détrempée tout l’hiver, le collet pourrit et l’arbuste s’en va par plaques au printemps suivant.

Multiplication

Méthode conseillée

Marcottage : en mars ou avril, dehors, plaquer au sol un rameau bas, le fixer d’un crochet et le couvrir d’un peu de terre au niveau d’un nœud. Il s’enracine en un an : le couper alors du pied mère et le replanter. Les rameaux déjà enracinés d’eux-mêmes se détachent de la même façon. Le marcottage des rameaux posés au sol, au printemps, est la méthode la plus sûre : l’arbuste le pratique d’ailleurs tout seul. Le bouturage semi-aoûté en juillet et août réussit aussi assez bien.

Les autres méthodes

Bouturage : En juillet et août, prélever des rameaux semi-aoûtés de 10 cm, retirer les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Sous abri, à l’étouffée et à l’ombre, ils s’enracinent en 6 à 8 semaines et passent l’hiver sous châssis.

Semis :

SemerPossible mais lent : semer les graines dépulpées des baies en automne, dehors en terrine, couvertes de 5 mm de sable ; elles ont besoin d’un et souvent deux hivers de froid avant de lever. Les graines reproduisent généralement bien l’espèce.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses graines se forment même sans pollen étranger, d’où leur fidélité. Les baies rouge vif mûrissent en septembre et octobre ; les cueillir avec des gants, car elles sont légèrement toxiques, puis les écraser et les rincer pour garder les graines. Les semer l’automne même, sans les garder.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Le feu bactérien est le vrai risque de cette plante : les extrémités noircissent brusquement, se recourbent en crosse et restent accrochées comme brûlées. Couper 40 à 50 cm sous la lésion par temps sec, désinfecter l’outil entre chaque coupe, évacuer les déchets en déchetterie sans jamais les composter ni les broyer en paillage. Un oïdium léger peut blanchir les jeunes pousses en fin d’été, sans conséquence.

Parasites fréquents : Les pucerons noirs s’installent aux extrémités en avril et mai et crispent les jeunes feuilles. Les cochenilles à bouclier forment de petites écailles brunes sur le vieux bois, à brosser à l’alcool. En situation chaude et confinée, l’araignée rouge donne un feuillage terne et piqueté qu’une douche au jet suffit souvent à régler.

Prévention : Ne pas tailler par temps chaud et humide de mai à juillet, période où le feu bactérien circule. Désinfecter le sécateur avant et après chaque passage. Éviter le sol lourd et l’arrosage sur le feuillage, qui entretiennent l’humidité au collet.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible mais réelle : les baies rouges contiennent des hétérosides cyanogènes et ne sont pas comestibles. Il faut en avaler une bonne quantité pour dépasser le trouble digestif, mais leur couleur attire les jeunes enfants et elles se tiennent hors de portée.

Toxicité animaux : Même toxicité faible chez le chien et le chat, qui n’en consomment généralement pas assez pour courir un danger réel. Les oiseaux, eux, les mangent sans aucun dommage et assurent la dissémination de la plante.

Symptômes : Nausées, vomissements, douleurs abdominales et parfois diarrhée dans les heures qui suivent l’ingestion de plusieurs baies. Aucune toxicité de contact : tailler l’arbuste ou manipuler son feuillage ne présente pas de risque cutané.

Précautions : Apprendre aux enfants que ces baies décoratives ne se mangent pas, et appeler le centre antipoison si plus de quelques fruits ont été avalés. Aucun équipement particulier n’est nécessaire pour l’entretenir.

Associations de plantes

Bonnes associations : La lavande et le ciste, qui réclament le même sol sec et drainé et prennent le relais de la floraison en plein été. Les bulbes précoces, crocus et petits narcisses, qui percent le tapis de rameaux avant l’apparition des feuilles. Les graminées sèches comme les stipes, dont la légèreté compense l’horizontalité très graphique du cotonéaster.

Associations à éviter : Le pommier, le poirier et l’aubépine, tous hôtes du feu bactérien et donc sources de contamination mutuelle : mieux vaut plusieurs mètres entre eux. Les vivaces d’ombre fraîche, hostas, astilbes et fougères, dont les arrosages d’été feraient pourrir son collet. Un gazon arrosé automatiquement, pour exactement la même raison.

Conseil : Les oiseaux emportent ses baies loin du jardin, et l’espèce est considérée comme envahissante dans plusieurs régions. Arracher les semis spontanés au printemps, tout particulièrement si une friche, un coteau sec ou un milieu naturel jouxte le terrain.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Sujet installé en pleine terre, en talus, rocaille ou pied de mur, dans un sol ordinaire bien drainé même calcaire, au soleil ou à mi-ombre ; les rythmes d’arrosage ne valent que pour les deux premières années.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mai à juin : tous les 10 à 15 jours ; de juillet à août : tous les 7 à 10 jours Arroser copieusement mais espacé le temps que l’enracinement se fasse en profondeur. Passé 2 ans, le cotonéaster horizontal se passe complètement d’arrosage, même en été sec ; en bac, il reste dépendant et demande un apport tous les 3 à 4 jours en juillet.environ 10 L en cuvette, les deux premières années seulement
Inspection parasitaireEssentiel De mai à juillet : tous les 7 à 10 jours ; d’août à septembre : tous les 15 à 20 jours Regarder d’abord les pousses noircies en crosse du feu bactérien, puis les pucerons noirs des extrémités et les cochenilles à bouclier du vieux bois. Les périodes chaudes et humides de mai à juillet sont de loin les plus à risque.extrémités des pousses, surtout après un épisode chaud et orageux
Bois mort et feuilles abîméesEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu’un rameau sèche, ou que son extrémité noircit et se recourbe en crosse Une extrémité noircie recourbée en crosse, qui reste accrochée comme brûlée, signe le feu bactérien dont le cotonéaster est une plante hôte notoire. Ces rameaux ne se compostent jamais et ne restent pas au pied.couper 40 à 50 cm sous la partie atteinte, par temps sec, et évacuer les déchets en déchetterie
Désinfection des outilsEssentiel De janvier à décembreDès que : avant et après chaque taille, et entre deux coupes dès qu’un doute de feu bactérien existe Le sécateur transporte Erwinia amylovora d’un rameau à l’autre, et d’un arbuste à l’autre, en quelques secondes. C’est sur cette plante le geste qui coûte le moins et qui évite le plus.alcool à 70 degrés sur le tranchant, ou passage à la flamme
Taille de structureUtile De mi-février à fin mars Tailler juste avant le départ de végétation pour dégager une allée ou remettre la ramure à plat contre son mur. Les fleurs naissent sur les ramilles courtes de 2 ans : les raser, c’est supprimer les baies de l’hiver suivant.rameaux mal placés uniquement, jamais de rabattage à ras
PaillageUtile De début mars à mi-avril Un paillis minéral convient bien mieux qu’un paillis humide à cet arbuste de rocaille, dont le collet pourrit en terre constamment fraîche. Il limite en prime les semis spontanés au pied.gravier ou pouzzolane sur 5 cm, dégagés du collet
Compost, amendementOptionnel En mars, tous les 3 ans Le cotonéaster horizontal fleurit et fructifie très bien en sol pauvre, et n’attend rien d’un apport régulier. Une fumure trop généreuse allonge les rameaux au détriment des ramilles courtes qui portent les fleurs.une poignée griffée en surface, une année sur trois au plus
FloraisonOptionnel De début mai à mi-juin La floraison passe presque inaperçue mais bourdonne d’abeilles pendant 3 semaines, ce qui en fait l’un des arbustes de rocaille les plus mellifères. Ne rien tailler pendant cette période.minuscules fleurs blanc rosé aux pétales à peine entrouverts
Fructification, récolteUtile De début septembre à mi-février Les baies rougissent en septembre et restent accrochées jusqu’en janvier, nourrissant merles et grives quand tout manque. Ce sont elles qui disséminent la plante : arracher les semis spontanés si un milieu naturel jouxte le jardin.baies rouge vif de 6 mm, tenant jusqu’au cœur de l’hiver