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Bisannuelle · Brassicacées

Giroflée ravenelle Erysimum cheiri

Aussi appelé : Giroflée des murailles, Giroflée jaune, Violier jaune, Ravenelle, Wallflower

La giroflée ravenelle est une vivace de courte durée du sud de l’Europe, naturalisée de longue date sur les vieux murs, que l’on cultive en bisannuelle pour ses épis printaniers au parfum sucré et épicé. Elle forme des touffes de 20 à 60 cm selon les variétés et fleurit de mars à mai, en jaune, orange, rouge, brun ou pourpre. Elle demande avant tout le plein soleil et une terre pauvre, très bien drainée, calcaire de préférence. L’humidité stagnante de l’hiver la tue plus sûrement que le froid.

Giroflée ravenelle (Erysimum cheiri)
Photo : Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Bisannuelle
Famille
Brassicacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-15 °C
Floraison
De mars à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 7 à 9 : elle supporte environ -15 °C en terre bien drainée, l’humidité de l’hiver lui étant plus fatale que le froid.

Dimensions : 20 à 60 cm de hauteur selon les variétés, les naines restant sous 30 cm, pour 25 à 40 cm d’étalement.

Floraison : De mars à mai, dès février dans les régions douces, en épis de fleurs jaunes, orangées, rouges, brunes, pourpres ou crème. Leur parfum puissant, sucré et épicé, lui a valu son nom de giroflée.

Substrat : Terre pauvre à moyennement fertile, légère et très bien drainée, calcaire de préférence, au pH de 6,5 à 8.

Exposition : Plein soleil ; à l’ombre, elle s’étiole et fleurit peu.

Arrosage : Tous les 3 à 4 jours par temps sec pour les semis et les jeunes plants d’été ; une fois en place, seulement par temps sec au printemps, tous les 10 à 15 jours.

Durée de vie : Vivace de courte durée cultivée en bisannuelle : semée au début de l’été, elle fleurit au printemps suivant puis s’épuise. Sur un vieux mur ou en terre pauvre, elle se maintient parfois quelques années en devenant ligneuse à la base.

Multiplication : Semis de fin mai à début juillet en pépinière, puis mise en place de fin septembre à fin octobre.

Arrosage & entretien

Arrosage : De juin à septembre, arroser les semis et les jeunes plants tous les 3 à 4 jours par temps sec, sans jamais les laisser sécher. Une fois en place, la giroflée se passe d’eau l’hiver et ne demande au printemps qu’un arrosage au pied tous les 10 à 15 jours par temps sec.

Fertilisation : Aucun engrais : une terre trop riche donne des tiges molles, plus sensibles au gel, et moins de fleurs. Un peu de compost mûr à la plantation suffit en terre très maigre.

Rempotage : Pas de rempotage : les plantules se repiquent une fois en pépinière ou en godets, puis se mettent en place de la mi-septembre à la fin octobre. En jardinière, prévoir chaque automne un terreau neuf allégé de sable.

Taille : Pincer les jeunes plants en juillet pour qu’ils se ramifient, puis couper les épis fanés au printemps pour prolonger la floraison. En juin, arracher les pieds épuisés, ou raccourcir d’un tiers les tiges de ceux qu’on garde sur un mur.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, pour des plants trapus et une floraison abondante. À mi-ombre, les tiges s’allongent et les fleurs se raréfient.

Emplacement : Extérieur, en massif, en bordure, en jardinière ou dans les fentes d’un vieux mur, de préférence au sud ou à l’ouest. Un emplacement abrité des vents froids protège sa floraison précoce.

Substrat : Terre légère, sableuse ou caillouteuse, plutôt pauvre et calcaire. En jardinière, un terreau mêlé d’un tiers de sable ou de gravier.

pH : De 6,5 à 8 : elle préfère une terre neutre à calcaire. En terre acide, un apport de chaux à l’automne lui convient et freine en outre la hernie du chou.

Drainage : Un drainage parfait est indispensable : l’eau stagnante de l’hiver fait pourrir le collet. En terre lourde, la planter sur une butte ou en jardinière.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : de fin mai à début juillet, semez dehors en pépinière ou en godets, à 5 mm de profondeur, en terre légère. La levée prend 1 à 2 semaines à 15 à 20 °C ; pincez les jeunes plants pour les rendre trapus et mettez-les en place de fin septembre à fin octobre, hors des places à choux. L’espèce se reproduit fidèlement, les mélanges de couleurs de façon plus variable. La réussite est excellente.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des insectes. De juin à début juillet, coupez les tiges quand les longues siliques jaunissent et sèchent, avant qu’elles ne s’ouvrent, et laissez-les finir dans un sac de papier : la récolte tombe à temps pour le semis de l’été. Les coloris voisins se croisent : pour une couleur précise, les graines du commerce ou le bouturage sont plus sûrs. Les graines se gardent 2 à 3 ans au sec et au frais.

Les autres méthodes

Bouturage : possible en juin et juillet : tiges non fleuries de 5 à 8 cm, piquées dans un mélange de terreau et de sable sous abri, à l’ombre, enracinées en 3 à 4 semaines. Utile pour garder une couleur précise.

Division et autres méthodes : aucune : plante à racine pivotante cultivée en bisannuelle, elle ne se divise pas.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La hernie du chou, maladie des crucifères qui vit des années dans le sol, couvre les racines de grosseurs et fait flétrir les plants ; elle ne se soigne pas, et les pieds atteints partent en déchetterie. Par temps humide, le mildiou, en taches jaunes dessus et duvet grisâtre dessous, et la pourriture grise touchent les plants trop serrés. Supprimer les feuilles atteintes dès les premières taches suffit en général.

Parasites fréquents : Les altises, minuscules coléoptères sauteurs, criblent de trous les feuilles des jeunes plants par temps chaud et sec : arroser régulièrement et couvrir d’un voile anti-insectes. Les limaces dévorent les plants fraîchement mis en place à l’automne : les ramasser le soir ou, en recours, poser des granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les pucerons qui se groupent sur les épis se délogent d’un jet d’eau.

Prévention : Ne jamais la planter là où ont poussé des choux, des navets ou d’autres crucifères, et chauler une terre acide pour freiner la hernie du chou. Espacer les plants de 25 à 30 cm et arroser au pied, le matin.

Toxicité

Toxicité humaine : Toxique par ingestion : toute la plante, et surtout les graines, contient des hétérosides cardiotoniques, des cardénolides proches de ceux de la digitale. Elle ne doit pas être consommée, ni en cuisine ni en tisane.

Toxicité animaux : Toxique pour le chien, le chat, le cheval et les autres animaux, par les mêmes hétérosides cardiotoniques. Le risque tient surtout aux graines et aux pieds arrachés laissés à leur portée.

Symptômes : Une petite quantité provoque surtout nausées, vomissements, diarrhée et douleurs abdominales ; une ingestion importante peut ralentir le cœur et en dérégler le rythme, avec faiblesse et malaise. Le simple contact avec la plante n’est pas réputé dangereux.

Précautions : Surveiller les jeunes enfants et les animaux qui grignotent les plantes, et couper les épis fanés avant la formation des graines. En cas d’ingestion, appeler un centre antipoison ou le vétérinaire, et ne jamais jeter les pieds arrachés dans un pré ou un enclos.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les tulipes sont ses compagnes classiques : plantées entre les giroflées à l’automne, elles fleurissent avec elles en avril et en mai, et leurs couleurs se répondent. Les pensées garnissent le pied des touffes et suivent le même calendrier de plantation d’automne. Sur un vieux mur, la valériane rouge partage son goût pour les fentes sèches et calcaires.

Associations à éviter : Les choux, les navets, les radis et les autres crucifères partagent avec elle la hernie du chou et les altises : les rapprocher entretient ces ennemis d’une année sur l’autre. Les plantes de terre fraîche et acide, comme les azalées ou les hortensias, réclament un sol et des arrosages qui la font pourrir.

Conseil : Planter les giroflées en octobre en ménageant entre elles des trous où glisser aussitôt les bulbes de tulipes, à 10 à 15 cm de profondeur. Choisir des tulipes de mi-saison ou tardives, qui s’ouvrent en même temps que les giroflées.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Cultivée en bisannuelle : semée au début de l’été en pépinière, mise en place à l’automne en massif, en bordure ou en jardinière, en plein soleil et en terre bien drainée, pour fleurir au printemps suivant.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De juin à septembre : tous les 3 à 4 jours ; de début mars à mi-mai : tous les 10 à 15 jours Les semis et les jeunes plants d’été ne doivent jamais sécher, faute de quoi ils s’arrêtent de pousser et attirent les altises. En place, la giroflée se passe d’eau l’hiver et n’en demande au printemps que par temps sec, l’eau stagnante la faisant pourrir au collet.au pied, seulement par temps sec
Inspection parasitaireUtile De mi-juin à fin août : toutes les 1 à 2 semaines ; de début octobre à mi-novembre : toutes les 1 à 2 semaines Par temps chaud et sec, les altises criblent de petits trous les feuilles des jeunes plants : un arrosage régulier et un voile anti-insectes les tiennent à distance. Les limaces s’attaquent aux plants fraîchement mis en place, surtout par temps doux et humide.altises en été sur les jeunes plants, limaces à l’automne
FloraisonUtile De mars à mai Les épis jaunes, orangés, rouges, bruns ou pourpres, au parfum sucré et épicé, s’ouvrent avec les tulipes et nourrissent les premiers butineurs de l’année.dès février dans les régions douces
Fleurs fanéesOptionnel D’avril à mai Supprimer les épis fanés prolonge la floraison sur les tiges secondaires. Cela empêche aussi la formation des graines, la partie la plus toxique de la plante.couper les épis défleuris au-dessus des pousses latérales
SemisEssentiel De mi-mai à mi-juillet Semée à cette époque, la giroflée a le temps de former une plante trapue avant l’hiver. Un semis plus tardif donne des plants chétifs qui fleurissent peu.en pépinière ou en godets, graines couvertes de 5 mm de terre fine
Taille après floraisonUtile En juin Cultivée en bisannuelle, la giroflée s’épuise après sa floraison et s’arrache pour faire place aux plantes d’été. Sur un vieux mur ou en terre pauvre, une taille légère des tiges défleuries la maintient parfois quelques années.arracher les pieds épuisés, ou raccourcir d’un tiers ceux qu’on garde
PincementUtile De début juillet à mi-août Pincer l’extrémité de la tige principale fait ramifier la plante, qui porte ainsi plus d’épis au printemps.quand les jeunes plants atteignent 10 à 15 cm
Mise en place des plantsEssentiel De mi-septembre à fin octobre Plantée assez tôt, la giroflée s’enracine avant les froids et passe l’hiver dehors. Éviter les places où ont poussé des choux ou d’autres crucifères : la hernie du chou, qui les atteint comme elle, se maintient des années dans la terre.à 25 à 30 cm d’écart