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Annuelle · Papavéracées

Pavot de Californie Eschscholzia californica

Aussi appelé : Eschscholtzia, Pavot californien, California poppy

Le pavot de Californie est une vivace de courte vie de l’ouest des États-Unis, cultivée chez nous comme une annuelle pour ses coupes soyeuses orange vif, jaunes ou crème, qui ne s’ouvrent qu’au soleil. Il forme une touffe souple de 20 à 40 cm au feuillage finement découpé, d’un vert bleuté. Il demande le plein soleil et une terre pauvre, sableuse ou caillouteuse, sans fumier ni compost, et se sème en place, car sa racine pivotante ne supporte pas le repiquage. Une fois installé, il se ressème tout seul d’une année sur l’autre.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)
Photo : Edward Step & William Watson, Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Annuelle
Famille
Papavéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-10 °C
Floraison
De juin à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Vivace de courte vie en zones USDA 8 à 10, le pavot de Californie se cultive partout en France comme une annuelle. Dans une terre bien drainée, la rosette d’un semis d’automne supporte -10 °C environ, et les graines tombées au sol passent tous les hivers.

Dimensions : 20 à 40 cm de haut pour 15 à 30 cm d’étalement, en touffe souple au feuillage finement découpé, d’un vert bleuté.

Floraison : De juin à septembre, dès mai après un semis d’automne, en coupes soyeuses de 5 cm environ, orange vif chez l’espèce, jaunes, crème, roses ou rouges chez les variétés. Les fleurs ne s’ouvrent qu’au soleil et se referment le soir comme par temps couvert.

Substrat : Terre pauvre, légère et très bien drainée, sableuse ou caillouteuse, sans fumier ni compost ; pH de 6 à 8, le calcaire ne le gênant pas.

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour ; à l’ombre, il s’étiole et ses fleurs restent fermées.

Arrosage : Tous les 4 à 6 jours sans pluie jusqu’à la fin mai, le temps de la levée et de l’installation, puis seulement par sécheresse prolongée, tous les 10 à 15 jours, à raison de 10 litres par mètre carré.

Durée de vie : Cultivé en annuelle, il peut vivre 2 ou 3 ans là où l’hiver est doux et le sol sec. Il se ressème abondamment et s’échappe parfois des jardins sur les sols sableux du Midi et de l’Ouest.

Multiplication : Semis en place de fin mars à fin mai, ou en septembre sous climat doux, sans repiquage à cause de la racine pivotante.

Arrosage & entretien

Arrosage : Garder la surface fraîche jusqu’à la levée, puis arroser au pied tous les 4 à 6 jours sans pluie jusqu’à la fin mai. Ensuite, un arrosage copieux tous les 10 à 15 jours par sécheresse prolongée entretient la floraison, alors qu’une terre toujours humide fait pourrir le collet.

Fertilisation : Aucun engrais ni compost, même en pot : en terre riche, il fait du feuillage, s’étale et fleurit peu. Une terre de jardin ordinaire, non amendée, lui suffit pour toute la saison.

Rempotage : Sans objet, car sa racine pivotante supporte très mal d’être déplacée : il se sème là où il doit fleurir. Pour une potée, semer directement dans une jardinière d’au moins 20 cm de profondeur, garnie de terreau et de sable à parts égales.

Taille : Couper chaque semaine les longues capsules vertes qui suivent les fleurs, pour que la floraison se prolonge jusqu’en octobre. Si la touffe s’affaisse en juillet, la rabattre de moitié et arroser copieusement une fois : elle refleurit à la fin de l’été.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures de soleil direct par jour, et le plus possible. Ses fleurs ne s’ouvrent qu’au soleil : à mi-ombre, la plante s’étire et reste fermée une bonne partie du jour.

Emplacement : Extérieur, en rocaille, en bordure sèche, sur un talus, dans un massif de gravier, en prairie fleurie ou en jardinière de balcon, exposé au sud ou à l’ouest. Il ne se cultive pas en intérieur, où il file sans fleurir.

Substrat : Terre pauvre, sableuse ou caillouteuse, simplement ameublie en surface, sans fumier ni compost. En terre lourde, alléger le lit de semis avec du sable grossier ou du gravier fin.

pH : De 6 à 8 : il pousse aussi bien en terre neutre qu’en terre calcaire, et tolère un sol légèrement acide.

Drainage : Indispensable : dans un sol qui reste mouillé, les plantules fondent et le collet pourrit. Les rosettes d’un semis d’automne meurent plus souvent d’un hiver pluvieux en terre argileuse que du froid, d’où l’intérêt d’un sol sableux ou d’une butte.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : semez à la volée là où il doit fleurir, en couvrant à peine les graines de 2 à 3 mm de terre fine, car sa racine pivotante ne supporte pas le repiquage. La levée demande 10 à 20 jours vers 15 °C ; éclaircissez ensuite à 15 ou 20 cm. L’espèce se reproduit fidèlement, mais les variétés de couleur dérivent vers l’orange au fil des ressemis. De fin mars à fin mai, ou en septembre là où l’hiver est doux : il réussit très facilement.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : ses fleurs se fécondent mal seules, les insectes croisent plusieurs semis. De juillet à septembre, cueillez les longues capsules quand elles jaunissent et sèchent, juste avant qu’elles n’éclatent en projetant leurs graines, et finissez-les dans un sac de papier. Les coloris voisins se croisent : pour une variété précise, rachetez des graines du commerce. Elles se gardent 2 à 3 ans au sec et au frais.

Les autres méthodes

Bouturage : il ne se bouture pas.

Division et autres méthodes : aucune : sa racine pivotante interdit la division, et ses ressemis spontanés assurent la relève.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Il est rarement malade dans une terre sèche. En sol froid et détrempé, la fonte des semis couche les plantules et la pourriture du collet fait s’effondrer les pieds installés : arracher les plants touchés, les porter à la déchetterie et espacer les arrosages.

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots rasent les plantules en une nuit humide, juste après la levée : les ramasser au crépuscule, et en recours épandre des granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Des pucerons se groupent parfois sur les boutons et les jeunes tiges ; un jet d’eau en vient à bout, coccinelles et syrphes faisant le reste.

Prévention : Semer clair et éclaircir à 15 ou 20 cm pour que l’air circule, dans une terre drainée et jamais fumée. Arroser au pied, le matin, et seulement quand la terre est sèche sur quelques centimètres. Arracher les pieds secs en fin de saison, une fois quelques capsules mûres laissées au sol pour le ressemis.

Toxicité

Toxicité humaine : Faible : toute la plante, et surtout la racine, renferme des alcaloïdes au léger effet sédatif (californidine, protopine), d’où son emploi en phytothérapie contre les troubles du sommeil. Ce n’est pas le pavot à opium, et aucune intoxication grave n’est décrite.

Toxicité animaux : Les données sont minces : aucune intoxication grave n’est décrite chez le chien, le chat ou le cheval. Ses alcaloïdes sédatifs justifient toutefois d’éviter qu’un animal en mâchonne régulièrement.

Symptômes : Une ingestion importante peut provoquer somnolence, nausées et troubles digestifs passagers. Aucune irritation de la peau n’est décrite au contact de la plante.

Précautions : Ne pas préparer soi-même de tisane avec les pieds du jardin pendant la grossesse ou l’allaitement, pour un enfant, ni en même temps que des médicaments sédatifs ou de l’alcool. Au jardin, il suffit d’empêcher un jeune enfant ou un animal d’en mâchonner, comme pour toute plante d’ornement.

Associations de plantes

Bonnes associations : La nigelle de Damas, semée en même temps que lui, dont le bleu répond à son orange et qui se ressème comme lui d’une année sur l’autre. Les lavandes et les santolines, dans le même sol sec et pauvre, au pied desquelles il comble les vides d’une plantation jeune. La fétuque bleue (Festuca glauca), graminée de terre sèche dont le feuillage bleuté prolonge le sien entre les floraisons.

Associations à éviter : Les plantes gourmandes en eau et en engrais, comme les dahlias ou les pétunias de massif, dont le régime le fait filer puis pourrir. Les couvre-sols denses, comme les géraniums vivaces ou l’alchémille, qui ferment le sol au printemps et étouffent ses semis. Les grandes annuelles semées devant lui, cosmos ou tournesols, qui lui volent le soleil dont ses fleurs ont besoin pour s’ouvrir.

Conseil : Mélanger les graines à du sable sec avant de les semer à la volée, pour un semis clair qui épargne l’éclaircissage. Laisser mûrir quelques capsules en fin d’été : il revient souvent seul l’année suivante, mais les variétés colorées retournent peu à peu à l’orange de l’espèce.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Semis en place au printemps, en plein soleil, dans une terre pauvre, légère et bien drainée : rocaille, massif de gravier, bordure sèche ou prairie fleurie ; la plante est cultivée en annuelle.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De mi-mars à fin mai : tous les 4 à 6 jours ; de juin à août : tous les 10 à 15 jours Tenir la surface fraîche jusqu’à la levée et l’installation des jeunes plants, puis n’arroser qu’en cas de sécheresse prolongée, copieusement et rarement. Installé, il puise l’eau en profondeur par sa racine pivotante, et une terre toujours humide fait pourrir son collet.sans pluie seulement, au pied et le matin
SemisEssentiel De mi-mars à fin mai Semer à la volée là où il doit fleurir, car sa racine pivotante ne supporte pas le repiquage, puis éclaircir à 15 ou 20 cm ; la levée demande 10 à 20 jours. Là où l’hiver est doux, un semis de septembre passe l’hiver en rosette dans une terre drainée et fleurit dès mai.en place, graines recouvertes de 2 à 3 mm de terre fine
Inspection parasitaireUtile D’avril à juin Une seule nuit humide suffit aux limaces pour raser un semis : les ramasser à la main, et en recours épandre des granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les pucerons qui se groupent parfois sur les boutons partent au jet d’eau, coccinelles et syrphes faisant le reste.au crépuscule, les semaines qui suivent la levée
FloraisonOptionnel De juin à septembre Les coupes de soie orange, jaunes, crème ou rouges ne s’ouvrent qu’au soleil et se referment le soir comme par temps couvert. Chaque fleur ne dure que quelques jours, mais les boutons se succèdent tout l’été.dès mai après un semis d’automne, jusqu’en octobre si l’on coupe les capsules
Fleurs fanéesUtile De mi-juin à mi-septembre Couper les longues capsules vertes qui succèdent aux fleurs avant qu’elles ne brunissent, car la plante qui mûrit ses graines cesse de fleurir. En septembre, en garder quelques-unes sur pied : elles éclatent en séchant et sèment la floraison de l’année suivante.à la base, chaque semaine, en épargnant les boutons
RabattageOptionnel De début juillet à mi-aoûtDès que : La touffe s’affaisse et ne forme plus de boutons au cœur de l’été Couper les tiges puis arroser une fois copieusement : la touffe repart en quelques semaines et refleurit jusqu’en octobre.de moitié, à la cisaille