Plante grimpante · Polygonacées
Renouée du Turkestan Fallopia baldschuanica
Aussi appelé : Renouée de Boukhara, Renouée d’Aubert, Renouée grimpante, Voile de mariée, Russian vine
La renouée du Turkestan est une liane vigoureuse d’Asie centrale, qui se couvre de juillet à octobre de panicules mousseuses blanches à rose pâle, au léger parfum de miel, très visitées par les abeilles. Elle grimpe à 10 à 15 m en gagnant 3 à 5 m par an, et habille vite une clôture, une pergola ou un mur disgracieux. Elle se contente de tout sol drainé, même pauvre ou calcaire, et se passe d’arrosage après deux ans. Elle convient à qui a de la place, car elle recouvre tout ce qu’elle atteint.
- Type
- Plante grimpante
- Famille
- Polygonacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- De juillet à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : zone USDA 5 à 9, rustique jusqu’à environ 20 °C sous zéro une fois installée.
Dimensions : 10 à 15 m, parfois davantage, avec 3 à 5 m de pousse par an.
Floraison : de juillet à octobre, une profusion de panicules mousseuses blanches à rose pâle qui couvrent la liane, au léger parfum de miel et très visitées par les abeilles.
Substrat : tout sol ordinaire, même pauvre, caillouteux ou calcaire, pourvu qu’il soit drainé.
Exposition : plein soleil ou mi-ombre, la floraison étant plus généreuse au soleil.
Arrosage : les deux premières années seulement, puis la plante se passe de tout apport.
Durée de vie : Vivace grimpante très vigoureuse, 20 à 30 ans, la souche repartant sans faiblir après chaque taille.
Multiplication : Marcottage simple d’une tige au printemps, ou bouturage de tiges semi-aoûtées en juillet et en août, à l’ombre ; la reprise est facile.
Arrosage & entretien
Arrosage : une fois par semaine la première saison, le temps de l’enracinement. Ensuite rien, même en été sec.
Fertilisation : aucune, et c’est une consigne et non un oubli : nourrie, la plante devient ingérable en une saison.
Rempotage : sans objet, elle se cultive en pleine terre ; un bac ne contient pas longtemps une liane de cette vigueur.
Taille : un rabattage sévère en fin d’hiver, jusqu’au vieux bois, plus une reprise légère en octobre. Elle repart de tout bois, une coupe rase ne la tue pas.
Exposition & substrat
Exposition : 6 heures de soleil ou davantage donnent la floraison la plus abondante, mais la plante prospère aussi à mi-ombre.
Emplacement : extérieur uniquement, contre un support très solide, orienté au sud ou à l’ouest ; prévoir l’ampleur avant de planter.
Substrat : indifférent, y compris pauvre et calcaire ; un sol riche ne fait qu’accélérer une croissance déjà difficile à tenir.
pH : de 5,5 à 8, elle s’accommode de tout.
Drainage : un sol qui ne reste pas détrempé l’hiver suffit ; elle supporte mal les terres lourdes gorgées d’eau.
Multiplication
Marcottage par couchage : marcottage simple : de mars à juin, coucher une tige souple au sol, l’enterrer à 5 cm en la maintenant par un crochet et la sevrer à l’automne ou au printemps suivant. La liane racine très facilement et la réussite est presque assurée.
Les autres méthodes
Bouturage : En juillet et en août, prélever des tronçons semi-aoûtés de 10 à 15 cm, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri ou dehors à l’ombre, coiffés d’une bouteille coupée ; ils racinent en 4 à 6 semaines. De novembre à février, des tronçons ligneux de 20 cm enterrés aux deux tiers en pleine terre reprennent aussi et démarrent au printemps.
Semis :
SemerPeu pratiqué : les graines mûrissent mal sous nos climats et se vendent rarement. Si l’on en récolte, les semer en mars sous abri, couvertes de 5 mm, à 15 à 20 °C, pour une levée en 3 à 4 semaines ; les plants reproduisent l’espèce.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles. Ses fleurs, pollinisées par les abeilles, ne donnent de petits akènes triangulaires bruns qu’après un automne chaud et long, en octobre et en novembre, et rarement au nord de la Loire. Les récolter secs sur les panicules fanées et les garder au sec et au frais, où ils restent bons environ un an. Faute de récolte, le marcottage ou le bouturage la multiplient sans peine.
Division et autres méthodes : La souche se divise à la bêche en mars, chaque éclat gardant des racines et quelques tiges rabattues à 30 cm.
Maladies & parasites
Maladies courantes : très peu de problèmes. On observe parfois de l’oïdium en fin d’été sur des sujets à l’air confiné, sans conséquence pour la plante.
Parasites fréquents : rarement attaquée. Quelques pucerons peuvent se poser sur les jeunes pousses au printemps, et disparaissent seuls.
Prévention : la vraie surveillance ne porte pas sur les parasites mais sur la plante elle-même : contrôler chaque année les drageons et les marcottes spontanées, et vérifier que le support tient le poids croissant de la liane.
Toxicité
Toxicité humaine : aucune toxicité notable n’est répertoriée. Comme les autres renouées, elle contient un peu d’acide oxalique, sans que cela pose de problème au simple contact.
Toxicité animaux : non répertoriée comme toxique pour le chien et le chat.
Symptômes : une ingestion importante de feuillage peut provoquer des troubles digestifs passagers, liés à l’acide oxalique.
Précautions : porter des gants pour les tailles importantes, les tiges sèches étant coupantes, et ne pas composter les fragments, qui reprennent facilement.
Associations de plantes
Bonnes associations : un rosier grimpant vigoureux ou une clématite de fin d’été peuvent partager le même mur à condition d’avoir chacun son support, leurs floraisons se succédant. Une haie de conifères adultes supporte son poids là où un treillage cède.
Associations à éviter : tout ce qui est fragile ou lent à s’installer, arbustes jeunes, vivaces, petits fruits, disparaît sous elle en deux saisons. Ne jamais la lancer sur un arbre fruitier ni sur une gouttière.
Conseil : la réserver aux endroits qu’on veut masquer vite et complètement, grillage, cabanon, mur aveugle, et lui donner un support surdimensionné dès la plantation.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pleine terre au jardin, au soleil ou à mi-ombre, en sol ordinaire même pauvre, sur un support solide. Liane rustique jusqu’à une vingtaine de degrés sous zéro, qui pousse de 3 à 5 m par an et n’a besoin d’aucun engrais.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début mai à mi-septembre : tous les 7 à 12 jours | Une fois installée, la plante se passe d’arrosage même en été sec. Les deux premières saisons, en revanche, décident de son enracinement. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre : toutes les 4 à 6 semaines | Peu de parasites l’atteignent. Ce qui se surveille, ce sont les rejets et les marcottes spontanées, qui la font gagner du terrain là où on ne l’attend pas. |
| Rabattage | De mi-février à fin mars | C’est le seul geste qui tient cette liane : sans taille annuelle sévère, elle couvre une façade en trois saisons et casse ce qu’elle escalade sous son poids. Elle repart de tout bois, une coupe rase ne la tue pas. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De mi-février à fin mars | La liane accumule au fil des ans un matelas de bois mort à l’intérieur de la touffe, qui pèse, retient l’humidité et abrite les nuisibles. |
| Palissage, tuteurage | D’avril à septembre | Une plante adulte pèse plusieurs dizaines de kilos : un treillage léger, une gouttière ou un grillage fin finissent arrachés. Diriger les pousses tant qu’elles sont souples, elles se lignifient ensuite en place. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Utile le temps de l’installation, pour garder le pied frais. Inutile ensuite, la plante faisant elle-même son ombre. |
| Taille après floraison | De début octobre à mi-novembre | Une seconde intervention légère à l’automne contient la plante sans toucher à sa charpente, et évite d’avoir à tout reprendre au printemps. |
| Ramassage des feuilles mortes | De début novembre à mi-décembre | La chute est massive et tardive. Le souci n’est pas la plante mais ce qui se trouve dessous : une gouttière pleine déborde au premier orage d’hiver. |