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Graminée · Poacées

Bambou parapluie Fargesia murielae

Aussi appelé : Bambou non traçant, Umbrella bamboo

Le bambou parapluie est un bambou des montagnes du centre de la Chine, aux cannes fines qui s’arquent sous un feuillage léger, d’où son nom. Il forme une touffe dense de 3 à 4 m de haut pour 1,5 à 2 m de large, sans rhizomes traçants, ce qui en fait un bambou sûr pour une haie ou un massif. Il demande la mi-ombre, l’abri des vents froids et desséchants, et un sol riche, frais mais drainé, arrosé surtout l’été. Le soleil brûlant et la sécheresse lui font enrouler ses feuilles.

Bambou parapluie (Fargesia murielae)
Photo : IKAl, CC BY-SA 2.5, via Wikimedia Commons
Type
Graminée
Famille
Poacées
Exposition
Mi-ombre
Température minimale
-20 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 5-9, résiste jusqu'à environ -20°C.

Dimensions : Hauteur de 3 à 4 m, étalement en touffe dense de 1,5 à 2 m.

Floraison : Aucune floraison décorative ; à de très longs intervalles, tous les pieds fleurissent ensemble puis meurent.

Substrat : Sol riche, humifère, bien drainé, légèrement acide à neutre (pH 5,5-7).

Exposition : Mi-ombre à soleil léger, à l'abri des vents froids et desséchants.

Arrosage : Régulier surtout en été et lors de l'implantation, sol maintenu frais sans excès d'eau stagnante.

Durée de vie : Bambou vivace, la touffe vivant 20 à 25 ans. Il fleurit une fois, de façon grégaire, puis meurt.

Multiplication : Division de la touffe à la bêche, de mi-mars à début mai, en éclats de plusieurs cannes avec leurs rhizomes.

Arrosage & entretien

Arrosage : Arroser régulièrement pour maintenir le sol frais mais bien drainé, surtout en été et lors des jeunes plantations ; réduire en hiver sans laisser sécher complètement la motte.

Fertilisation : Apporter un engrais organique ou spécial bambou au printemps et éventuellement une seconde fois en début d'été pour soutenir la croissance.

Rempotage : Pour les sujets en pot, rempoter tous les 2-3 ans au printemps en renouvelant le substrat ; en pleine terre, diviser la touffe si elle devient trop dense, également au printemps.

Taille : Supprimer les chaumes secs ou abîmés en fin d'hiver/début de printemps et éclaircir légèrement pour favoriser l'aération et l'esthétique du plumeau.

Exposition & substrat

Exposition : Mi-ombre à ombre légère de préférence, tolère le soleil si le sol reste frais ; environ 3 à 5 heures de soleil direct suffisent.

Emplacement : Extérieur, idéalement en isolé ou en haie, à l'abri des vents froids et desséchants.

Substrat : Sol riche, humifère, bien drainé, mélangé à du compost ou terreau de feuilles.

pH : Entre 6 et 7, légèrement acide à neutre.

Drainage : Bon drainage indispensable pour éviter l'asphyxie racinaire, mais le sol doit rester frais sans être détrempé.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : de mi-mars à début mai, trancher la touffe à la bêche affûtée en éclats de 3 à 5 cannes avec une bonne motte de rhizomes, et les replanter aussitôt. Rabattre le feuillage de moitié et arroser copieusement jusqu’à l’automne, la reprise prenant plusieurs mois. Ses cultivars se multiplient de la même façon, la division étant la seule méthode qui les reproduit. La reprise est bonne si chaque éclat garde du volume et reste arrosé tout l’été.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : une canne coupée ne racine pas, seuls les rhizomes portant leurs cannes reprennent.

Semis :

SemerPratiquement impossible : il ne donne des graines qu’à sa floraison grégaire, à des décennies d’intervalle, après quoi la touffe meurt. Si l’on en trouve, les semer fraîches au printemps, à l’intérieur, à peine couvertes, à 20 °C, pour une levée en 2 à 4 semaines.

Récolter les grainesPas de graines en culture : il ne fleurit qu’à des décennies d’intervalle. La touffe ne fleurit qu’une fois, en même temps que tous les pieds issus du même semis, et meurt après avoir grainé. Si cela arrive, cueillir les caryopses quand les épillets brunissent et les semer dans les semaines qui suivent, car ils perdent vite leur pouvoir germinatif. La division reste la méthode de tous les jours.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Fargesia murielae est peu sensible aux maladies, mais peut souffrir de rouille ou de taches foliaires fongiques en cas d'excès d'humidité et de mauvaise aération ; on observe alors des pustules orangées ou des taches brunes sur les feuilles. Le traitement consiste à supprimer les parties atteintes et à appliquer un fongicide à base de cuivre si nécessaire. Un sol trop humide peut aussi provoquer le pourrissement des racines et des rhizomes.

Parasites fréquents : Les principaux ravageurs sont les pucerons et les cochenilles, reconnaissables à leur miellat collant et à la présence de fumagine noire sur les feuilles. Les araignées rouges peuvent également apparaître par temps chaud et sec, provoquant un jaunissement et un dessèchement du feuillage. Un jet d’eau sur le feuillage, ou un coton imbibé d’alcool pour les cochenilles, permet généralement de les éliminer, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Assurer un bon drainage du sol et éviter les arrosages excessifs limite les risques de maladies fongiques et racinaires. Planter le bambou dans un endroit semi-ombragé, à l'abri des vents desséchants, favorise une croissance saine et résistante aux parasites. Une surveillance régulière du feuillage permet de détecter rapidement toute infestation et d'agir avant sa propagation.

Toxicité

Toxicité humaine : Le bambou Fargesia murielae est considéré comme non toxique pour l'humain ; aucune partie de la plante ne présente de danger connu en cas de contact ou d'ingestion accidentelle.

Toxicité animaux : Cette plante est également non toxique pour les chiens, chats et autres animaux domestiques, qui peuvent parfois en mâchonner les feuilles sans risque.

Symptômes : En cas d'ingestion importante, de légers troubles digestifs (irritation gastrique bénigne) peuvent survenir chez l'animal ou l'humain, mais cela reste rare et sans gravité.

Précautions : Aucune précaution particulière n'est nécessaire, si ce n'est de surveiller une consommation excessive par les animaux pour éviter tout inconfort digestif.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les hostas, fougères et heuchères s'associent bien avec ce bambou car ils apprécient la même ombre légère et l'humidité du sol qu'il procure. Les rhododendrons et azalées conviennent aussi grâce à leur besoin commun de sol acide à neutre et bien drainé.

Associations à éviter : Évitez les plantes méditerranéennes comme la lavande ou le romarin, qui préfèrent un sol sec et calcaire, contraire aux besoins de ce bambou. Évitez aussi les plantes de plein soleil exigeantes en chaleur, car l'ombrage dense du bambou limiterait leur croissance.

Conseil : Ce bambou cespiteux ne trace pas et se passe de barrière anti-rhizome : laissez-lui 1,5 à 2 m de place pour sa touffe en profitant de son feuillage comme brise-vue naturel pour vos autres plantations.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Bambou cespiteux non traçant au port arqué, cultivé en pleine terre ou en grand bac, au jardin, à mi-ombre, en sol frais et drainé.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 3 à 5 jours ; d’octobre à mars : tous les 12 à 18 jours Les feuilles fines de cette espèce s’enroulent en gouttière au premier manque d’eau, ce qui est le signal d’arroser sans attendre. Le port arqué caractéristique s’accentue avec la charge de feuillage et n’a rien à voir avec un manque d’eau.abondamment, le sol ne doit jamais sécher complètement
Inspection parasitaireOptionnel De mai à septembre : toutes les 4 à 6 semaines Les acariens profitent des situations chaudes et abritées pour plomber le feuillage, surtout en bac contre un mur. En pleine terre et à mi-ombre, l’espèce est pratiquement indemne.revers des feuilles
Bois mort et feuilles abîméesUtile De janvier à décembreDès que : cannes jaunies ou desséchées constatées Une canne vit quelques années puis se dessèche, ce qui n’a rien d’inquiétant tant que de nouvelles sortent chaque printemps. Un jaunissement général et simultané, accompagné d’une floraison, est en revanche le signe de la fin de vie de la souche, phénomène qui touche cette espèce par cycles très longs.couper au ras du sol
Vidage de la soucoupeOptionnel De janvier à décembreDès que : présence d’eau stagnante sous le bac en hiver L’eau retenue sous le bac est un secours en été pour une plante très gourmande. L’hiver, elle gèle autour des rhizomes et les fait pourrir.
Déplacement saisonnierOptionnel De janvier à décembreDès que : vents desséchants annoncés, ou plein soleil d’été sur un bac Cette espèce supporte moins bien le plein soleil que les autres fargesias et se marque de feuilles brunies par le vent d’hiver. Un emplacement abrité change complètement sa tenue.en bac, chercher l’abri et la mi-ombre
Engrais à libération lenteUtile De mars à mai Les nouvelles cannes sortent de terre au printemps et atteignent leur hauteur définitive en quelques semaines, sans jamais grossir ensuite. Tout se joue donc sur la fertilisation et l’arrosage d’avril à juin.engrais riche en azote, ou engrais gazon
PaillageEssentiel De mi-mars à mi-mai Les feuilles mortes du bambou lui restituent la silice qui rigidifie ses cannes, et les ramasser prive la plante de sa propre litière. Compléter au broyat pour garder le pied frais tout l’été.épais, en laissant les feuilles tombées sur place
Division de touffeOptionnel De mi-mars à mi-mai, tous les 5 ans La touffe se sépare à la bêche en gardant plusieurs cannes et un bon volume de rhizomes par éclat. Rabattre le feuillage de moitié après la division réduit la transpiration le temps de la reprise.au printemps, avant la sortie des pousses
Taille de structureOptionnel De juin à septembre Dégager les branches du bas met en valeur les cannes fines et vertes, très décoratives chez cette espèce. Une canne étêtée ne reprend jamais de hauteur, elle se garnit seulement de ramifications.après la sortie des nouvelles cannes
Protection des racinesUtile De mi-novembre à mi-mars C’est le plus rustique des bambous cultivés en France, insensible au froid en pleine terre. En bac, la motte gèle et la plante meurt de soif alors qu’elle est entourée de glace : continuer d’arroser un peu pendant les redoux.en bac uniquement

Cultivars connus

Fargesia murielae 'Genf'. Leur entretien est celui de l’espèce, sauf mention contraire dans les conseils ci-dessus.

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