Connexion / Inscription →

Plante à bulbe · Iridacées

Glaïeul Gladiolus hortulanus

Aussi appelé : Glaïeul des jardins, Glaïeul hybride, Glaïeul à grandes fleurs, Sword lily

Le glaïeul des jardins est un hybride horticole issu d’espèces d’Afrique du Sud, cultivé pour ses épis de grandes fleurs en entonnoir, de toutes couleurs, de juillet à septembre. Selon le cultivar, il mesure 60 cm à 1,50 m pour 15 à 20 cm de large seulement, et se plante par groupes. Il demande le plein soleil, une terre meuble et sableuse, et des arrosages réguliers en été. Son cormus craint le gel, surtout en sol humide : sous notre climat, on l’arrache chaque automne pour le replanter au printemps.

Type
Plante à bulbe
Famille
Iridacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-3 °C
Floraison
De juillet à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 8 à 10, le cormus est détruit dès -3 à -5 °C, surtout en sol humide. Sous le climat français on l’arrache chaque automne, sauf en sol très drainant du littoral méditerranéen où il peut rester en place sous paillis.

Dimensions : 60 cm à 1,50 m de haut selon le cultivar, pour 15 à 20 cm d’étalement seulement : c’est une plante verticale, qui se plante par groupes.

Floraison : De juillet à septembre, environ 3 mois après la plantation, épis de grandes fleurs en entonnoir de toutes couleurs selon le cultivar, sans parfum.

Substrat : terre meuble, sableuse et profonde, enrichie de compost décomposé mais jamais de fumier frais ; pH 6 à 7.

Exposition : plein soleil, 6 heures directes au minimum. À l’ombre, la hampe s’étire, verse et les fleurs restent pâles.

Arrosage : tous les 8 à 12 jours après la plantation, puis tous les 3 à 5 jours de juin à août, à raison de 15 à 20 litres par mètre carré.

Durée de vie : vivace à cormus, mais conduite comme une plante à arracher chaque année ; le cormus se renouvelle à chaque saison et une souche bien tenue se perpétue 5 à 6 ans.

Multiplication : Caïeux et cormus neufs récoltés à l’arrachage d’octobre, gardés au sec l’hiver et replantés au printemps, dès que le sol est réchauffé.

Arrosage & entretien

Arrosage : rester sobre jusqu’à la levée, un apport tous les 8 à 12 jours, puis passer à tous les 3 à 5 jours de juin à août, au pied et jamais sur le feuillage. Réduire à tous les 10 à 14 jours en septembre pour laisser le feuillage jaunir.

Fertilisation : un engrais liquide pauvre en azote et riche en potasse tous les 15 jours, de la troisième feuille à la fin de la floraison. Tout arrêter dès septembre pour que le cormus mûrisse.

Rempotage : il n’y a pas de rempotage, mais un cycle d’arrachage : lever les cormus en octobre, les sécher 3 semaines, puis les conserver entre 5 et 10 °C jusqu’au printemps suivant. En pot, prévoir 30 cm de profondeur et du terreau neuf chaque année.

Taille : couper l’épi défleuri en conservant au moins quatre feuilles, qui reconstituent le cormus. Ne jamais rabattre un feuillage encore vert, même s’il devient disgracieux en septembre.

Exposition & substrat

Exposition : plein soleil, 6 à 8 heures directes par jour. Une exposition sud ou sud-ouest abritée du vent dominant évite que les hampes versent.

Emplacement : extérieur uniquement, de la plantation à l’arrachage, en rang au potager pour la fleur coupée ou par groupes de cinq à sept dans un massif. Le local d’hivernage doit être hors gel, sec et obscur.

Substrat : terre légère et profonde, ameublie sur 30 cm, allégée de sable grossier en sol argileux et enrichie de compost décomposé. Le fumier frais brûle les racines et favorise la fusariose.

pH : 6 à 7, légèrement acide à neutre. Il s’accommode d’un sol un peu calcaire mais y jaunit si le pH monte au-delà de 7,5.

Drainage : déterminant, car le cormus pourrit dans une terre qui retient l’eau, en particulier entre la plantation et la levée. En sol lourd, planter sur une butte ou glisser une poignée de sable sous chaque cormus.

Multiplication

Méthode conseillée

Caïeux : en octobre, à l’arrachage, détacher le cormus neuf formé sur l’ancien, qu’on jette, et ramasser les caïeux ; faire sécher le tout 2 à 3 semaines dans un local aéré, puis le garder au sec et hors gel jusqu’au printemps. Replanter dehors dès que le sol est réchauffé, de fin mars dans le Midi à début juin ailleurs, les cormus à 10 à 15 cm de profondeur et les caïeux à 5 cm, serrés en rang de pépinière. La réussite est presque totale, mais ils mettent 2 à 3 ans à fleurir. C’est aussi la seule méthode qui reproduit fidèlement chaque cultivar.

Les autres méthodes

Bouturage : Le glaïeul ne se bouture pas : ni sa tige ni ses feuilles ne forment de racines.

Semis :

SemerPossible en mars, à l’intérieur ou sous abri, graines couvertes de 5 mm de terreau, levée en 3 à 5 semaines à 15 à 18 °C. Les plants fleurissent au bout de 3 à 4 ans et ne ressemblent pas à leurs parents, presque tous les glaïeuls cultivés étant des hybrides : on ne sème que pour obtenir des nouveautés.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs, pollinisées par les insectes, se fécondent entre elles. Les fleurs donnent des capsules qui brunissent et s’entrouvrent en septembre ou octobre ; on les cueille alors pour en sortir les graines plates et ailées, qui se gardent 2 à 3 ans au sec et au frais. Laisser les épis monter en graines affaiblit le cormus, aussi ne le fait-on que sur un ou deux pieds, et les semis donnent des glaïeuls variés, jamais le cultivar parent.

Maladies & parasites

Maladies courantes : la fusariose, due à Fusarium oxysporum f. sp. gladioli, jaunit le feuillage, courbe la hampe et pourrit le cormus par la base ; arracher et détruire, puis ne plus planter de glaïeuls au même endroit avant 4 ans. La pourriture sèche, Stromatinia gladioli, creuse des taches brunes sur les cormus pendant le stockage. Rouille et botrytis marquent le feuillage par temps humide et se limitent en arrosant au pied.

Parasites fréquents : le thrips du glaïeul laisse des stries argentées sur les feuilles et des boutons qui brunissent sans s’ouvrir, et il poursuit son cycle sur les cormus stockés. Les limaces dévorent les jeunes pousses en mai, quand elles percent. Les pucerons s’installent sur les épis en formation.

Prévention : pratiquer une rotation de 4 ans et ne jamais replanter un cormus taché, mou ou léger. Traiter les cormus avant le stockage comme avant la plantation. Contrôler les cagettes une fois par mois pendant l’hiver et écarter aussitôt un sujet suspect.

Toxicité

Toxicité humaine : faiblement toxique, le cormus étant la partie la plus concentrée alors que feuilles et fleurs le sont très peu. Ce n’est pas une plante comestible, malgré des usages traditionnels isolés.

Toxicité animaux : classé toxique pour le chien, le chat et le cheval, essentiellement par ingestion du cormus. Le risque vient des chiens qui creusent le massif et des cagettes de conservation laissées accessibles.

Symptômes : salivation, vomissements, diarrhée et abattement après ingestion, en général sans gravité durable. Une dermatite d’irritation est possible chez les jardiniers qui manipulent beaucoup de cormus sans gants.

Précautions : ranger les cagettes de cormus hors de portée des animaux et des enfants, et porter des gants pour les trier en quantité. En cas d’ingestion par un animal, appeler un vétérinaire en précisant qu’il s’agit d’un bulbe de glaïeul.

Associations de plantes

Bonnes associations : les dahlias suivent exactement le même calendrier, plantation au printemps et arrachage à l’automne, et occupent le volume que sa silhouette étroite laisse vide. Les œillets d’Inde en bordure gênent les nématodes du sol et se ramassent au même moment. Cosmos et zinnias, semés en place, fleurissent aux mêmes semaines pour les bouquets.

Associations à éviter : ne pas le planter après des glaïeuls, des crocus ou des iris bulbeux, qui laissent dans le sol la fusariose et la pourriture sèche. Les couvre-sols denses comme les géraniums vivaces gardent le pied humide et font pourrir le cormus. Les grands arbustes et les haies qui portent ombre l’après-midi étirent les hampes et les font verser.

Conseil : plantez par vagues de dix cormus tous les 15 jours, de fin mars à début juin. Vous tenez la fleur coupée de juillet à septembre au lieu de tout voir passer en 3 semaines.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Cormus mis en terre au printemps en pleine terre, en massif ou en rang au potager, en plein soleil et en sol léger et drainant, puis arrachés avant les gelées.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à mai : tous les 8 à 12 jours ; de juin à août : tous les 3 à 5 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 10 à 14 jours Le glaïeul boit beaucoup pendant la montée de la hampe et la floraison, 15 à 20 litres par mètre carré à chaque apport en été. Avant la levée il faut rester sobre, car un cormus dans une terre détrempée pourrit au lieu de démarrer.Arroser au pied : l’eau sur le feuillage appelle le botrytis et la rouille.
Inspection parasitaireEssentiel De mai à septembre : chaque semaine ; de novembre à mars : chaque mois Thrips simplex est le ravageur qui décide de la réussite d’une culture, et il suit les cormus jusque dans le local de stockage. Contrôler aussi les cagettes une fois par mois pendant l’hiver et retirer tout cormus mou ou taché.Thrips du glaïeul : stries argentées sur les feuilles, boutons qui brunissent sans s’ouvrir.
Traitement préventifUtile De janvier à décembreDès que : À l’arrachage avant la mise au sec, puis de nouveau juste avant la plantation Le même geste vise la fusariose, la pourriture sèche et les thrips qui hivernent sous les écailles du cormus. Laisser sécher complètement les cormus avant de les enfermer, sans quoi le traitement ne sert à rien.Trempage court dans une préparation autorisée en jardin d’amateur.
Mise en place des plantsEssentiel De mi-mars à mi-juin Planter dès que le sol est réchauffé et hors gel, fin mars sur le pourtour méditerranéen et à partir de la mi-avril plus au nord. Échelonner les mises en terre tous les 15 jours étale la floraison de juillet à septembre au lieu de tout concentrer sur 3 semaines.Cormus à 10 cm de profondeur, 15 cm pour les variétés dépassant 1 m.
Engrais liquideUtile De mi-mai à fin août Commencer à l’apparition de la troisième feuille et poursuivre jusqu’à la fin de la floraison, la potasse raffermissant la hampe et remplissant le nouveau cormus. Un excès d’azote donne des tiges molles qui versent au premier orage.Engrais pauvre en azote et riche en potasse, tous les 15 jours.
Palissage, tuteurageEssentiel De début juin à mi-septembreDès que : Dès que la hampe dépasse 60 cm ou que les premiers boutons se colorent Une hampe de plus d’1 m chargée de fleurs verse au premier orage et se brise au ras du sol, ce qui perd la fleur et le cormus. Butter le pied de 5 cm au moment du tuteurage donne un second appui.Un tuteur par hampe, lié juste sous l’épi.
PaillageUtile En juin Posé une fois les pousses bien sorties, le paillis garde le sol frais pendant la montée de la hampe et allège les arrosages de juillet. Le retirer en fin de saison avec les débris de feuillage.3 à 5 cm de tonte séchée ou de paille, sans toucher les tiges.
Fleurs fanéesEssentiel De juillet à septembre Supprimer l’épi défleuri empêche la plante de mûrir ses graines, mais le feuillage doit rester : c’est lui qui reconstitue le cormus de l’année suivante. Couper de la même façon pour le bouquet, en biais et le matin.Couper la hampe en laissant au moins quatre feuilles sur le pied.
Arrêt de l'engraisUtile De début septembre à mi-septembre Cesser tout apport à la fin de la floraison pour que le feuillage jaunisse et que le cormus achève de mûrir. Un apport tardif prolonge la végétation et donne des cormus mal mûris, qui se conservent mal jusqu’au printemps.
Repos secEssentiel D’octobre à mars Arracher 4 à 6 semaines après la floraison, quand le feuillage a jauni et toujours avant les premières fortes gelées, couper les tiges à 2 cm puis laisser sécher 3 semaines. Le cormus de l’année se détache alors du vieux, qu’on jette avec les caïeux trop petits.Local sec, obscur et aéré, entre 5 et 10 °C.