Vivace · Caryophyllacées
Gypsophile Gypsophila paniculata
Aussi appelé : Gypsophile paniculée, Brouillard, Baby’s breath
La gypsophile est une vivace des steppes d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, qui forme de juin à août un nuage de minuscules fleurs blanches, parfois rose pâle. Au jardin, elle atteint 60 cm à 1 m de haut et de large, les variétés naines restant autour de 30 à 45 cm. Elle demande le plein soleil et une terre profonde, légère et parfaitement drainée, calcaire de préférence. Très rustique, elle craint bien plus l’eau stagnante de l’hiver que le froid, et sa racine pivotante ne supporte pas d’être déplacée.
- Type
- Vivace
- Famille
- Caryophyllacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -30 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 3 à 9 : très rustique, elle supporte au moins -30 °C en terre sèche et drainée. C’est l’eau stagnante de l’hiver, bien plus que le froid, qui la fait périr.
Dimensions : 60 cm à 1 m de hauteur et d’étalement en fleur, parfois davantage, en un nuage arrondi ; les variétés naines restent autour de 30 à 45 cm.
Floraison : De juin à août, parfois jusqu’en septembre, en nuées de minuscules fleurs blanches, simples ou doubles, rose pâle chez quelques variétés. Leur odeur discrète est jugée désagréable par certains.
Substrat : Terre profonde, légère, sableuse ou caillouteuse et parfaitement drainée, calcaire de préférence, au pH de 6,5 à 8.
Exposition : Plein soleil ; à l’ombre, les tiges s’allongent, versent et fleurissent peu.
Arrosage : Tous les 7 à 10 jours par temps sec la première année ; ensuite, sa racine profonde se contente des pluies, sauf sécheresse prolongée.
Durée de vie : Vivace à racine pivotante, qui peut vivre 10 ans en terre qui lui convient, à condition de ne jamais la déplacer. En terre lourde qui reste détrempée, elle ne passe souvent pas l’hiver.
Multiplication : Semis au printemps, sous abri ou en place, et bouturage de jeunes pousses en avril ou mai pour les variétés doubles ; ne se divise pas.
Arrosage & entretien
Arrosage : La première année, arroser au pied tous les 7 à 10 jours par temps sec, de juin à août, en laissant la terre sécher d’un arrosage à l’autre. Ensuite, sa racine pivotante puise l’eau en profondeur et la pluie lui suffit, sauf sécheresse prolongée.
Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : une terre trop riche donne des tiges molles qui versent. En terre acide, un apport de calcaire broyé ou de chaux magnésienne à l’automne, tous les 3 ans, lui profite davantage.
Rempotage : Elle ne se rempote ni ne se divise : sa racine pivotante supporte mal d’être dérangée, et elle se plante jeune, de préférence au printemps, à sa place définitive. Pour la multiplier, semer l’espèce au printemps ou bouturer de jeunes pousses non fleuries au printemps ou au début de l’été.
Taille : En avril ou en mai, poser un anneau ou des branchages que les tiges traverseront, puis couper de moitié les tiges défleuries en été pour une seconde floraison plus légère. À l’automne, rabattre les tiges sèches à 5 cm du sol, sans blesser le collet.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour et davantage si possible. À mi-ombre, elle fleurit moins et ses tiges versent plus facilement.
Emplacement : Extérieur, en pleine terre, en massif, en rocaille ou sur un talus, au sud ou à l’ouest, dans un endroit dégagé. Choisir d’emblée son emplacement définitif, puisqu’elle supporte mal d’être déplacée.
Substrat : Terre profonde, légère, sableuse ou caillouteuse et plutôt pauvre, idéalement calcaire. En terre lourde, creuser large et incorporer beaucoup de gravier, ou planter sur une butte.
pH : De 6,5 à 8, avec une préférence pour une terre légèrement calcaire, autour de 7,5.
Drainage : Un drainage parfait est indispensable : l’eau stagnante de l’hiver fait pourrir la racine et le collet. Éviter les cuvettes et les argiles qui restent détrempées.
Multiplication
Semis : de mars à avril sous abri, ou en mai dehors, graines couvertes de 2 à 3 mm de terre sableuse, levée en 10 à 15 jours à 15 à 20 °C. Repiquer les plants jeunes en godets puis en place, la racine pivotante supportant mal d’être dérangée ; ils fleurissent dès la deuxième année.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs simples, visitées par les insectes, se fécondent entre elles. Les fleurs simples donnent de minuscules capsules qui brunissent en août et septembre ; couper alors les tiges, les secouer au-dessus d’un papier une fois sèches, et garder les graines au sec et au frais, où elles se conservent 2 à 3 ans. Les variétés à fleurs doubles en donnent peu et ne se reproduisent pas : pour l’espèce, les graines du commerce sont les plus simples.
Les autres méthodes
Bouturage : En avril ou mai, prélever des pousses de la base de 5 à 8 cm, à talon si possible, et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri ou sous châssis, à l’ombre claire et sans excès d’eau. Elles s’enracinent en 3 à 5 semaines, et c’est ainsi que se multiplient les variétés à fleurs doubles, que le semis ne reproduit pas fidèlement.
Division et autres méthodes : Aucune : sa racine pivotante profonde ne se divise pas, et la plante dépérit si on la déplace.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture du collet et des racines est la grande cause de perte : le pied brunit, se ramollit au ras du sol et meurt, presque toujours en terre détrempée l’hiver. Aucun traitement ne sauve un pied atteint, et seul un bon drainage la prévient. Par temps humide, la pourriture grise peut tacher les fleurs, à supprimer dès qu’elles brunissent.
Parasites fréquents : Les limaces et les escargots dévorent les jeunes pousses au printemps : les ramasser le soir par temps humide ou, en recours, poser des granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Des pucerons s’installent parfois sur les tiges tendres, et un jet d’eau suffit à les déloger.
Prévention : La planter en terre légère et parfaitement drainée, en plein soleil et dans un endroit aéré. Ne jamais pailler le collet de matériaux humides, et limiter l’arrosage à la première année.
Toxicité
Toxicité humaine : Faible : la plante contient des saponines, concentrées dans la racine, qui irritent le tube digestif si l’on en avale. Manipulées souvent, les fleurs, surtout séchées, peuvent irriter la peau, les yeux et le nez, et des allergies respiratoires sont décrites chez des fleuristes.
Toxicité animaux : Faible pour le chien, le chat et le cheval : une ingestion peut provoquer des vomissements ou une diarrhée passagers, sans intoxication grave décrite. Le risque vient surtout des bouquets, que chats et chiens peuvent mâchonner.
Symptômes : Par ingestion, nausées, vomissements et diarrhée, le plus souvent bénins. Au contact, rougeurs et démangeaisons, et après des manipulations répétées, éternuements, yeux qui piquent, voire crise d’asthme chez les personnes sensibilisées.
Précautions : Porter des gants pour la tailler ou pour travailler de grandes quantités de fleurs séchées, et tenir les bouquets hors de portée des animaux. En cas de troubles persistants, consulter un médecin ou un vétérinaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les pavots d’Orient fleurissent avant elle puis disparaissent en été : son nuage blanc comble le vide qu’ils laissent. Les panicauts partagent son goût pour les terres sèches et calcaires, et leurs têtes bleu acier ressortent sur ses fleurs blanches. La sauge de Russie, fleurie en même temps, apporte son bleu lavande au même soleil brûlant.
Associations à éviter : Les plantes de terre fraîche et acide, comme les hortensias, les rhododendrons ou les astilbes, réclament un sol et des arrosages qui la font pourrir. Les vivaces traçantes et vigoureuses, plantées trop près, envahissent son pied et l’étouffent.
Conseil : Planter la gypsophile juste derrière les pavots d’Orient ou les bulbes de printemps : en juin, ses tiges s’étalent par-dessus leur feuillage jauni et le cachent. Prévoir 1 m d’espace autour d’elle, car sa touffe s’élargit beaucoup en été.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Vivace à racine pivotante cultivée en pleine terre, en plein soleil, dans une terre légère, plutôt calcaire et parfaitement drainée, où elle reste en place sans jamais être déplacée.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 7 à 10 jours | Arroser au pied sans détremper la terre, l’excès d’eau faisant pourrir le collet. Une fois installée, sa racine pivotante puise l’eau en profondeur et la pluie lui suffit. |
| Inspection parasitaire | D’avril à mai : toutes les 1 à 2 semaines | Au printemps, les limaces peuvent raser les pousses tendres à mesure qu’elles sortent de terre. Les ramasser le soir par temps humide ou, en recours, poser des granulés au phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». |
| Palissage, tuteurage | De mi-avril à fin mai | Chargées de fleurs, les tiges s’ouvrent au centre et se couchent sous les orages d’été. Un support posé quand les pousses atteignent 20 cm se laisse traverser et disparaît sous le feuillage. |
| Floraison | De mi-juin à fin août | Les tiges ramifiées se couvrent d’une multitude de fleurs minuscules, simples ou doubles, qui se coupent pour les bouquets frais ou secs. |
| Taille après floraison | De mi-juillet à fin août | Raccourcir les rameaux défleuris évite les graines et favorise une seconde floraison, plus légère, en septembre. |
| Correction du pH | D’octobre à novembre, tous les 3 ans | Amie du gypse, comme le dit son nom, la gypsophile végète en terre acide. Un apport de calcaire à l’automne remonte le pH vers 7, qui lui convient. |
| Rabattage | De mi-octobre à fin novembre | Couper les tiges une fois desséchées, sans blesser le collet. Ne jamais recouvrir celui-ci d’un paillis humide pour l’hiver, qui le ferait pourrir. |