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Arbuste · Hamamélidacées

Hamamélis Hamamelis × intermedia

Aussi appelé : Hamamélis hybride, Noisetier de sorcière, Witch hazel

L’hamamélis hybride est un arbuste caduc né du croisement de deux espèces d’Asie, l’une du Japon, l’autre de Chine, cultivé pour ses fleurs en fines lanières jaunes, orange ou rouges, au parfum épicé, qui s’ouvrent sur le bois nu de janvier à mars. De croissance lente, il atteint 3 à 4 m de haut et autant d’étalement, en vase évasé. Il demande une terre riche en humus, fraîche, acide à neutre, et un abri des vents desséchants. Le calcaire et un sol superficiel et sec le font dépérir.

Hamamélis (Hamamelis × intermedia)
Photo : Kurt Stüber [1], CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Hamamélidacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-25 °C
Floraison
De janvier à mars
Difficulté
Moyenne

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 5 à 8 : il supporte -25 °C, et ses fleurs, dont les pétales s’enroulent par grand froid, résistent aux gelées d’hiver.

Dimensions : 3 à 4 m de haut et autant, voire davantage, d’étalement à maturité, en large vase évasé, au terme d’une croissance lente.

Floraison : De janvier à mars, dès la fin décembre pour les plus précoces : fleurs en fines lanières jaunes, orange ou rouges selon la variété, sur le bois nu, au parfum épicé, plus marqué chez les variétés jaunes.

Substrat : Terre riche en humus, fraîche mais bien drainée, acide à neutre, de pH 5 à 7 ; il dépérit dans un sol calcaire, superficiel et sec.

Exposition : Soleil ou mi-ombre légère, à l’abri des vents desséchants ; dans le Midi, l’ombre de l’après-midi lui évite de griller.

Arrosage : 10 à 15 litres au pied tous les 7 à 10 jours par temps sec, de juin à la mi-septembre, pendant les trois premières années, puis seulement lors des sécheresses prolongées.

Durée de vie : Arbuste vivace caduc de longue vie, qui se garde plusieurs dizaines d’années.

Multiplication : Marcottage d’une branche basse d’avril à mi-mai, sevrée au bout de 1 à 2 ans ; il se bouture très mal.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les trois premières années, versez 10 à 15 litres au pied tous les 7 à 10 jours sans pluie, de juin à la mi-septembre. Ensuite, arrosez lors des sécheresses prolongées : un sol sec en été fait griller ses feuilles et compromet la floraison de l’hiver suivant.

Fertilisation : Il se passe d’engrais : un paillis de compost de feuilles ou de feuilles mortes, renouvelé chaque printemps, nourrit le sol en se décomposant. Évitez les engrais riches en azote, qui font pousser du bois au détriment des fleurs.

Rempotage : Arbuste de pleine terre, il se plante d’octobre à mars hors gel et ne se rempote pas ; il supporte mal d’être déplacé, choisissez donc sa place une fois pour toutes. Plantez-le sans enterrer le bourrelet de greffe, ce qui limite les rejets du porte-greffe.

Taille : Aucune taille régulière : juste après la floraison, raccourcissez seulement les rameaux qui déséquilibrent la silhouette, au-dessus de deux bourgeons, et supprimez le bois mort. Coupez dès leur apparition, au ras de leur point de départ, les rejets nés sous le point de greffe.

Exposition & substrat

Exposition : Soleil ou mi-ombre légère, avec au moins 4 à 6 heures de soleil par jour pour une floraison généreuse. Trop à l’ombre, il s’étire et fleurit peu.

Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, en isolé ou en fond de massif, idéalement à l’est ou au nord-est, où le soleil du matin illumine ses fleurs. Abritez-le des vents desséchants et plantez-le près d’une allée ou d’une fenêtre, pour profiter de sa floraison en plein hiver.

Substrat : Une terre riche en humus, fraîche et bien drainée, enrichie de compost de feuilles à la plantation. En sol calcaire, plantez-le dans une large fosse garnie d’un mélange de terre de jardin, de compost et de terre de bruyère, mais il ne prospère jamais sur une craie superficielle.

pH : De 5 à 7, acide à neutre ; en sol calcaire, ses feuilles jaunissent entre les nervures (chlorose).

Drainage : Il aime un sol frais en permanence mais redoute l’eau stagnante, qui fait pourrir ses racines. En terre lourde, ameublissez largement le trou de plantation et plantez légèrement surélevé.

Multiplication

Méthode conseillée

Marcottage par couchage : d’avril à mi-mai, dehors, courber une branche basse jusqu’au sol, entailler l’écorce sur 3 cm au point de contact, l’enterrer à 10 cm dans une terre légère, la fixer d’un crochet et redresser l’extrémité contre un tuteur. Garder la terre fraîche, sevrer la marcotte au bout de 1 à 2 ans, à l’automne, et la replanter. Le marcottage simple est la méthode la plus sûre pour un amateur : la reprise est bonne.

Les autres méthodes

Bouturage : Il se bouture très mal : on peut tenter en juin des boutures herbacées de 10 cm avec un talon, dans un mélange de terreau et perlite, à l’étouffée sous abri, l’hormone de bouturage étant facultative. La plupart pourrissent, et celles qui s’enracinent, en 6 à 10 semaines, passent difficilement leur premier hiver.

Semis :

SemerUn amateur ne le sème pas : c’est un hybride dont les graines, peu nombreuses, ne reproduisent pas la plante, et elles demandent deux hivers de froid avant de germer. Ses cultivars se multiplient par marcottage ou par greffe, jamais par semis.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : il se féconde mal lui-même, une autre variété à côté est nécessaire. Les fleurs d’hiver, fécondées par de rares insectes, donnent des capsules ligneuses qui ne mûrissent qu’à l’automne suivant et projettent leurs graines en s’ouvrant : on les enferme dans un sachet de tulle dès septembre pour les recueillir. Ces graines, qui ne doivent pas se dessécher, donnent des plants différents de l’hybride parent ; pour garder une variété, on s’en tient au marcottage.

Division et autres méthodes : La greffe sur Hamamelis virginiana, pratiquée en pépinière en fin d’hiver, reste hors de portée d’un amateur.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Il est rarement malade, mais un sol détrempé favorise la pourriture des racines due au Phytophthora et l’armillaire, qui font flétrir puis mourir des branches entières, sans remède. Le sujet atteint s’arrache avec ses racines et part à la déchetterie, et l’on ne replante pas d’hamamélis au même endroit. L’oïdium blanchit parfois les feuilles en fin d’été, sans gravité : on ramasse les feuilles atteintes à l’automne et, en recours, on pulvérise du soufre portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Parasites fréquents : Les larves d’otiorhynque rongent les racines des jeunes sujets, surtout en pot, tandis que les adultes découpent des encoches au bord des feuilles. On ramasse les adultes à la lampe, à la nuit tombée, et en recours on apporte au sol humide, en fin d’été, des nématodes auxiliaires vendus contre ce ravageur. Lapins et chevreuils broutent volontiers les jeunes rameaux : un manchon grillagé protège le pied les premières années.

Prévention : Un sol frais mais drainé, un paillis renouvelé et des arrosages copieux en été le gardent vigoureux. Ne l’enterrez pas trop profond, ne le déplacez jamais une fois installé, et désinfectez le sécateur après chaque coupe sur une branche malade.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : ni ses feuilles, ni ses fleurs, ni ses fruits ne sont réputés toxiques.

Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour le chien, le chat ou le cheval.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les perce-neige, les cyclamens d’hiver (Cyclamen coum) et les bruyères d’hiver (Erica carnea) fleurissent à ses pieds en même temps que lui et apprécient le même sol humifère. Les rhododendrons, les azalées et les piéris partagent son goût pour les terres fraîches et acides et prennent le relais au printemps. Les érables du Japon rivalisent avec lui de couleurs à l’automne, quand son feuillage vire au jaune, à l’orange ou au rouge.

Associations à éviter : Le lierre et les couvre-sols envahissants étouffent son pied et disputent l’eau à ses racines peu profondes. Les grands arbres à racines traçantes, comme le bouleau, assèchent le sol en été et le privent de lumière. Les plantes de garrigue, comme le romarin ou les cistes, réclament un sol sec et calcaire qui le ferait dépérir.

Conseil : Plantez-le là où le soleil bas de l’hiver l’éclaire par l’arrière, devant un fond sombre d’ifs : ses fleurs semblent alors s’allumer. Gardez son pied libre de toute plante vigoureuse, sous un simple paillis où les bulbes d’hiver se naturaliseront.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste caduc greffé, planté en pleine terre en isolé ou en fond de massif, au soleil ou à mi-ombre légère, dans une terre fraîche, humifère, acide à neutre.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De début juin à mi-septembre : tous les 7 à 10 jours Verser 10 à 15 litres au pied en une fois, pour que l’eau descende jusqu’aux racines. Un été sec fait griller ses feuilles et compromet la floraison suivante, dont les boutons se forment à cette saison.les trois premières années, puis par sécheresse prolongée
FloraisonOptionnel De janvier à mars Les plus précoces s’ouvrent dès la fin décembre, les plus tardives tiennent jusqu’en mars. Par grand froid, leurs pétales s’enroulent et se redéploient au redoux, ce qui rend la floraison très résistante au gel.fleurs en fines lanières jaunes, orange ou rouges selon la variété, sur le bois nu
Taille après floraisonOptionnel En mars Il ne demande aucune taille régulière, et une coupe sévère fait naître des pousses désordonnées qui gâchent son port en vase. Les boutons de l’hiver suivant se forment sur les pousses de l’été : une taille plus tardive les supprimerait.seulement les rameaux qui déséquilibrent la silhouette, coupés au-dessus de deux bourgeons
PaillageUtile De mi-mars à fin avril Ses racines peu profondes craignent la sécheresse et la concurrence de l’herbe. Le paillis garde le sol frais et le nourrit en se décomposant, ce qui dispense d’engrais.5 à 7 cm de compost de feuilles, de feuilles mortes ou d’écorces de pin, sur une terre humide
MarcottageOptionnel De début avril à mi-mai C’est la façon la plus simple de le multiplier, ses boutures s’enracinant très mal. La marcotte se sèvre au bout de 1 à 2 ans et donne un sujet sur ses propres racines, sans rejets de porte-greffe.une branche basse et souple, incisée et enterrée à 10 cm de profondeur
Gourmands et rejetsEssentiel D’avril à octobreDès que : quand une pousse part du pied ou des racines, sous le point de greffe Les couper ou les arracher au ras de leur point de départ dès qu’on les voit, sinon ils épuisent la variété greffée. Un rameau qui fleurit en automne, en petites fleurs jaunes parmi les feuilles, vient du porte-greffe.rejets du porte-greffe, l’hamamélis de Virginie