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Vivace · Astéracées

Hélénie d'automne Helenium autumnale

Aussi appelé : Hélénium, Hélénie, Hélénie automnale, Sneezeweed

L’hélénie d’automne est une vivace d’Amérique du Nord aux capitules jaune d’or, à ligules retombantes autour d’un cœur bombé, dont les variétés hybrides déclinent l’orange, le rouge et l’acajou d’août à octobre. L’espèce atteint 90 cm à 1,50 m de haut pour 50 à 90 cm d’étalement, ses variétés souvent moins. Elle demande le plein soleil et une terre fertile toujours fraîche, même argileuse, arrosée copieusement par temps sec en été. Très rustique, elle passe l’hiver dehors partout en France, mais sa touffe se dégarnit au centre au bout de 3 ans environ si on ne la divise pas.

Hélénie d'automne (Helenium autumnale)
Photo : CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Astéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-35 °C
Floraison
D’août à octobre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 3 à 8 ; très rustique, elle supporte des froids de -35 °C et passe l’hiver dehors partout en France.

Dimensions : De 90 cm à 1,50 m de hauteur pour l’espèce, souvent moins pour ses variétés, sur 50 à 90 cm d’étalement.

Floraison : D’août à octobre, des capitules aux ligules jaune d’or retombantes et dentées au bout, autour d’un cœur bombé en boule, jaune lui aussi. Ses variétés, souvent hybrides, déclinent l’orange, le rouge et l’acajou autour d’un cœur brun, et fleurissent parfois dès juillet.

Substrat : Terre fertile, riche en humus et toujours fraîche, même argileuse ou humide, au pH de 5,5 à 8.

Exposition : Plein soleil ; elle tolère une mi-ombre légère, au prix de tiges plus molles et de fleurs moins nombreuses.

Arrosage : Copieux et au pied tous les 4 à 6 jours par temps sec, de juin à septembre ; la pluie suffit le reste de l’année.

Durée de vie : Vivace ; le centre de la touffe se dégarnit au bout de 3 ans environ, mais la plante se maintient 10 ans et plus si on la divise régulièrement.

Multiplication : Division de la touffe de mars à fin avril, quand les jeunes pousses pointent, ou bouturage des pousses de la base au printemps.

Arrosage & entretien

Arrosage : De juin à septembre, arroser copieusement au pied tous les 4 à 6 jours par temps sec, de préférence le matin et sans mouiller le feuillage. Plante des prairies humides, l’hélénie qui a soif perd ses feuilles du bas et fleurit moins.

Fertilisation : En mars, étaler au pied 3 à 5 cm de compost bien décomposé, qui la nourrit et garde la fraîcheur du sol. Éviter les engrais riches en azote, qui allongent les tiges et les font se coucher.

Rempotage : En pleine terre, diviser la touffe tous les 3 ans en mars ou avril et ne replanter que les éclats vigoureux du pourtour. En pot, réservé aux variétés basses, la diviser ou la rempoter chaque printemps dans un bac d’au moins 40 cm, jamais laissé sec.

Taille : Fin mai, raccourcir les tiges d’un tiers à la moitié pour une touffe plus basse et ramifiée, puis supprimer les fleurs fanées pour prolonger la floraison. En novembre, couper les tiges sèches à quelques centimètres du sol en épargnant les rosettes de feuilles de la base.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, pour des tiges solides et une floraison généreuse. Une mi-ombre légère est tolérée, au prix de tiges plus hautes qui se couchent et de fleurs moins nombreuses.

Emplacement : Extérieur, en pleine terre, au milieu ou au fond d’un massif, dans une prairie fleurie ou au bord d’un bassin. Une exposition au sud ou à l’ouest lui donne le soleil qu’elle aime, à condition que la terre ne s’y dessèche pas en été.

Substrat : Terre de jardin profonde, fertile et riche en humus, enrichie de compost à la plantation. Elle s’accommode très bien de l’argile, qui garde l’eau en été bien mieux qu’un sol sableux.

pH : De 5,5 à 8 : légèrement acide, neutre ou calcaire, peu lui importe pourvu que la terre reste fraîche.

Drainage : À la différence de la plupart des vivaces, elle supporte un sol humide et même brièvement inondé, comme dans les prairies d’Amérique du Nord dont elle est originaire. Son vrai danger est la sécheresse d’été, bien plus que l’excès d’eau.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : dehors, de mars à fin avril, soulever la touffe à la bêche, jeter le centre épuisé et garder les éclats du pourtour munis de 3 à 5 pousses et de racines. Les replanter aussitôt à la même profondeur dans une terre enrichie de compost et arroser copieusement. Des gants évitent les irritations, la plante pouvant irriter la peau. Elle réussit presque à coup sûr et rajeunit une touffe dont le centre se dégarnit.

Les autres méthodes

Bouturage : En avril et mai, prélever des pousses herbacées de la base de 5 à 8 cm, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et sable, sous abri ou châssis, à l’ombre légère. Garder le substrat juste frais : elles s’enracinent en 3 à 4 semaines.

Semis :

SemerEn mars, à l’intérieur ou sous abri, semer en surface sans couvrir, car les graines germent à la lumière, à 18 à 20 °C ; la levée prend 2 à 3 semaines. L’espèce se reproduit assez fidèlement, mais ses variétés hybrides orange, rouges ou acajou ne donnent pas de semis conformes : on les multiplie par division ou bouturage.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : un pied isolé donne surtout des akènes vides. Les capitules, butinés par les abeilles, sèchent sur pied en octobre et novembre : les cueillir quand le cœur brunit et s’effrite, puis garder les akènes au sec et au frais, où ils restent bons 2 à 3 ans. Pour l’espèce pure, loin des variétés hybrides, un sachet du commerce reste plus sûr.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Des taches brunes sur les feuilles, qui sèchent ensuite à partir du bas des tiges, signalent les maladies des taches foliaires, aggravées par la sécheresse et le feuillage mouillé. L’oïdium y ajoute parfois un feutrage blanc en fin d’été, et la rouille des pustules orangées sous les feuilles. Supprimer les feuilles atteintes et garder la terre fraîche suffit le plus souvent ; en recours contre l’oïdium, un fongicide à base de soufre portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots dévorent les jeunes pousses au printemps, surtout par temps doux et humide. Les ramasser à la main à la tombée du jour, ou en recours épandre des granulés à base de phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Des pucerons colonisent parfois l’extrémité des tiges : un jet d’eau les déloge, et les coccinelles font le reste.

Prévention : Diviser la touffe tous les 3 ans et espacer les pieds de 50 cm pour que l’air circule. Arroser au pied, le matin, et garder un paillis de compost pour que la terre ne se dessèche jamais. Porter les tiges malades à la déchetterie plutôt qu’au compost.

Toxicité

Toxicité humaine : Toxicité modérée : fleurs, feuilles et graines contiennent des lactones sesquiterpéniques, dont l’hélénaline, amères et irritantes, dangereuses seulement si l’on en avale une quantité importante. Le contact de la plante peut aussi provoquer un eczéma chez les personnes sensibles, et ses feuilles ou fleurs séchées, réduites en poudre, font éternuer.

Toxicité animaux : Toxique pour le bétail, surtout les moutons, plus rarement les bovins et les chevaux, que son amertume détourne mais qui la consomment faute d’autre fourrage ou mêlée au foin. Le chien et le chat qui la mâchonnent risquent une irritation de la bouche et des troubles digestifs.

Symptômes : Salivation, vomissements et diarrhée ; après une ingestion importante, surtout chez le bétail, fièvre, accélération du pouls, gêne respiratoire, troubles de la coordination et convulsions. Au contact, rougeurs et démangeaisons de la peau.

Précautions : Porter des gants pour la diviser et la couper, et ne jamais la planter en bordure de pâture ni donner ses tiges coupées aux animaux. En cas d’ingestion, appeler un centre antipoison ou le vétérinaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : L’aster de Nouvelle-Angleterre partage son goût pour les terres fraîches, et ses fleurs violettes répondent à son jaune d’or jusqu’en octobre. L’eupatoire pourpre, haute et tardive comme elle, forme avec elle le fond d’un massif aux allures de prairie. Le panic érigé, une graminée qui tolère aussi les sols humides, allège la masse de ses touffes.

Associations à éviter : Les lavandes, les santolines et les autres plantes de terrain sec pourrissent sous les arrosages d’été qu’elle réclame. Les arbres à racines superficielles, comme le bouleau, lui disputent l’eau dont elle a besoin.

Conseil : Fin mai, ne pincer que les tiges de l’avant de la touffe : plus basses, elles fleuriront 2 à 3 semaines après celles de l’arrière, ce qui étage la floraison et cache le bas des grandes tiges, souvent dégarni.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Vivace cultivée en pleine terre, en plein soleil, dans une terre fertile et riche en humus qui reste fraîche, voire humide, tout l’été.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De juin à septembre : tous les 4 à 6 jours Plante des prairies humides, l’hélénie supporte mal que sa terre se dessèche : elle perd alors ses feuilles du bas et fleurit moins. Arroser le matin, sans mouiller le feuillage, pour ne pas favoriser les taches foliaires.copieux, au pied, par temps sec
Compost, amendementUtile En mars Étalé au démarrage de la végétation, il nourrit la touffe sans excès d’azote et garde au sol la fraîcheur dont elle a besoin tout l’été.3 à 5 cm de compost bien décomposé au pied
Division de touffeEssentiel De mars à avril, tous les 3 ans Au bout de 3 ans environ, le centre de la touffe se dégarnit et fleurit de moins en moins. La diviser au printemps, quand les jeunes pousses pointent, lui rend toute sa vigueur.éclats vigoureux du pourtour, cœur épuisé écarté
Inspection parasitaireUtile De mi-mars à mi-mai Par temps doux et humide, les limaces peuvent raser les pousses à peine sorties de terre. Les ramasser à la tombée du jour, ou en recours épandre des granulés à base de phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».limaces et escargots sur les jeunes pousses
PincementUtile De mi-mai à mi-juin Couper les tiges au moins 6 semaines avant la floraison donne une touffe plus basse et plus ramifiée, qui tient mieux debout et fleurit 2 à 3 semaines plus tard.tiges raccourcies d’un tiers à la moitié
Palissage, tuteurageUtile De mi-mai à fin juin Alourdies par les fleurs, les grandes tiges se couchent sous l’orage ou le vent de la fin d’été. Poser tuteurs ou anneaux de soutien quand elles atteignent 40 à 50 cm, avant qu’elles ne s’écartent.tiges non pincées de plus de 1 m
FloraisonUtile De début août à mi-octobre Les capitules se succèdent jusqu’en octobre au sommet des tiges ramifiées, et nourrissent abeilles et papillons quand les fleurs se raréfient au jardin.capitules jaune d’or autour d’un cœur bombé
Fleurs fanéesUtile De mi-août à mi-octobre Supprimer les capitules défleuris au fur et à mesure prolonge la floraison et pousse les boutons latéraux à s’ouvrir.têtes fanées coupées au-dessus d’une feuille
RabattageUtile De début novembre à mi-décembre Couper les tiges sèches une fois la floraison terminée, sans abîmer les rosettes de feuilles qui passent l’hiver à la base. Porter à la déchetterie celles qui portaient des taches ou de l’oïdium.à quelques centimètres du sol