Arbuste · Rosacées
Corète du Japon Kerria japonica
Aussi appelé : Corette du Japon, Kerrie du Japon, Japanese kerria
La corète du Japon est un arbuste de Chine et du Japon aux tiges vertes et souples, qui se couvre en avril et mai de fleurs jaune d’or semblables à de petites roses sauvages. Elle atteint 1,50 à 2 m de haut et s’étale sur 2 m et plus, car sa souche drageonne et forme peu à peu un massif. Elle demande surtout une place à mi-ombre, où ses fleurs durent le plus longtemps, et une terre qui ne reste pas gorgée d’eau, même pauvre ou argileuse. Rustique jusqu’à -25 °C, elle s’accommode des coins ingrats ; seuls un sol détrempé et le plein soleil, qui pâlit ses fleurs, la contrarient.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Rosacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- D’avril à mai
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 4 à 5, jusqu’à -25 °C ; d’une robustesse à toute épreuve, y compris en situation ingrate.
Dimensions : 1,50 à 2 m de hauteur pour 2 m et plus d’étalement, la souche drageonnant et formant peu à peu un massif.
Floraison : En avril et mai, des fleurs simples jaune d’or semblables à de petites roses sauvages, sans parfum, qui couvrent les tiges vertes avant que le feuillage ne soit complet.
Substrat : Terre ordinaire, même pauvre ou argileuse, du moment qu’elle ne reste pas gorgée d’eau ; pH indifférent.
Exposition : Mi-ombre à ombre claire, où ses fleurs jaunes durent le plus longtemps ; au plein soleil elles pâlissent vite.
Arrosage : Occasionnel, seulement les deux premières années et lors des sécheresses marquées.
Durée de vie : Arbuste vivace, 20 à 30 ans. Il se renouvelle seul par drageons, la touffe survivant à chacune de ses tiges.
Multiplication : Prélèvement d’un rejet enraciné en octobre ou début novembre, replanté aussitôt, ou bouturage semi-aoûté en été.
Arrosage & entretien
Arrosage : Un arrosage copieux tous les 10 à 15 jours le premier été, puis rien en dehors des canicules. C’est un arbuste peu exigeant une fois installé.
Fertilisation : Aucune nécessité en pleine terre. Un peu de compost au pied tous les 2 ou 3 ans suffit largement, et un sol trop riche donne des rameaux au détriment des fleurs.
Rempotage : Rarement cultivé en pot du fait de ses drageons ; le cas échéant, rempoter tous les 2 ans au printemps dans un large contenant.
Taille : Tailler juste après la floraison, en mai ou juin, en supprimant à la base un tiers des tiges les plus âgées : la floraison naît sur le bois de l’année précédente, une taille hivernale supprimerait les fleurs.
Exposition & substrat
Exposition : Mi-ombre à ombre claire, 2 à 4 heures de soleil doux suffisant amplement. C’est l’un des rares arbustes à fleurir généreusement dans une exposition nord.
Emplacement : Extérieur, en massif, en haie libre ou en pied de mur nord, où peu d’arbustes fleuris acceptent de pousser.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, sans préparation particulière ; il s’accommode des sols pauvres, caillouteux ou argileux.
pH : Indifférent, de 5,5 à 8, avec une bonne tolérance au calcaire.
Drainage : Drainage moyen suffisant. Il redoute seulement les sols détrempés en permanence, où le collet finit par pourrir.
Multiplication
Séparation des rejets : : d’octobre à début novembre, dehors, dégager au pied de la touffe un drageon muni de racines, le trancher d’un coup de bêche ou de sécateur et le replanter tout de suite, bien arrosé. La souche drageonne d’elle-même et la reprise est quasi certaine.
Les autres méthodes
Bouturage : Facile aussi : en juin et juillet, des boutures semi-aoûtées de 10 cm piquées dans un mélange de terreau et de sable, sous abri à l’ombre, s’enracinent en 4 à 6 semaines. En novembre, des tronçons ligneux de 20 cm piqués aux deux tiers en pleine terre, dehors dans un coin abrité, s’enracinent au printemps suivant.
Semis :
SemerPas pour un amateur : la plante forme rarement des graines au jardin, et les formes à fleurs doubles n’en donnent pas.
Récolter les grainesPas de graines en culture : la forme simple, pollinisée par les insectes, donne parfois en fin d’été quelques petits akènes bruns, souvent vides, et la forme à fleurs doubles, la plus plantée, n’en forme jamais. Les drageons et les boutures donnent bien plus sûrement de nouveaux pieds.
Division et autres méthodes : Division : on peut relever et partager toute une touffe à la bêche en éclats de 3 à 4 tiges.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Presque aucune. On observe parfois un dépérissement des rameaux, dû à un champignon qui fait brunir et sécher une tige entière ; il suffit de la couper à la base, en désinfectant l’outil ensuite. La rouille apparaît rarement, sous forme de pustules orangées au revers des feuilles.
Parasites fréquents : Très peu attaqué. Quelques pucerons sur les jeunes pousses au printemps, sans conséquence, et occasionnellement des chenilles défoliatrices. Aucun traitement n’est justifié dans la plupart des cas.
Prévention : Aérer la touffe en supprimant les vieilles tiges chaque année après la floraison, et ne pas la planter dans un creux où l’eau stagne. C’est un arbuste que la négligence n’affecte guère.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique. Aucune partie de la plante n’est répertoriée comme dangereuse par ingestion ou par contact.
Toxicité animaux : Sans danger connu pour le chien, le chat et les herbivores domestiques.
Symptômes : Aucun symptôme attendu ; tout au plus des troubles digestifs bénins après ingestion d’une grande quantité de feuillage.
Précautions : Aucune précaution particulière. C’est un arbuste sûr pour un jardin fréquenté par des enfants ou des animaux.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les hellébores et les pulmonaires, qui fleurissent avant lui au même endroit ombragé et couvrent son pied dégarni. Les fougères, dont le déploiement en mai prend le relais de sa floraison. Les narcisses, dont le jaune répond au sien au même moment.
Associations à éviter : Les vivaces délicates et lentes comme les petites campanules ou les primevères de rocaille, que ses drageons finissent par étouffer. Les plantes de plein soleil et de sol sec, qui ne trouveraient pas leur compte à son ombre.
Conseil : Prévoir une barrière anti-rhizome ou une bordure enterrée si le massif est étroit : il s’étend inexorablement par ses drageons, et un pied planté au milieu de vivaces fines finit par occuper toute la place en quelques années.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pleine terre, à mi-ombre ou au soleil non brûlant, en sol ordinaire même pauvre.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à août : tous les 8 à 12 jours | Arbuste rustique et peu exigeant, la corète ne réclame de l’eau qu’en été et sur les sujets jeunes. |
| Gourmands et rejets | De mars à octobre | La corète du Japon drageonne beaucoup et forme une colonie de plus en plus large. Un coup de bêche au pourtour, une fois par an, la maintient où elle doit être. |
| Bois mort et feuilles abîmées | En mars | Les tiges vertes qui ont fleuri deux fois s’épuisent et sèchent ; les retirer avant la floraison éclaircit la touffe. |
| Compost, amendement | En mars | Trop nourrie, la corète fait des tiges longues et molles qui se couchent après la pluie. |
| Floraison | D’avril à mai | La floraison jaune couvre les tiges avant que le feuillage ne soit complet, et dure 3 à 4 semaines. |
| Taille après floraison | De mi-mai à fin juin | La corète fleurit sur le bois de l’année précédente : on supprime les tiges défleuries à la base, et les pousses parties du pied porteront les fleurs de l’an prochain. Une taille en boule, elle, supprime la floraison sans rajeunir la touffe. |
| Division de touffe | De début octobre à mi-novembre, tous les 3 ans | Multiplier la corète ne demande rien d’autre que de détacher un rejet à l’automne et de le replanter aussitôt. |