Succulente · Aizoacées
Ficoïde Lampranthus spectabilis
Aussi appelé : Ficoïde rose, Lampranthus, Mésembryanthème, Ice plant
La ficoïde est une succulente sous-arbustive d’Afrique du Sud, aux feuilles charnues, dont les fleurs rose magenta aux pétales brillants couvrent la touffe de mai à début juillet. Haute de 15 à 30 cm, elle s’étale sur 45 à 60 cm, davantage en pleine terre où ses tiges retombent. Elle demande un soleil direct, sans lequel ses fleurs restent closes, et un sol pauvre, sableux, très drainant. Elle passe l’hiver dehors sur les littoraux doux ; ailleurs, le froid humide la tue et le pot rentré à l’abri s’impose.
- Type
- Succulente
- Famille
- Aizoacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -5 °C
- Floraison
- De mai à juillet
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 9 : elle supporte de brèves gelées jusque vers -5 °C en sol sec et sableux, bien moins en terre humide. En pleine terre, elle ne passe donc l’hiver que sur les littoraux méditerranéen et atlantique aux hivers doux.
Dimensions : 15 à 30 cm de haut pour 45 à 60 cm d’étalement, davantage en pleine terre où ses tiges courent et retombent.
Floraison : De mai à début juillet : fleurs rose magenta éclatant aux pétales luisants, qui couvrent la touffe et ne s’ouvrent qu’au soleil, sans parfum.
Substrat : Sol pauvre, sableux ou caillouteux et très drainant, au pH compris entre 6 et 8.
Exposition : Plein soleil indispensable : ses fleurs ne s’ouvrent qu’au soleil direct et restent fermées par temps couvert.
Arrosage : En pot, un arrosage copieux dès que le substrat est sec, soit tous les 10 à 14 jours au printemps, tous les 7 à 10 jours en été et toutes les 3 à 5 semaines de mi-septembre à mars. En pleine terre, la pluie suffit hors sécheresse prolongée.
Durée de vie : Vivace sous-arbustive persistante de vie courte, environ 5 ans, après quoi le pied se dégarnit et se remplace par bouturage.
Multiplication : Bouturage de tiges de fin mai à début août dans du sable à peine humide, coupe séchée un jour.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arroser au pied quand le substrat est sec à cœur : tous les 10 à 14 jours d’avril à début juin, puis tous les 7 à 10 jours jusqu’à début septembre. De mi-septembre à mars, réduire à un arrosage léger toutes les 3 à 5 semaines, juste assez pour que les feuilles ne se rident pas.
Fertilisation : En pot, un engrais pour cactées dilué de moitié toutes les 3 à 4 semaines, de mi-avril à fin juin, soutient la floraison. Rien en pleine terre, et jamais d’engrais riche en azote, qui donne des tiges molles et peu de fleurs.
Rempotage : Tous les 2 ans en avril, avant la sortie, dans un pot large et peu profond garni de terreau, de sable grossier et de gravier. Attendre ensuite une semaine avant d’arroser, le temps que les racines froissées cicatrisent.
Taille : En juillet, après la grande floraison, raccourcir légèrement les tiges défleuries sans couper dans le vieux bois nu, qui repart mal. Tous les 3 ou 4 ans, remplacer le pied devenu ligneux par des boutures de tiges non fleuries.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour. À mi-ombre, la touffe se dégarnit et les fleurs restent closes.
Emplacement : Dehors du printemps à l’automne, à la place la plus chaude, au pied d’un mur exposé au sud ou au bord d’un muret d’où les tiges retombent, puis l’hiver sous un abri froid, lumineux et hors gel. La pleine terre ne se tente que sur les littoraux aux hivers doux, où elle supporte aussi les embruns.
Substrat : En pot, un tiers de terreau, un tiers de sable grossier et un tiers de gravier ou de pouzzolane. En pleine terre, un sol maigre, sableux ou caillouteux.
pH : De 6 à 8 : elle s’accommode d’un sol légèrement acide comme d’un sol calcaire, pourvu qu’il soit drainant.
Drainage : Indispensable, car l’eau stagnante en hiver fait pourrir le collet bien plus sûrement que le froid. Un pot percé sans soucoupe pleine, ou en pleine terre un talus ou une butte, règle la question.
Multiplication
Bouturage : de fin mai à début août, couper des bouts de tiges de 8 à 10 cm, ôter les feuilles du bas, laisser sécher la coupe un jour puis piquer dans du sable ou un mélange de sable et de terreau, à peine humide. Dehors à mi-ombre ou sous abri lumineux, sans couvrir, elles s’enracinent en 2 à 3 semaines. Arroser très peu jusqu’à la reprise. Le bouturage de tiges réussit presque à coup sûr et remplace le pied quand il devient ligneux et se dégarnit. Les jeunes plants passent l’hiver hors gel hors du littoral doux.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPossible au printemps à l’intérieur, graines très fines laissées en surface à la lumière sur un substrat sableux, à 18 à 21 °C : elles lèvent en 2 à 3 semaines. Les plants ne se sortent qu’après les dernières gelées, et l’espèce se reproduit fidèlement. Le bouturage reste bien plus rapide.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : comme beaucoup de ficoïdes, ses fleurs refusent leur propre pollen. Les fleurs, fécondées par les insectes, laissent des capsules dures qui se récoltent sèches en fin d’été ; elles ne s’ouvrent qu’à l’humidité, il faut donc les tremper ou les écraser pour libérer la graine. Au sec et au frais, elle reste bonne 2 à 3 ans. Les ficoïdes vendues en jardinerie étant souvent des hybrides, les graines du commerce sont plus sûres que celles d’un pied de jardin.
Division et autres méthodes : Aucune : la plante forme une souche ligneuse unique ; les tiges qui touchent le sol s’enracinent parfois et se détachent alors comme une bouture.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture du collet et des racines, due à un sol détrempé, se voit à des tiges qui ramollissent et noircissent à la base. Un pied atteint se sauve rarement : bouturer aussitôt les tiges encore saines. Sous un abri humide et mal aéré, le botrytis peut aussi couvrir les tiges serrées d’un feutrage gris : aérer et couper aussitôt les parties atteintes.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses forment de petits amas cotonneux blancs à l’aisselle des feuilles, surtout pendant l’hivernage. Les pucerons se groupent au printemps sur les boutons floraux. Tamponner les cochenilles avec un coton imbibé d’alcool à 70 % et déloger les pucerons au jet d’eau, ou en recours avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Un substrat drainant, des arrosages espacés et un abri d’hiver frais, aéré et lumineux évitent l’essentiel des problèmes. Inspecter la touffe avant de la rentrer pour ne pas emporter de cochenilles sous l’abri.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune intoxication n’est connue chez l’homme. La plante ne renferme que de faibles teneurs en alcaloïdes du groupe de la mésembrine, sans effet toxique rapporté.
Toxicité animaux : L’ASPCA classe la ficoïde Lampranthus parmi les plantes non toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit ; une grande quantité avalée peut tout au plus provoquer un trouble digestif passager.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire, si ce n’est de ne pas la consommer.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le Delosperma cooperi, plus rustique, prend le relais en fleurissant tout l’été dans le même sol sec. La cinéraire maritime (Jacobaea maritima) apporte un feuillage argenté qui met en valeur ses fleurs vives. Les gazanias partagent le même plein soleil et la même sobriété en eau.
Associations à éviter : Les fuchsias, les bégonias et les impatiens de balcon réclament de la mi-ombre et un arrosage presque quotidien en été : dans une jardinière commune, la ficoïde pourrirait. Éviter aussi la griffe de sorcière (Carpobrotus), envahissante sur le littoral, qui la recouvrirait en une saison.
Conseil : Planter la ficoïde en haut d’un muret ou au bord d’une jardinière, d’où ses tiges retombent en cascade et où son collet reste au sec. Ne l’associer qu’à des plantes aussi sobres qu’elle, pour arroser toute la composition au même rythme.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot ou en jardinière au plein soleil, dehors du printemps à l’automne puis hivernée hors gel sous un abri froid et lumineux ; la pleine terre ne se tente que sur les littoraux aux hivers doux.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début avril à mi-juin : tous les 10 à 14 jours ; de mi-juin à mi-septembre : tous les 7 à 10 jours ; de mi-septembre à fin mars : toutes les 3 à 5 semaines | Arroser copieusement quand le substrat est sec à cœur, puis le laisser sécher de nouveau ; sous l’abri d’hiver, juste assez pour que les feuilles ne se rident pas. |
| Engrais liquide | De mi-avril à fin juin : toutes les 3 à 4 semaines | Quelques apports avant et pendant la floraison suffisent en pot ; un engrais riche en azote donnerait des tiges molles et peu de fleurs. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider la soucoupe sans attendre : la ficoïde supporte bien mieux la sécheresse que des racines noyées, qui pourrissent en quelques jours. |
| Rempotage | De début avril à mi-mai, tous les 2 ans | Rempoter avant la sortie dans un mélange de terreau, de sable grossier et de gravier, puis attendre une semaine avant d’arroser. |
| Sortie au printemps | De mi-avril à fin mai | Installer le pot à la place la plus chaude du jardin, au pied d’un mur ou au bord d’un muret d’où les tiges pourront retomber. |
| Floraison | De début mai à mi-juillet | Les fleurs couvrent la touffe en fin de printemps puis se raréfient au fil de l’été, d’autant plus nombreuses que la plante est tenue au chaud et au sec. |
| Bouturage | De mi-mai à mi-août, tous les 3 ans | Laisser sécher la coupe un jour puis piquer dans du sable à peine humide : ces boutures remplacent le pied quand il devient ligneux et se dégarnit au centre. |
| Taille après floraison | De début juillet à mi-août | Raccourcir légèrement les tiges défleuries, juste au-dessus d’une partie feuillée, pour garder la touffe compacte et retarder son dégarnissement. |
| Rentrée à l'automne | En octobre | Rentrer le pot dans une serre froide, une véranda non chauffée ou un garage vitré : au chaud et dans la pénombre, les tiges s’étirent et s’affaiblissent. |