Arbuste · Hamamélidacées
Loropetalum Loropetalum chinense
Aussi appelé : Hamamélis de Chine, Loropétale, Chinese fringe flower
Le loropetalum est un arbuste persistant de Chine et du Japon, parent des hamamélis, surtout vendu sous ses formes à feuillage pourpre et fleurs roses à fuchsia. Il atteint chez nous 1,5 à 2 m en tous sens au terme d’une croissance lente, et fleurit de février à avril en fines lanières légèrement parfumées. Il réclame une terre acide à neutre, fraîche et drainée, à l’abri des vents froids : le calcaire jaunit son feuillage, et il ne descend guère sous -12 °C.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Hamamélidacées
- Exposition
- Mi-ombre
- Température minimale
- -12 °C
- Floraison
- De février à avril
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 7b à 10 : un sujet installé supporte environ -12 °C, ponctuellement -15 °C à l’abri des vents froids et dans un sol bien drainé.
Dimensions : 1,5 à 2 m de haut et autant d’étalement à maturité, jusqu’à 3 m avec l’âge en climat doux, au terme d’une croissance lente.
Floraison : De février à avril, fleurs légèrement parfumées aux pétales fins en lanières, blanc crème chez l’espèce, roses à fuchsia chez les formes à feuillage pourpre (var. rubrum), les plus vendues.
Substrat : Terre humifère, légère, fraîche et bien drainée, acide à neutre, au pH de 5 à 6,5 ; le calcaire fait jaunir son feuillage.
Exposition : Soleil doux ou mi-ombre lumineuse, à l’abri des vents froids ; dans le Midi, une ombre l’après-midi.
Arrosage : 10 litres environ tous les 7 à 10 jours de mai à septembre les deux premières années, de préférence à l’eau de pluie ; ensuite, seulement par temps sec.
Durée de vie : Arbuste vivace persistant, qui vit plusieurs décennies, 30 ans et plus dans une terre qui lui convient.
Multiplication : Marcottage simple d’une branche basse au printemps, ou bouturage de tiges semi-aoûtées en été, à l’étouffée sous abri.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les deux premières années, apportez 10 litres environ tous les 7 à 10 jours de mai à septembre, de préférence de l’eau de pluie, pour garder le sol frais sans le détremper. Ensuite, arrosez seulement par temps sec, et en bac dès que le terreau est sec sur 2 à 3 cm.
Fertilisation : En mars, un engrais à libération lente pour plantes de terre de bruyère suffit pour l’année. Un paillis d’écorces de pin, renouvelé au printemps, entretient l’humus et la fraîcheur du sol.
Rempotage : En pleine terre, plantez-le au printemps ou à l’automne, dans un trou garni d’un mélange de terre du jardin, de terre de bruyère et de compost. En bac, rempotez-le tous les 2 à 3 ans au printemps, dans un pot un peu plus grand rempli de terreau pour plantes de terre de bruyère.
Taille : Facultative : juste après la floraison, en mai, raccourcissez d’un tiers les rameaux trop longs pour garder une silhouette dense, car il fleurit sur le bois de l’année précédente. En haie, attendez septembre pour ne pas déranger les oiseaux qui nichent, quitte à perdre quelques fleurs.
Exposition & substrat
Exposition : Soleil doux ou mi-ombre lumineuse, idéalement 4 à 6 heures de soleil par jour, de préférence le matin. Les formes pourpres gardent leur couleur au soleil et verdissent à l’ombre, mais dans le Midi le soleil brûlant de l’après-midi peut marquer leur feuillage.
Emplacement : Dehors, en massif de terre de bruyère, en haie basse fleurie ou en bac sur une terrasse, abrité des vents froids du nord et de l’est. Dans l’Est et en altitude, réservez-lui un coin protégé près d’un mur, ou cultivez-le en bac pour pouvoir l’abriter l’hiver.
Substrat : Une terre humifère, légère et fraîche, améliorée de terre de bruyère et de compost à la plantation. En bac, un terreau pour plantes de terre de bruyère, allégé d’un peu de sable.
pH : De 5 à 6,5 : acide à neutre. Au-delà de 7, le calcaire bloque l’absorption du fer et ses feuilles jaunissent entre les nervures.
Drainage : Indispensable : il aime la fraîcheur, mais l’eau stagnante asphyxie ses racines. En terre lourde, plantez-le légèrement surélevé ; en bac, choisissez un pot percé et garnissez le fond de billes d’argile.
Multiplication
Marcottage par couchage : marcottage simple d’avril à juin : entailler une branche basse sous un nœud, l’enterrer à 10 cm dans une cuvette de terre de bruyère, la maintenir par un crochet et garder la terre fraîche. La sevrer au bout d’un an, au printemps suivant. Le marcottage simple, lent mais sûr, reproduit fidèlement les formes pourpres ; le bouturage d’été réussit aussi, avec plus d’aléas.
Les autres méthodes
Bouturage : En juillet et août, prélever des tiges semi-aoûtées de 10 cm avec un talon et les piquer dans un mélange de terre de bruyère et de perlite, sous abri, à l’étouffée, à l’ombre et au chaud, vers 20 à 25 °C. L’hormone de bouturage, facultative, aide cette bouture difficile, qui s’enracine en 8 à 10 semaines ; garder les jeunes plants hors gel le premier hiver.
Semis :
SemerNe se pratique guère : les graines sont rares en France, lentes à lever, et ne reproduisent pas les formes pourpres.
Récolter les grainesPas de graines en culture : en France, l’arbuste ne forme qu’exceptionnellement ses petites capsules ligneuses, qui mûrissent en automne et projettent leurs graines en s’ouvrant. Les formes pourpres, presque les seules vendues, ne se reproduisent pas par graines, et l’on n’en trouve guère dans le commerce : marcotte et bouture restent la voie à suivre.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Le loropétale est rarement malade. La chlorose, un jaunissement des feuilles entre des nervures restées vertes, trahit un sol ou une eau trop calcaires : arrosez à l’eau de pluie, paillez d’écorces de pin, puis apportez en recours un chélate de fer. Dans une terre détrempée, la pourriture des racines fait flétrir les rameaux puis tout l’arbuste, sans remède une fois installée.
Parasites fréquents : Des pucerons s’installent parfois sur les jeunes pousses au printemps ; un jet d’eau en vient le plus souvent à bout, et les coccinelles font le reste. Les cochenilles, petits boucliers bruns ou amas cotonneux sous les feuilles, touchent surtout les sujets en bac : retirez-les à la brosse douce, puis en recours traitez avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Une terre acide, fraîche et drainante, arrosée à l’eau de pluie, évite l’essentiel des soucis. Inspectez le revers des feuilles au printemps et en été, surtout sur les sujets en bac abrités contre un mur.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue, pour aucune partie de l’arbuste.
Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les chevaux.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les camélias, les azalées et les pieris partagent son goût pour une terre acide et fraîche, et prolongent avec lui les floraisons de la fin de l’hiver au printemps. Les heuchères et les fougères habillent son pied à mi-ombre. L’hakonechloa doré, une graminée de sous-bois, illumine les formes à feuillage pourpre.
Associations à éviter : La lavande, le ciste ou la santoline réclament un sol sec, pauvre et souvent calcaire : l’arrosage et l’humus qui lui conviennent les feraient dépérir. Les thuyas et les cyprès de Leyland assèchent le sol à son pied et le privent de lumière.
Conseil : Paillez tout le massif d’écorces de pin et arrosez-le à l’eau de pluie : ce sol frais et acide convient à toutes ces plantes à la fois, et le feuillage pourpre du loropétale ressort sur le vert sombre des camélias.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste planté en pleine terre, au soleil doux ou à mi-ombre, dans une terre acide à neutre, humifère, fraîche et bien drainée, à l’abri des vents froids.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 7 à 10 jours | Il aime un sol qui reste frais sans être détrempé. Une eau calcaire, apportée tout l’été, finit par jaunir son feuillage. |
| Floraison | De mi-février à fin avril | Légèrement parfumées, les fleurs rappellent celles de l’hamamélis et couvrent l’arbuste pendant plusieurs semaines. |
| Engrais à libération lente | De début mars à mi-avril | Un seul apport suffit pour l’année à cet arbuste à croissance lente. Trop d’azote donnerait de longues pousses molles au détriment des fleurs. |
| Paillage | De mi-mars à fin avril | Ce paillis garde la fraîcheur du sol en été et l’enrichit en humus en se décomposant, comme dans un sous-bois. |
| Correction du pH | D’avril à septembre | Ce jaunissement, la chlorose, trahit un sol ou une eau trop calcaires, qui bloquent l’absorption du fer. Le chélate de fer reverdit le feuillage, mais seul un sol redevenu acide évite la rechute. |
| Taille après floraison | De début mai à mi-juin | Il fleurit sur le bois formé l’année précédente : taillé plus tard, il perdrait une partie de ses fleurs. En haie, la coupe attend septembre, après la nidification des oiseaux. |
| Voile d'hivernage | De décembre à février | Le voile protège le feuillage persistant et les boutons déjà formés pour le printemps. En bac, entourez aussi le pot, car les racines gèlent avant la ramure. |