Arbre fruitier · Solanacées
Goji Lycium barbarum
Aussi appelé : Lyciet de Barbarie, Lyciet commun, Goji berry, Wolfberry
Le goji est un arbuste caduc originaire de Chine, cultivé pour ses baies rouges qui suivent par vagues ses petites fleurs violet pourpre, de juin à fin août. Il atteint 2 à 3 m de haut et autant de large, avec un port souple et retombant qui s’étale si on ne le palisse pas. Très rustique, il pousse dans tout sol drainé, même pauvre ou caillouteux, mais ne fructifie bien qu’en plein soleil, 6 heures au minimum. Seule l’eau stagnante de l’hiver lui est fatale, et la première vraie récolte attend la troisième année.
- Type
- Arbre fruitier
- Famille
- Solanacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -25 °C
- Floraison
- De juin à août
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 5, il supporte -25 °C une fois installé et perd ses feuilles l’hiver. Les gelées tardives ne l’atteignent pas, il redémarre tard, en avril.
Dimensions : 2 à 3 m de haut pour autant d’étalement, port souple et retombant qui s’élargit plus qu’il ne monte si on ne le palisse pas.
Floraison : De juin à fin août, en vagues successives de petites fleurs en étoile violet pourpre à gorge plus claire, sans parfum notable, chaque vague donnant ses baies rouges 6 à 8 semaines plus tard.
Substrat : Tout sol drainé lui convient, même pauvre, sableux ou caillouteux, pH 6,5 à 8,5. Seule l’eau stagnante de l’hiver lui est fatale.
Exposition : Plein soleil, 6 heures au minimum. À mi-ombre il pousse très bien mais ne fructifie presque pas.
Arrosage : Tous les 7 à 10 jours au printemps, tous les 4 à 7 jours en juillet-août pendant la mise à fruit, rien de novembre à mars. Installé depuis 3 ans, il traverse un été sec sans aide.
Durée de vie : Arbuste vivace caduc, productif 15 à 20 ans, avec une première vraie récolte la troisième année.
Multiplication : Bouturage ligneux en hiver, dehors, ou prélèvement d’un drageon enraciné en automne ou en fin d’hiver.
Arrosage & entretien
Arrosage : Au pied, copieusement et espacé : tous les 7 à 10 jours d’avril à juin, tous les 4 à 7 jours en juillet-août, tous les 10 à 15 jours en septembre-octobre, rien l’hiver. Un manque d’eau pendant la fructification donne des baies petites et sèches.
Fertilisation : Deux pelles de compost mûr griffées au pied en mars suffisent à l’année. Éviter les engrais azotés, qui font des mètres de tiges et peu de fruits.
Rempotage : En pleine terre, il ne se rempote pas. En bac de 50 L minimum, renouveler le substrat tous les 2 à 3 ans en fin d’hiver, en raccourcissant les racines en périphérie.
Taille : Indispensable, en février-mars avant le départ de végétation, car les fleurs naissent sur les pousses de l’année. Garder quatre à six charpentières, rabattre les latérales à trois ou quatre yeux, et arracher les drageons toute la belle saison.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil franc, 6 à 8 heures par jour. C’est ce qui décide de la récolte, bien avant la richesse du sol.
Emplacement : Extérieur toute l’année, en pleine terre ou en grand bac, le long d’un fil ou d’un grillage qui tienne les longs rameaux. Le vent ne le gêne pas.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, même sèche et caillouteuse, allégée de sable si elle est lourde. En bac, deux tiers de terre franche pour un tiers de terreau, sur un lit de gravier.
pH : De 6,5 à 8,5, avec un optimum vers 7,5. C’est l’un des rares fruitiers à prospérer en terrain calcaire.
Drainage : Déterminant en hiver : dans une terre gorgée d’eau, les racines pourrissent. En sol argileux, planter sur une butte de 20 cm.
Multiplication
Bouturage : de novembre à février, prélever des tiges ligneuses de 20 cm et les piquer aux deux tiers, dehors en pleine terre ou en pot de terreau et de sable ; elles s’enracinent au printemps. En juin et juillet, des tiges semi-aoûtées de 10 à 15 cm reprennent aussi en 3 à 4 semaines, sous abri et à l’ombre. Des gants protègent des épines. Le goji s’enracine très facilement et reproduit ainsi fidèlement sa variété.
Les autres méthodes
Semis :
SemerAu printemps, à l’intérieur, semer les graines extraites des baies fraîches ou séchées, couvertes de 2 à 3 mm, à 20 °C : la levée prend 1 à 3 semaines. Les plants ne reproduisent pas fidèlement les variétés sélectionnées et ne fructifient qu’au bout de 3 ans.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des abeilles et des bourdons. Les baies se cueillent rouge vif et souples, de juillet à octobre au fil des vagues de floraison, et donnent chacune une dizaine de graines. Les graines tirées de baies séchées se gardent 2 ans au sec et au frais, mais pour une variété précise, mieux vaut un plant ou une bouture.
Division et autres méthodes : Drageons en automne ou en fin d’hiver : dégager à la bêche une pousse née à distance du pied, couper la racine qui la relie à la mère et la replanter aussitôt. Le marcottage simple d’une tige souple, au printemps, réussit aussi sans peine.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L’oïdium couvre le feuillage d’un feutrage blanc en fin d’été, surtout sur un sujet touffu et abrité. Aérer la charpente à la taille et traiter au soufre mouillable dès les premières taches. La pourriture du collet, elle, vient d’un excès d’eau hivernal et ne se rattrape pas.
Parasites fréquents : La galle du goji, due au minuscule acarien Aceria kuko, boursoufle les feuilles de vert pâle puis de noir ; couper les rameaux atteints sans attendre et les porter en déchetterie, sans les composter ni les broyer pour le paillage. Pucerons sur les jeunes pousses au printemps et acariens rouges par temps chaud et sec, réglés par un jet d’eau, sinon par un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les oiseaux prennent leur part des baies mûres, un filet la leur laisse ou pas.
Prévention : Palisser et éclaircir pour que l’air circule dans la touffe. Arroser au pied le matin, jamais sur le feuillage. Ramasser et sortir les feuilles tombées sous un sujet qui a eu l’oïdium ou la galle.
Toxicité
Toxicité humaine : Les baies mûres sont un aliment courant, fraîches ou séchées, sans toxicité connue. Le vrai risque est ailleurs : le goji renforce l’effet des anticoagulants de la famille des antivitamines K, et une personne sous traitement doit en parler à son médecin avant d’en consommer régulièrement.
Toxicité animaux : Aucun cas grave n’est documenté chez le chien ou le chat, qui peuvent avaler quelques baies tombées sans conséquence. Le feuillage, comme chez les autres solanacées, contient des traces d’alcaloïdes et n’a pas sa place dans la ration d’un lapin, d’un cochon d’Inde ou d’un cheval.
Symptômes : Une grande quantité de baies donne des troubles digestifs passagers, rien de plus. Aucune irritation cutanée n’est rapportée, mais les rameaux portent des épines fines qui piquent à la taille.
Précautions : Cueillir les baies bien mûres et les rincer. Signaler cette consommation à son médecin en cas de traitement anticoagulant, et planter hors d’atteinte des herbivores domestiques.
Associations de plantes
Bonnes associations : Lavande, thym et sauge partagent son goût du sol sec, drainé et calcaire et ne lui disputent pas l’eau. Un carré de bourrache ou de phacélie à proximité amène les pollinisateurs dont dépend la mise à fruit. Un couvre-sol ras comme le serpolet laisse voir les drageons qui sortent à distance.
Associations à éviter : Tomates, pommes de terre et aubergines sont des solanacées comme lui et se repassent oïdium et pucerons, à tenir à plusieurs mètres. Les vivaces gourmandes en eau, hostas ou astilbes, imposent des arrosages qu’il déteste en sol lourd. La menthe ou toute vivace traçante au pied mêle ses rhizomes aux drageons du goji, et on ne sait plus quoi arracher.
Conseil : Planter deux sujets de variétés différentes à 3 m l’un de l’autre : il est autofertile, mais la fécondation croisée charge nettement mieux les rameaux.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Sujet en pleine terre au jardin, plein soleil, sol ordinaire bien drainé même calcaire, rameaux conduits sur un fil ou un tuteur.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à juin : tous les 7 à 10 jours ; de juillet à août : tous les 4 à 7 jours ; de septembre à octobre : tous les 10 à 15 jours | Arroser au pied, copieusement et espacé, sans mouiller le feuillage. L’eau compte de la floraison à la récolte, sinon les baies restent petites et sèches ; rien à apporter de novembre à mars. |
| Taille de structure | De mi-février à fin mars | Avant le départ de végétation, garder quatre à six charpentières et rabattre les rameaux latéraux à trois ou quatre yeux. Sans cette taille le buisson s’épaissit, s’allonge et la récolte descend d’année en année. |
| Compost, amendement | En mars | Deux pelles de compost mûr griffées sur le rond du pied à la sortie de l’hiver suffisent à l’année. Un engrais riche en azote donne des mètres de tiges et presque pas de fruits. |
| Gourmands et rejets | D’avril à septembre | Le goji drageonne à plusieurs mètres du pied : arracher les rejets d’un coup sec dès qu’ils percent, pendant toute la belle saison. Coupés au sécateur, ils repartent en plus nombreux. |
| Palissage, tuteurage | D’avril à août | Attacher les nouvelles tiges sur un fil ou un tuteur au fur et à mesure de leur allongement. Laissées libres, elles retombent, marcottent au contact du sol et la récolte devient impossible à atteindre. |
| Paillage | De début avril à mi-mai | Étendre 5 à 10 cm de paillis organique au printemps, quand le sol est réchauffé : les racines du goji sont superficielles et souffrent vite de la sécheresse. Dégager un collier de 10 cm autour du tronc pour ne pas garder le collet humide. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre | Regarder le revers des feuilles une fois par semaine en saison chaude : le goji prend facilement l’oïdium, et la galle due à l’acarien Aceria kuko boursoufle les feuilles de vert puis de noir. Les rameaux atteints par la galle se coupent et se brûlent tout de suite. |
| Pincement | De début juin à mi-juillet | Pincer l’extrémité des rameaux latéraux une fois la floraison lancée, vers 40 cm. La sève arrête sa course en longueur et va dans les baies, qui grossissent nettement mieux. |
| Floraison | De juin à août | Les fleurs violettes en étoile se succèdent tout l’été et attirent abeilles et bourdons. Chaque vague de fleurs donne sa vague de baies 6 à 8 semaines plus tard. |
| Fructification, récolte | De début août à mi-octobre | Cueillir les baies quand elles sont orange soutenu à rouge et souples sous le doigt, en repassant tous les 8 à 10 jours. La première vraie récolte arrive la troisième année après plantation. |