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Cactée · Cactacées

Cactus vieille dame Mammillaria hahniana

Aussi appelé : Vieille dame mexicaine, Mammillaire de Hahn, Old lady cactus

Le cactus vieille dame est une cactée globuleuse du centre du Mexique, enveloppée de longs poils blancs qui lui donnent l’air d’une tête chenue. Son globe de 8 à 12 cm, jusqu’à 25 cm avec l’âge, rejette peu à peu en un coussin de 30 à 40 cm, et vers 4 ou 5 ans une couronne de petites fleurs rose magenta s’ouvre au printemps autour du sommet. Il lui faut le plein soleil, au moins 6 heures par jour, un substrat surtout minéral et un hiver au sec, hors gel. À l’ombre, il s’étire et pâlit, et l’eau en hiver le fait pourrir.

Cactus vieille dame (Mammillaria hahniana)
Photo : Didier Descouens, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Cactée
Famille
Cactacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-5 °C
Floraison
De mars à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 9b à 11, avec de courtes gelées jusqu’à -5 °C encaissées à condition d’être parfaitement sèche. Sous le climat humide de la France, on l’hiverne malgré tout hors gel, entre 5 et 10 °C.

Dimensions : Globe de 8 à 12 cm de diamètre, jusqu’à 25 cm avec l’âge, pour 10 à 20 cm de haut. Il rejette avec les années et forme un coussin de 30 à 40 cm de large.

Floraison : De mars à fin mai, en couronne de petites fleurs rose magenta autour du sommet laineux, sur les sujets de 4 ou 5 ans, sans parfum.

Substrat : Aux deux tiers minéral : un tiers de terreau cactées, un tiers de sable grossier ou de gravier, un tiers de pouzzolane. pH de 6,5 à 7,5, un substrat légèrement calcaire ne la gêne pas.

Exposition : Plein soleil, 6 heures par jour au minimum. C’est le soleil qui densifie les poils blancs et prépare la floraison ; à l’ombre la plante s’étire et pâlit.

Arrosage : Tous les 8 à 12 jours en juillet et août, tous les 12 à 18 jours au printemps, tous les 20 à 30 jours en septembre et octobre. Rien du tout de novembre à février.

Durée de vie : Vivace, 20 à 30 ans en pot et souvent davantage. Elle commence à fleurir vers 4 ou 5 ans.

Multiplication : Rejets détachés au printemps et posés sur un substrat sec, ou semis en surface à l’intérieur, vers 20 à 25 °C.

Arrosage & entretien

Arrosage : D’avril à octobre, arroser abondamment puis attendre que le substrat soit sec à cœur : 8 à 12 jours en plein été, 12 à 18 jours au printemps, 20 à 30 jours en automne. De novembre à février, aucun arrosage, c’est cette diète qui prépare la couronne de fleurs.

Fertilisation : Engrais cactées pauvre en azote, riche en potasse et en phosphore, une fois par mois d’avril à début août. Rien ensuite : un apport de septembre fabrique des tissus mous qui ne passeront pas l’hiver.

Rempotage : Tous les 3 ans en tout début de printemps, dans un pot large et peu profond puisque les racines sont traçantes. Manipuler motte sèche, avec une bande de journal pliée, et attendre 8 à 10 jours avant le premier arrosage.

Taille : Aucune taille. Au printemps, détacher éventuellement les rejets bien formés, laisser sécher la plaie 5 à 7 jours puis les poser sur du sable à peine humide.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 heures de soleil direct au minimum. Derrière une vitre en été, l’effet de loupe roussit le sommet : aérer ou ombrer aux heures les plus chaudes.

Emplacement : Dehors de la mi-mai à la fin septembre, au sud, sur une terrasse abritée de la pluie. Le reste de l’année à l’intérieur, dans une pièce fraîche et très lumineuse, véranda ou serre froide hors gel.

Substrat : Un tiers de terreau cactées, un tiers de sable grossier ou de gravier, un tiers de pouzzolane. Une couche de gravier en surface garde le collet au sec, là où tout se joue.

pH : De 6,5 à 7,5, soit neutre à très légèrement alcalin.

Drainage : Pot percé et substrat qui ressuie en quelques minutes, jamais de soucoupe pleine. L’eau stagnante au collet en hiver reste la cause de mort la plus fréquente, et un pied bruni et mou ne se rattrape pas.

Multiplication

Méthode conseillée

Séparation des rejets : d’avril à juillet, à l’intérieur : tenir la plante avec un papier plié, détacher au couteau propre un rejet bien formé, laisser sécher la plaie une semaine, puis le poser sur un substrat sec. Arroser légèrement au bout de 2 semaines, quand les racines s’amorcent. Le prélèvement d’un rejet sur un sujet qui en porte ; sinon, le semis à l’intérieur, lent mais facile.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas au sens propre : seuls les rejets de la base se détachent et s’enracinent, comme décrit dans la méthode conseillée.

Semis :

SemerDe mars à mai, à l’intérieur, laisser les graines en surface d’un mélange humide de terreau pour cactées et de sable fin, sous couvercle transparent, à la lumière sans soleil direct et à 20 à 25 °C. La levée prend 1 à 3 semaines ; les plants reproduisent l’espèce et fleurissent vers 4 ou 5 ans.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : la plante est autostérile. Il faut deux sujets issus de semis différents, fleuris en même temps, et porter le pollen de l’un à l’autre au pinceau, faute d’insectes à l’intérieur. Les petits fruits rouges sortent de la laine des mois plus tard, souvent l’année suivante, et se cueillent quand ils sont mous. Nettoyées et séchées, les graines se gardent 2 à 3 ans au sec ; les sachets du commerce évitent cette attente.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture basale (Fusarium, Phytophthora) suit un arrosage d’hiver ou une pluie froide : base brune et molle, plante qui bascule au moindre contact. Les taches liégeuses brunes sur l’épiderme sont les séquelles d’un excès d’eau ou d’un coup de froid, disgracieuses mais sans gravité. Le roussissement du sommet, lui, vient d’une exposition trop brutale au plein soleil à la sortie de l’hiver.

Parasites fréquents : Cochenilles farineuses cachées entre les poils, presque invisibles : c’est l’amas plus cotonneux et plus collant que la toison qui doit alerter. Cochenilles des racines, repérées au feutrage blanc sur la motte lors du rempotage, et araignées rouges par air chaud et sec. Traiter à l’alcool appliqué au pinceau fin, puis, en recours, par un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Hiverner au sec, réhabituer progressivement au soleil au printemps et examiner la motte à chaque rempotage. Un pinceau souple permet d’écarter les poils et de contrôler l’épiderme sans abîmer la toison. Isoler un mois tout nouveau sujet avant de le placer près des autres.

Toxicité

Toxicité humaine : Non toxique : ni la chair ni les fleurs ne contiennent de substance dangereuse, et les Mammillaria n’ont pas d’alcaloïde psychoactif, contrairement au peyotl avec lequel on les confond parfois. Le danger est uniquement mécanique.

Toxicité animaux : Sans danger pour le chien et le chat, le genre figurant parmi les plantes non toxiques de l’ASPCA. Le seul risque réel est la piqûre du museau ou de la patte.

Symptômes : Aiguillons plantés dans la peau, la truffe ou la gueule : douleur vive et inflammation locale. Les poils fins cassent et restent sous l’épiderme, où ils démangent plusieurs jours.

Précautions : Poser la plante hors de portée des museaux et des mains d’enfants, sur un rebord haut. Retirer les aiguillons à la pince à épiler puis désinfecter, et manipuler au rempotage avec un journal plié ou des gants épais.

Associations de plantes

Bonnes associations : Rebutia et Gymnocalycium, exactement les mêmes besoins, avec des floraisons décalées qui étalent le spectacle du printemps. Echeveria elegans, même substrat minéral et même hivernage sec, pour le contraste des formes. Les autres Mammillaria, qui supportent la même sortie estivale et la même diète hivernale.

Associations à éviter : Aeonium, dont le cycle est inversé puisqu’il pousse en hiver et demande alors de l’eau, précisément ce qui tue le cactus vieille dame. Aloe vera et Kalanchoe, qui continuent de boire un peu l’hiver et imposeraient leur rythme à toute la coupe. Et toute plante de terreau riche et frais, qui ne tiendra pas 3 mois dans ce mélange.

Conseil : Composer en coupe large et peu profonde, avec une surface de gravier clair qui garde les collets au sec. Laisser 3 ou 4 cm entre les sujets, de quoi glisser un pinceau pour inspecter la toison. Se souvenir enfin qu’une coupe se rentre en bloc chaque automne : mieux vaut qu’elle reste portable à deux mains.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Plante cultivée en pot, sortie en plein soleil et à l’abri de la pluie de la mi-mai à la fin septembre, puis hivernée au sec entre 5 et 10 °C dans une pièce très lumineuse ou une serre froide hors gel.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mi-mars à fin mai : tous les 12 à 18 jours ; de juin à août : tous les 8 à 12 jours ; de septembre à octobre : tous les 20 à 30 jours Mouiller toute la motte d’un coup puis attendre qu’elle soit sèche à cœur ; l’eau retenue par les poils contre l’épiderme marque le sommet de taches brunes et finit par le faire pourrir.Arroser au pied, jamais sur la toison blanche.
Inspection parasitaireUtile De janvier à décembre : chaque mois Les cochenilles farineuses se confondent avec la toison : c’est l’amas plus dense et collant qui trahit le foyer, et il faut aussi regarder les racines à chaque rempotage.Une fois par mois toute l’année, au pinceau souple, entre les poils et au collet.
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : Dès qu’il reste de l’eau dans la soucoupe après un arrosage ou une averse Vider sans attendre, été comme hiver : un fond d’eau sous un cactus velu suffit à faire brunir le collet en quelques jours.Ne jamais arroser par la soucoupe non plus.
RempotageUtile De début mars à mi-avril, tous les 3 ans Rempoter en tout début de printemps, motte sèche et plante tenue dans une bande de journal pliée, puis attendre 8 à 10 jours avant le premier arrosage pour laisser cicatriser les racines blessées.Pot large et peu profond, substrat aux deux tiers minéral.
FloraisonUtile De mars à mai Les fleurs s’ouvrent en cercle près de l’apex à la sortie de l’hiver sec, sur les sujets de 4 ou 5 ans ; ne pas arroser davantage pour les aider, c’est la lumière qui revient qui les déclenche.Couronne de petites fleurs rose magenta autour du sommet.
Engrais liquideUtile De début avril à mi-août Nourrir d’avril à début août seulement : un apport plus tardif fabrique des tissus mous et gorgés d’eau qui ne passeront pas l’hiver.Engrais cactées pauvre en azote, une fois par mois, dans l’eau d’arrosage.
Sortie au printempsEssentiel En mai Installer dehors en plein soleil, sur une terrasse couverte ou contre un mur sous auvent ; les 4 mois de plein air densifient la toison blanche et mûrissent les tissus avant l’hiver.Après les saints de glace, autour du 15 mai.
Acclimatation à la lumièreEssentiel De début mai à mi-juinDès que : Dans les 10 à 15 jours qui suivent la sortie Un sujet qui sort d’un hiver derrière une vitre roussit en une seule après-midi de plein soleil de mai, et la marque reste sur l’épiderme toute la vie de la plante.Mi-ombre d’abord, puis une heure de soleil de plus chaque jour.
Mise à l'abri de la pluieEssentiel De début mai à mi-octobreDès que : Quand la pluie s’installe plus d’une journée, ou avant un orage La toison blanche garde l’eau contre la plante pendant des jours ; deux averses qui se suivent valent un arrosage de trop en pleine saison.Rentrer sous un auvent, un simple mur ne suffit pas.
Rentrée à l'automneEssentiel De mi-septembre à mi-octobre Rentrer la plante sèche, dans une pièce fraîche et très claire ; c’est l’humidité froide, bien plus que le froid seul, qui la tuerait si elle restait dehors.Avant les premières nuits sous 10 °C et les pluies froides.
Repos secEssentiel De novembre à février Le sec et le frais de l’hiver sont la condition de la couronne de fleurs du printemps ; un arrosage de décembre, même léger, est la première cause de pourriture de cette espèce.Aucun arrosage, 5 à 10 °C, pleine lumière.

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