Arbuste · Myrtacées
Rince-bouteille Melaleuca citrina
Aussi appelé : Callistemon, Callistémon citrin, Goupillon, Écouvillon, Bottlebrush
Le rince-bouteille est un arbuste persistant de l’est de l’Australie, longtemps vendu sous le nom de Callistemon, dont les épis rouge vif de mai à juillet rappellent la brosse qui lui vaut son nom. En France, il forme un buisson arrondi de 2 à 4 m aux rameaux arqués, et ses feuilles froissées sentent le citron. Il réclame le plein soleil, une terre légère et drainante plutôt acide, et un abri des vents froids. Il convient aux régions douces ; ailleurs, les gelées au-delà de -8 °C et le sol crayeux le font souffrir.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Myrtacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -8 °C
- Floraison
- De mai à septembre
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 8 à 11 : installé dans un sol sec, il supporte des gelées brèves vers -8 °C, mais un jeune plant ou un sujet en pot souffre dès -5 °C.
Dimensions : 2 à 4 m de haut pour 2 à 3 m de large en France, avec un port arrondi aux rameaux arqués.
Floraison : De mai à juillet, souvent suivie d’une seconde vague en fin d’été, en épis rouge vif jusqu’à 10 cm de long, sans parfum notable ; ce sont ses feuilles froissées qui sentent le citron.
Substrat : Terre légère et drainante, neutre à légèrement acide, au pH de 5,5 à 7 ; il tolère un peu de calcaire mais jaunit en sol crayeux.
Exposition : Plein soleil, à l’abri des vents froids ; à mi-ombre, il fleurit beaucoup moins.
Arrosage : Copieux, 10 litres environ tous les 7 à 10 jours de juin à septembre les deux premières années, puis seulement par sécheresse prolongée ; en pot, dès que la surface du terreau est sèche.
Durée de vie : Arbuste vivace à feuillage persistant, qui vit en général 10 à 20 ans au jardin.
Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées de juillet à septembre, à l’étouffée sous abri, puis hivernage des jeunes plants hors gel.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les deux premières années, arrosez copieusement au pied tous les 7 à 10 jours de juin à septembre, en laissant sécher la terre en surface entre deux apports. Installé, il supporte la sécheresse, mais fleurit mieux s’il reçoit un arrosage copieux pendant un été sec.
Fertilisation : En pleine terre, il se passe d’engrais ; en sol très pauvre, une poignée d’engrais organique pour plantes de terre de bruyère au printemps suffit. En pot, un engrais liquide pour plantes fleuries tous les 15 jours d’avril à août soutient la floraison.
Rempotage : Inutile en pleine terre. En pot, rempotez tous les 2 à 3 ans au printemps, dans un mélange de terreau, de terre de bruyère et de sable, en ménageant la motte.
Taille : Juste après la floraison, en juillet ou en août, raccourcissez les rameaux défleuris juste derrière l’épi fané. Cette taille légère le garde compact et lui évite de se charger de capsules ligneuses, qui restent des années sur les tiges.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, avec au moins 6 heures de soleil direct par jour : c’est la lumière qui fait fleurir ses épis. À mi-ombre, il pousse mais fleurit peu.
Emplacement : En pleine terre sur le littoral atlantique et dans le Midi, au pied d’un mur exposé au sud ou à l’ouest, à l’abri des vents froids. Ailleurs, il se cultive en grand pot sorti de mai à octobre et hiverné dans un local clair et frais, entre 5 et 10 °C.
Substrat : Une terre légère et drainante, allégée de sable ou de gravier, enrichie de terre de bruyère si elle est calcaire. En pot, un mélange de terreau, de terre de bruyère et de sable lui convient.
pH : De 5,5 à 7 ; il supporte un sol à peine calcaire, mais au-delà, ses jeunes feuilles jaunissent faute de fer assimilable.
Drainage : Indispensable en hiver, où un sol froid et détrempé fait pourrir ses racines plus sûrement que le gel. En été, il accepte en revanche une terre fraîche, comme au bord des ruisseaux de son Australie natale.
Multiplication
Bouturage : de juillet à septembre, prélever des tiges semi-aoûtées de 8 à 10 cm, avec un talon si possible, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable. Sous abri, à l’étouffée, à l’ombre et vers 20 °C, les racines se forment en 6 à 10 semaines ; garder les jeunes plants hors gel le premier hiver. Le bouturage de tiges semi-aoûtées reproduit fidèlement la plante.
Les autres méthodes
Semis :
SemerAu printemps, à l’intérieur, mettre les capsules ligneuses au chaud dans un sac en papier pour qu’elles s’ouvrent, puis laisser les graines fines en surface d’un mélange humide de terreau et de sable, à la lumière et à 18 à 22 °C. La levée prend 2 à 4 semaines ; les plants reproduisent l’espèce et fleurissent au bout de 3 à 4 ans.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des abeilles. Les capsules ligneuses restent fermées des années le long des branches : on prélève en toute saison celles des rameaux de 1 à 2 ans, bien grises et dures. Les graines, très fines, se gardent plusieurs années au sec et au frais.
Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps : entailler une branche basse sous un nœud, la coucher à 10 cm de profondeur dans une cuvette de terreau et la maintenir par un crochet. La sevrer au bout d’un an.
Maladies & parasites
Maladies courantes : Il est rarement malade. Sur un sol trop calcaire, ses jeunes feuilles pâlissent entre les nervures : c’est une chlorose ferrique, qu’un chélate de fer corrige en quelques semaines. En terre gorgée d’eau l’hiver, des rameaux qui sèchent les uns après les autres trahissent une pourriture des racines, sans remède une fois installée.
Parasites fréquents : Les cochenilles, petits boucliers bruns ou amas cotonneux blancs le long des rameaux, l’affaiblissent et le couvrent de fumagine noire. Délogez-les à la brosse douce, puis traitez en recours avec une huile de paraffine portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». En pot hiverné au chaud et au sec, les acariens tissent de fines toiles sous les feuilles, qu’une pièce plus fraîche et un bassinage du feuillage découragent.
Prévention : Plantez-le au plein soleil dans un sol drainant et espacez les arrosages en hiver. Inspectez les rameaux deux fois par mois en été pour intervenir avant que les cochenilles ne pullulent. Hivernez un sujet en pot au frais, jamais au chaud, où cochenilles et acariens prolifèrent.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : ni ses feuilles, ni ses fleurs, ni ses capsules ne sont signalées comme dangereuses.
Toxicité animaux : L’ASPCA le classe non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact. Un animal qui mâche beaucoup de feuilles coriaces peut tout au plus vomir une fois.
Précautions : Aucune précaution particulière au jardin. L’huile essentielle d’arbre à thé, tirée d’un cousin du même genre (Melaleuca alternifolia), est en revanche toxique pour les chats et les chiens et ne s’applique jamais sur eux.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les agapanthes, plantées à son pied, prennent le relais en juillet et août, leur bleu répondant aux derniers épis rouges sous le même soleil. Les leptospermums et les grevilleas, australiens comme lui, aiment la même terre légère et plutôt acide. Les gauras et les sauges arbustives prolongent la floraison du massif jusqu’en automne et attirent les mêmes butineurs.
Associations à éviter : Les hortensias et les fougères, plantes de mi-ombre et de terre toujours fraîche, souffrent au plein soleil qu’il réclame. Les haies de thuyas ou de cyprès voisines lui volent la lumière et assèchent le sol, au détriment de sa floraison.
Conseil : Installez-le devant un mur clair ou près d’un feuillage gris, olivier ou santoline, qui fait éclater le rouge de ses épis. Plantez-le au bord d’un passage : on froisse une feuille en passant pour profiter de son parfum de citron.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste persistant planté en pleine terre, en plein soleil et à l’abri des vents froids, dans une terre légère, drainante et peu calcaire, dans une région littorale ou méditerranéenne où l’hiver descend rarement sous -5 °C.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De juin à septembre : tous les 7 à 10 jours | Arroser copieusement au pied, puis laisser sécher la terre en surface ; installé, il supporte la sécheresse mais fleurit mieux s’il ne manque pas d’eau. |
| Correction du pH | D’avril à septembre | Ce jaunissement trahit un sol trop calcaire ou une eau d’arrosage très dure, qui bloquent le fer ; le chélate reverdit le feuillage en quelques semaines. |
| Floraison | De mai à juillet | Une seconde vague, plus discrète, suit souvent en fin d’été ; c’est le feuillage froissé, et non la fleur, qui sent le citron. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre | Un miellat collant puis une fumagine noire les trahissent ; délogées à la brosse dès leur apparition, elles ne prennent pas le dessus. |
| Taille après floraison | De juillet à août | Ce raccourcissement léger garde l’arbuste compact et évite les capsules ligneuses, qui restent des années collées aux tiges. |
| Voile d'hivernage | De décembre à février | Installé dans un sol sec, il supporte des gelées brèves vers -8 °C, mais un jeune sujet perd feuilles et rameaux dès -5 °C. |