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Bisannuelle · Boraginacées

Myosotis des bois Myosotis sylvatica

Aussi appelé : Myosotis, Ne-m’oubliez-pas, Oreille de souris, Myosotis des forêts, Forget-me-not

Le myosotis des bois est une petite plante indigène des sous-bois et des lisières d’Europe, semée dans les massifs de printemps pour ses nuées de fleurs bleu ciel à œil jaune. Haut de 15 à 30 cm, il fleurit d’avril à fin mai, souvent au pied des tulipes, puis s’épuise et disparaît. Il demande une terre fraîche et humifère, à mi-ombre de préférence, et des arrosages par temps sec. Bisannuel, il se ressème seul d’une année sur l’autre ; le soleil brûlant et la sécheresse écourtent nettement sa floraison.

Myosotis des bois (Myosotis sylvatica)
Photo : Rasbak at Dutch Wikipedia, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Bisannuelle
Famille
Boraginacées
Exposition
Mi-ombre
Température minimale
-20 °C
Floraison
D’avril à mai
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 5 à 9 : très rustique, la rosette supporte -20 °C et passe l’hiver dehors partout en France.

Dimensions : 15 à 30 cm de hauteur en fleur, pour 15 à 25 cm d’étalement.

Floraison : D’avril à fin mai : petites fleurs bleu ciel à œil jaune, parfois roses ou blanches, sans parfum ; la plante s’épuise après sa floraison.

Substrat : Terre fraîche, riche en humus et bien drainée, au pH de 6 à 7,5, de légèrement acide à légèrement calcaire.

Exposition : Mi-ombre de préférence ; le soleil convient en terre fraîche, mais écourte la floraison.

Arrosage : Tous les 5 à 7 jours au printemps par temps sec, et tous les 2 à 3 jours pour les semis d’été, qui ne doivent jamais sécher.

Durée de vie : Bisannuelle, parfois vivace de courte durée : semée l’été, elle fleurit au printemps suivant puis s’épuise, mais se ressème d’elle-même.

Multiplication : Semis en juin et juillet en pépinière ombragée, repiqué en place à l’automne ; il se ressème ensuite seul.

Arrosage & entretien

Arrosage : En place, les pluies d’automne et d’hiver suffisent ; au printemps, arroser au pied tous les 5 à 7 jours par temps sec, sans détremper la terre. Les semis d’été se gardent frais en pluie fine, tous les 2 à 3 jours, jusqu’à la mise en place.

Fertilisation : Aucun engrais n’est nécessaire : un peu de compost bien décomposé incorporé à la plantation suffit. Un excès d’azote donne des touffes molles qui fleurissent moins.

Rempotage : Pas de rempotage pour cette bisannuelle : les plantules sont repiquées une fois en godets ou en pépinière, puis mises en place en septembre ou octobre. En jardinière, prévoir chaque automne un terreau neuf mêlé d’un peu de terre de jardin.

Taille : Aucune taille pendant la floraison. Une fois défleuris, arracher les pieds dès qu’ils jaunissent ou blanchissent d’oïdium, après les avoir secoués au-dessus du massif pour qu’ils se ressèment.

Exposition & substrat

Exposition : Mi-ombre ou soleil du matin, soit 3 à 5 heures de soleil direct, ou la lumière tamisée de grands arbres caducs. En plein soleil et en terre sèche, la floraison raccourcit et l’oïdium arrive plus tôt.

Emplacement : Extérieur, en massif, en bordure, en sous-bois ou en jardinière, de préférence à l’est ou à l’ouest, à l’abri du soleil brûlant de l’après-midi. Il s’y installe pour des années en se ressemant.

Substrat : Terre de jardin fraîche et riche en humus, enrichie de terreau de feuilles ou de compost. En jardinière, un terreau universel mêlé d’un tiers de terre de jardin.

pH : De 6 à 7,5 : il s’accommode d’une terre légèrement acide comme légèrement calcaire.

Drainage : La terre doit rester fraîche sans jamais être détrempée. L’eau qui stagne en hiver fait pourrir les rosettes au collet, d’où l’intérêt d’alléger les terres lourdes avec du compost.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : en juin ou juillet, dehors en pépinière à mi-ombre ou en terrine, graines couvertes de 3 à 5 mm de terre fine, car elles germent à l’obscurité, à 15 à 20 °C ; la levée prend 1 à 3 semaines si le sol ne sèche jamais. Repiquer en place en septembre ou octobre pour une floraison au printemps suivant. Les graines reproduisent la plante, mais les semis spontanés reviennent peu à peu au bleu. Le semis en juin ou juillet, dehors en pépinière, réussit très bien ; une fois installé, il se ressème d’ailleurs tout seul.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent seules ou grâce aux insectes, et chaque calice fané renferme 4 petites graines noires et luisantes. En juin, quand les tiges jaunissent, les couper et les secouer au-dessus d’un sac en papier, ou les poser là où l’on veut des semis. Gardées au sec et au frais, les graines restent bonnes 2 à 3 ans ; pour des fleurs roses ou blanches, les graines du commerce sont plus sûres.

Les autres méthodes

Bouturage : Ne se bouture pas : bisannuelle, la plante se renouvelle par semis.

Division et autres méthodes : Aucune : la plante, bisannuelle, s’épuise après sa floraison. Les semis spontanés se transplantent en revanche facilement à l’automne.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium est la maladie du myosotis : un feutrage blanc grisâtre couvre les feuilles en fin de floraison, surtout par temps chaud et sec. À ce stade, mieux vaut arracher les pieds que les traiter, leur cycle étant achevé. Par temps humide, le mildiou, taches jaunes dessus et duvet grisâtre dessous, et la pourriture grise touchent les touffes trop serrées.

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots dévorent les jeunes rosettes à l’automne et à la reprise du printemps : barrières de cendre, pièges à bière ou granulés au phosphate ferrique les tiennent à distance. Les pucerons se groupent sur les tiges florales, et un jet d’eau en vient le plus souvent à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».

Prévention : Espacer les plants d’une vingtaine de centimètres pour que l’air circule, et arroser au pied le matin. Évacuer les pieds malades plutôt que de les composter, pour ne pas garder l’oïdium au jardin d’une année sur l’autre.

Toxicité

Toxicité humaine : Sans danger connu : aucune intoxication n’est rapportée, et les fleurs servent parfois à décorer les desserts. Comme beaucoup de Boraginacées, la plante contient de très faibles quantités d’alcaloïdes pyrrolizidiniques, qui déconseillent seulement d’en consommer souvent.

Toxicité animaux : Considéré comme sans danger pour le chien, le chat et les autres animaux domestiques, aucune intoxication n’étant décrite. Ses calices garnis de poils crochus peuvent s’accrocher au pelage, sans autre conséquence.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, par ingestion comme par contact. Une grande quantité avalée peut tout au plus provoquer un trouble digestif passager, comme n’importe quel végétal.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire au jardin. Pour décorer un plat, se limiter à quelques fleurs non traitées, sans en faire un usage quotidien.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les tulipes sont ses compagnes classiques : plantées dessous à l’automne, elles percent un tapis bleu qui masque leurs tiges nues. Les pensées et les giroflées fleurissent en même temps et suivent le même calendrier de semis d’été et de plantation d’automne. Sous des arbustes caducs, les hostas et les fougères prennent le relais quand le myosotis s’efface.

Associations à éviter : La lavande, le romarin et les plantes de rocaille sèche réclament une terre pauvre et sèche où il dépérit. Les petites vivaces délicates, comme les plantes alpines, se font étouffer par ses semis spontanés.

Conseil : Glisser les rosettes entre les bulbes au moment de leur plantation, en octobre, pour composer le massif de printemps en un seul geste. Après la floraison, laisser quelques pieds se ressemer en bordure et arracher le reste pour faire place aux annuelles d’été.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en massif, en bordure ou sous des arbres caducs, à mi-ombre et en terre fraîche ; semis d’été en pépinière, mise en place à l’automne pour une floraison au printemps suivant.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mars à mai : tous les 5 à 7 jours ; de début juin à mi-septembre : tous les 2 à 3 jours Au printemps, une terre sèche fait faner la touffe et écourte la floraison. En été, les semis et les jeunes plants en godets ne doivent jamais sécher, faute de quoi la levée échoue ou les plantules grillent.en l’absence de pluie, en pluie fine sur les semis
Inspection parasitaireUtile De mi-septembre à mi-novembre : toutes les 1 à 2 semaines ; de mars à avril : toutes les 1 à 2 semaines Les limaces apprécient les jeunes rosettes à l’automne comme à la reprise du printemps, et peuvent faire disparaître une bordure entière. Une visite par temps doux et humide suffit à les repérer.limaces sur les rosettes, pucerons sur les tiges florales
FloraisonUtile D’avril à mai Les premières fleurs s’ouvrent avec les tulipes et se renouvellent pendant plusieurs semaines. Le temps chaud et sec raccourcit la floraison et fait apparaître l’oïdium.dès mars dans les régions douces, jusqu’en juin en altitude
SemisEssentiel De début juin à mi-juillet Semé en début d’été, le myosotis forme une rosette avant l’hiver et fleurit au printemps suivant. Une fois installé, il se ressème souvent seul et ce semis devient facultatif.graines couvertes de 5 mm de terre fine, semis tenu à l’ombre
Taille après floraisonUtile En juin Défleuri, le myosotis s’épuise et blanchit d’oïdium : l’arracher fait place aux plantes d’été. Secoué au-dessus du massif auparavant, il y laisse assez de graines pour se ressemer.arracher les pieds quand les tiges jaunissent
Mise en place des plantsEssentiel De septembre à octobre Planté à l’automne, le myosotis s’enracine avant l’hiver, qu’il passe dehors sans protection. Arroser à la plantation, puis laisser faire les pluies jusqu’au printemps.à 20 cm d’écart environ, au-dessus des bulbes de printemps