Connexion / Inscription →

Arbuste · Myrtacées

Myrte Myrtus communis

Aussi appelé : Myrte commun, Nerte, Common myrtle

Le myrte est un arbuste persistant du pourtour méditerranéen, au feuillage aromatique, qui se couvre en été de fleurs blanches parfumées à houppe d’étamines, puis de baies bleu-noir. Il forme en culture un buisson de 2 à 3 m de haut et de large, davantage dans le Midi, et pousse lentement. Il demande du plein soleil et un sol qui draine, même pauvre ou calcaire, puis presque plus d’arrosage une fois installé. Les terres lourdes et détrempées, plus que le froid, le font dépérir ; il supporte environ -10 °C à l’abri du vent.

Myrte (Myrtus communis)
Photo : LIGURIAN VASCULAR FLORA, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Myrtacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-10 °C
Floraison
De juin à août
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 8 à 11 : installé dans un sol drainant et abrité du vent, il supporte environ -10 °C ; plus bas, son feuillage roussit, mais la souche repart souvent.

Dimensions : 2 à 3 m de haut et de large en culture, jusqu’à 5 m dans le Midi, avec une croissance lente une fois adulte.

Floraison : De juin à août, parfois jusqu’en septembre, fleurs blanches de 2 cm environ à houppe d’étamines, au parfum doux et sucré ; des baies bleu-noir leur succèdent, mûres à la fin de l’automne.

Substrat : Tout sol bien drainé, même pauvre, caillouteux ou calcaire, au pH de 6 à 8 ; il redoute les terres lourdes et détrempées.

Exposition : Plein soleil, à l’abri des vents froids ; dans le Midi, il tolère une ombre légère aux heures chaudes.

Arrosage : Copieux tous les 10 à 15 jours de juin à septembre les deux premières années, puis presque jamais en pleine terre ; en pot, dès que le terreau est sec sur 2 cm.

Durée de vie : Arbuste vivace à feuillage persistant et très longévif, qui peut vivre plus de 100 ans.

Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées en juillet et août, à l’étouffée sous châssis, ou marcottage simple au printemps.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les deux premières années, arrosez copieusement tous les 10 à 15 jours de juin à septembre, en laissant sécher la terre entre deux apports. Installé en pleine terre, il se contente de la pluie ; en pot, il s’arrose dès que le terreau est sec sur 2 cm, sans jamais laisser d’eau dans la soucoupe.

Fertilisation : En pleine terre, il se passe d’engrais, et un peu de compost en surface au printemps suffit en sol très pauvre. En pot, un engrais pour plantes fleuries toutes les 3 semaines d’avril à août soutient la floraison.

Rempotage : Sans objet en pleine terre. En pot, rempotez tous les 2 à 3 ans au printemps, dans un pot à peine plus grand, avec un terreau mêlé d’un tiers de sable ou de gravier fin.

Taille : En avril, après les gelées, raccourcissez d’un tiers les pousses qui dépassent pour garder un port dense ; il se prête bien aux formes taillées. En haie, la taille attend septembre, hors de la période de nidification des oiseaux.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, pour une floraison abondante et un port dense. À l’ombre, il se dégarnit et fleurit peu.

Emplacement : En pleine terre dans le Midi, sur le littoral atlantique et partout où l’hiver reste doux ; ailleurs, au pied d’un mur exposé au sud, à l’abri des vents du nord. Dans les régions froides, il se cultive en grand pot hiverné dans un local clair et frais, hors gel.

Substrat : Une terre légère, sableuse ou caillouteuse, même pauvre. En terre argileuse, plantez-le sur une butte pour éloigner ses racines de l’eau stagnante.

pH : De 6 à 8 : il accepte aussi bien un sol légèrement acide qu’un sol calcaire.

Drainage : Essentiel : l’eau qui stagne, surtout en hiver, fait pourrir ses racines et le tue plus sûrement que le froid. En pot, gardez le trou de drainage dégagé et la soucoupe toujours vide.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : en juillet ou août, prélever des boutures de tige semi-aoûtée de 10 cm, avec un talon si possible, et ôter les feuilles de la moitié inférieure ; une hormone de bouturage, facultative, aide. Les piquer dans un mélange de terreau et de sable tenu à peine humide, sous châssis ou sous une bouteille coupée, à l’ombre et sous abri. L’enracinement prend 6 à 10 semaines, et les boutures passent leur premier hiver hors gel. Le bouturage semi-aoûté en juillet ou août, sous châssis, est la méthode la plus sûre, avec une réussite moyenne à bonne mais un enracinement lent.

Les autres méthodes

Semis :

SemerAu printemps sous abri, graines extraites des baies mûres, nettoyées, couvertes de 3 mm de terreau, à 18 à 20 °C ; la levée prend 4 à 8 semaines. Les semis reproduisent l’espèce, mais la croissance est lente.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent seules ou avec l’aide des insectes. On cueille les baies bien bleu-noir de novembre à janvier, on écrase la pulpe et on lave les petites graines claires avant de les sécher à l’ombre. Elles se gardent jusqu’au semis de printemps au sec et au frais, mais perdent ensuite vite leur faculté de germer.

Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps : courber une branche basse au sol, l’entailler à l’endroit enterré, la fixer à 10 cm de profondeur avec un crochet, et la sevrer au printemps suivant.

Maladies & parasites

Maladies courantes : En sol lourd et humide, la pourriture des racines fait jaunir puis tomber les feuilles, sans remède une fois installée. La fumagine, dépôt noir sur les feuilles, n’est pas une maladie en soi mais le signe d’un miellat de cochenilles. Après un hiver rude, des rameaux bruns et secs ont simplement gelé : on les coupe au printemps, au-dessus d’un bourgeon sain.

Parasites fréquents : Les cochenilles à carapace, petits boucliers bombés bruns ou noirs collés aux rameaux, sont son principal ennemi. Brossez les rameaux atteints, puis traitez en recours avec une huile de paraffine portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». En pot hiverné au chaud, les acariens et les cochenilles farineuses s’y installent aussi.

Prévention : Un sol drainant, le plein soleil et des arrosages espacés préviennent l’essentiel des problèmes. Aérez le centre des sujets très denses pour que l’air circule. Hivernez un myrte en pot au frais, entre 5 et 10 °C, plutôt que dans une pièce chauffée.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : ses baies et ses feuilles servent en cuisine et à la liqueur de myrte de Corse et de Sardaigne. Seule son huile essentielle, très concentrée, est irritante et ne s’avale pas sans avis médical.

Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les chevaux. Son huile essentielle, en revanche, ne s’applique jamais sur un chat, très sensible aux essences végétales.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication par la plante n’est décrit ; une grande quantité de baies peut tout au plus troubler la digestion. Appliquée pure sur la peau, l’huile essentielle peut provoquer rougeurs et démangeaisons.

Précautions : Aucune précaution particulière au jardin. Rangez l’huile essentielle de myrte hors de portée des enfants et des animaux.

Associations de plantes

Bonnes associations : L’arbousier et le lentisque, ses voisins du maquis, aiment le même soleil et le même sol drainant, et forment avec lui un massif persistant. Les lavandes et les sauges arbustives fleurissent en même temps et attirent les mêmes butineurs. Le thym ou le romarin rampant couvrent le sol à son pied sans lui disputer l’eau.

Associations à éviter : Les hortensias et les azalées réclament des arrosages fréquents, qui feraient pourrir ses racines. Un gazon arrosé chaque soir jusqu’à son pied le noie de la même façon. Les grands arbres à l’ombre dense le dégarnissent et le privent de fleurs.

Conseil : Plantez-le au bord d’une allée ou près d’un banc : ses feuilles froissées et ses fleurs d’été parfument le passage. Dans les régions fraîches, adossez le groupe à un mur exposé au sud, qui abrite le myrte comme ses compagnes méditerranéennes.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste persistant planté en pleine terre, en isolé, en massif ou taillé en boule, en plein soleil et à l’abri des vents froids, dans un sol drainant, dans une région où l’hiver descend rarement sous -10 °C.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De juin à septembre : tous les 10 à 15 jours Arroser copieusement puis laisser sécher la terre : l’eau qui stagne au pied lui fait plus de mal que la sécheresse.les deux premières années, ensuite presque jamais en pleine terre
Taille de structureUtile De début avril à mi-mai Cette taille légère garde un port dense ; un sujet taillé en boule supporte une seconde coupe en septembre, une fois la floraison passée.après les dernières gelées, pousses qui dépassent raccourcies d’un tiers
Inspection parasitaireOptionnel De mai à septembre Une fumagine noire sur les feuilles signale leur miellat ; brosser les rameaux atteints dès qu’on les découvre évite qu’elles ne gagnent tout l’arbuste.cochenilles à carapace sur les rameaux
FloraisonOptionnel De juin à août Les fleurs s’ouvrent par vagues tout l’été et attirent les abeilles ; un sujet trop ombragé en donne peu.fleurs blanches à houppe d’étamines, au parfum sucré
BouturageOptionnel De juillet à août Plantées dans un mélange de terreau et de sable tenu à peine humide, sous châssis ou sous une bouteille coupée, elles s’enracinent lentement.rameaux semi-aoûtés de 10 cm, à l’étouffée
Fructification, récolteOptionnel De novembre à janvier Cueillies bien mûres, elles parfument une liqueur, à la façon corse ou sarde, ou des plats de viande ; les oiseaux s’en régalent aussi.baies bleu-noir, comestibles
Voile d'hivernageUtile De décembre à févrierDès que : quand un froid sous -8 °C est annoncé, surtout les trois premiers hivers ou loin de la mer Installé, il supporte environ -10 °C ; plus bas, son feuillage roussit et ses rameaux gèlent, mais la souche repart souvent au printemps.voile en deux épaisseurs et pied paillé, retirés au redoux