Annuelle · Astéracées
Marguerite du Cap Osteospermum ecklonis
Aussi appelé : Ostéospermum, Dimorphothéca, Marguerite africaine, Cape daisy, African daisy
La marguerite du Cap est une vivace d’Afrique du Sud aux grandes marguerites blanches, roses ou mauves à cœur bleu sombre, qui se referment par temps couvert. Elle forme une touffe de 30 à 50 cm de haut et fleurit de mai aux premières gelées, avec une pause en pleine canicule. Elle demande un plein soleil obligatoire et une terre légère, pauvre et bien drainée. Peu rustique, elle ne tient que -5 °C et se cultive en annuelle dans la plupart des régions, renouvelée par bouture.
- Type
- Annuelle
- Famille
- Astéracées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -5 °C
- Floraison
- De mai à octobre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Peu rustique, tient jusqu'à -5 °C en sol très drainé ; cultivée en annuelle dans la plupart des régions.
Dimensions : 30 à 50 cm de haut pour 40 à 60 cm d'étalement.
Floraison : De mai aux premières gelées, avec une pause en pleine canicule : marguerites blanches, roses ou mauves au cœur bleu sombre, qui se referment par temps couvert.
Substrat : Terre légère et bien drainée, pauvre plutôt que riche.
Exposition : Plein soleil obligatoire ; les capitules se referment à l'ombre et par temps couvert.
Arrosage : Régulier en jardinière, modéré en pleine terre où la plante supporte la sécheresse.
Durée de vie : Vivace en climat doux, traitée en annuelle ailleurs ; se renouvelle facilement par bouture.
Multiplication : Bouturage de tiges non fleuries en août et début septembre, sous abri, pour hiverner de jeunes pieds hors gel ; semis possible en mars.
Arrosage & entretien
Arrosage : Tous les 2 à 3 jours en jardinière l'été, où le substrat sèche vite ; une fois par semaine suffit en pleine terre.
Fertilisation : Engrais pour plantes fleuries tous les 15 jours en pot, de mai à août ; en pleine terre, un sol trop riche donne du feuillage au détriment des fleurs.
Rempotage : Renouveler le substrat chaque printemps en jardinière, la plante étant le plus souvent replantée d'une année sur l'autre.
Taille : Retirer les fleurs fanées en continu, et rabattre d'un tiers en juillet si la touffe s'étale et fleurit moins.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, 6 heures minimum ; c'est la lumière qui commande l'ouverture des capitules.
Emplacement : Extérieur, balcon ou massif exposé au sud, à l'abri des vents forts.
Substrat : Terreau de plantation allégé de sable, ou terre de jardin drainée.
pH : Entre 6,0 et 7,5.
Drainage : Drainage nécessaire, surtout l'hiver si l'on tente de conserver le pied : c'est l'humidité froide, plus que le gel, qui le tue.
Multiplication
Bouturage : d’août à début septembre, couper des extrémités de tiges herbacées sans bouton de 8 à 10 cm, garder 2 ou 3 feuilles au sommet et les piquer dans un mélange de terreau et de sable ou de perlite. Placer sous abri, à la lumière sans soleil direct, sans étouffée, le terreau juste humide. Les racines se forment en 3 à 4 semaines ; hiverner les godets à l’abri du gel, vers 5 à 10 °C, avant la plantation de mai. Il réussit presque à coup sûr et permet d’hiverner de jeunes pieds hors gel. C’est aussi la seule façon de garder une variété, car les marguerites du Cap vendues sont surtout des hybrides.
Les autres méthodes
Semis :
SemerEn mars, à l’intérieur ou sous abri à 18 à 20 °C, en couvrant les graines de 2 à 3 mm de terreau fin ; la levée prend 1 à 3 semaines. Repiquer en godets, puis planter dehors après les dernières gelées. Les graines récoltées sur un hybride ne reproduisent ni sa couleur ni sa forme.
Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : ses fleurs refusent leur propre pollen, les insectes apportent celui d’un autre semis. Les graines se récoltent de juillet à octobre, quand le cœur de la fleur fanée brunit et que les akènes se détachent sous le doigt ; séchées quelques jours, elles se gardent 2 à 3 ans au sec et au frais. Beaucoup de variétés hybrides ne forment presque pas de graines. Pour une couleur précise, les graines du commerce ou la bouture sont plus sûres.
Division et autres méthodes : Marcottage simple au printemps ou en été, dehors : coucher une tige rampante au sol, la fixer par un crochet et la recouvrir de terre sur 2 cm. Elle s’enracine en 4 à 6 semaines et se sèvre ensuite comme une bouture.
Maladies & parasites
Maladies courantes : L'oïdium couvre le feuillage d'un feutrage blanc en fin d'été quand les nuits deviennent fraîches et humides ; aérer et éviter de mouiller les feuilles suffit le plus souvent. La pourriture du collet suit un arrosage excessif en jardinière mal drainée.
Parasites fréquents : Pucerons sur les boutons floraux au printemps, et parfois aleurodes en serre. Un jet d’eau suffit le plus souvent, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Espacer les plants de 30 cm, arroser au pied le matin, et retirer les fleurs fanées qui moisissent sur la touffe.
Toxicité
Toxicité humaine : Non toxique ; aucune toxicité notable n'est rapportée pour cette plante ornementale.
Toxicité animaux : Considérée comme non toxique pour les chiens et les chats.
Symptômes : Aucun symptôme attendu ; tout au plus des troubles digestifs bénins si un animal en ingère une grande quantité.
Précautions : Aucune précaution particulière, ce qui en fait un bon choix pour un balcon fréquenté par des animaux.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le gaura, la verveine de Buenos Aires et le gaillet partagent son goût du sec et du soleil, avec des ports contrastés qui évitent la masse uniforme. Les graminées légères comme la stipe l'accompagnent bien en jardinière.
Associations à éviter : Les plantes de mi-ombre exigeant un sol frais, impatiens ou fuchsia, dont les besoins en eau feraient pourrir son collet.
Conseil : En jardinière, placer l'osteospermum à l'avant et au plus près du bord : ses capitules suivent la lumière et se tournent vers l'extérieur.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en jardinière ou en massif, cultivée comme annuelle dans la plupart des régions.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 2 à 3 jours | Arroser régulièrement en jardinière, où le substrat sèche vite, plus sobrement en pleine terre. |
| Fleurs fanées | De début mai à mi-octobre : tous les 5 à 7 jours | Retirer les fleurs fanées au fur et à mesure : c’est ce geste, et lui seul, qui prolonge la floraison jusqu’aux gelées. |
| Engrais liquide | De mai à août : toutes les 2 à 3 semaines | Engrais pour plantes fleuries en jardinière, où les réserves s’épuisent en quelques semaines. |
| Inspection parasitaire | D’avril à juillet : toutes les 1 à 2 semaines | Surveiller les pucerons sur les boutons floraux, surtout au printemps. |
| Mise en place des plants | De mi-avril à fin mai | Planter après les gelées, en plein soleil et en sol drainé. À l’ombre, les capitules restent fermés. |
| Pincement | En mai | Pincer l’extrémité des jeunes pousses après la plantation pour obtenir une touffe compacte plutôt que quelques tiges longues. |
| Rabattage | En juillet | Rabattre d’un tiers au creux de l’été si la touffe s’étale et fleurit moins : elle repart pour l’arrière-saison. |
| Bouturage | De début août à mi-septembre | Bouturer des tiges non fleuries en fin d’été : c’est le seul moyen simple de garder un pied d’une année sur l’autre. |