Plante d’intérieur · Malvacées
Châtaignier de Guyane Pachira aquatica
Aussi appelé : Pachira, Noisetier de Guyane, Arbre de la fortune, Money tree
Le châtaignier de Guyane est un arbre des zones humides d’Amérique centrale et du Sud, vendu chez nous en plante d’intérieur, souvent avec plusieurs troncs tressés. Il peut atteindre 18 m dans la nature, mais reste entre 1 et 2 m en pot. Il demande une lumière vive mais tamisée, au moins 12 °C toute l’année et des arrosages espacés, quand le terreau a séché sur 2 à 3 cm. L’eau qui stagne dans la soucoupe et le froid sous 10 °C, qui lui fait perdre ses feuilles, sont ce qu’il supporte le moins.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Malvacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 12 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 10 à 12, donc culture d’intérieur en France : il lui faut au moins 12 °C toute l’année, et il perd ses feuilles dès que la température passe sous 10 °C.
Dimensions : En intérieur, 1 à 2 m de haut pour 60 cm à 1 m d’étalement ; dans son milieu naturel, c’est un arbre qui peut atteindre 18 m.
Floraison : Ne fleurit pratiquement jamais en appartement ; dans la nature, ses grandes fleurs crème à longues étamines sont parfumées, mais on le cultive ici pour son feuillage.
Substrat : Terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou de pouzzolane, de pH 6 à 7.
Exposition : Lumière vive mais tamisée, sans soleil direct de midi derrière une vitre.
Arrosage : Tous les 7 à 10 jours au printemps et en été, tous les 10 à 15 jours en automne et en hiver, quand le terreau est sec sur 2 à 3 cm, sans jamais laisser d’eau dans la soucoupe.
Durée de vie : Vivace ligneuse, un arbre qui vit plusieurs décennies dans la nature ; en pot, un sujet bien conduit se garde facilement plus de 10 ans.
Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées de mai à août, à l’intérieur au chaud et à l’étouffée, ou marcottage aérien au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : Arroser à fond tous les 7 à 10 jours d’avril à septembre et tous les 10 à 15 jours d’octobre à mars, dès que le terreau est sec sur 2 à 3 cm. Vider la soucoupe un quart d’heure après, car une motte détrempée fait pourrir la base des troncs.
Fertilisation : Un engrais liquide pour plantes vertes toutes les 3 à 4 semaines d’avril à septembre, à la dose indiquée. Rien d’octobre à mars, quand la croissance ralentit.
Rempotage : Tous les 3 ans environ au printemps, ou plus tôt si les racines sortent par le fond, dans un pot à peine plus large. Utiliser un terreau pour plantes vertes allégé de perlite, sur un fond de billes d’argile.
Taille : Raccourcir au printemps les tiges trop longues juste au-dessus d’une cicatrice de feuille : deux ou trois pousses repartent sous la coupe et densifient la couronne. Retirer au fil de l’année les feuilles jaunies.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive et indirecte, avec au plus 2 à 3 heures de soleil doux du matin ou du soir. Le soleil de midi derrière une vitre jaunit et brûle les folioles.
Emplacement : À l’intérieur toute l’année, près d’une fenêtre orientée à l’est ou à l’ouest, loin des radiateurs et des courants d’air froid. Il supporte mal les déplacements fréquents, qui lui font perdre des feuilles.
Substrat : Un terreau pour plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou de pouzzolane, sur un fond de billes d’argile.
pH : Légèrement acide à neutre, de 6 à 7.
Drainage : Indispensable : pot percé et aucune eau stagnante dans le cache-pot. Malgré son nom d’espèce, qui rappelle les berges inondées de son milieu naturel, une motte détrempée en permanence fait pourrir la base des troncs.
Multiplication
Bouturage : de mai à août, prélever une extrémité de tige semi-aoûtée de 15 cm portant 2 ou 3 feuilles, réduire celles-ci de moitié et la piquer dans un mélange de terreau et de perlite, l’hormone étant facultative. Placer à l’intérieur, sous un sac plastique ou une mini-serre, à 24 à 25 °C, en lumière vive sans soleil. Les racines se forment en 4 à 8 semaines. La reprise est correcte si la chaleur est suffisante. Le marcottage aérien est plus sûr encore, mais plus long.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPossible à l’intérieur toute l’année, avec des graines très fraîches, qui perdent vite leur faculté germinative et se trouvent rarement. Enfoncer les grosses graines à moitié ou à 1 cm dans un terreau léger, à 25 °C ; la levée prend 1 à 3 semaines. Le semis reproduit fidèlement l’espèce, et c’est ainsi que naissent les troncs tressés du commerce.
Récolter les grainesPas de graines en culture : un pachira d’appartement ne fleurit pas. Elles viennent des grosses capsules ligneuses récoltées sous les tropiques, qui s’ouvrent à maturité sur des graines charnues. Celles-ci ne supportent ni le dessèchement ni le froid et perdent leur faculté de germer en 2 à 3 semaines, d’où leur rareté. N’acheter que des graines fraîches, à semer dès réception, ou se rabattre sur la bouture et le marcottage aérien.
Division et autres méthodes : Marcottage aérien d’avril à août, à l’intérieur : inciser la tige sur 2 cm, entourer la plaie de sphaigne humide, puis l’envelopper de film plastique ligaturé aux deux bouts. Couper et rempoter sous la motte quand les racines sont visibles, au bout de 6 à 10 semaines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture de la base des troncs et des racines, due à l’excès d’eau, est de loin la plus grave : écorce molle, feuilles qui jaunissent puis tombent. Dépoter alors, couper les parties molles et rempoter dans un terreau neuf et sec, ce qui ne sauve pas toujours un tronc atteint. Les taches brunes sur les folioles viennent le plus souvent d’un coup de soleil, d’un courant d’air froid ou d’un air trop sec.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses forment de petits amas cotonneux à l’aisselle des feuilles, et les araignées rouges marbrent le feuillage sous une fine toile quand l’air est sec. Un coton imbibé d’alcool à 70 % retire les cochenilles une à une. Des douches régulières viennent à bout des araignées rouges, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Laisser sécher le terreau en surface entre deux arrosages et vider la soucoupe. Brumiser le feuillage pendant la saison de chauffage et examiner chaque semaine le revers des folioles en hiver.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue pour l’homme. Ses graines se consomment même grillées dans son aire d’origine, mais un sujet d’intérieur n’en produit pratiquement jamais.
Toxicité animaux : Non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux selon l’ASPCA, le centre antipoison animal américain.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication décrit. Un animal qui mâche beaucoup de feuilles peut tout au plus vomir ou avoir la diarrhée, comme avec n’importe quel végétal.
Précautions : Aucune précaution particulière pour la plante elle-même. Garder hors de portée l’engrais et les produits de traitement, bien plus dangereux qu’elle.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le monstera et les philodendrons partagent sa lumière vive sans soleil direct et son rythme d’arrosage modéré. Le caoutchouc, Ficus elastica, tout aussi sobre en eau, complète un groupe homogène. Rapprochées, ces plantes entretiennent autour d’elles un peu d’humidité, utile en période de chauffage.
Associations à éviter : Les cactus et les plantes grasses réclament le plein soleil, qui brûlerait ses folioles, et un régime d’arrosage bien plus sec : ils se cultivent à part. Les fougères et les calathéas veulent un terreau toujours frais : dans la même jardinière, leur arrosage ferait pourrir ses troncs.
Conseil : Grouper les plantes par besoins en eau plutôt que par effet décoratif, chacune dans son propre pot, pour arroser chacune à son rythme.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot à l’intérieur toute l’année, près d’une fenêtre lumineuse à l’abri du soleil de midi, entre 18 et 24 °C et jamais sous 12 °C.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 10 à 15 jours | Arroser à fond puis laisser égoutter complètement. Le tronc renflé garde des réserves d’eau : c’est l’excès d’arrosage, bien plus que la soif, qui tue le pachira. |
| Engrais liquide | D’avril à septembre : toutes les 3 à 4 semaines | Ajouter l’engrais à l’eau d’arrosage environ une fois par mois pendant la pousse, et plus rien d’octobre à mars. Un surdosage brûle les racines et fait brunir le bout des folioles. |
| Brumisation | De mi-octobre à fin mars : tous les 2 à 3 jours | Brumiser le feuillage pendant la saison de chauffage, quand l’air sec fait sécher le bout des folioles et favorise les araignées rouges. Viser les feuilles, pas le tronc. |
| Dépoussiérage du feuillage | De janvier à décembre : chaque mois | Essuyer les folioles à l’éponge humide ou doucher la plante à l’eau tiède : la poussière freine la photosynthèse, et la douche déloge au passage les premières araignées rouges. |
| Rotation du pot | De janvier à décembre : toutes les 2 à 3 semaines | Tourner le pot pour que la couronne pousse droite et fournie : le pachira penche vite vers la fenêtre et se dégarnit du côté de la pièce. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Vider l’eau restée au fond après chaque arrosage : une motte qui baigne fait pourrir la base des troncs, et le mal ne se voit qu’une fois l’écorce ramollie. |
| Taille de structure | De début mars à mi-mai | Raccourcir au printemps les tiges qui s’allongent trop : deux ou trois nouvelles pousses partent sous la coupe et la couronne s’étoffe. |
| Rempotage | De mi-mars à mi-mai, tous les 3 ans | Rempoter au printemps, ou plus tôt si les racines sortent par le fond, dans un pot percé de 2 à 3 cm plus large. Un pot trop grand garde au centre une masse de terreau humide que les racines n’explorent pas, et la pourriture commence là. |
| Inspection parasitaire | De mi-octobre à fin mars | Pendant la saison de chauffage, y chercher chaque semaine les petits amas cotonneux des cochenilles farineuses et la fine toile des araignées rouges. Pris tôt, un coton imbibé d’alcool ou une douche suffit. |