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Plante d’intérieur · Aracées

Philodendron Philodendron erubescens

Aussi appelé : Philodendron rougissant, Philodendron rouge, Blushing philodendron

Le Philodendron erubescens est une aracée grimpante des forêts humides de Colombie, cultivée pour ses grandes feuilles en cœur allongé et ses jeunes pousses teintées de rouge. En intérieur, sur un tuteur, il monte à 2 à 3 m avec des feuilles de 30 à 40 cm. Il demande une lumière vive et filtrée, un mélange très aéré de terreau, d’écorce et de perlite, et une pièce qui reste au-dessus de 16 °C. Les cultivars panachés reverdissent quand la lumière baisse, et toute la plante est toxique à l’ingestion.

Philodendron (Philodendron erubescens)
Photo : Opsylac, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Aracées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
16 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : zone USDA 10 à 11, gélive, à tenir au-dessus de 16 °C.

Dimensions : 2 à 3 m en intérieur sur tuteur, avec des feuilles de 30 à 40 cm.

Floraison : rare en appartement, une spathe rouge pourpre à l’extérieur et crème à l’intérieur, sur des sujets âgés ; la plante se cultive pour son feuillage. Toute la plante est toxique à l’ingestion.

Substrat : mélange très aéré, terreau, écorce de pin et perlite, pH 5,5 à 6,5.

Exposition : lumière vive et filtrée ; les cultivars panachés reverdissent si elle baisse.

Arrosage : tous les 7 à 10 jours en saison, tous les douze à seize en hiver.

Durée de vie : Vivace grimpante, 15 à 25 ans. Le bouturage d’un tronçon à nœud la renouvelle indéfiniment.

Multiplication : Marcottage aérien d’avril à fin août, à l’intérieur, ou bouturage d’un tronçon de tige à nœud ; gants contre la sève irritante.

Arrosage & entretien

Arrosage : laisser sécher le tiers supérieur. Les tiges épaisses noircissent au ras du terreau quand le substrat reste constamment humide.

Fertilisation : engrais plantes vertes toutes les 2 à 3 semaines d’avril à septembre ; un manque se lit sur la taille des nouvelles feuilles, jamais sur leur couleur.

Rempotage : tous les 2 ans au printemps, dans un mélange grossier : un terreau seul se tasse et asphyxie ses racines charnues.

Taille : peu de taille. Marcotter la tête d’un sujet dénudé du bas plutôt que de le rabattre, la reprise étant alors assurée.

Exposition & substrat

Exposition : 6 à 8 heures de lumière vive indirecte, davantage pour un cultivar panaché, sans soleil direct de midi.

Emplacement : intérieur toute l’année, près d’une fenêtre est ou d’une fenêtre sud voilée, sur tuteur moussu.

Substrat : écorce de pin, perlite et un peu de terreau ; les racines vivent à demi à l’air dans la nature.

pH : entre 5,5 et 6,5.

Drainage : impératif. Le mélange doit s’égoutter en quelques secondes, ce qu’un terreau seul ne fait jamais.

Multiplication

Méthode conseillée

Marcottage aérien : d’avril à fin août : inciser la tige sous un nœud, envelopper la plaie et les racines aériennes de sphaigne humide, puis d’un film plastique ligaturé aux deux bouts. Quand les racines remplissent la sphaigne, en 6 à 8 semaines, couper sous la motte et rempoter. Le pied mère rabattu repart souvent de la base. Le marcottage aérien d’avril à fin août, à l’intérieur : il prélève la tête déjà enracinée d’un sujet dénudé du bas, sans risque. Porter des gants : la sève irrite la peau.

Les autres méthodes

Bouturage : D’avril à fin août, couper avec des gants un tronçon de tige de 10 à 15 cm portant au moins un nœud et une racine aérienne, garder une feuille. Le mettre dans l’eau ou le piquer dans un mélange de terreau, d’écorce et de perlite, à l’intérieur, à 22 à 25 °C, sous un sac plastique et en lumière vive tamisée. Les racines se forment en 3 à 6 semaines.

Semis :

SemerUn amateur ne le sème pas : la plante ne fleurit presque jamais en appartement et ne donne pas de graines.

Récolter les grainesPas de graines en culture : la plante fleurit rarement en appartement, et sa spathe ne se féconde pas seule, ses fleurs femelles s’ouvrant avant les mâles et demandant le pollen d’une autre inflorescence. Le commerce n’en propose pratiquement pas. Le marcottage aérien et le bouturage la multiplient sans peine.

Maladies & parasites

Maladies courantes : noircissement de la base des tiges en substrat tassé et humide, qui remonte et ne se récupère pas. Feuilles nouvelles plus petites et sans panachure quand la lumière manque, ce qui n’est pas une maladie.

Parasites fréquents : cochenilles à bouclier le long de la nervure centrale et araignées rouges en hiver. Le tuteur moussu, humide et sombre, leur sert aussi d’abri et se surveille au même titre que le feuillage.

Prévention : rempoter dans un mélange grossier tous les 2 ans, dépoussiérer sans produit lustrant, et inspecter le tuteur autant que les feuilles.

Toxicité

Toxicité humaine : sève chargée en oxalate de calcium, irritante pour la bouche, la gorge et la peau ; les grandes feuilles en contiennent en quantité.

Toxicité animaux : toxique pour le chien et le chat.

Symptômes : brûlure buccale immédiate, salivation, gonflement de la langue, vomissements ; dermatite de contact après une taille à mains nues.

Précautions : gants pour la taille et le marcottage, mains lavées ensuite, et plante posée en hauteur si un animal circule.

Associations de plantes

Bonnes associations : le monstera et le rhaphidophora partagent son substrat aéré, son tuteur et son rythme, et les trois forment un ensemble cohérent près d’une même fenêtre. Un anthurium au pied profite de l’humidité que le tuteur moussu entretient.

Associations à éviter : les plantes de plein soleil, qui lui prendraient sa place lumineuse sans lui rendre service. Éviter le même pot qu’une plante à racines fines, qui se ferait étouffer par les siennes.

Conseil : garder le tuteur humide, c’est ce qui décide de la taille des feuilles à venir : un tuteur sec est un support, un tuteur humide est une seconde source d’eau et d’accroche.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pot, en intérieur très lumineux sans soleil direct, sur un tuteur moussu. Grimpant dressé à tiges rouges, dont les cultivars panachés perdent leur panachure si la lumière baisse.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 12 à 16 jours Les tiges épaisses supportent mal un substrat constamment humide, qui les fait noircir au ras du terreau.laisser sécher le tiers supérieur
Engrais liquideUtile De début avril à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines La plante fabrique de grandes feuilles et consomme en conséquence. Un manque se lit d’abord sur la taille des nouvelles, jamais sur leur couleur.engrais plantes vertes
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines Les grandes feuilles luisantes captent la poussière, et les produits lustrants bouchent leurs stomates.chiffon humide, sans produit lustrant
Inspection parasitaireUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines Cochenilles à bouclier le long de la nervure et araignées rouges en hiver. Le tuteur moussu, humide et sombre, sert aussi d’abri.revers, nervure centrale et tuteur
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : présence d’eau sous le pot après un arrosage Les racines charnues pourrissent vite, et la pourriture remonte dans la tige avant que le feuillage ne montre quoi que ce soit.
Palissage, tuteurageEssentiel De début mars à mi-octobre C’est un grimpant : accroché, il produit des feuilles de plus en plus grandes ; libre, il bascule et stagne. Les racines aériennes doivent atteindre le tuteur et s’y fixer.tuteur moussu maintenu humide
RempotageUtile De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans Un terreau seul se tasse et asphyxie les racines épaisses de cette espèce, qui vivent à demi à l’air dans la nature.substrat très aéré, écorce et perlite
MarcottageOptionnel D’avril à août C’est le moyen de rajeunir un sujet dont le bas s’est dénudé : on prélève la tête déjà enracinée plutôt que de bouturer à l’aveugle.marcotte aérienne sous une racine adventive

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