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Arbre fruitier · Solanacées

Coqueret du Pérou Physalis peruviana

Aussi appelé : Physalis, Groseille du Cap, Amour en cage, Alkékenge du Pérou, Cape gooseberry

Le coqueret du Pérou est une solanacée des Andes, cousine de la tomate, cultivée pour ses baies orangées et acidulées enfermées dans une lanterne de papier. Vivace sous son climat d’origine, il se cultive chez nous comme une annuelle et forme une touffe de 1 à 1,5 m de haut. Il demande du soleil, de la chaleur, un abri du vent et une terre légère sans excès d’azote, qui donnerait des feuilles au lieu des fruits. Son feuillage gèle dès -1 à -2 °C : semé au chaud en mars, il ne se plante dehors qu’après les dernières gelées.

Coqueret du Pérou (Physalis peruviana)
Photo : Ivar Leidus, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Type
Arbre fruitier
Famille
Solanacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-1 °C
Floraison
De juillet à octobre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zones USDA 10 à 11 : le feuillage gèle dès -1 à -2 °C, et seule une souche bien paillée repart parfois en climat très doux. En France, il se cultive donc comme une annuelle.

Dimensions : 1 à 1,5 m de hauteur pour 80 cm à 1 m d’étalement en fin de saison.

Floraison : De juillet à octobre, de petites fleurs en clochette jaune pâle tachées de brun-violet au cœur, discrètes, qui donnent les fruits sous leur lanterne.

Substrat : Terre légère, meuble et bien drainée, modérément riche, car l’excès d’azote donne des feuilles plutôt que des fruits ; pH de 6 à 7.

Exposition : Plein soleil, au chaud et à l’abri du vent.

Arrosage : Tous les 3 à 5 jours par temps sec de la plantation à fin août, 5 à 10 litres par pied, puis tous les 7 à 10 jours en septembre et octobre.

Durée de vie : Vivace de courte durée sous son climat d’origine, cultivée ici en annuelle ; hiverné hors gel en grand pot, un pied produit plus tôt la deuxième année.

Multiplication : Semis en mars et début avril, à l’intérieur au chaud, pour une plantation dehors après les dernières gelées.

Arrosage & entretien

Arrosage : De la plantation à fin août, arroser au pied tous les 3 à 5 jours par temps sec, puis tous les 7 à 10 jours en septembre et octobre. Garder la terre fraîche sous un paillis sans la détremper, car des arrosages irréguliers font fendre les fruits.

Fertilisation : Une poignée de compost mûr à la plantation, sans fumier frais. Des premières fleurs à début septembre, un engrais liquide pour tomates, riche en potasse, toutes les 2 à 3 semaines.

Rempotage : Repiquer les semis en godets individuels au stade trois ou quatre feuilles, puis les planter en place à partir de la mi-mai. En pot, choisir d’emblée un contenant d’au moins 30 litres, car on ne rempote pas en cours de saison.

Taille : Aucune taille de formation, mais un tuteurage dès juin, trois piquets reliés de ficelle ou une cage, car les tiges chargées se couchent. Début septembre, étêter les tiges au-dessus des derniers fruits formés pour que la plante les mûrisse avant les gelées.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 à 8 heures par jour au moins : c’est la chaleur de l’été qui décide du nombre de fruits mûrs avant l’automne.

Emplacement : Extérieur, au potager ou en grand pot sur une terrasse, à l’abri du vent. Dans les régions aux étés courts, le pied d’un mur exposé au sud avance nettement la récolte.

Substrat : Terre de potager légère et meuble, enrichie d’un peu de compost mûr ; en pot, un terreau de plantation mêlé d’un tiers de terre de jardin.

pH : De 6 à 7, légèrement acide à neutre ; un sol un peu calcaire est toléré.

Drainage : Les racines pourrissent dans une terre lourde et détrempée, surtout en début de saison quand le sol est encore froid. En sol argileux, planter sur une butte ou en planche surélevée.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : en mars et début avril, à l’intérieur, semer dans un terreau fin, graines couvertes de 2 mm à peine, maintenu humide entre 20 et 25 °C ; la levée est lente, 2 à 4 semaines. Repiquer en godet au stade trois ou quatre feuilles et planter dehors fin mai ; les graines reproduisent fidèlement la plante. Le semis réussit très bien ; une fois les gelées passées.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent seules, d’où la fidélité des semis. Laisser mûrir quelques fruits jusqu’à ce que la lanterne sèche et devienne parcheminée, en septembre et octobre, puis écraser les baies orange dans un peu d’eau, rincer les minuscules graines dans une passoire fine et les sécher à plat. Conservées au sec et au frais, les graines restent bonnes 3 à 4 ans.

Les autres méthodes

Bouturage : Facile : en août ou septembre, prélever des tiges herbacées de 10 cm, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, à l’intérieur, au chaud et à la lumière sans soleil direct. Elles s’enracinent en 2 à 3 semaines et donnent des pieds à hiverner hors gel, qui produisent plus tôt l’année suivante.

Division et autres méthodes : Aucune : cultivée en annuelle, la plante ne forme ni rejets ni touffe à diviser.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Le mildiou, le même que celui de la tomate, marque feuilles et tiges de taches brunes d’allure huileuse par temps humide : supprimer les parties atteintes sans attendre. La pourriture grise envahit les fruits sous leur enveloppe lors des automnes pluvieux, d’où l’intérêt de cueillir régulièrement et d’aérer la touffe. Un flétrissement de toute la plante, dû à une fusariose ou une verticilliose, n’a pas de remède : arracher le pied et ne plus cultiver de solanacées à cet endroit pendant 4 ans.

Parasites fréquents : Les aleurodes, petites mouches blanches qui s’envolent quand on secoue les feuilles, se limitent aux pièges jaunes et à une douche sous les feuilles, sinon à un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Les doryphores, adultes rayés de jaune et de noir et larves orangées, se ramassent à la main dès leur apparition. Juste après la plantation, les limaces peuvent raser un jeune plant en une nuit : les ramasser le soir ou poser une collerette.

Prévention : Pratiquer une rotation de 4 ans avec les autres solanacées, tomate, pomme de terre et aubergine, et espacer les pieds de 80 cm à 1 m. Pailler, arroser au pied le matin sans mouiller le feuillage, et inspecter le revers des feuilles chaque semaine en été.

Toxicité

Toxicité humaine : Seul le fruit mûr, jaune orangé, se mange. Les feuilles, les tiges, le calice et les fruits encore verts contiennent des alcaloïdes de type solanine, toxiques s’ils sont ingérés en quantité.

Toxicité animaux : Les feuilles, les tiges, les calices et les fruits verts sont toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Quelques fruits bien mûrs, sans leur enveloppe, ne présentent pas de danger connu.

Symptômes : Surtout des troubles digestifs, nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée ; une forte ingestion peut s’accompagner de somnolence, de pupilles dilatées et d’un ralentissement du cœur. Le simple contact avec le feuillage n’est pas réputé irritant.

Précautions : Ne consommer que les fruits bien mûrs, débarrassés de leur calice, et apprendre aux enfants à ne pas goûter les fruits verts. En cas d’ingestion de feuilles ou de fruits verts, appeler un centre antipoison ou le vétérinaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les œillets d’Inde, plantés entre les pieds, réduisent les attaques d’aleurodes et attirent les pollinisateurs. Les capucines, en bordure, détournent les pucerons des physalis et couvrent le sol. Les laitues, repiquées entre les jeunes plants espacés d’1 m, occupent la place quelques semaines avant que les touffes ne s’étalent.

Associations à éviter : Les tomates, pommes de terre et aubergines voisines, ou cultivées là l’année précédente, qui partagent le mildiou, les doryphores et les maladies du sol. Le maïs et les topinambours, qui l’ombragent et retardent une maturation déjà juste sous nos climats. Les courges coureuses, qui étouffent ses tiges basses et entretiennent l’humidité propice à la pourriture des fruits.

Conseil : Border la planche de physalis d’œillets d’Inde et de capucines, et déplacer l’ensemble chaque année : la rotation reste la meilleure protection contre le mildiou et les maladies du sol.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Cultivé comme une annuelle au potager ou en grand pot, en plein soleil, semé au chaud au début du printemps et planté après les gelées.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel De mi-mai à fin août : tous les 3 à 5 jours ; de septembre à octobre : tous les 7 à 10 jours Garder la terre fraîche sous le paillis sans jamais la détremper, et ne pas mouiller le feuillage. Des arrosages irréguliers, une sécheresse suivie d’un gros apport d’eau, font fendre les fruits.Au pied, par temps sec, 5 à 10 litres par plant.
Engrais liquideUtile De mi-juin à mi-septembre : toutes les 2 à 3 semaines Commencer aux premières fleurs et arrêter début septembre, quand la plante doit mûrir ce qu’elle porte. Un engrais trop azoté donne une touffe énorme et peu de fruits.Engrais pour tomates, riche en potasse.
SemisEssentiel De début mars à mi-avril Semer à peine recouvert, dans un terreau fin maintenu humide ; la levée est lente, 2 à 4 semaines. Repiquer en godet individuel au stade trois ou quatre feuilles.En godets, au chaud, à 18 °C au moins.
Mise en place des plantsEssentiel De mi-mai à mi-juin Planter à 80 cm ou 1 m d’écart en tous sens, car les touffes s’étalent beaucoup en fin d’été. Un plant installé trop tôt dans une terre froide stagne plusieurs semaines.Après les dernières gelées, dans une terre réchauffée.
Inspection parasitaireUtile De mi-mai à fin août Contrôler le revers des feuilles chaque semaine : petites mouches blanches des aleurodes, larves orangées des doryphores, taches brunes du mildiou par temps humide. Juste après la plantation, les limaces peuvent raser un jeune plant en une nuit.Limaces, aleurodes, doryphores, mildiou.
PaillageUtile En juin Pailler quand la terre est bien réchauffée : le paillis garde la fraîcheur, espace les arrosages et tient propres les fruits mûrs qui tombent dans leur enveloppe.Paille, tonte sèche ou feuilles broyées.
Palissage, tuteurageUtile De juin à juillet Entourer la touffe dès qu’elle dépasse 40 cm, en ajoutant un rang de ficelle à mesure qu’elle monte. Sans soutien, les tiges chargées se couchent, cassent, et les fruits pourrissent au sol.Trois piquets reliés de ficelle, ou une cage à tomates.
Fructification, récolteUtile D’août à octobre Cueillir les lanternes quand le calice est sec et parcheminé ; laissés dans leur enveloppe, les fruits se conservent plusieurs semaines au sec. Avant la première gelée, récolter toutes celles dont le fruit a commencé à jaunir, qui finissent de mûrir à l’abri.Enveloppe beige et sèche, fruit orangé.
PincementUtile En septembre Étêter les tiges en septembre : les fleurs qui s’ouvrent encore n’auraient plus le temps de donner des fruits mûrs avant les gelées. La plante concentre alors sa sève sur les lanternes déjà formées.Extrémités des tiges, au-dessus des derniers fruits formés.