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Arbuste · Rosacées

Physocarpe Physocarpus opulifolius

Aussi appelé : Physocarpe à feuilles d’obier, Spirée à feuilles d’obier, Ninebark

Le physocarpe est un arbuste caduc de l’est de l’Amérique du Nord, cultivé pour son feuillage, vert, pourpre ou doré selon les variétés, et pour son écorce qui s’exfolie en lanières. Il forme une touffe de tiges arquées de 2 à 3 m de haut et autant de large, couverte de la fin mai à la fin juin de bouquets blancs très visités par les insectes. Il se contente d’une terre ordinaire, même argileuse, pauvre ou calcaire, au soleil ou à mi-ombre, et ne craint aucun froid de nos régions. Seule une terre détrempée le fait souffrir.

Physocarpe (Physocarpus opulifolius)
Photo : Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Arbuste
Famille
Rosacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-35 °C
Floraison
De mai à juin
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 2 à 8 : extrêmement rustique, il supporte des froids de -35 °C et au-delà.

Dimensions : 2 à 3 m de haut et autant d’étalement, en touffe de tiges arquées.

Floraison : De la fin mai à la fin juin, en petits bouquets bombés de fleurs blanches ou blanc rosé aux étamines saillantes, sans parfum notable, très visités par les insectes.

Substrat : Terre ordinaire, fraîche sans être détrempée, même argileuse, pauvre ou calcaire, au pH de 5,5 à 8.

Exposition : Soleil ou mi-ombre ; c’est au soleil qu’il fleurit le plus.

Arrosage : Copieux, 10 à 15 L tous les 7 à 10 jours en été les deux premières années, puis seulement en cas de sécheresse prolongée.

Durée de vie : Arbuste vivace caduc et robuste, qui vit plusieurs décennies en émettant sans cesse de nouvelles tiges depuis sa souche.

Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées en juin et juillet sous abri, ou de bois sec en pleine terre en novembre.

Arrosage & entretien

Arrosage : Les deux premières années, arrosez copieusement au pied tous les 7 à 10 jours de juin à août. Ensuite, la pluie lui suffit, sauf en sécheresse prolongée, où un arrosage abondant le protège aussi de l’oïdium.

Fertilisation : Il se passe d’engrais : un paillis organique renouvelé au printemps nourrit le sol en se décomposant. Trop d’azote donne des pousses tendres, que l’oïdium et les pucerons apprécient.

Rempotage : Planté en pleine terre, il ne se rempote jamais. Cultivé jeune en grand bac, il se rempote tous les 2 ou 3 ans en fin d’hiver, avant de rejoindre le jardin, où il se plaît bien davantage.

Taille : Juste après la floraison, en juillet, raccourcissez les rameaux défleuris et coupez au ras du sol un quart des plus vieilles tiges : les fleurs de l’an prochain naîtront sur le bois de cette année. Un vieux sujet dégarni se rajeunit en fin d’hiver en rabattant toutes ses tiges à 20 ou 30 cm du sol.

Exposition & substrat

Exposition : Soleil ou mi-ombre, avec au moins 4 à 6 heures de soleil par jour pour une floraison abondante. À l’ombre, il pousse encore mais fleurit peu et devient plus sensible à l’oïdium.

Emplacement : À l’extérieur, en pleine terre, en haie libre, en massif d’arbustes ou en lisière. Il s’accommode de toutes les orientations, du vent et des hivers les plus froids.

Substrat : Une terre de jardin ordinaire lui suffit, argileuse, sableuse ou caillouteuse, pourvu qu’elle ne reste pas détrempée. Un peu de compost au trou de plantation aide la reprise.

pH : De 5,5 à 8 : acide, neutre ou calcaire, il s’adapte à presque tous les sols.

Drainage : Il aime un sol frais mais redoute l’eau stagnante prolongée, qui asphyxie ses racines. En terre lourde, une plantation légèrement surélevée suffit à l’en préserver.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : de mi-juin à fin juillet, prélever des pousses de l’année de 10 à 15 cm, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous abri, à l’ombre et à l’étouffée : elles s’enracinent en 3 à 5 semaines. En novembre, des boutures de bois sec de 20 cm, enterrées aux deux tiers dehors dans un coin abrité, s’enracinent pendant l’hiver. Le bouturage de tiges semi-aoûtées réussit presque toujours ; à défaut, des boutures de bois sec reprennent aussi.

Les autres méthodes

Semis :

SemerPossible à l’automne en terrine dehors, graines couvertes de 3 mm, le froid de l’hiver levant leur dormance ; la levée a lieu au printemps. Les variétés à feuillage pourpre ou doré ne se reproduisent pas par semis : elles se bouturent.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs, très visitées par les insectes, se fécondent sans difficulté. Les petits fruits gonflés, groupés en bouquets, mûrissent en septembre et octobre en virant au brun rougeâtre : les cueillir secs et les froisser pour libérer les graines brillantes. Une variété pourpre ou dorée donne surtout des plants verts. Conservées au sec, les graines restent bonnes un an, et se sèment de préférence l’automne même.

Division et autres méthodes : Le marcottage simple d’une tige basse au printemps, enterrée de 10 cm et maintenue par un crochet, donne un plant enraciné à sevrer à l’automne. Les tiges qui sortent de la souche se détachent aussi avec leurs racines d’octobre à mars, d’un coup de bêche.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium est sa principale maladie : un feutrage blanc couvre les jeunes feuilles en été, surtout par temps chaud aux nuits humides et sur un pied qui manque d’eau. On supprime les pousses atteintes et on pulvérise du soufre ou du bicarbonate de potassium dès les premiers signes. Plus rarement, des taches brunes marquent les feuilles, sans gravité.

Parasites fréquents : Au printemps, des colonies de pucerons peuvent déformer l’extrémité des pousses : un jet d’eau en vient à bout, sinon un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins », et les auxiliaires font le reste. C’est à peu près le seul ravageur qu’on lui connaisse.

Prévention : Une taille d’éclaircie après la floraison aère la touffe et freine l’oïdium. Un paillis et des arrosages copieux pendant les sécheresses le gardent vigoureux et moins sensible à la maladie.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue ; ses fruits secs n’ont pour autant aucun usage alimentaire.

Toxicité animaux : Aucune toxicité connue pour les chiens, les chats ou les chevaux.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit, ni par ingestion ni par contact.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.

Associations de plantes

Bonnes associations : Les cornouillers blancs et sanguins aiment les mêmes sols frais et prolongent l’intérêt d’une haie en hiver avec leurs tiges colorées, quand le physocarpe montre son écorce qui s’exfolie. Les spirées et les seringats fleurissent à la même saison et composent avec lui une haie libre champêtre. À son pied, l’alchémille et les asters vivaces couvrent le sol et fleurissent après lui.

Associations à éviter : Les plantes de rocaille sèche, comme les joubarbes ou le thym, s’étiolent sous sa ramure et pourrissent dans le sol frais qu’il aime. Les bambous traçants envahissent sa souche et lui disputent l’eau en été.

Conseil : Plantez-le à l’arrière d’un massif ou dans une haie libre, où l’on verra en hiver son écorce brune qui se détache en fines lanières, et ne le taillez qu’après la floraison pour ne pas perdre ses fleurs.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Arbuste caduc planté en pleine terre, en haie libre ou en massif, au soleil ou à mi-ombre, dans une terre ordinaire et fraîche.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De juin à août : tous les 7 à 10 jours Un arrosage copieux de 10 à 15 L au pied vaut mieux que des apports légers ; un physocarpe qui a soif en été est le premier à se couvrir d’oïdium.les deux premières années, puis par sécheresse prolongée
RabattageOptionnel De début février à mi-marsDès que : quand l’arbuste vieilli se dégarnit de la base et fleurit moins Il repart vigoureusement de la souche dès le printemps, mais ne refleurit que l’année suivante.toutes les tiges coupées à 20 ou 30 cm du sol
PaillageUtile De mi-avril à fin mai Le paillis garde le sol frais pendant l’été et le nourrit en se décomposant, ce qui dispense de tout engrais.feuilles mortes, bois raméal fragmenté ou écorces, sur une terre humide
FloraisonOptionnel De mi-mai à fin juin Elles naissent sur le bois de l’année précédente, ce qui fixe la taille après la floraison. Des grappes de fruits secs gonflés, rougeâtres, leur succèdent en été.bouquets arrondis de petites fleurs blanches teintées de rose, mellifères
BouturageOptionnel De mi-juin à fin juillet Elles s’enracinent facilement en quelques semaines ; des boutures de bois sec de 20 cm, piquées en pleine terre en novembre, reprennent aussi.tiges de l’année de 10 à 15 cm, en terreau sableux, à l’étouffée
Taille après floraisonUtile En juillet Les jeunes tiges qui repartent du pied porteront les fleurs de l’an prochain. Une taille en fin d’hiver supprimerait celles de l’année, et une taille après la mi-août celles de l’année suivante.rameaux défleuris raccourcis, un quart des plus vieilles tiges coupé au ras du sol