Arbuste · Pittosporacées
Pittosporum Pittosporum tenuifolium
Aussi appelé : Pittospore, Pittospore à petites feuilles, Pittosporum à feuilles fines, Kohuhu
Le pittosporum à petites feuilles est un arbuste persistant de Nouvelle-Zélande, au feuillage ondulé sur des rameaux sombres, très planté en haie. Au jardin, il atteint 3 à 6 m de haut pour 2 à 3 m de large, mais se tient facilement entre 1,5 et 3 m par la taille. Il demande une terre fraîche et bien drainée, du soleil ou une mi-ombre légère, et supporte bien les embruns en bord de mer. Il tient jusque vers -10 °C, mais les vents froids et secs brûlent son feuillage avant ce seuil.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Pittosporacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -10 °C
- Floraison
- D’avril à mai
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 8 à 10 : il supporte environ -10 °C en sol drainé, mais les vents froids et secs peuvent brûler son feuillage avant ce seuil.
Dimensions : 3 à 6 m de haut pour 2 à 3 m d’étalement au jardin, davantage en climat océanique doux, et facile à tenir entre 1,5 et 3 m en haie.
Floraison : De mi-avril à fin mai, de petites fleurs pourpre très sombre, presque noires, discrètes dans le feuillage mais au parfum de miel le soir.
Substrat : Terre ordinaire, fraîche mais bien drainée, au pH de 6 à 7,5, calcaire toléré.
Exposition : Plein soleil ou mi-ombre légère, à l’abri des vents froids ; il supporte bien les embruns en bord de mer.
Arrosage : 15 à 20 litres au pied tous les 7 à 10 jours en été sans pluie pendant les deux premières années, puis seulement en sécheresse prolongée.
Durée de vie : Arbuste persistant de longue durée, qui vit plusieurs décennies quand le sol et le climat lui conviennent.
Multiplication : Bouturage de pousses semi-aoûtées en août et début septembre, sous châssis froid et à l’étouffée.
Arrosage & entretien
Arrosage : Les deux premières années, arroser au pied à raison de 15 à 20 litres tous les 7 à 10 jours en été sans pluie, et tous les 10 à 15 jours en mai et en septembre. Installé, il ne réclame d’eau qu’en sécheresse prolongée, et jamais en hiver.
Fertilisation : Un apport de compost mûr ou une poignée d’engrais organique pour arbustes au pied, une fois par an en mars, suffit. Trop d’azote donne des pousses tendres que le psylle et le froid abîment davantage.
Rempotage : En pleine terre, aucun : un sujet installé supporte mal d’être déplacé, d’où l’intérêt de bien choisir sa place dès la plantation. En bac, rempoter tous les 2 à 3 ans au printemps dans un contenant plus grand, avec une bonne couche de drainage.
Taille : Tailler après la floraison, de fin mai à fin juin, en raccourcissant les pousses de l’année au taille-haie ou au sécateur, avec une retouche légère possible fin août mais jamais après la mi-septembre. Supprimer en avril, une fois les gelées passées, les rameaux tués par le froid.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil ou mi-ombre légère, avec au moins 4 à 6 heures de soleil par jour pour garder un port dense. À l’ombre, il se dégarnit et fleurit peu.
Emplacement : Extérieur, en pleine terre, en haie, en isolé ou en grand bac sur une terrasse abritée. Dans la moitié nord, une exposition sud ou ouest protégée des vents du nord et de l’est lui convient le mieux, et il excelle en bord de mer.
Substrat : Terre de jardin ordinaire, allégée de sable ou de gravier si elle est lourde. En bac, un terreau pour arbustes additionné d’un tiers de pouzzolane ou de gravillons.
pH : De 6 à 7,5 environ, du légèrement acide au légèrement calcaire. Il supporte un sol crayeux tant qu’il reste drainant.
Drainage : Indispensable : une terre détrempée en hiver fait pourrir les racines et le tue plus sûrement qu’un froid modéré. En terre argileuse, planter sur une butte ou dans un trou largement drainé.
Multiplication
Bouturage : prélever des pousses de l’année de 10 à 12 cm dont la base commence à durcir, ôter les feuilles du bas et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis froid, à l’ombre et à l’étouffée. L’enracinement demande 2 à 3 mois, l’hormone de bouturage restant facultative, et les jeunes plants passent leur premier hiver hors gel. Le bouturage de pousses semi-aoûtées en août et début septembre, sous châssis froid et à l’étouffée, est la méthode la plus sûre ; avec le marcottage, c’est aussi elle qui reproduit les variétés panachées ou pourpres.
Les autres méthodes
Semis :
SemerAu printemps sous abri, graines débarrassées de leur enduit collant et couvertes de 3 mm de terreau sableux, vers 15 à 20 °C ; la levée prend 1 à 3 mois. L’espèce se reproduit à peu près fidèlement, mais pas les variétés à feuillage coloré.
Récolter les grainesIl faut un pied mâle et un pied femelle : les sexes sont souvent séparés. Les petites capsules rondes noircissent et s’ouvrent de l’automne à l’hiver, sur des graines noires et collantes à récolter dès l’ouverture. Bien des pieds ne portent que des fleurs mâles fonctionnelles, et un sujet isolé reste fréquemment sans fruits, alors qu’un second pied, les papillons de nuit attirés par le parfum du soir assurant la fécondation, garantit la récolte. Prendre les graines sur l’espèce verte, les variétés colorées ne se reproduisant pas ; au sec et au frais, elles restent bonnes un an.
Division et autres méthodes : Le marcottage simple d’une branche basse au printemps : l’entailler par-dessous, l’enterrer de 10 cm en la maintenant par un crochet et la sevrer un an plus tard. Pas de division, l’arbuste n’ayant qu’un seul tronc.
Maladies & parasites
Maladies courantes : En sol détrempé, la pourriture des racines due au Phytophthora fait jaunir puis flétrir des rameaux entiers, et ne se soigne plus une fois installée. L’oïdium, feutrage blanc sur les jeunes feuilles, et des taches foliaires brunes apparaissent par temps humide et confiné : supprimer les rameaux atteints et aérer la ramure. La fumagine, dépôt noir sur les feuilles, n’est que la suite d’une attaque de cochenilles ou de pucerons et disparaît avec eux.
Parasites fréquents : Le psylle du pittosporum, venu de Nouvelle-Zélande et présent en France depuis la fin des années 2000, creuse de petites cuvettes et des cloques sur les jeunes feuilles au printemps ; couper les pousses les plus atteintes suffit souvent, les dégâts restant surtout esthétiques. Les cochenilles, dont la cochenille floconneuse aux amas blancs cireux, s’installent sur les rameaux et se traitent à l’huile de colza en fin d’hiver. Les pucerons des jeunes pousses et les araignées rouges des étés chauds et secs se combattent au jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Planter dans un sol drainant et ne jamais arroser une terre encore humide. Éviter l’excès d’engrais azoté, qui donne des pousses tendres recherchées par le psylle et les pucerons. Inspecter les jeunes pousses d’avril à juin et le revers des feuilles en été, et désinfecter le sécateur entre deux arbustes.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune intoxication notable n’est rapportée pour cette espèce. Comme d’autres pittosporums, elle contient des saponines, amères et mal absorbées, qui ne peuvent guère causer qu’une irritation digestive en cas d’ingestion importante.
Toxicité animaux : Aucune toxicité n’est documentée pour le chien, le chat ni les autres animaux domestiques. Un animal qui mâchonne feuilles ou capsules peut au pire vomir passagèrement, comme avec la plupart des végétaux.
Symptômes : En cas d’ingestion importante, possibles nausées, vomissements ou diarrhée passagers. Le contact avec le feuillage ne provoque pas de réaction cutanée connue.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire. Comme pour toute plante d’ornement, apprendre aux jeunes enfants à ne pas porter feuilles et fruits à la bouche.
Associations de plantes
Bonnes associations : L’escallonia, qui aime le même sol drainé et résiste lui aussi aux embruns, forme avec lui une haie libre fleurie en été, quand le pittosporum n’offre que son feuillage. Les hebes, arbustes néo-zélandais comme lui, partagent son goût pour le soleil et la terre légère et garnissent le pied de la haie. Le céanothe, aux fleurs bleues au printemps, réclame la même exposition et le même drainage, et tranche sur son feuillage vert clair.
Associations à éviter : Les hortensias et les rhododendrons demandent des arrosages copieux et une terre fraîche en permanence, qui feraient pourrir ses racines. Les bambous traçants et le laurier-cerise, très vigoureux, lui volent l’eau et la lumière et finissent par l’étouffer dans une haie. Une pelouse arrosée par asperseurs jusqu’à son pied entretient une humidité constante que ses racines supportent mal.
Conseil : Alterner le pittosporum avec deux ou trois autres arbustes dans une haie libre, à 80 cm ou 1 m d’intervalle : le psylle, qui ne s’attaque qu’aux pittosporums, y fait moins de dégâts visibles, et les floraisons s’étalent sur l’année. Réserver les hortensias à un autre massif, arrosé à part.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste persistant en pleine terre, en haie ou en isolé, au soleil ou à mi-ombre légère, dans une région où l’hiver ne descend pas sous -10 °C.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De début mai à mi-juin : tous les 10 à 15 jours ; de mi-juin à fin août : tous les 7 à 10 jours ; en septembre : tous les 10 à 15 jours | Arroser lentement au pied puis laisser la terre ressuyer avant l’arrosage suivant. Installé depuis 3 ans, il ne réclame plus d’eau qu’en sécheresse prolongée, et craint bien davantage une terre détrempée qu’une terre sèche. |
| Compost, amendement | De début mars à mi-avril | Un seul apport par an, au démarrage de la végétation, suffit à cet arbuste peu exigeant. Trop d’azote donne des pousses tendres que le psylle et le froid abîment davantage. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De début avril à mi-mai | Couper les rameaux morts juste au-dessus d’une partie verte, sans se presser : un rameau dont les feuilles ont bruni reste souvent vivant et repart de ses bourgeons. Tailler trop tôt exposerait les nouvelles pousses aux dernières gelées. |
| Inspection parasitaire | D’avril à septembre | D’avril à juin, le psylle creuse de petites cuvettes et des cloques sur les jeunes feuilles : couper les pousses les plus atteintes suffit souvent. En été, chercher le long des rameaux les cochenilles, que trahit un dépôt noir de fumagine sur les feuilles. |
| Paillage | De mi-avril à fin mai | Étalé sur une terre encore humide, le paillis garde la fraîcheur en été et espace les arrosages des premières années. Laisser quelques centimètres dégagés autour du tronc pour qu’il ne reste pas humide. |
| Floraison | De mi-avril à fin mai | Discrètes au milieu du feuillage, elles embaument le soir d’un parfum de miel. Elles laissent de petites capsules rondes qui noircissent en mûrissant et s’ouvrent sur des graines collantes. |
| Taille après floraison | De mi-mai à fin juin | Raccourcir les pousses de l’année une fois les fleurs passées garde une haie dense et une silhouette compacte. Une retouche légère reste possible fin août, jamais après la mi-septembre, pour que les jeunes pousses s’endurcissent avant l’hiver. |
| Bouturage | De début août à mi-septembre | Prélever des pousses de l’année dont la base commence à durcir et les piquer dans un mélange de terreau et de sable, sous châssis froid et à l’étouffée. L’enracinement demande 2 à 3 mois, et les jeunes plants passent leur premier hiver à l’abri du gel. |
| Voile d'hivernage | De décembre à février | Envelopper le jeune arbuste le temps de la vague de froid et pailler épais son pied pour protéger les racines. Les vents froids et secs brûlent aussi le feuillage : côté nord et est, un brise-vent provisoire le protège autant que le voile. |