Arbuste · Mélastomatacées
Tibouchina Pleroma urvilleanum
Aussi appelé : Tibouchina urvilleana, Princess flower
Le tibouchina est un arbuste du sud du Brésil, cultivé pour ses grandes fleurs violet pourpre au toucher soyeux, renouvelées de juillet aux premiers froids. En culture, il atteint 1,5 à 3 m de haut pour 1 à 2 m de large, davantage en pleine terre sous climat doux. Il demande une terre acide, riche et drainante, une eau non calcaire et un substrat qui ne sèche jamais complètement. Gélif au-delà de -2 à -3 °C, il se cultive en bac rentré hors gel dans la plupart des régions ; le calcaire le fait jaunir et dépérir.
- Type
- Arbuste
- Famille
- Mélastomatacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -3 °C
- Floraison
- De juillet à octobre
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 9 à 11, gélif : il supporte -2 à -3 °C très brièvement et se cultive en bac à hiverner hors gel dans la plupart des régions.
Dimensions : 1,5 à 3 m de hauteur pour 1 à 2 m d’étalement en culture, davantage en pleine terre sous climat doux.
Floraison : de juillet aux premiers froids, de grandes fleurs violet pourpre soyeuses aux étamines arquées, sans parfum, renouvelées sans cesse sur les jeunes pousses.
Substrat : Terre de bruyère ou terreau acide, riche et drainant ; il jaunit et dépérit en terre calcaire.
Exposition : Plein soleil non brûlant ou mi-ombre légère l’après-midi, à l’abri des vents froids.
Arrosage : Arrosages réguliers à l’eau non calcaire pendant toute la végétation, le substrat ne devant jamais sécher complètement.
Durée de vie : Arbuste vivace, 10 à 20 ans en pleine terre sous climat doux, une dizaine d’années en bac.
Multiplication : Bouturage de tiges semi-aoûtées de juin à août, en terre de bruyère et sable, sous sac plastique et à la chaleur.
Arrosage & entretien
Arrosage : Deux à trois fois par semaine de mai à septembre, dès que la surface sèche, exclusivement à l’eau de pluie ou filtrée. Réduisez à un arrosage tous les 10 à 15 jours pendant l’hivernage, sans laisser la motte se dessécher.
Fertilisation : Engrais pour plantes de terre de bruyère ou pour plantes fleuries, toutes les 2 semaines d’avril à août, arrêté dès septembre pour laisser le bois mûrir avant l’hiver.
Rempotage : Tous les 2 ans au printemps, dans un contenant d’un diamètre supérieur, avec un mélange de terre de bruyère, de terreau et de perlite.
Taille : Taillez d’un tiers en fin d’hiver, avant le départ de végétation : il fleurit sur les pousses de l’année, et une taille annuelle maintient un port compact et une floraison abondante.
Exposition & substrat
Exposition : 4 à 6 heures de soleil par jour, celui du matin de préférence ; sous un soleil brûlant d’été, une ombre légère aux heures chaudes préserve les fleurs.
Emplacement : Extérieur d’avril à octobre, en pot sur une terrasse abritée du vent ; hivernage en véranda ou serre froide, entre 5 et 12 °C, très lumineuse. En pleine terre seulement sur le littoral méditerranéen et atlantique doux.
Substrat : Deux tiers de terre de bruyère, un tiers de terreau, avec une poignée de perlite ou de sable grossier pour le drainage.
pH : Entre 5,0 et 6,0, franchement acide.
Drainage : Drainage soigné, avec une couche de billes d’argile au fond du bac. Il craint autant l’eau stagnante en hiver que la sécheresse en été, ce qui en fait une plante à arroser souvent dans un contenant qui se vide bien.
Multiplication
Bouturage : prélever des extrémités de tiges semi-aoûtées de 8 à 10 cm, ôter les feuilles du bas et couper de moitié les grandes feuilles du haut. Les piquer dans un mélange de terre de bruyère et de sable, sous sac plastique, à 20 à 25 °C et à l’ombre, à l’intérieur ou sous abri ; l’enracinement demande 4 à 6 semaines. Le bouturage de tiges de juin à fin août, sous sac plastique et à la chaleur, réussit bien ; les jeunes plants passent leur premier hiver hors gel.
Les autres méthodes
Semis :
SemerUn amateur ne le sème pas : la plante produit peu de graines sous nos climats et on n’en trouve guère dans le commerce.
Récolter les grainesPas de graines en culture : sous nos climats, les capsules se forment rarement, et les minuscules graines qu’elles renferment, mûres en automne quand la capsule brunit et s’ouvre, sont souvent vides. Le commerce n’en propose guère : le bouturage, facile, reste la voie normale.
Division et autres méthodes : Le marcottage simple d’une tige basse en été, dans un pot posé au pied du bac, s’enracine en 2 à 3 mois : l’entailler légèrement, l’enterrer de 5 cm dans de la terre de bruyère et la maintenir par un crochet. Pas de division, l’arbuste n’ayant qu’un seul pied.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La chlorose est de loin la plus fréquente : feuilles jaunes à nervures restées vertes, causée par un sol ou une eau calcaire, à corriger par un arrosage à l’eau de pluie et un apport de chélate de fer. Botrytis sur les fleurs en atmosphère fraîche et confinée pendant l’hivernage.
Parasites fréquents : Aleurodes et araignées rouges sous abri, surtout en hivernage chaud et sec, reconnaissables aux nuées blanches au revers et au feuillage terne. Cochenilles farineuses aux aisselles, à tamponner à l’alcool à 70°.
Prévention : Hivernez au frais et à la lumière plutôt qu’au chaud, aérez dès que la température le permet, et n’arrosez pas le feuillage. Un rempotage régulier en substrat acide prévient à lui seul la chlorose, qui est la cause principale de dépérissement.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue n’est répertoriée pour cette espèce, ni pour le genre Pleroma, anciennement Tibouchina.
Toxicité animaux : Non répertoriée comme toxique pour le chien et le chat ; en l’absence de données précises, elle n’est pas pour autant à considérer comme comestible.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication documenté ; une ingestion importante de feuillage peut provoquer des troubles digestifs légers, comme tout végétal non alimentaire.
Précautions : Tenez les jeunes enfants et les animaux à l’écart des plantes traitées, et lavez-vous les mains après la taille : les feuilles velues peuvent irriter les peaux sensibles.
Associations de plantes
Bonnes associations : Camélias, azalées et hortensias partagent son besoin de terre de bruyère et d’eau non calcaire, et se conduisent avec les mêmes gestes. Un agapanthe bleu en pied de bac prolonge la gamme de couleurs sans lui disputer la lumière.
Associations à éviter : Lavande, santoline et cistes réclament un sol sec, drainant et calcaire, exactement l’inverse de ce qui lui convient. Évitez aussi les vivaces couvrantes vigoureuses dans le même bac, qui assècheraient sa motte en plein été.
Conseil : Réunissez vos plantes de terre de bruyère sur une même zone de terrasse et arrosez-les toutes à l’eau de pluie récupérée : c’est le geste qui décide de leur santé, et le regrouper évite de l’oublier pour l’une d’entre elles.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Arbuste subtropical gélif cultivé en grand pot, sorti au jardin ou sur une terrasse à la belle saison en situation lumineuse et abritée, hiverné en véranda ou serre froide hors gel, dans un substrat acide et bien drainé ; la pleine terre n’est possible que sur le littoral atlantique le plus doux.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | De mai à septembre : tous les 2 à 4 jours ; d’octobre à avril : tous les 8 à 14 jours | Cette plante de terre acide jaunit entre les nervures dès qu’on l’arrose au calcaire, et ce blocage est long à rattraper. Une motte desséchée en plein été fait tomber d’un coup boutons et fleurs, sans repousse avant plusieurs semaines. |
| Engrais liquide | De mi-avril à fin août : toutes les 2 à 3 semaines | Nourrir seulement pendant la période de croissance et arrêter dès la fin de l’été. Des apports tardifs donnent des pousses tendres qui souffrent pendant l’hivernage. |
| Fleurs fanées | De début juin à mi-octobre : tous les 3 à 7 jours | Les grandes fleurs ne durent qu’un jour ou deux et pourrissent en tas au creux des rameaux. Ce nettoyage régulier soutient la production de nouveaux boutons jusqu’à l’automne. |
| Inspection parasitaire | De mai à septembre : toutes les 2 à 3 semaines ; d’octobre à avril : toutes les 1 à 2 semaines | Retourner quelques feuilles et guetter le piqueté grisâtre du limbe, le duvet du revers cachant longtemps les colonies. Un nuage de petites mouches blanches à la moindre secousse signale une attaque déjà installée. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Les racines fines de cet arbuste pourrissent vite dans une motte froide et gorgée d’eau. Vider une vingtaine de minutes après l’arrosage, le temps que l’écoulement se termine. |
| Taille de structure | De début mars à mi-avril | Tailler à la fin de l’hivernage, avant le départ de la végétation, cet arbuste fleurissant sur les pousses de l’année. Une taille annuelle garde une silhouette dense, un sujet non taillé s’allongeant et se dégarnissant par la base. |
| Correction du pH | De début avril à mi-septembre | Cette chlorose est le trouble le plus fréquent chez cet arbuste, dont les racines ne prélèvent plus le fer en milieu calcaire. Un apport de chélate de fer redonne rapidement la couleur, mais seule la correction du substrat et de l’eau règle le problème durablement. |
| Sortie au printemps | De début mai à mi-juin | Installer d’abord la plante à l’ombre claire, des feuilles formées sous abri brûlant au premier plein soleil. Une place lumineuse mais protégée du soleil brûlant de midi donne les floraisons les plus longues. |
| Bouturage | De juin à août | Piquer les boutures dans un mélange de terre de bruyère et de sable, sous sac plastique et à la chaleur. L’enracinement demande 4 à 6 semaines et les jeunes plants passent leur premier hiver hors gel. |
| Rentrée à l'automne | De début octobre à mi-novembre | Cet arbuste perd ses feuilles et noircit dès les premières gelées, et un hivernage trop chaud le fait filer en pousses molles. Nettoyer le feuillage et le pot avant de le rentrer, pour ne pas introduire de parasites sous abri. |