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Légume · Portulacacées

Pourpier Portulaca oleracea

Aussi appelé : Pourpier potager, Pourpier maraîcher, Pourpier cultivé, Porcelane, Purslane

Le pourpier est une petite annuelle succulente, présente presque partout dans le monde, dont on mange les tiges et les feuilles charnues au goût acidulé. Au potager, il forme un tapis rampant de 10 à 30 cm de haut pour 30 à 50 cm d’étalement, et donne sa première cueillette 4 à 6 semaines après le semis. Il ne demande que du plein soleil, un sol léger parfaitement drainé et de la chaleur : il stagne tant que la terre n’atteint pas 18 °C et meurt à la première gelée. Il se ressème seul d’une année sur l’autre, parfois trop généreusement.

Pourpier (Portulaca oleracea)
Photo : Public domain, via Wikimedia Commons
Type
Légume
Famille
Portulacacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
1 °C
Floraison
De juin à septembre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Annuelle gélive : 0 °C la détruit en une nuit, et elle stagne tant que le sol n’atteint pas 18 °C. Cultivée en été dans toute la France, zones USDA 2 à 11.

Dimensions : 10 à 30 cm de hauteur, port étalé et rampant, 30 à 50 cm d’étalement par pied. Le pourpier doré cultivé se tient un peu plus dressé que le type spontané.

Floraison : De fin juin à fin septembre, de petites fleurs jaunes sans parfum qui ne s’ouvrent que quelques heures par plein soleil. Leur apparition durcit les tiges : on pince les boutons pour prolonger la cueillette.

Substrat : Sol léger, sableux ou caillouteux, parfaitement drainé, même pauvre. pH tolérant, de 5,5 à 7,5.

Exposition : Plein soleil, 6 heures au minimum : les fleurs ne s’ouvrent que sous le soleil direct et les tiges s’étiolent à l’ombre.

Arrosage : Tous les 2 à 3 jours jusqu’à la levée, puis tous les 7 à 10 jours seulement : c’est une plante grasse qui stocke l’eau dans ses tiges.

Durée de vie : Annuelle, 3 à 4 mois, la première cueillette venant 4 à 6 semaines après le semis. Elle se ressème seule d’une année sur l’autre, parfois trop généreusement.

Multiplication : Semis en place de mai à début août, graines non couvertes sur sol chaud, renouvelé toutes les 3 semaines.

Arrosage & entretien

Arrosage : Pluie fine tous les 2 à 3 jours tant que le semis n’est pas levé, les graines restant en surface. Ensuite tous les 7 à 10 jours : l’excès d’eau pourrit le collet bien plus sûrement que la sécheresse ne fane les tiges.

Fertilisation : Un demi-seau de compost mûr au mètre carré avant le semis, et rien ensuite. Une terre trop riche fait filer la plante, lui fait accumuler des nitrates et lui ôte son goût acidulé.

Rempotage : Sans objet, la culture étant annuelle et menée en place. En jardinière, 20 cm de profondeur et un substrat sableux suffisent, renouvelé chaque printemps.

Taille : Couper les tiges à 5 cm du sol tous les 10 à 15 jours de juin à août : la plante se ramifie et donne trois ou quatre coupes. Pincer les boutons floraux garde les feuilles tendres plus longtemps.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil direct, 6 heures au minimum, et de la chaleur avec. Il prospère là où la salade grille, en plein mois d’août.

Emplacement : Extérieur uniquement, au potager ou en bordure chaude, orientation sud. Une planche qui chauffe vite, pied de mur ou sol caillouteux, lui convient parfaitement.

Substrat : Terre légère et sableuse, plutôt pauvre, sans excès de matière organique. Il pousse spontanément dans les allées tassées, c’est dire le peu qu’il exige.

pH : De 5,5 à 7,5, avec un optimum entre 6 et 7. Les sols calcaires ne le gênent pas.

Drainage : Drainage impératif : en terre lourde et humide, le collet pourrit et les tiges noircissent à la base. Surélever la planche ou mélanger du sable règle la question.

Multiplication

Méthode conseillée

Semis : de mai à début août, dehors, une fois le sol à 18 °C, semer clair à la volée et plomber au dos du râteau sans recouvrir : la graine minuscule lève à la lumière, en 7 à 12 jours. Le pourpier se reproduit fidèlement par ses graines et se ressème même seul. Le semis en place réussit sans peine ; on le renouvelle toutes les 3 semaines pour étaler la cueillette.

Récolter les grainesUn seul pied suffit : il se féconde seul, souvent dans la fleur fermée. Les petites capsules, cachées à l’aisselle des feuilles, mûrissent 3 à 4 semaines après la fleur et s’ouvrent par un couvercle sur des graines noires minuscules : arracher quelques pieds en fin d’été et les faire sécher la tête en bas au-dessus d’un papier. Une variété dorée ou à grandes feuilles se maintient. Au sec et au frais, les graines restent bonnes 4 à 5 ans.

Les autres méthodes

Bouturage : Facile mais rarement utile : un fragment de tige de 5 à 8 cm, piqué dans un terreau sableux ou posé dans l’eau, s’enracine en une semaine au chaud, en été.

Division et autres méthodes : Aucune : annuelle, la plante ne forme ni touffe à diviser ni rejets.

Maladies & parasites

Maladies courantes : Très peu de maladies, c’est l’un des légumes les plus sains du potager. La pourriture du collet apparaît en sol lourd ou sur arrosage excessif et ne se soigne pas : arracher les pieds et revoir le drainage. Une rouille blanche marque parfois le feuillage de pustules claires en été humide, sans conséquence sur la récolte si l’on coupe les parties atteintes.

Parasites fréquents : Les limaces et les escargots rasent les jeunes semis en une nuit, c’est le seul vrai risque et il se limite aux deux premières semaines. Les pucerons se logent au coeur des tiges en fin d’été, un jet d’eau en vient à bout. Rien d’autre ne s’y intéresse sérieusement.

Prévention : Semer sur sol bien chaud pour obtenir une levée rapide, qui met les plants hors de portée des limaces en 10 jours. Arroser le matin et mouiller le sol plutôt que les tiges. Ne pas ressemer au même endroit si le collet a pourri l’année précédente.

Toxicité

Toxicité humaine : Comestible, consommé cru en salade depuis l’Antiquité, sans toxicité aux quantités habituelles. Il est en revanche riche en acide oxalique, comme l’oseille et l’épinard : à limiter en cas d’antécédent de calculs rénaux.

Toxicité animaux : Classé toxique pour le chien, le chat et le cheval en raison de ses oxalates solubles, une ingestion importante pouvant atteindre les reins. Des intoxications sont documentées chez les moutons qui en consomment de grandes quantités au pâturage.

Symptômes : Chez l’animal : salivation, vomissements, faiblesse et tremblements, puis chute du calcium sanguin et atteinte rénale si la dose est forte. Aucune réaction au simple contact, ni chez l’homme ni chez l’animal.

Précautions : Un chat qui grignote une tige ne risque rien, le problème ne se pose que pour un animal qui en consomme beaucoup, ce qui reste rare. Ne jamais confondre le pourpier avec l’euphorbe prostrée, qui pousse aux mêmes endroits et lui ressemble mais laisse couler un latex blanc à la cassure : celle-là est toxique.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le maïs et la tomate, sous lesquels il forme un couvre-sol vivant qui garde la fraîcheur du sol en plein été. Le thym et la sarriette partagent son goût du sec, du chaud et du sol pauvre. Il s’installe aussi très bien entre les dalles d’une allée ensoleillée, où rien d’autre ne tient.

Associations à éviter : Tous les semis lents et fins, carotte, panais et jeunes salades : sa croissance rapide et son port étalé les étouffent en 3 semaines. Éviter également les planches gourmandes et très arrosées, courgettes ou choux, où il file et finit par pourrir.

Conseil : Ne le laisser grainer que si on l’accepte partout : un seul pied mûrit des dizaines de milliers de graines qui gardent leur pouvoir germinatif des années dans le sol. Cueillir avant la floraison et retirer les capsules suffit à le garder à sa place.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Culture en pleine terre au potager, semis en place sur un sol léger, drainant et plutôt pauvre, plein soleil et emplacement chaud.

GesteQuandComment
ArrosageUtile De mai à juin : tous les 2 à 3 jours ; de juillet à septembre : tous les 7 à 10 jours Garder la surface humide en pluie fine jusqu’à la levée, puis espacer franchement : le pourpier stocke l’eau dans ses tiges et traverse la sécheresse. Un arrosage hebdomadaire suffit à garder des feuilles tendres.plante grasse, l’excès pourrit le collet
PincementEssentiel De juin à août : tous les 10 à 15 jours ; de début septembre à mi-octobre : tous les 15 à 20 jours Cueillir les tiges à la cisaille en laissant la base : la plante se ramifie et donne trois ou quatre coupes dans la saison. Commencer 4 à 6 semaines après le semis.couper à 5 cm du sol, au-dessus de deux feuilles
Compost, amendementOptionnel En avril Un demi-seau de compost mûr au mètre carré avant le semis suffit largement. En sol gras, le pourpier file, accumule des nitrates et perd son acidulé.un demi-seau au m², pas davantage
SemisEssentiel De début mai à mi-août Semer clair à la volée sur sol chaud et plomber au dos du râteau : la graine est minuscule et lève à la lumière, elle ne doit pas être enterrée. Refaire un semis toutes les 3 semaines pour tenir la cueillette jusqu’en octobre.sol à 18 °C, graines à peine recouvertes
Inspection parasitaireUtile De mai à juilletDès que : nuit humide ou pluie sur un semis qui vient de lever Le pourpier n’a guère d’ennemis une fois parti, mais les limaces rasent un semis en une nuit. Passer le soir après une pluie, tant que les plants font moins de 3 cm.limaces et escargots à la levée
FloraisonUtile De mi-juin à fin septembre Les petites fleurs jaunes ne s’ouvrent que quelques heures, par plein soleil. Leur apparition durcit les tiges : pincer les boutons prolonge la cueillette de plusieurs semaines.fleurs jaunes, ouvertes le matin seulement
Fleurs fanéesUtile De début juillet à mi-octobre Supprimer les fleurs passées si l’on ne souhaite pas de pourpier partout : un seul pied mûrit des dizaines de milliers de graines, qui restent germables des années dans le sol.avant que les capsules ne brunissent