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Succulente · Didiéréacées

Pourpier en arbre Portulacaria afra

Aussi appelé : Jade nain, Spekboom, Elephant bush

Le pourpier en arbre est un arbuste succulent d’Afrique du Sud, aux petites feuilles rondes et charnues portées par des tiges qui rougissent au soleil. Arbuste de 3 à 4 m sous son climat d’origine, il atteint chez nous 60 cm à 1,50 m en pot après une dizaine d’années, et se prête très bien au bonsaï. Il demande avant tout du plein soleil, un substrat très drainant et des arrosages copieux suivis d’une sécheresse totale. Non rustique, il passe l’hiver à l’intérieur, rentré dès que les nuits descendent sous 8 °C.

Pourpier en arbre (Portulacaria afra)
Photo : GFDL, via Wikimedia Commons
Type
Succulente
Famille
Didiéréacées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-2 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 9b à 11, soit environ moins 2 °C par temps sec et pour quelques heures seulement. En France métropolitaine elle n’est pas rustique et se cultive en pot, rentrée dès que les nuits passent sous 8 °C.

Dimensions : En pot, 60 cm à 1,50 m de haut pour 40 à 80 cm d’étalement après une dizaine d’années ; sous son climat d’origine, un arbuste de 3 à 4 m.

Floraison : Pratiquement jamais en pot sous nos climats : seuls de vieux sujets très ensoleillés donnent parfois, en été, de minuscules fleurs rose pâle sans intérêt décoratif. C’est une plante de feuillage et de silhouette.

Substrat : Moitié terreau de cactées, moitié minéral drainant (pouzzolane, pumice, sable grossier), pH de 6 à 7,5.

Exposition : Plein soleil, le plus longtemps possible : c’est lui qui rougit les tiges et resserre les entre-nœuds.

Arrosage : Copieux puis sécheresse totale, tous les 7 à 12 jours d’avril à septembre, toutes les 4 à 6 semaines d’octobre à mars.

Durée de vie : Vivace succulente arbustive, qui vit plusieurs dizaines d’années en pot et se prête très bien au bonsaï.

Multiplication : Bouturage de rameaux de mai à août, piqués en substrat sec une fois la coupe bien séchée.

Arrosage & entretien

Arrosage : Arroser jusqu’à ce que l’eau sorte du pot, puis laisser le substrat sécher à cœur : tous les 7 à 12 jours d’avril à septembre, toutes les 4 à 6 semaines d’octobre à mars. Des feuilles légèrement ridées indiquent le bon moment mieux qu’un calendrier.

Fertilisation : Engrais cactées pauvre en azote, à demi-dose, toutes les 4 à 6 semaines de mai à août seulement. Rien de septembre à avril, la plante étant alors à l’arrêt.

Rempotage : Tous les 2 à 3 ans en avril ou mai, dans un pot à peine plus large, de préférence en terre cuite. Attendre une semaine après le rempotage avant le premier arrosage, le temps que les racines blessées cicatrisent.

Taille : Tailler d’avril à juillet, juste au-dessus d’une paire de feuilles, sans enlever plus du tiers de la plante. C’est cette taille répétée qui donne le port de petit arbre au lieu d’un buisson retombant.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 heures de soleil direct par jour au minimum. À l’ombre, la plante s’étiole, les entre-nœuds s’allongent et le port devient lâche et pendant.

Emplacement : Dehors de la mi-mai à la fin septembre, en plein air ; à l’intérieur le reste de l’année, derrière une fenêtre au sud ou en véranda hors gel. Un hivernage frais, entre 8 et 15 °C, vaut bien mieux qu’un salon chauffé.

Substrat : Moitié terreau de cactées, moitié minéral grossier : pouzzolane, pumice ou sable de rivière. Le mélange doit sécher à cœur en une semaine à 10 jours en été.

pH : De 6 à 7,5, neutre à légèrement acide. L’espèce est peu exigeante et tolère sans dommage un sol un peu calcaire.

Drainage : Drainage rapide obligatoire, pot percé et soucoupe vidée après chaque arrosage. L’excès d’eau se lit à des feuilles translucides qui tombent au moindre contact, signe que le collet est déjà en train de pourrir.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : couper des rameaux de 10 à 15 cm, ôter les feuilles du bas et laisser sécher la coupe 3 à 7 jours à l’ombre. Les piquer dans un mélange sec de terreau pour cactées et de sable grossier ou de pouzzolane, au chaud et à la lumière, à l’intérieur ou sous abri, et n’arroser légèrement qu’au bout d’une semaine ; l’enracinement demande 3 à 6 semaines. Le bouturage de rameaux de mai à août, après séchage de la coupe, réussit presque toujours.

Les autres méthodes

Semis :

SemerUn amateur ne la sème pas : elle ne fleurit presque jamais sous nos climats et ses graines sont introuvables.

Récolter les grainesPas de graines en culture : elle ne fleurit presque jamais en pot sous nos climats, et ses rares fleurs ne donnent pas de graines. Le bouturage, presque infaillible, la remplace.

Division et autres méthodes : Le marcottage aérien d’une grosse branche, au printemps, donne d’un coup un sujet trapu pour le bonsaï : retirer un anneau d’écorce de 1 cm, l’envelopper de sphaigne humide sous un film plastique, et sevrer la branche une fois les racines visibles, en 1 à 2 mois. Pas de division.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La seule maladie réelle est la pourriture du collet ou des racines, provoquée par un arrosage d’hiver ou un substrat trop retenant : la tige noircit à la base et la plante s’effondre d’un bloc. Il faut alors couper au-dessus de la partie saine et rebouturer, le pied étant perdu. Une chute brutale de feuilles par ailleurs saines traduit un choc, déménagement ou coup de froid, et non une maladie.

Parasites fréquents : La cochenille farineuse, en amas cotonneux aux aisselles, est le parasite habituel de l’hivernage en intérieur ; on la retire au coton imbibé d’alcool à 70 degrés. L’araignée rouge s’installe quand l’air est chaud et sec, et se repère à de fines toiles entre les rameaux. Quelques pucerons peuvent se poser au printemps sur les jeunes pousses tendres, sans gravité.

Prévention : Vider la soucoupe systématiquement et n’arroser qu’un substrat sec à cœur. Inspecter les aisselles toutes les 2 à 3 semaines pendant l’hivernage à l’intérieur. Un hivernage frais et lumineux limite à la fois la pourriture et les cochenilles.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune : les feuilles sont comestibles, acidulées comme de l’oseille, et entrent en Afrique du Sud dans les salades et les ragoûts. Aucune partie de la plante n’est toxique.

Toxicité animaux : Sans danger connu pour le chien, le chat et les rongeurs domestiques ; l’espèce ne figure pas parmi les plantes toxiques. C’est précisément ce qui la sépare de l’arbre de jade, Crassula ovata, toxique pour le chat et le chien, avec lequel on la confond constamment.

Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est rapporté, ni par ingestion ni par contact cutané. Une grosse quantité de feuilles avalée par un petit animal provoque au plus des selles molles, par leur teneur en eau et en acides.

Précautions : Rien de particulier, sinon éloigner le pot d’un animal qui déterrerait le paillage minéral et pourrait l’avaler. Vérifier l’étiquette à l’achat, car l’arbre à éléphants et l’arbre de jade se vendent côte à côte sous le même nom d’usage de plante de jade.

Associations de plantes

Bonnes associations : Echeveria, Sedum et Aloe demandent le même substrat minéral et le même rythme d’arrosage, et se composent en potée sèche sans compromis pour personne. Un Senecio rowleyanus planté en bordure du même pot retombe et occupe la place que l’arbre à éléphants laisse libre. Pour l’hivernage, un Sansevieria voisin accepte les mêmes arrosages rares en pièce lumineuse.

Associations à éviter : Calathea, fougères et Spathiphyllum, qui réclament un substrat toujours humide, c’est-à-dire exactement ce qui le tue. Les grandes plantes à large feuillage posées devant lui, qui lui prennent le seul soleil dont il a besoin. La mousse ou le paillage organique en surface du pot, qui gardent l’humidité contre le collet.

Conseil : Un pot en terre cuite non émaillée, plus large que profond, fait plus pour sa santé que n’importe quel engrais : il laisse le substrat sécher par les parois et stabilise un sujet qui devient vite haut et penché vers la lumière.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Plante cultivée en pot, dehors en plein soleil pendant la belle saison et rentrée l’hiver en pièce très lumineuse ou en véranda hors gel.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 7 à 12 jours ; d’octobre à mars : toutes les 4 à 6 semaines Arroser jusqu’à ce que l’eau sorte du pot, puis attendre que le substrat soit sec à cœur avant de recommencer. En hiver la plante vit sur ses réserves, et un arrosage de trop suffit à faire pourrir le collet.Arrosage copieux puis sécheresse complète ; des feuilles légèrement ridées annoncent le bon moment.
Inspection parasitaireUtile D’octobre à mai : toutes les 2 à 3 semaines Regarder les aisselles des feuilles et le revers des rameaux, où la cochenille farineuse s’installe à la faveur de l’air chaud et sec des pièces chauffées. Un coton à l’alcool à 70 degrés suffit tant que la colonie est jeune.Toutes les 2 à 3 semaines pendant l’hivernage à l’intérieur.
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : Dès qu’il reste de l’eau dans la soucoupe 10 minutes après l’arrosage. Vider la soucoupe systématiquement : chez une succulente, l’eau qui stagne au fond du pot tue plus sûrement que n’importe quel oubli d’arrosage.
RempotageUtile D’avril à mai, tous les 3 ans Rempoter au démarrage de la reprise dans un mélange moitié terreau de cactées moitié minéral drainant. Attendre une semaine avant le premier arrosage, le temps que les racines blessées cicatrisent.Tous les 2 à 3 ans, pot à peine plus large, terre cuite de préférence.
Taille de structureUtile D’avril à juillet Raccourcir les rameaux trop longs pendant la croissance active, quand la plaie sèche en 2 jours et que la ramification repart aussitôt. C’est cette taille répétée qui fait un petit arbre plutôt qu’un buisson retombant.Coupe juste au-dessus d’une paire de feuilles, jamais plus du tiers de la plante.
Sortie au printempsEssentiel De début mai à mi-juin Sortir le pot dès que les nuits ne descendent plus sous 8 °C, au jardin ou sur un balcon plein sud. Le plein air et l’écart de température entre le jour et la nuit donnent le port compact et les tiges rouges que l’intérieur ne produit jamais.Vers la mi-mai en plaine, début juin en altitude ou dans l’est.
Acclimatation à la lumièreEssentiel De mai à juinDès que : Pendant les dix à quinze premiers jours qui suivent la sortie au jardin. Avancer le pot vers le soleil par étapes au lieu de l’exposer d’un coup. Un feuillage qui a passé l’hiver derrière une vitre brûle en une après-midi de mai, et les taches liégeuses ne s’effacent plus.Ombre claire d’abord, plein soleil au bout d’une semaine ou deux.
Engrais liquideUtile De mai à août Apporter l’engrais sur substrat déjà humide, pendant la seule période où la plante pousse vraiment. Un excès d’azote donne des rameaux mous, verts et cassants, à l’opposé du port trapu recherché.Engrais cactées pauvre en azote, à demi-dose, toutes les 4 à 6 semaines.
Mise à l'abri de la pluieUtile De mai à septembreDès que : Quand la pluie s’installe pour plus de 2 ou 3 jours pendant la belle saison. Glisser le pot sous un auvent le temps de l’épisode, pour que le substrat puisse sécher entre deux averses. Un été pluvieux fait bien plus de dégâts à cette plante qu’une canicule.
Arrêt de l'engraisUtile De septembre à avril Cesser tout apport dès septembre, pour que le bois durcisse avant l’hivernage. La plante entre alors dans un long repos où elle ne prélève plus rien.
Rentrée à l'automneEssentiel De mi-septembre à mi-octobre Rentrer avant que les nuits ne repassent sous 8 °C, dans la pièce la plus lumineuse ou une véranda hors gel. La plante encaisse une courte pointe à moins 2 °C au sec, mais une seule nuit froide et humide noircit les rameaux.Hivernage idéal entre 8 et 15 °C, en pleine lumière.