Plante d’intérieur · Bignoniacées
Radermachera Radermachera sinica
Aussi appelé : Poupée de Chine, Arbre émeraude, China doll
Le radermachera est un arbre des montagnes du sud de la Chine et de Taïwan, où il dépasse 10 m, cultivé chez nous en plante d’intérieur pour son feuillage finement découpé. En appartement, il forme un petit arbre de 1 à 2 m de haut pour 50 à 80 cm de large. Il lui faut plus de lumière que la plupart des plantes vertes, une motte toujours légèrement fraîche et une pièce entre 18 et 24 °C. Le manque de lumière, l’air sec et le froid sous 12 °C lui font perdre ses feuilles.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Bignoniacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 12 °C
- Floraison
- Pas de floraison notable en culture
- Difficulté
- Moyenne
Fiche générale
Rusticité : Zones USDA 10 à 11 : sans aucune résistance au gel, il se cultive en France en intérieur, entre 18 et 24 °C, et jamais sous 12 °C.
Dimensions : En appartement, 1 à 2 m de haut pour 50 à 80 cm de large, au feuillage finement découpé ; dans les montagnes du sud de la Chine et de Taïwan, d’où il vient, c’est un arbre qui peut dépasser 10 m.
Floraison : Ne fleurit pratiquement jamais en appartement ; dans son milieu, ses fleurs en trompette sont blanc jaunâtre et parfumées, mais on le cultive pour son feuillage.
Substrat : Un mélange qui garde la fraîcheur sans se détremper, moitié terreau pour plantes vertes, un quart de fibre de coco et un quart de perlite, de pH 6 à 7.
Exposition : Très lumineuse : il lui faut plus de clarté que la plupart des plantes vertes, avec au plus un peu de soleil doux le matin ou le soir.
Arrosage : Régulier, pour une motte toujours légèrement fraîche : tous les 5 à 7 jours d’avril à septembre, tous les 8 à 12 jours d’octobre à mars, dès que les deux premiers centimètres ont séché.
Durée de vie : Arbre à feuillage persistant dans son milieu d’origine ; en appartement, un sujet qui ne manque ni de lumière ni d’humidité se garde de nombreuses années.
Multiplication : Bouturage de tête d’avril à août, à l’intérieur à l’étouffée vers 22 °C, ou marcottage aérien au printemps.
Arrosage & entretien
Arrosage : D’avril à septembre, un arrosage copieux tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars, tous les 8 à 12 jours, toujours quand le terreau est sec sur 2 cm. Motte desséchée ou racines dans l’eau, il réagit de la même façon en perdant ses folioles : vider la soucoupe après chaque arrosage.
Fertilisation : Toutes les 2 à 3 semaines d’avril à septembre, un engrais liquide pour plantes vertes versé sur un terreau déjà humide. D’octobre à mars, la lumière manque pour qu’il en profite : aucun apport.
Rempotage : Il pousse vite et remplit son pot en 2 ans : rempoter alors au printemps, dans un contenant percé à peine plus large. Le mélange de terreau, de fibre de coco et de perlite garde la fraîcheur qu’il aime sans asphyxier les racines.
Taille : En mars ou en avril, couper d’un tiers au plus les tiges étirées ou dégarnies, juste au-dessus d’une feuille : de nouveaux rameaux partent sous la coupe. Pincer l’été le bout des jeunes pousses garde la plante compacte et fournie.
Exposition & substrat
Exposition : Le plus de clarté possible sans soleil brûlant : un soleil doux du matin lui convient, celui de midi derrière une vitre grille les folioles. Dans un coin sombre, il s’étire et perd ses feuilles du bas.
Emplacement : À l’intérieur, dans une pièce claire et tempérée, à 1 m d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest, ou derrière un voilage au sud. Loin du souffle d’un radiateur comme d’une porte ouverte sur l’hiver, et à une place définitive : chaque déménagement lui coûte des folioles.
Substrat : Moitié terreau pour plantes vertes, un quart de fibre de coco et un quart de perlite : un mélange qui retient l’humidité sans se tasser.
pH : Légèrement acide à neutre, de 6 à 7.
Drainage : Bon, sans pour autant laisser la motte se dessécher : pot percé, billes d’argile au fond et jamais d’eau qui stagne dans le cache-pot. Des racines qui baignent pourrissent, et la plante jaunit puis se dégarnit.
Multiplication
Bouturage : d’avril à août, couper une extrémité de tige semi-aoûtée de 10 à 15 cm, ôter les feuilles du bas et la piquer dans un mélange de terreau et de perlite à parts égales. Sous sac transparent, à l’intérieur, à la lumière sans soleil direct et vers 22 à 25 °C, l’enracinement prend 4 à 6 semaines ; l’hormone de bouturage est facultative mais utile. La réussite est moyenne, une bouture sur deux environ.
Les autres méthodes
Semis :
SemerUn amateur ne le sème pas : la plante ne fleurit pas en appartement et les graines sont introuvables.
Récolter les grainesPas de graines en culture : le radermachera ne fleurit pratiquement jamais en appartement, et le commerce n’en propose guère. On le multiplie par bouture de tête ou par marcottage aérien.
Division et autres méthodes : Marcottage aérien au printemps, à l’intérieur : inciser une tige aoûtée sous un nœud, l’entourer de sphaigne humide tenue par un film plastique, puis couper et rempoter quand les racines apparaissent, après 6 à 8 semaines.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture des racines, due à un terreau détrempé, fait jaunir puis tomber les feuilles en masse. Dépoter alors, couper les racines brunes et molles et rempoter dans un mélange neuf à peine humide. La chute brutale de folioles encore vertes n’est le plus souvent pas une maladie mais un stress : courant d’air, déplacement, manque de lumière ou motte desséchée.
Parasites fréquents : Les araignées rouges, favorisées par l’air sec du chauffage, décolorent le feuillage en fines marbrures sous une toile légère ; des douches tièdes répétées les freinent. Les cochenilles farineuses se logent à la fourche des pétioles, en petits flocons blancs, et s’enlèvent une à une avec un coton imbibé d’alcool. Au printemps, les pucerons se groupent sur les jeunes pousses et partent sous un jet d’eau, sinon avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Prévention : Une place fixe et lumineuse, un air humidifié l’hiver et un arrosage régulier sans excès évitent l’essentiel des chutes de feuilles. Une douche tiède par mois, motte protégée, déloge les parasites avant qu’ils ne s’installent.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue pour l’homme, ni par ingestion ni au contact des feuilles.
Toxicité animaux : Aucune intoxication n’a été rapportée chez le chien, le chat ou les autres animaux domestiques, et il est généralement considéré comme sans danger pour eux.
Symptômes : Aucun symptôme propre à cette plante n’est décrit ; un animal qui en avale beaucoup risque au pire un trouble digestif passager, comme avec tout feuillage.
Précautions : Aucune précaution particulière : il a sa place dans une maison avec enfants et animaux.
Associations de plantes
Bonnes associations : Le schefflera et le ficus benjamina partagent sa lumière vive sans soleil direct, son arrosage régulier et sa sensibilité aux courants d’air : on les soigne au même rythme. La fougère de Boston réclame comme lui un air humide en hiver et profite des mêmes soins.
Associations à éviter : L’aspidistra et le zamioculcas prospèrent loin des fenêtres, là où il perdrait ses feuilles : les grouper condamne l’un ou l’autre à une mauvaise place. Les succulentes, comme l’aloès ou le crassula, veulent du soleil direct et un terreau qui reste sec des semaines, à l’opposé de sa motte toujours fraîche.
Conseil : Rassembler ces plantes sur un grand plateau garni de billes d’argile maintenues humides, les pots posés au-dessus de l’eau et non dedans. L’évaporation relève l’humidité de l’air autour de tout le groupe.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Culture en pot à l’intérieur toute l’année, dans une pièce très lumineuse sans soleil de midi derrière la vitre, entre 18 et 24 °C et jamais sous 12 °C, loin des radiateurs et des courants d’air.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 5 à 7 jours ; d’octobre à mars : tous les 8 à 12 jours | Arroser copieusement et laisser égoutter. L’arbre serpent veut une motte toujours légèrement fraîche : il lâche ses folioles aussi bien quand elle se dessèche que quand elle reste détrempée. |
| Brumisation | De mi-octobre à fin mars : tous les 2 à 3 jours | Il souffre de l’air sec des radiateurs, qui fait brunir puis tomber ses folioles : brumiser le feuillage le matin, ou poser le pot sur un plateau de billes d’argile humides. |
| Engrais liquide | D’avril à septembre : toutes les 2 à 3 semaines | Sa pousse rapide du printemps et de l’été épuise vite le terreau d’un pot : l’engrais dilué dans l’eau d’arrosage entretient un feuillage dense et bien vert. Le suspendre d’octobre à mars, quand la lumière manque pour qu’il en profite. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Jeter l’eau que la motte n’a pas bue : des racines qui trempent pourrissent, et la plante le signale par des feuilles qui jaunissent puis tombent en nombre. |
| Taille de structure | De mars à avril | Couper les tiges étirées ou dégarnies du bas, fréquentes après un hiver trop sombre : chaque coupe fait naître de nouveaux rameaux. Pincer pendant l’été le bout des jeunes pousses entretient ensuite un port compact et fourni. |
| Rempotage | De mi-mars à mi-mai, tous les 2 ans | Tous les 2 ans, passer dans un pot percé à peine plus large, dès que les racines tapissent la motte. Trop à l’étroit, la motte sèche en 2 jours et la plante perd ses feuilles entre deux arrosages. |
| Inspection parasitaire | De mi-octobre à fin mars | L’air sec des pièces chauffées est le terrain des araignées rouges, qui décolorent les folioles en fines marbrures, tandis que les cochenilles farineuses se cachent à la fourche des pétioles. Une douche tiède chaque mois, motte protégée, les tient le plus souvent à distance. |