Plante d’intérieur · Cactacées
Cactus gui Rhipsalis
Aussi appelé : Cactus corail, Cactus spaghetti, Mistletoe cactus
Le cactus gui est un cactus épiphyte des forêts tropicales, qui vit accroché aux branches en Amérique tropicale et, fait rare chez les cactus, jusqu’en Afrique et à Madagascar. Sans épines, il forme une cascade de tiges fines et retombantes de 1 à 2 m, idéale en suspension. Il demande une lumière vive sans soleil direct, qui brûle ses tiges, un mélange léger pour épiphytes et des arrosages nettement réduits en hiver. Il se garde au-dessus de 10 °C et ne tolère que de brèves baisses vers 5 °C.
- Type
- Plante d’intérieur
- Famille
- Cactacées
- Exposition
- Lumière vive, sans soleil direct
- Température minimale
- 10 °C
- Floraison
- De janvier à décembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Espèce supposée : Rhipsalis baccifera (cactus corail), l'espèce la plus courante du genre.
Rusticité : Zone USDA 10-11 ; plante gélive à conserver au-dessus de 10 °C (tolère de brèves baisses vers 5 °C).
Dimensions : Tiges retombantes de 1 à 2 m à maturité, pour un étalement de 30 à 60 cm selon le contenant.
Floraison : De décembre à mars : minuscules fleurs blanches ou crème le long des tiges, suivies de petites baies blanches translucides, sans parfum notable.
Substrat : Mélange léger et drainant pour épiphytes (écorce, perlite, fibre de coco, un peu de terreau), pH légèrement acide de 5,5 à 6,5.
Exposition : Lumière vive mais indirecte, à mi-ombre ; éviter le soleil direct qui brûle les tiges.
Arrosage : Arroser régulièrement en laissant sécher la surface entre deux apports ; réduire nettement en hiver.
Durée de vie : Vivace épiphyte, 15 à 25 ans. Les tiges cassées s’enracinent seules et prolongent la plante.
Multiplication : Bouturage de segments de tige d’avril à août, à l’intérieur, après 2 à 3 jours de cicatrisation.
Arrosage & entretien
Arrosage : Au printemps-été, arroser dès que le premier centimètre de substrat est sec, en trempant bien puis en laissant égoutter ; en automne-hiver, espacer nettement les apports. Cette épiphyte préfère une eau non calcaire et apprécie une bonne hygrométrie.
Fertilisation : Apporter un engrais pour cactées ou plantes vertes dilué de moitié, environ une fois par mois durant la croissance. Suspendre tout apport en hiver.
Rempotage : Tous les 2 à 3 ans au printemps, dans un pot à peine plus grand et bien drainé ; la plante fleurit mieux un peu à l'étroit. Manipuler avec soin les tiges cassantes.
Taille : Peu nécessaire : pincer ou raccourcir les tiges trop longues ou abîmées après la floraison. Les segments coupés se bouturent très facilement.
Exposition & substrat
Exposition : Lumière vive mais tamisée, l'équivalent de quelques heures de soleil doux le matin ; éviter le soleil direct de midi. Un emplacement trop sombre étiole les tiges et compromet la floraison.
Emplacement : Idéale en intérieur près d'une fenêtre est ou nord, ou en suspension ; dehors seulement à l'ombre légère au-dessus de 12-15 °C.
Substrat : Mélange épiphyte aéré (écorce de pin, perlite, fibre de coco et une part de terreau) ou un substrat pour orchidées allégé.
pH : Légèrement acide, entre 5,5 et 6,5.
Drainage : Drainage impératif ; l'eau stagnante fait pourrir racines et tiges, donc pot percé et pas de soucoupe constamment remplie.
Multiplication
Bouturage : couper un segment de 10 à 15 cm, le laisser sécher 2 à 3 jours à l’ombre pour que la plaie cicatrise, puis le piquer de 2 cm dans un mélange léger d’écorce, de perlite et de terreau à peine humide. À l’intérieur, à la lumière vive sans soleil direct et vers 20 °C, les racines se forment en 3 à 6 semaines ; plusieurs boutures par pot font une suspension plus fournie. La bouture de segment de tige d’avril à août, à l’intérieur, après cicatrisation de la plaie ; elle réussit presque toujours.
Les autres méthodes
Semis :
SemerPossible mais rare chez l’amateur : semer les graines fraîches extraites des baies en surface, à la lumière, sur un mélange fin et humide sous couvercle, à 20 à 25 °C ; la levée prend 2 à 4 semaines et la croissance est lente. Les graines reproduisent l’espèce.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : il se féconde seul et noue ses baies en appartement, sans insectes. Les baies mûrissent quelques semaines à quelques mois après la floraison, quand elles deviennent translucides et molles ; leurs graines se sèment aussitôt, elles ne se conservent pas.
Division et autres méthodes : Division de touffe au rempotage, au printemps : séparer à la main des groupes de tiges munis de racines et les rempoter aussitôt. Les tiges qui retombent sur un substrat humide s’y enracinent d’elles-mêmes.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La plus fréquente est la pourriture basale ou racinaire due à l'excès d'eau, avec des tiges molles, translucides ou noircies. Il faut réduire l'arrosage, retirer les parties atteintes et rempoter dans un substrat sain ; des taches peuvent aussi provenir de brûlures solaires ou de champignons en air humide et confiné.
Parasites fréquents : Les cochenilles farineuses (amas blancs cotonneux) et à carapace sont les plus courantes, parfois les araignées rouges en air trop sec. On les élimine au coton imbibé d’alcool à 70°, puis, en recours, avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » ou une huile horticole, en répétant l’opération.
Prévention : Éviter les excès d'eau, assurer une bonne circulation d'air et inspecter régulièrement l'aisselle des tiges. Isoler toute nouvelle plante quelques semaines et nettoyer les outils limite l'introduction de ravageurs.
Toxicité
Toxicité humaine : Rhipsalis est considéré comme non toxique pour l'humain ; aucune partie n'est réputée dangereuse au contact ou en cas d'ingestion accidentelle.
Toxicité animaux : Non toxique pour les chiens et les chats selon l'ASPCA ; c'est l'un des rares « cactus » sûrs auprès des animaux.
Symptômes : Aucun symptôme d'empoisonnement attendu ; une ingestion importante peut tout au plus provoquer un léger trouble digestif passager.
Précautions : Plante sans danger notable ; la garder néanmoins hors de portée pour éviter que l'animal ne casse les tiges fragiles.
Associations de plantes
Bonnes associations : D'autres épiphytes aux besoins voisins comme les Hoya, le Schlumbergera (cactus de Noël) ou les fougères (Platycerium), car ils partagent lumière tamisée, substrat drainant et humidité. En suspension, ils composent une belle cascade de feuillages.
Associations à éviter : Les cactées et succulentes désertiques de plein soleil (Echinocactus, Agave), aux besoins en lumière et en eau opposés. Éviter aussi les plantes maintenues détrempées en permanence, qui favoriseraient la pourriture du Rhipsalis.
Conseil : Regrouper les plantes ayant les mêmes exigences d'eau et de lumière simplifie l'entretien et crée un microclimat humide favorable ; une brumisation commune profite à tout le groupe.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Cactus épiphyte cultivé en suspension ou en pot, en intérieur lumineux sans soleil direct, dans un substrat léger et drainant.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Arrosage | D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 15 à 21 jours | Ce cactus des forêts humides demande nettement plus d’eau qu’un cactus de désert, mais le substrat doit sécher sur 2 à 3 cm en surface avant chaque apport. Arroser jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le fond, puis laisser le pot s’égoutter complètement. |
| Brumisation | De mi-octobre à mi-avril : tous les 3 à 5 jours | Épiphyte des forêts tropicales, la plante capte une part de son eau par l’air ambiant. L’atmosphère sèche du chauffage ride ses tiges et les fait se ratatiner malgré des arrosages réguliers. |
| Engrais liquide | De début avril à mi-septembre : toutes les 3 à 4 semaines | La plante pousse toute la belle saison et épuise un substrat déjà léger. Un engrais trop azoté donne des tiges molles qui se cassent sous leur propre poids. |
| Inspection parasitaire | De janvier à décembre : toutes les 4 à 6 semaines | La cochenille farineuse se cache au cœur des tiges enchevêtrées, où elle forme de petits amas cotonneux difficiles à voir depuis l’extérieur. Écarter les rameaux régulièrement est le seul moyen de la prendre tôt. |
| Vidage de la soucoupe | De janvier à décembre | Les racines d’un épiphyte sont faites pour vivre à l’air et pourrissent en quelques jours dans l’eau stagnante. Vider systématiquement, cache-pot de suspension compris. |
| Bois mort et feuilles abîmées | De janvier à décembre | Les tiges se détachent naturellement à leurs articulations, ce qui rend la taille très simple. Un segment jauni ou mou se retire au niveau du nœud, sans laisser de moignon. |
| Rempotage | De mi-mars à fin mai, tous les 3 ans | Un terreau ordinaire, trop compact, asphyxie des racines habituées à vivre sur l’écorce des arbres. La plante se plaît à l’étroit et ne demande à changer de pot que tous les 3 ans. |
| Bouturage | D’avril à août | Les segments détachés s’enracinent presque toujours, à condition que la plaie ait cicatrisé avant la mise en terre. C’est la façon la plus simple de regarnir une suspension dégarnie. |
| Ombrage estival | De début mai à mi-septembre | Contrairement aux cactus de désert, celui-ci pousse à l’ombre des arbres et jaunit puis se marque de plages rouges au soleil direct. Une lumière vive et tamisée, derrière un voilage, lui convient exactement. |
| Floraison | De début décembre à mi-mars | De minuscules fleurs blanches ou crème s’ouvrent en fin d’hiver, suivies de baies translucides. Une période fraîche et plus sèche en novembre, autour de 15 °C, déclenche la mise à fleurs. |