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Vivace · Astéracées

Rudbeckia Rudbeckia fulgida

Aussi appelé : Rudbeckie, Rudbeckie brillante, Orange coneflower

Le rudbeckia est une vivace des prairies de l’est des États-Unis, dont les marguerites jaune d’or à cœur brun noir prennent le relais de juillet aux premières gelées, quand les autres fleurs d’été s’essoufflent. Il forme chez nous une touffe de 60 à 80 cm de haut en fleur, qui disparaît l’hiver, repart de souche et s’élargit lentement. Il demande surtout du plein soleil et une terre ordinaire, plutôt riche, qui garde un peu de fraîcheur en été ; l’argile lui convient. Le froid ne l’atteint jamais : seule une terre gorgée d’eau en hiver le menace, et l’ombre lui fait perdre la moitié de ses fleurs.

Rudbeckia (Rudbeckia fulgida)
Photo : Lukas Riebling, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Vivace
Famille
Astéracées
Exposition
Plein soleil
Température minimale
-30 °C
Floraison
De juillet à octobre
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 4, soit au-delà de -30 °C, rustique partout en France métropolitaine sans la moindre protection. Le seul danger hivernal est une terre gorgée d’eau, jamais le froid.

Dimensions : 60 à 80 cm de haut en fleur pour 45 à 60 cm d’étalement, la touffe s’élargissant lentement par de courts rhizomes. Le feuillage seul ne dépasse pas 30 cm.

Floraison : De juillet à début octobre, souvent jusqu’aux premières gelées, des marguerites jaune d’or à cœur bombé brun noir, sans parfum, qui prennent le relais quand la plupart des vivaces d’été s’essoufflent.

Substrat : Terre de jardin ordinaire, profonde et plutôt riche, qui garde un peu de fraîcheur en été ; l’argile lui convient. pH 6 à 7,5, indifférente au calcaire.

Exposition : Plein soleil, 6 heures par jour au minimum. À mi-ombre elle survit mais fleurit deux fois moins et file vers la lumière.

Arrosage : Tous les 4 à 6 jours en été sans pluie, copieusement et au pied. Installée depuis 2 ans, elle encaisse les coups de chaleur sans faiblir.

Durée de vie : Vivace herbacée qui disparaît totalement l’hiver et repart de souche. La touffe se creuse au bout de 3 ans et se renouvelle indéfiniment par division.

Multiplication : Division des touffes en mars ou début avril, tous les 3 ans, en gardant les éclats périphériques vigoureux.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 7 à 10 jours au printemps, tous les 4 à 6 jours de juin à début septembre en l’absence de pluie, plus rien de novembre à mars. Arroser au pied et le matin, un feuillage mouillé le soir appelant l’oïdium.

Fertilisation : 2 cm de compost mûr griffés autour de la touffe en mars ou début avril, et rien d’autre de l’année. Un engrais azoté donnerait des tiges molles qui versent au premier orage.

Rempotage : Sans objet en pleine terre, où c’est la division tous les 3 ans qui joue ce rôle. En grand pot, renouveler le substrat et diviser chaque printemps, un contenant s’épuisant bien plus vite.

Taille : Couper les capitules fanés chaque semaine de juillet à fin septembre pour prolonger la floraison jusqu’aux gelées. Rabattre les tiges à 5 cm du sol en février ou mars, et non à l’automne, afin de laisser les graines aux oiseaux.

Exposition & substrat

Exposition : Plein soleil, 6 à 8 heures par jour. Une ombre de fin d’après-midi est tolérée, une ombre du matin beaucoup moins car le feuillage y reste humide trop longtemps.

Emplacement : Extérieur toute l’année, en massif au sud ou à l’ouest, dans un endroit aéré. Serrée contre un mur sans circulation d’air, elle prend l’oïdium dès le mois d’août.

Substrat : Terre de jardin profonde, ordinaire à riche, améliorée d’une pelletée de compost à la plantation. Elle réussit en terre argileuse pourvu que celle-ci ne reste pas gorgée d’eau l’hiver.

pH : 6 à 7,5, avec une réelle tolérance de part et d’autre. Ce n’est pas un critère de choix pour cette plante.

Drainage : Besoin modéré : elle aime la fraîcheur estivale et ne craint vraiment que l’eau stagnante de novembre à mars. Un sol lourd et détrempé tout l’hiver fait pourrir le collet.

Multiplication

Méthode conseillée

Division : de touffe en mars ou début avril, dehors : soulever la touffe à la fourche-bêche, la trancher en éclats munis de racines et de bourgeons, et ne replanter que les éclats périphériques vigoureux, en jetant le centre épuisé. La division de la touffe en mars ou début avril, au démarrage de la végétation, tous les 3 ans ; elle réussit presque toujours.

Les autres méthodes

Bouturage : La rudbeckia ne se bouture pas en pratique : la division la remplace avantageusement.

Semis :

SemerSemer en février ou mars à l’intérieur, graines laissées en surface à la lumière et à peine pressées sur le terreau, à 18 à 20 °C ; la levée prend 2 à 3 semaines, et 4 semaines au froid en terrine humide la rendent plus régulière. Les graines reproduisent l’espèce, mais les plants ne fleurissent souvent qu’à leur deuxième été.

Récolter les grainesIl faut au moins deux pieds : ses fleurs se fécondent surtout entre pieds différents. Les graines mûrissent sur le cœur brun noir des fleurs fanées, d’octobre à novembre ; on coupe les capitules secs avant que les oiseaux ne les vident, on les égrène et l’on garde les graines au sec et au frais 2 à 3 ans. Les fleurs se fécondent par les insectes : plusieurs touffes issues de semis donnent davantage de graines qu’une touffe unique divisée.

Maladies & parasites

Maladies courantes : L’oïdium couvre le feuillage d’un feutrage blanc en fin d’été, surtout sur les touffes serrées et assoiffées ; espacer, arroser au pied, retirer les feuilles atteintes. La septoriose tache les feuilles basses de brun cerclé de pourpre après les pluies de juillet, sans menacer la souche ; évacuer les feuilles touchées hors du jardin. La pourriture du collet survient en sol détrempé l’hiver et ne se rattrape pas.

Parasites fréquents : Les limaces et escargots rasent les jeunes pousses en mars et avril, seul moment où ils peuvent faire perdre la touffe ; ramassage du soir ou barrière sèche. Les pucerons noirs s’installent parfois au sommet des tiges en juin, réglés par un jet d’eau, sinon par un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Aucun autre ravageur sérieux ensuite.

Prévention : Espacer les pieds de 45 cm au minimum, l’air qui circule valant tous les traitements contre l’oïdium. Arroser au pied et le matin. Diviser tous les 3 ans, une vieille touffe encombrée tombant malade la première.

Toxicité

Toxicité humaine : Aucune toxicité connue, ni dans les feuilles, ni dans les fleurs, ni dans les racines. Ce n’est pas une plante comestible pour autant, et rien n’invite à la goûter.

Toxicité animaux : Non répertoriée comme toxique pour le chien, le chat ou le cheval par les références vétérinaires. Elle figure au contraire parmi les vivaces conseillées dans les jardins où vivent des animaux.

Symptômes : Une ingestion importante ne provoquerait au pire que des troubles digestifs passagers, comme n’importe quel végétal non alimentaire. Les poils rudes des tiges et des feuilles irritent parfois les peaux sensibles au désherbage, sans gravité.

Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire pour l’installer près d’un enfant ou d’un animal. Des gants suffisent si le frottement du feuillage vous démange.

Associations de plantes

Bonnes associations : L’aster d’automne prend le relais quand le rudbeckia s’essouffle en octobre, avec les mêmes besoins de soleil et de sol frais. Les graminées légères, panicum ou calamagrostis, allègent la masse jaune et tiennent debout sans tuteur à la même hauteur. La sauge de Russie ou la verveine de Buenos Aires apportent le bleu et le violet qui font ressortir le jaune, sans jamais lui faire d’ombre.

Associations à éviter : Les vivaces basses et lentes, heuchères ou campanules naines, sont étouffées en 2 ans par une touffe qui s’élargit chaque année. Les plantes de sol sec et pauvre, lavande, santoline ou gaura, ne supporteront pas les arrosages d’août dont il a besoin. Le phlox paniculé planté serré contre lui se contamine à l’oïdium en même temps que lui, chaque fin d’été.

Conseil : Plantez par groupes impairs de trois ou cinq pieds espacés de 45 cm : la masse fait tout l’effet, et cet espacement évite précisément l’oïdium que donnerait la même quantité plantée serrée.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Touffe installée en pleine terre dans un massif de plein soleil, en terre de jardin ordinaire et profonde qui garde un peu de fraîcheur, sans arrosage automatique.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à mai : tous les 7 à 10 jours ; de début juin à mi-septembre : tous les 4 à 6 jours ; de mi-septembre à fin octobre : tous les 10 à 15 jours Arroser copieusement et espacé plutôt qu’un peu tous les jours, pour que les racines descendent chercher l’eau. Une touffe qui a soif en août cesse net de former de nouveaux boutons.Au pied et le matin : un feuillage mouillé le soir appelle l’oïdium d’août
Inspection parasitaireUtile De mars à mai : tous les 3 à 5 jours ; de juin à septembre : tous les 10 à 15 jours Surveiller de près les pousses tendres au printemps, seul moment où limaces et escargots peuvent faire perdre une touffe entière. En été la plante n’intéresse guère que quelques pucerons noirs au sommet des tiges.Les limaces rasent les jeunes pousses de mars et avril, plus rien de sérieux ensuite
RabattageUtile De mi-février à fin mars Couper les tiges sèches à 5 cm du sol avant le départ des nouvelles pousses. Les cônes de graines auront tenu les chardonnerets et les mésanges tout l’hiver.En fin d’hiver plutôt qu’en automne, les tiges sèches nourrissant les oiseaux
Compost, amendementUtile De début mars à mi-avril Griffer une fine couche de compost mûr autour de la touffe au printemps, ce qui remplace tout engrais de l’année. Trop d’azote donne des tiges molles qui versent au premier orage.2 cm suffisent, le rudbeckia supportant mal l’excès d’azote
Division de touffeEssentiel De début mars à mi-avril, tous les 3 ans Diviser tous les 3 ans au démarrage de la végétation en ne replantant que les éclats périphériques vigoureux. Sans cela la floraison s’appauvrit et le milieu de la touffe meurt.Le centre de la touffe se creuse au bout de 3 ans, c’est le signal
PaillageUtile De mi-avril à fin mai Pailler sur 5 cm en fin de printemps pour garder le sol frais en juillet et août, période où se décide l’abondance de la floraison. Dégager le collet pour éviter la pourriture.Après le réchauffement du sol, jamais sur une terre encore froide
FloraisonUtile De début juillet à mi-octobre La floraison démarre en juillet et tient jusqu’aux premières gelées, bien plus tard que la plupart des vivaces d’été. C’est ce décalage qui fait son intérêt dans un massif.10 semaines d’affilée, les cônes noirs restant décoratifs après la chute des pétales
Fleurs fanéesUtile De juillet à septembre Supprimer les capitules fanés une fois par semaine de juillet à fin septembre, ce qui relance la formation de boutons jusqu’aux gelées. Passé fin septembre, laisser les derniers monter en graines.Couper au-dessus de la première feuille de la tige, pas au ras du capitule
Ramassage des feuilles mortesUtile De juillet à octobreDès que : Feuilles basses tachées de brun cerclé de pourpre, signe de septoriose après des pluies d’été Ôter les feuilles tachées dès leur apparition et les sortir du jardin, la septoriose passant l’hiver sur les débris restés au sol. Cela suffit presque toujours, sans aucun traitement.Évacuer les feuilles retirées, ne pas les composter