Vivace · Caprifoliacées
Scabieuse colombaire Scabiosa columbaria
Aussi appelé : Colombaire, Small scabious
La scabieuse colombaire est une vivace des pelouses sèches et calcaires d’Europe, que l’on rencontre à l’état sauvage en France. D’une rosette de feuilles gris-vert s’élancent des tiges de 30 à 70 cm, qui portent de la fin juin à septembre des pelotes lilas bleuté très visitées par les abeilles. Elle demande surtout le plein soleil et un sol léger, pauvre et bien drainé, sans arrosage passé la première année. Un sol détrempé l’hiver la fait périr, et elle ne vit que 3 à 4 ans : on la renouvelle par semis ou par division.
- Type
- Vivace
- Famille
- Caprifoliacées
- Exposition
- Plein soleil
- Température minimale
- -20 °C
- Floraison
- De juin à septembre
- Difficulté
- Facile
Fiche générale
Rusticité : Zone USDA 5 à 9 ; elle supporte -20 °C environ, à condition que son sol ne reste pas détrempé l’hiver.
Dimensions : Une rosette de feuilles gris-vert d’où s’élancent des tiges florales de 30 à 70 cm, sur 30 à 40 cm d’étalement.
Floraison : De la fin juin à septembre, et jusqu’en octobre si l’on supprime les fleurs fanées : des pelotes lilas bleuté de 2 à 3 cm, bordées de fleurons plus grands, très mellifères.
Substrat : Sol léger, pauvre à moyennement fertile, bien drainé et de préférence calcaire, au pH de 6,5 à 8.
Exposition : Plein soleil ; à l’ombre, elle s’étiole et fleurit peu.
Arrosage : Tous les 8 à 10 jours par temps sec la première année, puis seulement lors des longues sécheresses d’été ; jamais en hiver.
Durée de vie : Vivace de courte durée, qui vit 3 à 4 ans en général ; on la renouvelle par division au printemps ou par semis à l’automne.
Multiplication : Semis à l’automne sous abri froid, en septembre et octobre, ou division de la touffe en mars et avril.
Arrosage & entretien
Arrosage : La première année, arroser au pied tous les 8 à 10 jours par temps sec, de juin à août ; ensuite, seulement lors des sécheresses de plus de 3 semaines, qui interrompent sa floraison. Jamais d’arrosage en automne ni en hiver : l’humidité stagnante la fait pourrir.
Fertilisation : Aucun engrais en pleine terre : une terre riche donne des tiges molles qui se couchent et moins de fleurs. En pot, un engrais liquide pour plantes fleuries une fois par mois, de mai à août, suffit.
Rempotage : En pleine terre, diviser la touffe tous les 3 ans en mars ou avril et replanter les rosettes vigoureuses du pourtour. En pot, la rempoter chaque printemps dans un mélange de terreau et de sable, dans un pot bien percé.
Taille : De juin à septembre, couper chaque tige défleurie à sa base au fur et à mesure, pour prolonger la floraison jusqu’en octobre. En fin d’automne, rabattre les dernières tiges sans toucher à la rosette de feuilles qui passe l’hiver.
Exposition & substrat
Exposition : Plein soleil, au moins 6 heures par jour, comme dans les pelouses sèches où elle pousse à l’état sauvage. À mi-ombre, ses tiges s’allongent, se couchent et portent peu de fleurs.
Emplacement : Extérieur, en bordure de massif, en rocaille ou en prairie fleurie, de préférence au sud ou à l’ouest. Elle tient aussi en grand pot sur un balcon ensoleillé, pourvu que l’eau s’écoule librement.
Substrat : Terre légère, pauvre à moyennement fertile, sableuse ou caillouteuse, idéalement calcaire. En sol lourd, l’alléger de sable et de graviers, ou la planter sur un talus.
pH : De 6,5 à 8 ; elle préfère nettement les sols neutres à calcaires. En terre acide, un apport de calcaire broyé à la plantation l’aide à s’installer.
Drainage : Un drainage parfait est indispensable : l’eau stagnante en hiver pourrit la souche, première cause de sa disparition. Éviter les creux et les terres argileuses compactes.
Multiplication
Semis : en septembre et début octobre, en terrine sous abri froid, avec les graines des dernières fleurs, recouvertes de 2 à 3 mm de terreau ; la levée prend 2 à 3 semaines, et les jeunes plants passent l’hiver à l’abri froid avant d’être mis en place au printemps. L’espèce se reproduit fidèlement de graines. Le semis à l’automne, en septembre et début octobre, assure la relève de cette vivace qui vit peu, et la division au printemps rajeunit un pied de 3 ou 4 ans.
Récolter les grainesUn seul pied suffit : ses fleurs se fécondent entre elles, avec l’aide des abeilles et des papillons. Ses têtes de fruits, sèches et brunes, se récoltent d’août à septembre en laissant quelques fleurs fanées sur pied. Chaque graine porte une petite collerette qu’on garde ; si on ne les sème pas aussitôt, elles se conservent 2 ans au sec et au frais.
Les autres méthodes
Bouturage : possible mais rarement pratiqué : en avril, des pousses basales de 5 cm, prélevées avec un talon, se piquent dans un mélange de terreau et de sable, sous abri à l’ombre, et s’enracinent en 3 à 4 semaines.
Division et autres méthodes : de mars à fin avril, dehors, soulever la touffe à la fourche, la séparer à la main ou au couteau en éclats portant chacun une rosette et des racines. Replanter aussitôt et arroser jusqu’à la reprise.
Maladies & parasites
Maladies courantes : La pourriture du collet, dans un sol détrempé l’hiver, fait disparaître la touffe sans remède : seul un bon drainage la prévient. L’oïdium blanchit parfois les feuilles à la fin d’un été sec ; couper les parties atteintes suffit en général, et un fongicide à base de soufre portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » reste le recours.
Parasites fréquents : Les limaces et les escargots s’attaquent parfois aux jeunes rosettes au printemps : les ramasser à la tombée du jour, ou en recours épandre des granulés de phosphate ferrique portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Des pucerons se logent parfois sous les boutons, et des acariens jaunissent le feuillage par temps chaud et sec ; un jet d’eau et les auxiliaires du jardin en viennent le plus souvent à bout.
Prévention : Choisir un sol drainé et un emplacement ensoleillé et aéré, sans engrais azoté. Retirer à l’automne les feuilles mortes de la rosette, et renouveler la touffe tous les 3 ans par division ou par semis.
Toxicité
Toxicité humaine : Aucune toxicité connue : la scabieuse colombaire n’est pas considérée comme dangereuse pour l’homme.
Toxicité animaux : Aucune toxicité n’est rapportée pour les chiens, les chats, les chevaux ou les autres animaux domestiques.
Symptômes : Aucun symptôme d’intoxication n’est décrit.
Précautions : Aucune précaution particulière n’est nécessaire.
Associations de plantes
Bonnes associations : Les népétas, ou herbes aux chats, aiment comme elle le soleil et les sols secs, et leurs nuages bleu lavande prolongent les siens. L’origan commun, autre plante des pelouses calcaires, forme avec elle une prairie fleurie que les papillons ne quittent plus. Les fétuques bleues, basses et compactes, mettent en valeur ses tiges grêles sans lui faire d’ombre.
Associations à éviter : Les plantes de terre de bruyère, comme les azalées, les rhododendrons ou les hortensias bleus, réclament un sol acide qui ne lui convient pas. Les vivaces envahissantes, comme les menthes ou les asters de Nouvelle-Belgique, étouffent vite cette touffe légère.
Conseil : La planter par groupes de 3 à 5 pour que ses fleurs légères fassent effet, et laisser grainer quelques têtes en fin d’été : les semis spontanés remplaceront les pieds qui s’épuisent.
Calendrier d’entretien, mois par mois
Établi pour : Vivace de courte durée cultivée en pleine terre, en plein soleil, dans un sol léger et bien drainé, plutôt pauvre et de préférence calcaire.
| Geste | Quand | Comment |
|---|---|---|
| Division de touffe | De mars à avril, tous les 3 ans | Cette vivace s’épuise en 3 à 4 ans : diviser la touffe au printemps la rajeunit et prolonge sa vie. Replanter aussitôt les éclats et les arroser jusqu’à la reprise. |
| Arrosage | De juin à août | Installée, la scabieuse supporte la sécheresse, mais une terre desséchée en plein été interrompt sa floraison. L’excès d’eau la tue plus sûrement que la soif : jamais d’arrosage en automne ni en hiver. |
| Floraison | De mi-juin à fin septembre | Les fleurs se succèdent tout l’été, et jusqu’en octobre si l’on retire les fanées. Abeilles, bourdons et papillons les visitent sans relâche. |
| Fleurs fanées | De mi-juin à fin septembre | Supprimer les têtes fanées au fur et à mesure relance de nouveaux boutons et prolonge la floraison de plusieurs semaines. Laisser grainer les dernières en septembre pour en récolter les graines. |
| Semis | De début septembre à mi-octobre | Semer à l’automne les graines des dernières fleurs assure la relève de cette vivace qui vit peu. Les jeunes plants passent l’hiver à l’abri froid et se mettent en place au printemps. |
| Rabattage | De mi-octobre à fin novembre | La rosette de feuilles de la base passe l’hiver en place : ne couper que les dernières tiges défleuries. Ne jamais couvrir le pied d’un paillis épais, qui le ferait pourrir. |