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Plante d’intérieur · Araliacées

Schefflera Schefflera arboricola

Aussi appelé : Arbre ombrelle, Arbre parasol, Schefflera nain, Dwarf umbrella tree

Le schefflera est un arbuste de Taïwan et du sud de la Chine, cultivé partout en appartement pour ses feuilles luisantes disposées en ombrelle, vertes ou panachées. En pot, il atteint 1,50 à 2 m en une dizaine d’années, et une taille annuelle le tient sans peine à 1,20 m. Il demande surtout une lumière vive sans soleil direct de midi et un arrosage seulement quand les trois premiers centimètres du substrat ont séché. Peu exigeant, il convient bien aux débutants ; le froid le fait souffrir, et ses feuilles tombent vers 7 °C.

Schefflera (Schefflera arboricola)
Photo : JMK, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Type
Plante d’intérieur
Famille
Araliacées
Exposition
Lumière vive, sans soleil direct
Température minimale
12 °C
Floraison
Pas de floraison notable en culture
Difficulté
Facile

Fiche générale

Rusticité : Zone USDA 10 à 11, aucune résistance au gel. La croissance s’arrête sous 12 °C et les feuilles tombent vers 7 °C, ce qui impose l’hivernage en intérieur partout en France.

Dimensions : 1,50 à 2 m de hauteur en pot après une dizaine d’années, pour 60 cm à 1 m d’étalement. Une taille annuelle le tient sans peine à 1,20 m.

Floraison : Pratiquement jamais en appartement : c’est une plante verte cultivée pour son feuillage. Seuls de vieux sujets très lumineux donnent parfois des panicules de petites fleurs verdâtres à rougeâtres, sans intérêt décoratif.

Substrat : Terreau plantes vertes allégé d’un tiers de perlite ou d’écorce fine, souple et drainant. pH idéal entre 6,0 et 6,5.

Exposition : Lumière vive mais tamisée, sans soleil direct de midi derrière une vitre. Les formes panachées verdissent et perdent leurs marbrures dans une pièce sombre.

Arrosage : Tous les 7 à 10 jours d’avril à septembre, tous les 15 à 20 jours d’octobre à mars. Toujours après que les trois premiers centimètres de substrat ont séché.

Durée de vie : Vivace ligneuse, 15 à 20 ans en intérieur, davantage si on la rabat régulièrement pour la rajeunir.

Multiplication : Bouturage de tiges au printemps et en été, à l’intérieur, à l’étouffée et vers 22 à 25 °C, ou marcottage aérien.

Arrosage & entretien

Arrosage : Tous les 7 à 10 jours d’avril à septembre, tous les 15 à 20 jours d’octobre à mars, en arrosant copieusement puis en laissant la motte se ressuyer. Un peu d’eau tous les jours entretient une asphyxie lente, bien plus dangereuse qu’un oubli.

Fertilisation : Engrais liquide plantes vertes à demi-dose, tous les 15 jours d’avril à septembre, toujours sur substrat déjà humide. Plus rien d’octobre à mars, le temps que la lumière revienne.

Rempotage : Tous les 2 ans en mars ou avril, dans un pot d’un diamètre supérieur, en démêlant les racines enroulées au fond. Passé 30 cm de pot, on remplace seulement les premiers centimètres de terre.

Taille : En fin d’hiver, rabattre d’un tiers les tiges dégarnies, juste au-dessus d’un nœud, pour forcer la ramification. La sève laiteuse irrite la peau, donc gants conseillés, et les têtes prélevées se bouturent facilement.

Exposition & substrat

Exposition : Lumière vive et diffuse, 4 à 6 heures de clarté franche par jour, jamais le soleil direct de l’après-midi. Trop sombre, il file : les entre-nœuds s’allongent et les nouvelles feuilles rapetissent.

Emplacement : Intérieur toute l’année, à 1 m d’une fenêtre à l’est ou derrière un voilage au sud. Il accepte une sortie estivale à l’ombre claire, à l’abri du vent qui déchire les folioles.

Substrat : Deux tiers de terreau plantes vertes et un tiers de perlite ou d’écorce de pin fine, sur une couche drainante au fond du pot. Il déteste les substrats tourbeux qui restent compacts.

pH : De 6,0 à 6,5, légèrement acide.

Drainage : Impératif, car il meurt dix fois plus souvent d’excès d’eau que de sécheresse. Un pot percé, une soucoupe vidée et une motte qui sèche entre deux arrosages suffisent à écarter le risque.

Multiplication

Méthode conseillée

Bouturage : d’avril à août, à l’intérieur, couper des tronçons de tige de 10 à 15 cm portant 2 ou 3 feuilles, et les piquer dans un mélange de terreau et de perlite, ou les mettre dans l’eau. À 22 à 25 °C, à l’étouffée sous un sac transparent et en lumière vive sans soleil direct, ils s’enracinent en 4 à 6 semaines ; l’hormone de bouturage, facultative, accélère la reprise.

Les autres méthodes

Semis :

Semerpossible mais peu pratiqué : les graines fraîches, rares dans le commerce, se sèment au printemps à l’intérieur, à peine recouvertes, à 25 °C, et lèvent en 3 à 4 semaines. L’espèce se reproduit, pas les formes panachées.

Récolter les grainesPas de graines en culture : elle ne fleurit pratiquement jamais en appartement. Les rares graines du commerce viennent de pays chauds et doivent être semées fraîches, car elles perdent vite leur faculté germinative ; le bouturage et le marcottage restent les vraies méthodes.

Division et autres méthodes : marcottage aérien au printemps, à l’intérieur, pour un sujet dégarni du bas : inciser la tige sur 2 cm, l’entourer de sphaigne humide et d’un film plastique, et sevrer sous les racines après 6 à 8 semaines. La sève peut irriter les peaux sensibles : des gants pour couper.

Maladies & parasites

Maladies courantes : La pourriture racinaire, liée à un arrosage trop fréquent, donne des folioles jaunes qui tombent sans se dessécher et une odeur de terre aigre. On dépote, on coupe les racines brunes et molles, on rempote en substrat neuf. Des taches brunes cerclées de jaune trahissent une alternariose, favorisée par un feuillage mouillé le soir.

Parasites fréquents : L’araignée rouge d’abord, repérable aux toiles très fines entre les folioles et au feuillage piqueté de gris. Les cochenilles farineuses se logent dans l’aisselle des pétioles et les cochenilles à bouclier le long des tiges, à tamponner avec un coton imbibé d’alcool puis, en recours, à traiter avec un insecticide portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Thrips et pucerons apparaissent plus rarement, sur les jeunes pousses de printemps.

Prévention : Dépoussiérer les folioles toutes les 3 à 4 semaines et profiter du geste pour inspecter le revers. Surveiller de plus près d’octobre à mars, quand le chauffage assèche l’air et installe les acariens. Éviter les courants d’air froid et les déménagements répétés, qui provoquent une chute de feuilles spectaculaire mais sans gravité.

Toxicité

Toxicité humaine : Toutes les parties contiennent des cristaux d’oxalate de calcium insolubles, feuilles et tiges comprises. L’ingestion brûle immédiatement la bouche, et la sève laiteuse provoque une dermatite de contact chez les personnes sensibles.

Toxicité animaux : L’ASPCA le classe toxique pour le chien et le chat, de même que pour les rongeurs domestiques. C’est une des plantes d’intérieur les plus souvent en cause chez le chat, qui mordille volontiers ses folioles souples.

Symptômes : Salivation abondante, lèvres et langue gonflées, difficulté à avaler et vomissements dans l’heure qui suit l’ingestion. Au contact cutané, rougeur et démangeaison là où la sève a touché.

Précautions : Placer la plante hors d’atteinte d’un chat ou d’un jeune enfant, et ramasser aussitôt les feuilles tombées. Porter des gants pour tailler ou bouturer, puis se laver les mains.

Associations de plantes

Bonnes associations : Le Dracaena marginata et le Chamaedorea elegans, qui demandent la même lumière vive tamisée et la même motte ressuyée entre deux arrosages. Le pothos, dont les tiges retombantes habillent le pied d’un sujet devenu haut sur tige. L’aspidistra pour le coin plus sombre de la même pièce, quand le schefflera occupe la place près de la fenêtre.

Associations à éviter : Les cactées et les plantes grasses dans la même jardinière, dont le rythme d’arrosage est inconciliable avec le sien. Le fittonia, le calathéa et les fougères, qui réclament un substrat constamment humide et une hygrométrie élevée. Le cyperus, qui se cultive les pieds dans l’eau, exactement ce qui tue un schefflera.

Conseil : Plutôt que de réunir les mottes dans un bac commun, poser les pots séparés sur un plateau de billes d’argile humides : chacun garde son arrosage et l’air ambiant gagne en humidité. Tourner le pot d’un quart de tour à chaque arrosage empêche la plante de se pencher vers la fenêtre.

Calendrier d’entretien, mois par mois

Établi pour : Sujet en pot dans une pièce claire tenue entre 18 et 24 °C, devant une fenêtre à l’est ou à 2 m d’une baie au sud, éventuellement sorti à l’ombre légère pendant l’été.

GesteQuandComment
ArrosageEssentiel D’avril à septembre : tous les 7 à 10 jours ; d’octobre à mars : tous les 15 à 21 jours Arroser copieusement puis laisser la motte se ressuyer complètement, plutôt qu’un peu tous les jours. Un excès d’eau fait jaunir puis tomber les folioles du bas, exactement comme la soif, mais en pire.attendre que les trois premiers centimètres soient secs avant chaque apport
Dépoussiérage du feuillageUtile De janvier à décembre : toutes les 3 à 4 semaines Les folioles palmées retiennent énormément de poussière, qui coupe la lumière déjà comptée en intérieur. Passer sous la feuille permet en même temps de repérer les premières cochenilles.toutes les 3 à 4 semaines, chiffon humide sur les deux faces
Inspection parasitaireEssentiel D’octobre à mars : toutes les 1 à 2 semaines ; d’avril à septembre : toutes les 3 à 4 semaines L’air sec du chauffage installe les araignées rouges en quelques semaines, d’où un contrôle plus serré d’octobre à mars. Une fine toile entre deux folioles ou des points collants signent l’infestation.aisselles des pétioles et revers des folioles, araignées rouges et cochenilles
Vidage de la soucoupeEssentiel De janvier à décembreDès que : dès qu’il reste de l’eau dans la soucoupe une demi-heure après l’arrosage Les racines baignant dans l’eau asphyxient en quelques jours et ouvrent la porte au pourridié. On vide la soucoupe systématiquement, sans attendre qu’elle s’évapore.aussi vrai en janvier qu’en juillet, la motte sèche plus lentement l’hiver
RempotageEssentiel De mars à avril, tous les 2 ans Passer au pot juste supérieur tous les 2 ans, au redémarrage de la végétation. Au-delà d’un pot de 30 cm, on se contente de renouveler les premiers centimètres de substrat.terreau plantes vertes additionné d’un tiers de perlite ou d’écorce fine
Taille de structureUtile De début mars à mi-avril Rabattre d’un tiers les tiges qui se dégarnissent oblige la plante à repartir de plusieurs bourgeons et la redensifie. Fait en fin d’hiver, le départ suit immédiatement.couper juste au-dessus d’un nœud, la sève laiteuse irrite la peau
Engrais liquideUtile D’avril à septembre Apporter l’engrais sur substrat déjà humide, jamais sur motte sèche, pour ne pas brûler les racines. À pleine dose, le schefflera file et s’étiole au lieu de se ramifier.engrais plantes vertes à demi-dose, tous les 15 jours
Sortie au printempsOptionnel De mi-mai à mi-juin Sortir la plante une fois les nuits au-dessus de 12 °C, en l’habituant progressivement sur une dizaine de jours. Le soleil direct brûle en quelques heures un feuillage habitué à l’intérieur.seulement après les saints de glace, et à l’ombre claire
Rentrée à l'automneOptionnel En septembre Rentrer tôt, sans attendre le premier coup de froid, et contrôler le feuillage et le dessous du pot pour ne pas importer de parasites. Une chute de feuilles suit souvent le changement de lumière et ne dure pas.avant que les nuits ne descendent sous 12 °C
Arrêt de l'engraisUtile D’octobre à mars La croissance ralentit nettement avec la baisse de lumière, et l’engrais non consommé s’accumule en sels dans le substrat. On suspend tout apport jusqu’au printemps.reprise seulement quand les nouvelles feuilles repartent, en avril